Wednesday, 17 September 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo BP

" - Vous avez la carte du magasin ?

" - Non."

"- Vous la voulez, ça ne prendra que 5 minutes ?"

- Non."

Des cartes de fidélité, toutes les grandes enseignes en proposent ! Pourquoi ? Parce que la fidélité, c'est bien ! Blague à part, avoir une carte de fidélité permet de renseigner une base clients, mais surtout de faire du "big data". Ce gros mot correspond en fait à l'analyse statistiques de données très volumineuses, en l’occurrence : qu'est-ce que vous achetez ? quand, comment, pourquoi... Cela permet de faire ressortir des tendances et des profils de consommateurs. Exemple :

  • Une femme, mère de famille, dans les 40/50 ans fait ses courses le samedi après-midi. Elle achète des boissons gazeuses, du pain, du lait...
  • Un étudiant de 20/25 ans, fait ses courses majoritairement le mardi après midi, il consomme des pâtes, des plats préparés, des conserves...

L'objectif est double : pouvoir faire des opérations marketing ciblées et anticiper la demande/connaître la réputation d'un produit.

Ce point n'est pas très intéressant pour le consommateur en lui même me direz-vous. Donc pour forcersuggérer l'acquisition d'une carte de fidélité, les enseignes offrent souvent des avantages à leurs clients fidèles ! Réductions, points cadeaux... Certaines cartes (de paiement et/ou crédit) permettent carrément de faire ses achats, ce qui permet aux enseignes de réduire les frais des transactions bancaires, bien que ces derniers soient déjà négociés en gros (c'est pour cela que l'on peut payer 1€ d'achat en carte bancaire).

Mais, revenons à nos points cadeau. Pour être utile, un point cadeau doit être converti. Soit en argent, par le biais de réductions (jamais directement du cash, parce que ce n'est pas rentable et pas forcément légal), soit en objet physiques, les "cadeaux". Ce sont les fameux points "esso" (eeeeeeeeessssssssssssssssssssssoooooooooooooooo) qui faisaient fureur dans les années 90. À chaque passage à la pompe on gagne des points qui seront convertis en cadeau.

C'est la même chose chez BP (British Petroleum). Le catalogue est, pour la plupart, constitué de gadgets complètement inutiles ou de qualité plus que moyenne, mais il y a un détail qui attire l'attention : la cafetière Senseo pour 2200 points. BP a choisi une mauvaise stratégie : 10l de carburant (quel que soit le prix au litre) = 1 point. Côté marketing, ce n'est pas terrible car on n'a pas beaucoup de points au final, alors qu'il vaudrait mieux faire 10l de carburant = 100 points et mettre la cafetière à 220 000 points. Bref, à 1.5€ le litre (pour faire simple), une cafetière "coûte" : 2200x(10x1.5) = 33 000€.

Extrait catalogue BP 2013-2014

Autant dire que c'est un objectif inatteignable (à moins de se nourrir de sans plomb 98 matin, midi et soir). Heureusement, il y a une autre option pour acquérir cette (superbe) cafetière : donner quelques points PLUS des sous. Ici, il en coûtera 200 points (3 000€ si on converti) PLUS 44€. Une machine neuve Senseo est à ... 60€. Si BP négocie un tarif de gros + achète hors taxe, il se retrouve à l'équilibre ! Donc, il n'aura pas dépensé un centime (mis à part les démarches et le stock) pour ses clients les plus fidèles ! Mais il aura pu enrichir sa base client...

Je ne pense pas qu'il y ait grand chose de neuf dans toute cette démonstration. Ce qui est triste, c'est que l'on retrouve ce mécanisme à peu près partout.

Un marché totalement libre et ouvert tel qu'il est aujourd'hui favorise l'innovation puisqu'il faut sans cesse courtiser le consommateur. Cela se fait au prix d'une incroyable débauche d'énergie et de consommation inutile de ressources, car on ne sait pas à l'avance si un produit va fonctionner ou pas. En liant plus étroitement l'offre et la demande, ceci pourrait être réduit. Encore plus si, d'une part, on arrêtait de produire tout un tas d'objets bas de gamme à durée de vite courte et, d'autre part, arrêtait de renouveler ce qui n'est pas nécessaire. Mais ceci est un autre débat.

Friday, 12 September 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Panneau sortie d'école à Espelette. Les personnages sont coiffés d'un chapeau

Ongi etorri en Euskadi,

Le pays Basque (département des Pyrénées-Atlantiques) est un lieu parfait pour prendre des vacances. Le primo objectif était de visiter Biarritz et Bayonne. Pourtant, il offre un panel tellement riche de paysages et d'activités qu'il ne faut surtout pas se limiter aux deux précédentes ! Que l'on souhaite lézarder sur la plage, faire des balades à pied ou en vtt, se reposer, se remplir le ventre, faire du canyoning, il y en a pour tous les goûts. Pour ceux qui s'ennuieraient vraiment, les Pyrénées sont à côté, offrant de multiples stations de ski à quelques heures de route seulement.

Cette terre est empreinte d'histoire. Passage obligé vers Compostelle, carrefour des royaumes espagnols, français et anglais bataillant pour étendre leur influence et gagner les accès maritimes et fluviaux, elle est remplie de places fortes et d'édifices religieux. Plus tard elle deviendra un lieu de villégiature prisée par l'aristocratie et la haute bourgeoisie.

Ce résumé n'est que du très touristiques, mais donne un bon aperçu de ce que l'on peut y voir. La région est vraiment touristiques et, même s'il reste encore du monde, il faut savoir que la majorité des activités s'arrêtent dès septembre... Malgré tout, le réseau routier était encore un peu saturé, je n'ose même pas imaginer ce que ça doit être en haute saison. Concernant les finances, les prix sont similaires à ceux pratiqués sur la Côte d'Azur, néanmoins ils descendent quand on rentre dans les terres.

Camping

La location d'un bungalow est la solution retenue, c'est le meilleur compromis entre liberté, confort et économie. La déception fut grande quand, après avoir trouvé un camping pas cher à Anglet, il s'est avéré être situé juste à côté de l'aéroport ! Le seul camping Biarrot (situé, lui, en plein dans le couloir aérien) étant complet, il a fallu se rabattre au sud de Bidart/Guéthary, villes alors inconnues. Le choix (aléatoire) s'est porté sur le camping "Duna Munguy". Quel heureux hasard ! Il s'agit d'un petit camping familial situé à deux pas de la mer. Il est tenu par Ann et Rémy. Quelques places de camping, 23 bungalows, une piscine et quelques jeux pour les enfants. Bref, un endroit simple et idéal pour passer des vacances ! Le matin, on fait un tour à la réception, on récupère toutes les infos pour les activités de la journée, et toujours avec le sourire !

Pau

Château Henri IV à Pau

La route des vacances est... longue. C'est le moins que l'on puisse dire : 2000km en une semaine. Ceux qui empruntent l'A64/E80 passeront près de Pau. Autant le dire tout de suite, Pau, c'est moche ! Il faut s'enfoncer longtemps dans les terres après la sortie de l'autoroute pour y arriver. Néanmoins, la vieille ville offre un château construit et constamment amélioré depuis le Xe siècle, où est né Henry IV, ainsi que quatre magnifiques églises (qu'on pense être des cathédrales de par leur taille gigantesque). En creusant un peu, on peut trouver d'autres intérêts, mais pour une première rencontre, la vieille ville constitue la seule raison valable d'un arrêt à Pau (en plus de faire une pause et/ou de se restaurer).

Bayonne

Rue Bayonne

Chef lieu du pays Basque (même si elle n'y a été intégré que tardivement), Bayonne est le premier véritable arrêt. Après avoir franchi la Nive, il faut découvrir la vieille ville, ancienne place forte, envié pour son accès à l'Adour. C'est ici que l'on commence à entrer véritablement dans la culture Basque avec ses petites maisons blanches et rouges. Bayonne possède aussi une immense Cathédrale Sainte Marie, à ne pas rater ! Capitale oblige, la cité commence petit à petit à perdre de son âme au profit d'une uniformisation (moderne), mais reste quand même tout à fait charmante. Et, pour l'anecdote, le fameux jambon de Bayonne a en fait été originellement produit à ... Pau ! Son nom vient du fait qu'il était exporté via le port de Bayonne.

Saint Jean De Luz

Jetée Saint Jean De Luz

C'est le point d'entrée du pays Basque ! Malgré son caractère touristique, c'est une ville très typique où séjourna Louis XIV lors de son mariage avec l'infante d'Espagne. Elle possède un accès à la mer et une superbe plage. Que ce soit pour se balader, faire le marché (en plus des nombreuses boutiques remplies de produits locaux), bronzer sur la plage, aller au resto ou encore manger un glace chez Txomin, c'est l'endroit idéal et le point de départ vers tout le pays Basque.

Port Saint Jean De Luz

Océan

Plage

On ne peut pas séjourner l'été sur la côte Basque sans faire un tour à l'océan. Il n'y a que l'embarras du choix : des belles plages de sable fin à proximité des villes aux plus sauvages avec des cailloux/rochers situées aux alentours. Il faut néanmoins penser à prendre des chaussons pour que la baignade soit plus agréable. Évidemment, il y a toutes les activités nautiques : balade en bateau, ski, catamaran, plongée... Sans oublier l'incontournable surf ! D'ailleurs, le siège social de la partie Europe de Quicksilver est à Saint Jean de Luz.

Qui dit océan, dit climat océanique. Il faut toujours se promener avec un maillot ET un imperméable (du moins c'est ce qu'on m'a dit).

San Sebastian

Cathédrale Bon Pasteur à San Sebastian

San Sebastian fait partie de la route de Compostelle, c'est la première grande ville après la frontière Espagnole. Pour s'y rendre, le mieux est de prendre le train espagnol (topo) à Hendaye (5€ l'aller-retour). Il n'y a plus grand chose de très Basque de ce côté de la frontrière à part la langue. Au contraire, les villes traversées sont assez moches (pauvres ?). Une fois arrivé à destination (Donastia - San Sebastian), il faut aller vers la vieille ville sans oublier de visiter la cathédrale du Bon Pasteur (construite en 1897 !). L'autre attraction est le fort du mont Urgull avec son Jésus qui protège la ville (attention ça grimpe). Ceux qui ont amené leur maillot pourront profiter d'une très belle plage. À l'intérieur de la vieille ville, il y a la place de la Constitution avec ses numéros aux balcons. Mais l'attraction principale c'est le bar à tapas ! Pour ceux qui ne connaissent pas, les tapas sont des entrées froides ou chaudes que l'on déguste entre amis. On n'en a pas vraiment goûté avant d'être allé en Espagne ! Ici, rien à voir avec les tapas rachitiques que l'on nous sert dans les soit disant bar à tapas. Pour 10€ on a le ventre bien rempli (2€ le tapas) ! Par contre, il n'y a rien de très diététique à disposition... Il faut cependant faire attention : tous les bars proposent des tapas parce que c'est "à la mode", mais finalement, il n'y en a pas tant que ça qui sont vraiment des bars à tapas (voir photo ci-dessous). Dans un vrai, tous le comptoir est rempli de plats ! Sinon, on peut faire les magasins. L'Espagne est, de manière générale, moins chère que la France, même si pour les grandes marques Espagnoles (Zara, Mango, Desigual...), il n'y a pas beaucoup de différence de prix. La ville a été popularisée par l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche future reine d'Espagne, ce qui permet d'apercevoir de superbes villas du XIXe/XXe siècle.

Ne vous inquiétez pas si vous ne parlez pas Espagnol, on s'en sort très bien, car beaucoup de commerçants parlent/comprennent le français ou, au pire, un peu d'Anglais.

Assiette de tapas Assiette de tapas

Col d'Ibardin

Vue sur le pays Basque depuis le col d'Ibardin

Le col d'Ibardin est situé à la frontière Espagnole à 317m d'altitude. La visite est intéressante pour sa vue sur le pays Basque lorsque le ciel est clair. Il est également possible de prendre le petit train à la Rhune (905m d'altitude) pour avoir une visite panoramique. Une fois sur place, il y a la possibilité de faire des randonnées pédestres ou de redescendre sur Hendaye en vtt. Un parc d'aventure est disponible pour les enfants. Mais, le plus intéressant pour les Français que nous sommes, est l'achat d'alcool, cigarettes, essence, etc, dans les ventas (prononcer bentasse) qui ne sont pas soumis aux taxes françaises.

Saint Jean Pied De Port

Vue sur Saint Jean Pied De Port

Encore une place forte de la route de Compostelle. La citadelle qui trône en haut de la colline fait maintenant office de collège. Après y être monté et avoir fait le tour du chemin de ronde, il est bon de se restaurer "chez Dédé". L'intérêt, en dehors de la ville, est surtout de se balader dans la campagne Basque, charmante et ... calme ! Il faut savoir que Saint Jean Pied De Port est situé au pied du port (col) de Roncevaux à 1057 mètres d'altitude, elle est traversée par la Nive.

Espelette

Boutique à Espelette

"Moi, j'aime le piment d'Espelette" Yves Cote De Porc

Espelette, ville mondialement connue pour son fameux piment (pourtant originaire d'Amérique du Sud), qui permet de relever beaucoup de plats locaux. Elle se trouve sur la route de Saint Jean Pied De Port. Ville typique avec ses cordées de piments pendues aux maisons, le seul reproche que l'on puisse lui faire est l'uniformisation de l'offre de la dizaine de boutiques présentes. En effet, il n'y a pas vraiment de différence entre l'une ou l'autre ou le marchand ambulant... Espelette reste quand même une ville charmante à visiter et, curiosité locale, l'église Saint Étienne possède trois étages de bancs pour la prière, ce qui est assez impressionnant quand on est tout en haut.

Biarritz

Vue sur Biarritz

Biarritz, paradis des surfeurs et ville balnéaire par excellence, est un peu le Monaco de la côte Basque. Popularisé par l'impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III), elle a attiré toute la bourgeoisie du XIXe siècle autour de son palais royal. Comme pour San Sebastian, on peut admirer tout le long de la plage (parsemés des célèbres parasols) de magnifiques villas du XIXe, et heureusement, car le reste de la ville a peu de charme... À voir : le rocher de la vierge à côté de la Cathédrale Sainte Eugénie ainsi que le phare de l'autre côté de la ville.

Culture

Le Basque est connu pour son caractère dur. Il aime montrer sa force. C'est sûrement pour cela qu'on le retrouve dans des jeux tels que le tir à la corde, le levé de poids (plus de 100kg à mains nues) ou encore le rugby à XV. Les deux clubs phares sont le Biarritz Olympique et l'Aviron Bayonnais. Ils totalisent depuis 1904 8 titres de champion de France, 7 titres de vice champion, 2 fois finalistes de la coupe d'Europe et 1 titre en Challenge Européen, bien que Biarritz, en perdition depuis quelques années, ait été relégué en pro d2. Il se pratique aussi la pelote Basque qui se joue contre un fronton (grand mur). Le pays Basque est connu pour ses grandes fêtes, dont la réputée fête de Bayonne, et de défilés en tenue traditionnelle suivi de chants Basques. Ils sont également fabricants d'espadrilles et de bérets. Naturellement, on y parle le Basque. La région, tant du côté français qu'espagnol, fait de gros efforts pour que la langue ne tombe pas dans l'oubli (la plupart des panneaux sont traduits). À ce propos, il y a beaucoup de noms commençant par "tx", il faut prononcer "tch". En Basque, on prononce toutes les lettres.

Gastronomie

Côté gastronomie, on est dans le sud ouest, donc autant dire qu'on mange très très bien, avec des produits de très bonne qualité. On retrouve les traditionnels jambons, foie gras et autres pâtés et charcuteries (agrémenté ou non de piment d'Espelette). Côté fromage, la spécialité c'est le brebis, que l'on déguste avec de la confiture de cerise (ou pas). Les spécialités les plus connues sont le poulet et thon basquaise, l'axoa de veau, les chipirons à la plancha, la piperade (sauce pimentée en accompagnement). Un peu moins connues la dorade flambée à l'Espagnole, les piquillos à la morue et les anguilles persillées. Côté alcool, il y a l’Irouléguy, l'AOC du coin ainsi que les vins du Béarn. Quelques brasseries locales, dont la plus connues est Eki, ainsi que du cidre qui était très présent autrefois (avant d'être importé en Normandie). Pour le dessert, nous avons le fameux gâteau basque à la crème ou à la confiture de cerise, le macaron, offert par la maison Adam à Louis XIV et enfin le chocolat de Bayonne, où il a été introduit pour la première fois en France en 1615. On peut aussi citer l'excellent confiturier Francis Miot (de Pau) ainsi que les pâtisseries Pariès.

Thursday, 28 August 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo gPass

Mise à jour mineure de gPass, mon gestionnaire de mot de passe en ligne, libre et auto hébergé (un concurrent de lastpass donc) pour Firefox.

Rien d'extraordinaire cette fois. La mise à jour affiche message quand le mot de passe est remplacé, mais que le formulaire n'est pas soumit. Elle fait suite à la commande "@_" introduite dans la version 0.5.

PS : J'ai même eu droit à une validation expresse des développeurs de Firefox : moins de 30 minutes entre la soumission et l'acceptation !

Tuesday, 26 August 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo Odyssea

Je ne suis pas fan des grands rassemblements sportifs où se massent plusieurs milliers de compétiteurs. Non pas que mon niveau me permette de viser un quelconque classement, mais je préfère largement les petits événements plus conviviaux tels que le défunt Tignathlon ou encore le cross d'Amnesty International.

Cette année, j'ajoute à mon calendrier la course Odyssea de Cannes. Il s'agit de courir pour soutenir des associations participants à la lutte contre le cancer du sein. C'est une course qui me tenait à cœur depuis longtemps et ce sera aussi mon premier 10km.

Elle se déroule le dimanche 21 septembre 2014 à Cannes. Les modalités sont les mêmes que pour les courses amateurs (licence ou certificat médical de moins d'un an dans le cas du 10km). Le montant de l'inscription pour le 5km et 10km est de 11€ (3€ pour le 1km des enfants). Il est possible de faire une marche pour le 5km.

Friday, 22 August 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Encore un de mes petits outils. Les Windowsiens ne savent pas combien la ligne de commande peut être rapide et puissante comparé aux cliquodrômes graphiques ! Depuis que j'ai découvert "wget" (téléchargement en ligne de commande) il y a quelques années, je ne peux plus m'en passer. Principalement pour une bonne raison : la reprise après arrêt. Comme Firefox en son temps, il permet de stopper le téléchargement et de le reprendre après (surtout en cas d'échec ou de coupure réseau). wget (comme curl) supporte plein de protocoles et d'options (http, https, ftp, login...), mais il y a une fonctionnalité manquante : le téléchargement en parallèle.

Certains sites limitent la bande passante par connexion, mais pas par IP, donc si on utilise plusieurs connexions, on augmente la bande passante totale !

J'aurais aimé implémenter cette fonctionnalité directement dans wget et/ou curl, mais ils sont vraiment gros et c'est une modification assez intrusive. Donc, j'ai créé gget. gget est assez petit (~500 C loc), il est basé sur libcurl et supporte seulement HTTP sans authentification. Les principales fonctionnalités sont :

  • Téléchargement en parallèle (3 connexions par défaut)
  • Reprise après arrêt (par défaut)
  • Limitation de la bande passante (optionnelle)
  • Possibilité de définir son "user agent" (identification du navigateur)

Le code source est disponible sur ma forge sous licence GPLv3. Il y a une version compilée pour Linux.

J'ai ajouté le support pour Windows, il compile parfaitement avec mingw64, mais plante à l'exécution... J'ai abandonné après m'être battu plusieurs jours sous Windows avec CodeBlocks et DevCPP. C'est un système détestable pour faire du développement hors Visual C++ !! Si quelqu'un souhaite proposer un correctif, il est le bienvenu !

Dernier gif les joies du code when the boss is not around on friday night