Balade
Sunday, 27 June 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Champs de lavandes

Quand on commence à évoquer une destination pour les vacances, la Drôme n'est pas le premier lieu auquel l'on pense. Pourtant c'est un département qui offre de multiples facettes.

Plaine Drômoise

L'aspect le moins intéressant est peut-être la vaste plaine entre Montélimar et Romans Sur Isère. Fréquemment balayée par les vents, elle bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel tout au long de l'année, c'est pour cela que la culture des fruits et légumes y est importante. Il peut y faire assez chaud, l'air sec rend cependant le climat un peu plus supportable.

Le fait qu'il y ait peu de dénivelé encourage à la pratique du vélo (surtout dans les villes). L'inconvénient est que les agglomérations n'hésitent pas à construire de vastes zones commerciales et industrielles qui s'étalent parfois à perte de vue (notamment du côté de Montélimar).

Campagne Drômoise

Mais la Drôme possède de nombreuses richesses : au Nord Est, le massif du Royan, à l'Est, le massif du Vercors (bien que tous deux souffrent de la popularité des Alpes). Au Sud, la partie Provençale. À l'Ouest, le Rhône qui la sépare de l'Ardèche, au Nord, les coteaux.

Coquelicots dans un champs de blés

La proximité du Rhône est un atout fort de la région qui a permit son développement depuis l'époque Gallo Romaine jusqu'au milieu du XXe siècle. Il y a ensuite eu des disparités importantes avec un exode rural, notamment vers l'aire Valentinoise ainsi que Montélimar. Le coût de la vie étant inférieur dans une grande partie du département, permet aux familles plus modestes d'y vivre convenablement, même si les emplois restent concentrés dans les "grandes" villes. On y trouve d'ailleurs quasi systématiquement un établissement proposant le trio magique : tacos/kebab/burger. À l'opposé et à des prix complètement inaccessibles, les établissements Pic (hôtel et restaurant (3 étoiles au guide Michelin)) font la réputation de la région. Entre les deux, il y a bien entendu une offre assez complète avec deux restaurants 1 étoile dans la seule ville de Valence. Ce genre d'opposition est plutôt fréquente dans la région. C'est un territoire très agricole avec un fort savoir faire artisanal, donc plutôt traditionnel, mais où émerge un peu partout une certaine dynamique portée par la jeunesse et l'innovation.

La meilleure saison pour visiter la Drôme étant sûrement juin : les lavandes sont en fleurs (et pas encore récoltées), les fruits et légumes commencent à arriver sur les étals, il ne fait pas encore trop chaud et l'affluence touristique est naissante. Le mieux étant de loger dans un chambre d'hôte (à la campagne pour être un peu au vert) afin de profiter de l'expérience des propriétaires.

Quelques points intéressants à visiter (liste non exhaustive) :

Orange

Arc de triomphe d'Orange Petite place d'Orange

Sans trop s'y attarder, le centre ancien offre des vestiges gallo-romain très intéressants comme l'arc de triomphe ou encore un théâtre antique encore complet (en restauration pour le moment).

Montélimar

Il faut aller dans une des fabriques (ou (mini) musée) de nougat, mais il y a également le musée de l'aviation de chasse.

Grignan

Grignan

Ses champs de lavandes et son célèbre château cher à madame de Sévigné.

Crest

Tour de Crest

Son village ancien et surtout sa tour, ancienne prison d'état.

Crest

Rue de Crest

Les gorges d'Omblèze

Gorges d'Omblèze

Pour se mettre un peu au frais. Au centre coule la Gervanne qui est ... très froide !

Lama à Léoncel

Le Vercors

Plaine au creux du Vercors

Pour se mettre encore plus au frais. Entre Crest et le point le plus froid du Vercors, il peut y avoir une différence de température de 10°C ! C'est un lieu idéal pour y faire du vélo pour ceux qui aiment le dénivelé ou de la moto pour les amateurs. En général on fait une halte pour visiter l'abbaye de Léoncel.

Une partie du plateau d'Ambel

Le plateau d'Ambel pour des balades en famille. Sans oublier les multiples randonnées que l'on peut faire dans le Vercors.

Route de la combe Laval

La route qui longe la combe de Laval, creusée à flanc de falaise ! Un conseil : faire le trajet en deux roues.

Le Royans

La Bourne

Et ses fameuses ravioles.

Saint Nazaire En Royans et son Aqueduc qui surplombe la Bourne.

Saint Jean En Royans où l'on pourra visiter la distillerie du Vercors.

Romans-sur-Isère

Romans sur Isère

Ancien haut lieu de la chaussure Française. Il ne faut pas hésiter à aller au musée de la chaussure qui occupe actuellement un ancien couvent. Ce dernier propose une exposition qui retrace l'histoire de la chaussure à Romans, en Europe et dans le monde, d'hier à aujourd'hui. Non loin de là, la cité de la chaussure réunit une partie de la production d'entreprises locales qui ont choisi de redonner vie à ce savoir faire (de surcroît avec des prix abordables).

Tain-l'Hermitage

Le Rhône à Tain-l'Hermitage

Pour la cité du chocolat de Valrhona ! On y verra également les coteaux de l'AOP Hermitage.

Le Rhône

Avec la piste cyclable ViaRhôna qui part de Genève jusqu'à Sète.

Cliousclat

Rue de Cliousclat

Cité de la poterie. Ce petit village possède une architecture typique de la région avec les bâti en pierres rondes du Rhône.

Rue de Cliousclat

Mirmande

Figuier à Mirmande

Un des plus beaux villages de la Drôme. La cité regroupe nombre d'artisants locaux. Il faudra cependant avoir des cuisses musclées pour grimper tout en haut !

L'Ardèche toute proche

Château de la Voulte-sur-Rhône

Juste de l'autre côté du Rhône, la Voulte-sur-Rhône et son château incendié par les nazis.

Passage de la Voulte-sur-Rhône

Valence

Logo Valence

L'incontournable chef lieu de la région. C'est une ville jeune et dynamique avec un (petit) centre charmant.

Bylo design

Pour la petite anecdote, il était environ 21h, la petite porte de l'art shop "Bylo Design" était ouverte. Petit passage de tête à l'intérieur "Est-ce que la boutique est ouverte ?". "Bien sûr !". Et c'était parti pour la découverte de la sérigraphie sur textile, métier et passion de Laurent depuis presque deux décennies avant qu'il n'ouvre en début d'année sa boutique dans le centre. Contrairement au flocage, ce n'est pas l'application d'un calque texturé sur du textile, mais plutôt d'une peinture thermofixée qui fera corps avec le textile (donc d'une qualité professionnelle qui dure dans le temps). L'objectif de Laurent n'est pas de créer une gamme, mais de réaliser les projets de ses clients (qu'ils soient plus ou moins aboutis). Il y a quand même quelques exemplaires en boutique de son cru ainsi que d'autres artistes. Un de ces exemplaires n'était pas disponible pour homme. Qu'importe qu'il soit déjà 22h, Laurent a eu la gentillesse de le réaliser en direct !

Champs de Mars - Valence Place à Valence

Saturday, 20 February 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Bargème depuis la vallée

Une petite balade dans le plus haut village du Var (~1100m) : Bargème. Même s'il se trouve éloigné des grandes (et plus petites) villes, ce village de caractère niché tout en haut de la colline, que l'on atteint via une route à une seule voie, possède quelques habitants à l'année ! Il y a même un restaurant ouvert de Pâques à Octobre. Avis aux amateurs de calme et de nature, ce coin de paradis perdu est fait pour vous !

Égrlise Saint Nicolas

Les promenades en extérieur en hiver sont moins fréquentes. Pourtant la neige fraîche magnifie les photos. La lumière possède une teinte si particulière, un peu mielleuses. Seul le coucher de soleil prématuré oblige à presser un peu le pas. La température extérieure ? 5°C. Point de soucis, on ne ressent le froid qu'à l'ombre. Bref, un temps idéal !

Château de Bargème, face sud Château de Bargème, face est

Mais revenons un peu à notre sujet. Le château qui domine la vallée fut érigé au XIIIe siècle avant d'être démoli au XVIIe siècle sur fond de scandale politique : la famille des Pontevès, bâtisseurs de l'édifice et toujours propriétaires, étant peu appréciée pour cause de quelques abus de pouvoir légèrement sanglants. Il n'est hélas pas possible de visiter les quelques ruines qui en reste.

Chapelle Notre Dame Des 7 Douleurs

Situé à côté, la chapelle Notre Dame Des Sept Douleurs est elle en meilleur état.

Panorama

Au pied du village, il y a un superbe panorama. On aperçoit au loin le plateau de Canjuers (zone militaire).

Départ de la randonnée

Il existe un chemin de randonnée qui part du village pour aller jusqu'au hameau de l'Estang et revient par les montagnes. Pour le suivre, il faut prendre une petite route située à côté du panneau sens interdit et qui descend dans la vallée, c'est la route du GR.

L'étang

On arrive à un étang avant de poursuivre sur le chemin à côté des champs (en passant à côté de la maison).

La Graou

Par la suite, il ne faut pas bifurquer au premier hameau dit de la "Graou", mais continuer sur le chemin. Il est toutefois possible de couper en traversant le hameau et en passant par la "propriété privée" de la ferme St Pierre. Malheureusement l'heure avancée (départ en retard), le manque d'indications, l'approche du couvre feu et les erreurs de parcours ont mit un sacré coup à la motivation et forcer demi tour (4km au lieu de 7/8km). Le tour complet sera pour la prochaine fois !

Cours d'eau

Thursday, 24 December 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Vallée de l'Estéron depuis le Mas

C'est une sortie que je voulais faire depuis longtemps : la visite des villages de l'arrière pays. Pas de l'"arrière pays" tel qu'on le trouve dans les guides touristiques (du style Grasse). Non, le vrai, celui qui borde la frontière des Alpes-Maritimes, avec une percée en terre des Alpes de Haute Provence. Une grande boucle de plus de 200km. En y regardant de plus près, je me suis rendu compte que tous ces villages (ou presque) étaient accrochés sur les pentes de la vallée de l'Estéron. Moins connu que le Var, la Tinée ou la Vésubie, il n'en est pas moins magnifique.

Le voyage s'est déroulé en deux parties : une en janvier 2020 et une autre en septembre 2020, la route après Roquestéron étant coupée pour cause de travaux... Oui je sais, c'est l'article le plus en retard, mais vaut mieux tard que jamais !

Tous ces villages ont comme point commun d'être éloignés des grands centres. C'est à la fois une force, qui leur a permis de garder cette authenticité, ce caractère, cet environnement naturel protégé, et une faiblesse car ils sont vidé peu à peu de leur population. Parfois subsiste un petit commerce de proximité, mais souvent il ne reste (au mieux) qu'un bar. Ils vivent surtout l'été avec l'arrivée de touristes ou de propriétaires en quête de fraîcheur, le reste du temps ils sont plutôt vides. Peu d'actifs y vivent à l'année.

Là-bas, tout le monde se connaît, difficile donc de passer inaperçu !

Gilette

Gilette Gilette

Château de Gilette

La première halte se situe au village de Gilette, non loin de Nice. Il possède un style qui présage des villages montagnards que l'on retrouve plus haut (en direction du Nord) tout en ayant ces influences Provençales que l'on retrouve à Nice. Comme souvent, en haut de la falaise, l'ancien château domine. Ici, c'est celui construit par le comte de Provence.

Roquestéron

Roquestéron

Plus à l'ouest se trouve Roquestéron. Ce dernier est au pied de l'Estéron. C'est une petite bourgade de presque 600 habitants qui vit surtout l'été grâce à ses chemins de randonnées et les sports aquatiques. En dehors, il semble un peu à l'abandon.

Il y a 5km de route jusqu'à Sigale. Cette dernière étant fermée, il a fallu trouver un autre itinéraire pour revenir. Ne voulant pas revenir sur Gilette, une petite route permet de bifurquer par Conségudes, Bouyon, Bézaudun-les-Alpes et Coursegoules. En l'empruntant, on se sent complètement perdu, entouré par les montagnes, sans signe de vie aux alentours, alors que nous sommes à quelques dizaines de kilomètres de la sixième ville de France. Il faut dire que la nuit tombe vite en cette période.

Bouyon

Place du village de Bouyon

Un petit aperçu de la place du village refaite à neuf. Elle offre un panorama fantastique sur les collines avoisinantes. Au fond du ravin, coule le Bouyon.

Le Mas

Le Mas Le Mas

Le Mas

Deuxième partie du voyage huit mois plus tard. Le Mas est un des villages les plus charmant du coin. Situé non loin de Saint-Auban, il offre un cadre verdoyant propice à la méditation. Son architecture Provençale est restée authentique.

Le Mas

Aigluin

Point besoin de se rendre à Disney Land Paris pour avoir des sensations fortes. La route qui relie Le Mas à Aiglun suffit ! À flanc de falaise, sans visibilité, sur une route à double sens à peine assez large pour une voiture, le stress est à son comble. Point d'arrêt dans ce minuscule hameau qui n'offre à priori pas grand chose.

Sigale

Sigale Sigale

Un peu plus froid que le Mas, Sigale nous offre le charme de ses ruelles étroites. Petite anecdote qui ne fera sourire que les citadins : le village est sur la tournée d'une épicerie itinérante.

Sigale Sigale

Saint Antonin

Le Mas

Petit crochet par Saint Antonin situé dans la vallée juste après la frontière des Alpes de Haute Provence. Le paysage y est moins abrupte que précédemment.

Puget Théniers

Grosse déception pour cette "grande" ville (1900 habitants) qui semble livrée à elle même. Un peu comme Grasse au début des années 2000. Elle possède pourtant un riche patrimoine historique.

Entrevaux

Entrevaux Citadelle d'Entrevaux

Plutôt que de faire simplement demi-tour pour rentrer, direction l'ouest. Frappé par la beauté inattendue de ce village, une halte s'est imposée. Bien que très touristique, la ville garde un fort caractère avec sa citadelle au sommet de la colline. La balade dans le dédale des rues offre un spectacle tout aussi intéressant.

le pont levis, désormais scellé, enjambe le Var.

Ruelle d'Entrevaux

Le retour se fera par Vergons, le lac de Castillon, et Castellane.

Monday, 13 July 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Château de Menthon Saint Bernard

À l'évocation de la Savoie (et de la Haute Savoie), les premiers mots qui viennent à l'esprit sont "raclette", "tartiflette" et "ski". Cette région est, dans l'imaginaire collectif, ancrée depuis toujours à l'hexagone. En réalité, tout comme la région Niçoise, ces deux départements ne sont rattachés à la France que depuis seulement 160 ans (par le traité de Turin de 1860). Avant cela, ils appartenaient au royaume de Piémont Sardaigne (au sens large) qui, de part sa position géographique privilégiée (des Alpes Occidentales jusqu'à la méditerranée) a joué un rôle géopolitique capital au cours du XVIIIe et XIXe siècle.

La région de Savoie est assez schizophrène. Elle est composée à la fois de grandes zones très rurales avec de petits hameaux sans réel centre de vie, le tout entouré de champs (alpages et cultures) et ponctuellement, de villas cossues, héritage de la puissance d'antan et miroir de la proximité des grands lacs (lac du Bourget, lac d'Annecy, lac Léman) qui en font un lieux de villégiature privilégié pour la bourgeoisie locale, Suisse comprise. L'intérêt de la région réside principalement dans son aspect nature : sports en tout genre (randonnée, cyclisme, parapente, ski, sports aquatique, escalade ...), air pur, grands espaces, tranquillité, plutôt que dans la visite des communes (à quelques exceptions près). En effet, l'architecture locale est plutôt rustique, propice à résister aux hivers rigoureux. On est loin du charme des villages Provençaux.

Abbaye Notre Dame de Tamié

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la démographie a doublée en Savoie et triplée en haute Savoie, signe d'un attrait croissant à la fois économique et touristique. On ressent clairement un étalement urbain de plus en plus important, favorisé par les moyens de locomotion modernes. Le souvenir le plus marquant étant un tout petit champs de blé encore cultivé à quelques mètres du lac d'Annecy et entouré de grosses villas.

Deux points frappent lorsque l'on pénètre en Savoie : le fait que la vallée soit toute plate alors que le dénivelé devient tout de suite important quand l'on attaque les routes de montagne (prisées des cyclistes pour leur beauté et leur tranquillité), et la présence d'immenses platanes centenaires. Ces derniers ne sont pas taillés ce qui leur permet de devenir gigantesque. Le soleil également, qui tape fort sans y paraître. Malgré un air assez sec, il peut vite faire très chaud, surtout entre 15h et 18h/19h.

Aix-Les-Bains

Lac du bourget

Le voyage commence par une halte à Aix-Les-Bains, accolée au lac du Bourget, station balnéaire et thermale mondialement connue. Siège des voitures sans permis Aixam, la ville est principalement tournée vers le tourisme. Si l'on peut admirer quelques villas bourgeoises et hôtels (particuliers) de la Belle Époque, il n'y a pas réellement d'intérêt à prolonger le séjour sur place. On pourra néanmoins lui attribuer un bon point pour sa capacité à développer les activités sportives.

Abbaye de Hautecombe

Chapelle de l'Abbaye de Hautecombe

Site remarquable de la région (plus de 100 000 visiteurs par an), l'abbaye de Hautecombe est elle aussi accolée au lac du Bourget. Deux routes y mènent depuis Aix-Les-Bains : soit par les montagnes (col du Chat), soit par le bord du lac. La première étant plus authentique. On doit le style actuel (qui date du XIXe siècle) au roi de Sardaigne Charles-Félix de Savoie et à son épouse Marie-Christine de Bourbon-Siciles. Il est possible visiter l'église abbatiale, qui possède quelques pièces intéressantes, en dehors des heures de prières car l'abbaye est encore en activité (elle est un centre international de formation biblique et théologique et propose également des séjours spirituels).

Annecy

Quai d'Annecy

Chef lieu de Haute-Savoie, La perle des Alpes se trouve au bord du lac éponyme. Située à moins de 50km de la frontière Suisse, elle attire une population plutôt aisée, tout particulièrement dans les communes bordants le lac, un peu à l'image des grands lacs du nord de l'Italie. Comme souvent, la "nouvelle" ville est assez dense.

Rue de vieille ville Rue de vieille ville

L'ancienne est plutôt mignonne, mais quasiment dédiée aux boutiques touristiques. Le château qui surplombe peut se visiter.

Canal d'Annecy Canal d'Annecy

Le plus intéressant étant néanmoins de se promener le long des différents canaux ainsi que dans le parc du jardin de l'Europe avec son Pont des amours, porte d'entrée sur les quais. Le parc est découpé en deux parties : une ombragée et une grande étendue en herbe "nue". On pourra choisir l'un ou l'autre selon la météo.

Canal d'Annecy

La pression urbaine est encore un peu contenue. Ainsi, Annecy et son agglomération fait la part belle aux immenses allées de platanes, mais également aux déplacements à vélo. Il existe de nombreuses pistes cyclables ainsi que des arceaux un peu partout dans la ville. L'exemple le plus flagrant étant la piste cyclable qui fait le tour du lac (terminée à 80%/90%). Il s'agit, certes, d'un atout touristique indéniable, mais l'on sent qu'il y a une réelle politique cycliste avec des investissements conséquents.

Maison sur le lac d'Annecy

Contrairement au lac du Bourget, on trouve régulièrement des plages ou des accès aménagés tout autour du lac. De multiples magasins permettent la location de vélo, notamment pour faire le tour du lac (~40km). Si l'envie vous prend, il ne faudra surtout pas se tromper de sens, car la côte entre Talloire et Menthon-Saint-Bernard est particulièrement longue et raide. Il faut privilégier uen promenade dans le sens horaire.

Lac d'Annecy

Conflan - Albertville

Conflan Conflan

La seule qualité d'Albertville fut l'accueil des jeux Olympiques d'hiver 1992. Par contre, la cité médiévale de Conflans située juste à côté, et désormais rattachée administrativement à Albertville, vaut vraiment le détour. Elle possède un charme fou, ce qui semble assez rare pour la région.

Chambéry

Invité surprise du voyage, le détour par Chambéry fut une belle découverte. Capitale de la Savoie avant son transfert à Turin dû à l'occupation française de 1563, elle possède un centre historique tout à fait charmante. À cause de sa position stratégique, la ville, et surtout sa gare ferroviaire, fut bombardée en 1944 par les alliés, causant d'importants dégâts et l'amputant d'une partie de son centre ancien. La Sainte Chapelle, chapelle du château, a notamment abrité le Saint Suaire pendant 25 ans. Saint Suaire qui a survécu à l'incendie de cette dernière et qui en porte encore les stigmates (brûlures, traces d'eau). Le château des ducs de Savoie, maintes fois transformé, qui surplombe la ville ne se visite malheureusement que très partiellement car il est aujourd'hui le siège de la préfecture ainsi que du conseil départemental, il y a pire comme cadre de travail !

Grenoble

Le passage par Grenoble, épicentre de la région, fut douloureux, principalement à cause des premières chaleurs : 34°C sur une autoroute dense voire saturée. La concentration de chaleur et de pollution s'explique par le fait que Grenoble est la grande métropole du département, donc densément peuplée. Ajouté à cela quelques industries (de pointe), le tout dans une positions géographique de "cuvette" au creux de la vallée et on obtient un cocktail environnemental assez "moderne".

Mont Aiguille

Champs du Vercors Mont Aiguille

Toujours en Isère, mais dans le parc régional du Vercors cette fois ci, la star locale se nomme Mont Aiguille. Berceau de l'Alpinisme, ce massif a toujours fasciné par sa forme de plateau surélevé, donnant naissance à de multiples fantasmes et légendes. L'endroit offre de multiples activités natures : randonnées, lac, escalade, vtt... Cette partie de l'Isère est vraiment un mélange entre campagne et montagne. Un article spécifique à la randonnée du tour du mont Aiguille est disponible ici.

Monday, 13 July 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Mont aiguille

Situé à la lisière de l'Isère et de la Drôme, le mont Aiguille, membre isolé du massif du Vercors, a de tout temps fasciné par son aspect atypique : un haut plateau qui culmine à 2086m d'altitude entouré de falaises (entre 250m et 350m de haut). Cette forteresse naturelle a nourrit bien des spéculations et des fantasmes. C'est ainsi que Charles VIII, roi de France impatient (ou curieux) diligenta son ascension en 1490 au capitaine Antoine de Ville. Ce qu'il réalisa 2 ans plus tard et qui marqua les premières pages de l'Alpinisme. De nos jours, l'ascension du mont est notée comme peu difficile.

La "promenade" du jour est surtout l'occasion de faire une halte sur la route des vacances. Halte qui ne fut pas de tout repos, puisque le tour du mont Aiguille fait pas moins de 19km avec 1100m/1200m de dénivelé positif. Autant dire qu'il faut être un minimum en forme et surtout démarrer tôt pour éviter au maximum les grosses chaleurs (pic de températures entre 15h et 18h). Selon le niveau, il faut prévoir entre 6h et 7h30 de marche, ainsi que 1L à 1,5L d'eau par personne.

Le mont Aiguille sous toutes ses faces

La randonnée, difficile certes, est plaisante car elle permet d'admirer à la fois le paysage local composée d'une flore exceptionnellement riche, mais également le mont selon différents points du vues. Ses faces offrent toutes quelque chose de nouveau à découvrir. Les photos sont pour certaines un peu floues, l'autofocus ayant eu du mal, j'ai dû faire le point manuellement en un temps court. C'est une petite déception de ce côté.

Champs dans le Vercors

L'idéal est de commencer la randonnée depuis le hameau de la Richardière (avec possibilité de loger à l'hôtel/bar/restaurant Au Gai Soleil), près du village de Chichilianne. Il faut partir en direction du col de l'Aupet afin de réaliser la partie la plus difficile dès le début. Les guides sur la toile conseillent le contraire... Le balisage à suivre est celui en jaune et vert.

Profil de la randonnée

L'altitude de départ est d'environ 1041m, il faut grimper jusqu'au col de l'Aupet situé à 1653m en seulement 4km, puis continuer l'ascension jusqu'à être tout proche de la base du mont à 1720m d'altitude.

Chemin de départ Bifurcation dans la forêt de bouleaux

Le début est plutôt facile, le dénivelé est doux. Puis l'on rentre dans une forêt de bouleaux, on marche à l'ombre mais le chemin se rétrécit, il est parfois un peu dangereux, surtout s'il a plu.

Autour du col de l'Aupet, certains points de vues permettent d'admirer une partie du Grand Veymont. La dernière phase jusqu'à la base du mont Aiguille est très caillouteuse. Les 4.5km suivants ne sont pas agréables du tout, puisque l'on perd de nouveau 600m d'altitude jusqu'au hameau de Pellas.

La pente est raide et caillouteuse quasiment tout le long. On ne peut pas voir le massif rocheux sur cette partie.

La suite est plus champêtre, mais pas facile pour autant avec 3 ascensions (200m, 120m et 60m de dénivelé positif). Une fois atteint le col du Papavet (1330m), il est bon de faire une pause déjeuner, le plus dur étant derrière. Le chemin emprunte assez régulièrement des lits de rivières, ce sont des phases accidentées en été et, je pense, non praticables toute l'année (surtout lors de la fonte des neiges au printemps). Certains lits peuvent se contourner en suivant la route. Chose importante : il est possible de se ravitailler en eau au kilomètre 5 (cours d'un ruisseau) et au kilomètre 14 dans le hameau de Trézanne. Cette dernière halte est l'occasion de visiter l'ancienne chapelle rénovée récemment (2015) par des artisans bénévoles. On appréciera son toit de chaume et ses vitraux modernes.

Quelques photos de l'extraordinaire richesse florale en cette saison :