I believe I can fly
Sunday, 27 January 2013
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Mon Sheeva est tombé un lundi matin (le 7 janvier). J'ai reçu l'alimentation deux semaines plus tard... Le serveur a pu redémarrer vers 16h, mais les plus attentifs auront remarqué que le blog était en ligne depuis le mardi 8 janvier 11h. C'est le résultat de mes premiers pas dans les nuages. La situation est critique : l'alimentation a lâchée, pas de serveur de secours sous la main (mais les sauvegardes sont là), pas de serveur distant, impossible de laisser tourner un PC h24 et (a priori) quelques jours à attendre avant d'avoir la pièce de rechange.

Le blog est la partie la plus visitée, il fallait au moins essayer de le remettre en ligne. Pour le coup, le passage à un blog statique simplifie énormément les choses ! Bref il faut trouver un petit espace de stockage en ligne pour pas longtemps et pas trop cher (tant pis pour les autres services, ils ne sont pas critiques et je ne voulais pas perdre du temps à configurer une instance qui sera détruite par la suite).

Goku sur son nuage

Je suis référencé chez Gandi, j'ai donc cherché par là. Concernant les sites web simples, ils ne proposent que la création via Gandi BaseKit ou Sitemaker à partir de 5€ par mois. Sinon, ils ont une solution "Simple Hosting" : un pack PHP/MySQL ou PHP/PostGre à partir de 5€/mois, ça pourrait presque être adapté, mais je ne voulais pas souscrire pour un mois. Enfin, dernière option : les nuages (le cloud) : louer une part d'un serveur que l'on peut relâcher quand on n'en a plus besoin. Bingo ! Je paye via mon compte pré payé (le surplus servira pour le renouvellement du nom de domaine). Une fois l'instance crée avec une Debian stable 64 bits (quelques minutes), un petit SSH, on installe emacs, nginx, un autre coup de scp, on reconfigure la zone DNS et roulez jeunesse, le blog est de nouveau en ligne. Les mails sont redirigés sur le webmail de Gandi. C'est une solution de secours flexible, pas chère (0.50 euros par jour) et très intéressante (surtout quand on a déjà tous les fichiers de conf) puisqu'on maîtrise tout (ce qui est plus facile pour adapter son ancienne configuration) avec en prime une addresse IPV6. Pour ce prix-là, j'ai :

  • 1 coeur dédié
  • 512Mo de mémoire
  • 12 Go de disque
  • Une connexion 10Mbits

De loin on pourrait dire que c'est à peu près la même chose que le Sheeva (hors débit de la connexion), sauf qu'en fait ça va VRAIMENT plus vite. Suite à l'aller-retour de l'alimentation en Angleterre (...), j'ai quand même ré installé la majorité des services sur l'instance.

En réalité, ça fait quelques semaines que j'y pensais. Lorsque ce sera possible, il faudrait installer un serveur de secours (fallback) pour faire face à un problème matériel, un crash de disque ou même une connexion qui tombe. C'est un gros problème de l'auto hébergement : pas de réplication des ressources. Tandis que dans les gros datacenter de Gandi, tout est virtuel, dupliqué 15 fois sur plusieurs sites physiques et avec des débits plus qu'intéressants. Bref, avoir deux serveurs physiques c'est presque jouable (ami, famille ...). Les problèmes sont les suivants :

  • Le DNS : si l'IP change tout le temps des deux côtés, c'est galère. On doit s'appuyer sur un serveur DNS fixe et éditer les zones en évitant les conflits (ou activer/désactiver manuellement l'édition des zones sur le serveur qui va bien). Il faut au moins avoir une IP fixe sur les deux (pour avoir un DNS primaire/secondaire).
  • Les données utilisateurs : un simple rsync suffit
  • Les projets versionnés : a priori une simple copie des fichiers suffit, mais c'est plus élégant de faire un clone/checkout des dépôts
  • Base de données : la plupart des moteurs incluent un système de maître/esclave

Il existe quelques solutions qui prennent en compte tous ces paramètres ou faire un script perso, reste plus qu'à le mettre en place si j'achète un nouveau serveur !

Concernant ma solution dans les nuages, je pourrais aussi faire un script de migration (copie, installation et configuration des paquets sur un nouveau serveur virtuel).

Et pour le plaisir :

Auteur :


e-mail* :


Le commentaire :




* Seulement pour être notifié d'une réponse à cet article