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Thursday, 24 December 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo de l'Établissement Français du Sang

Pourquoi ?

Pourquoi est-ce que je donne mon sang ? J'ai beau y réfléchir, je pense que la réponse est plutôt simple : "parce que c'est bien". Bien, dans le sens bonne action. Certes, un peu influencé par la publicité émanant de l'Établissement Français du Sang, je trouve, qu'au-delà des dons classiques simplement pécuniaires, le don de soi (ou d'une partie) est important. Donner de son énergie, de son temps, de son corps est sans équivalent. C'est aussi ce qui me pousse à être présent lors des courses caritatives de fin d'année.

L'argument de l'EFS est lui plus pragmatique : sauver des vies, aider la recherche, créer des bio-médicaments. J'ai eu la chance de ne pas être confronté directement ou indirectement à un problème nécessitant une transfusion (immédiate ou non), et bien que ce soit un argument cohérent, c'est quelque chose que j'ai plus de mal à percevoir.

Au final, quelle que soit la raison, donner son sang est un geste précieux.

Quels sont les effets ?

Le volume de sang prélevé dépend du poids de la personne, il se situe entre 420ml et 480ml (>= 57 kilogrammes) Selon les sources, nous possédons entre 4 litres et 7 litres, donc, nous perdons entre 7% et 10% lors d'un don de sang. Sur le moment, on peut se sentir un peu faible, avoir des baisses de tension. Ces effets disparaissent au bout d'une heure ou deux. L'important est de bien s'hydrater afin de reconstituer rapidement le volume perdu (généralement quelques heures).

Les problèmes surviennent lors d'une pratique sportive. En effet, si le volume de sang est rapidement reconstitué, il faudra plus de temps pour recréer les globules rouges/blancs et plaquettes manquantes. Personnellement, il me faut une à deux semaines pour retrouver 100% de mes capacités sportives. C'est une raison qui fait que je donne moins que ce que je ne le voudrais (uniquement dans des périodes de creux, soit une fois l'an...). Alors que les hommes ont la possibilité de faire jusqu'à 6 dons par an et les femmes 4.

Douloureux ?

Comme pour une prise de sang, tout dépend de vous et de la personne qui prélève. Si la veine est suffisamment grosse et visible, que l'infirmière est expérimentée, le don est quasi indolore. Ces conditions ne sont pas toujours réunies, c'est alors plutôt désagréable.

Où donner ?

Le plus commode étant lors du passage du camion mobile. Cependant, on peut aussi donner dans des établissements de l'EFS et ce, sans rendez-vous. Ils sont en général plus confortables. Le personnel y est toujours charmant et qualifié. Le don dure environ une demi-heure, le temps d'arriver, de remplir le questionnaire de santé, de passer l'entretien médical, ensuite il faut compter 15 minutes pour le don en lui-même et, enfin, aller à la petite collation offerte par l'EFS (pensez à bien boire). Ce sera plus long dans le cas d'un don de plasma ou de plaquettes (60-90 minutes), car il faut prélever le sang, séparer les éléments et le-réinjecter.

Que faire quand on est homosexuel, drogué et atteint d'une hépatite ?

Les autorités sont très regardantes quant à la qualité du sang prélevé. Celui-ci est systématiquement analysé afin de détecter les éventuelles infections comme le VIH, l'hépatite B et C. Après analyse et validation des échantillons, la poche peut être distribuée selon les besoins. Le sang étant un produit frais, il ne pourra être transfusé que dans un délai de 42 jours après prélèvement. Les périodes de vacances (surtout de l'été) et de fêtes sont hélas très accidentogènes, c'est à ce moment que les besoins en sang sont le plus important. Mais pas que, il faut donner (si possible) toute l'année.

Tout est tracé : le nom du donneur, la personne qui a prélevé, l'établissement, le laboratoire... Afin de réduire les coûts (transport, stockage, analyse), les personnes à risque sont d'office refusées (on se souvient du scandale du sang contaminé qui a éclaté dans les années 90), qu'il s'agisse d'une infection plus ou moins grave, de drogue, de changement de partenaire, tout se retrouve dans le sang. Il faut, de plus, être en forme pour faire un don.

On pourra cependant regretter que les homosexuels soient encore exclus. Certes, les mœurs du milieu sont plutôt volages, mais, suite aux énormes campagnes de prévention, les comportements sont beaucoup plus responsables de nos jours (même chez les hétéros). Peut-être un peu moins chez la nouvelle génération, qui n'a pas bénéficié d'autant de sensibilisation.

Conclusion

Donner son sang, c'est aider les autres. Rapide et gratuit, il ne faut surtout pas s'en priver ! Au bout du second don, vous obtiendrez la carte de fidélité (carte de donneur) avec des informations relatives à votre groupe sanguin. C'est d'ailleurs aberrant que ces informations ne soient pas d'office présentes sur les papiers d'identité et/ou la carte vitale tellement elles sont importantes.

Sunday, 20 December 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé
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Friday, 11 December 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo gPass

Voilà un petit cadeau en ce début décembre : la version 0.7 de gPass. Cette version était en test depuis trop longtemps ! Et c'est dommage, car elle apporte plein de nouveautés fort sympathiques :

Côté Serveur :

  • Suppression des arguments par défaut (non supporté par Chrome)
  • Affichage d'un message d'erreur quand la requête échoue
  • Export de la base de données !
  • Deux nouvelles protections : temps minimum entre deux requêtes et nombre de mots de passe limité par requête (REQUESTS_MIN_DELAY et MAX_PASSWORDS_PER_REQUEST de conf.php)
  • Suppression du caractère '\' lors de la génération des mots de passes

Côté client (addon)

  • Plus de sites webs compatibles (meilleure détection des champs)
  • Utilisation de jpm à la place de cfx pour l'addon de Firefox

Cette version reste compatible Firefox et Chrome, alors n'hésitez plus !

PS : la version 0.7 de Firefox est en cours de validation

Friday, 04 December 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo Cross Amnesty International

Même si la course pour le téléthon est annulée (à cause des élections ?), on pourra se reporter sur le cross d'Amnesty International à Valbonne !

1km (enfants), 4 km ou 11km, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Alors n'hésitez pas à soutenir cette cause pour seulement 10€ (ou 12€ sur place) ou un don libre sur place. Seule contrainte : avoir un certificat médical de moins d'un an.

Rendez-vous donc place Bermond le dimanche 13 décembre 2015 à partir de 9h ! Les dossards seront à retirer sur place.

Retour : La veste thermique n'était pas de trop sous un soleil voilé (et un petit 7°C) du départ. Néanmoins, c'est un cross qui propose un parcours vraiment agréable. Les 243 coureurs ont pu s'élancer sur le 11.3km et faire l'aller-retour jusqu'au village de Valbonne (en passant par Air France et les sentiers longeant la Brague). Le dénivelé n'est pas facile à ingurgiter au premier abord, avec des pentes plutôt raides pour mon petit cœur. Peur ceux qui avaient le souffle un peu court, un ravitaillement était proposé à mi-parcours. Pour ma part, il m'a fallu 1h2'22 (142e). L'objectif n'était évidemment pas la performance, même si j'espère faire mieux l'année prochaine. Les résultats sont déjà disponibles sur le site.

Friday, 20 November 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Je suis Paris

C'était il y a quelques mois. Nadine Morano, en perte de vitesse dans un parti qui n'a d'unité que celle de son président, a déclaré publiquement "La France est un pays judéo-chrétien, de race blanche.". C'est pas moi qui l'ai dit, c'est De Gaulle.

"Ce qui me choque, c'est que vous fassiez encore cette distinction" rétorque Laurent Ruquier. La bombe était lâché, elle a alimenté les médias pendant une bonne semaine. Le débat dérive alors sur les terres de la laïcité, pour y revenir un peu plus tard.

"Si vous voulez être présidente de la République un jour, n'utilisez plus jamais le mot race, parce que c'est indécent" conclu Yann Moix.

En effet, ce type de déclaration choque en dehors de contexte et de réflexion. Une petite phrase, plusieurs notions : Qu'est-ce que la France ? Qu'est-ce que la République Française ? Qu'est-ce qu'une race ? Quel est le rôle des médias et de la société dans le formatage de l'information ?

Tout d'abord, qu'est-ce que la France ? La France d'aujourd'hui est géographiquement définie par des frontières connues vis-à-vis des autres états. Elle est composée de citoyens Français et non Français. Son interlocuteur au niveau international est représenté par le gouvernement. Gouvernement élu lors d'élections démocratiques. Il s'agit d'un schéma classique dans le monde actuel, schéma lui-même issu du modèle de ... la révolution Française !

Cet état de fait n'a pas toujours été en vigueur. Ses frontières, par exemple, ont variés dans le temps. Il y a peu, l'Alsace ne faisait plus partie de son territoire. Si l'on remonte un peu plus, on peut éventuellement associer la notion de France au royaume des Francs, ou du moins à une partie de ce qu'il a pu être il y a 1500 ans. Et avant ? Elle faisait partie de l'Empire Romain d'Occident. Et avant ? Une terre peuplée de "barbares". Et avant ? Une terre.

L'origine de la France est donc sujette à discussion. Néanmoins, ce qui fait une nation, ce n'est pas tant ses frontières, ni ses représentants politique, mais bel et bien les humains qui la compose. Des humains, donc une culture, une langue, une histoire commune. En somme, une identité. Cette identité est ce qui distingue un Français, d'un Italien ou d'un Allemand. La culture Française est à la fois un brassage Européen, national et local. Fait étonnant, le mode de vie est différent entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest du fait des disparités géographiques et micro culturelles. Pourtant, il n'y a qu'un seul pays.

Force est de reconnaître que la religion majoritaire et traditionnelle est le Christianisme.

En ces temps de tensions religieuses, qui n'est rien d'autre qu'une guerre de pouvoir sous couvert de la religion, chaque mot compte. Attiser les tensions est facile, et même, politiquement intéressant. Car, si la France est traditionnellement issue de peuples d'Europe occidentale, elle possède une histoire forte avec ses anciennes colonies, et plus particulièrement les colonies issues d'Afrique, reflet d'un âge d'or dont le point culminant se situe au XIXe siècle.

Du fait de leur supériorité technologique, les Européens ont toujours considéré les populations locales comme des esclaves ou assimilés. La différence culturelle forte pour ces minorités grandissantes n'a pas aidé à leur intégration lorsque ceux-ci sont venus s'installer en métropole. Pas plus que le rejet du statut de citoyen Français post seconde guerre mondiale, et encore moins la décolonisation sanglante qui s'en suivie. Il faut ajouter à cela la pauvreté et la concentration urbaine, pour parer au plus pressé dans une France en reconstruction. En découle de la misère, de la violence et du communautarisme. On vit ensemble, mais chacun de son côté.

C'est un cercle vicieux, dont il est difficile de sortir. On ne voit et on ne nous montre que les mauvaises expériences avec les populations défavorisées. Populations, qui, bien que travaillant dans l'ombre, ne sont vues que comme délinquants et mangeurs de ressources. Statistiques à l'appui, il y a une relation entre population d'origine étrangère et délinquance. On pourrait conclure ici, pourtant, la délinquance n'est pas une caractéristique des étrangers, mais bel et bien de la pauvreté (tant matérielle qu'intellectuelle).

En ces temps économiquement difficiles, il n'est pas évident de se faire à l'idée qu'il faudra partager encore plus le gâteau, alors qu'on le voit fondre régulièrement. C'est pourtant la notion de Fraternité à la base de notre République. Cependant, la fraternité n'est pas à sens unique, et chacun doit y mettre du sien pour que le système fonctionne. Comme pour l'amitié, c'est une relation multi-parties. Faire le premier pas pour une réconciliation est un acte difficile.

Où est passé l'ascenseur social me direz-vous ? J'entends au loin hurler qu'il est cassé, ce qui est faux. L'ascenseur social, est là, mais on refuse de le voir, il s'appelle "éducation". L'éducation, c'est ce qui nous distingue des animaux. L'éducation, c'est apprendre la notion de ce qui est bon, de ce qui est mauvais, du respect, de la vie en société. On pourra mettre des milliards pour lutter contre la pauvreté sans résultat si on n'en accorde pas une grande partie à l'éducation. À l'éducation, il faudra ajouter l'instruction afin d'avoir des repères intellectuels, pratiques, d'avoir des connaissances suffisantes pour connaître le monde, le comprendre, y évoluer et développer son sens critique (permettant d'évaluer la véracité de telle information ou de tel discours). Ces notions sont des armes puissantes, si bien que les régimes totalitaires en restreignent le plus possible l'accès, particulièrement aux femmes. Pourquoi les femmes ? Parce que ce sont elles qui s'occupent des enfants ! Par l'éducation on peut modeler un homme comme on le souhaite.

Il n'y a pas de secret, la réussite est directement liée à l'éducation/l'instruction. Les personnes sortant des meilleures écoles auront une bonne situation. Mais il ne faut pas restreindre l'instruction à un point de vue purement intellectuel. L'éducation aux métiers manuels peut aussi mener à une excellence technique reconnue (et donc rémunérée), quel que soit le domaine. Bien sûr, prendre cet ascenseur demande plus d'effort que de monter dans celui de la facilité, de la délinquance, où on finit par stagner rapidement...

C'est en 1932 que le ministère de l'Instruction Publique (initié sous la Restauration) devient celui de l'Éducation Nationale. L'Éducation Nationale porte mal son nom, puisque sa mission n'est pas d'éduquer, mais d'instruire. Autrefois elle en avait les moyens (et même un peu trop). Ces abus ont progressivement été restreints dans le statut de l'enseignant, qui doit désormais se concentrer sur l'instruction. Instruction qui est impossible s'il n'y a pas d'éducation à la base.

L'autre fait sociétal est le déclin de l'instruction en lui-même, particulièrement sous le gouvernement actuel. Les enfants sont pris pour des idiots incapables de travailler et d'apprendre par cœur les notions de base (le b-a ba). Tout est mis en œuvre pour qu'ils ne se retrouvent pas devant une situation d'échec. Résultat, on n'inculque plus de repères et de notions simples. Alors qu'il faudrait plutôt travailler (et donc former les enseignants) à la gestion de l'échec. Le problème est pris à l'envers. Un article satirique particulièrement drôle est paru sur legorafi à ce sujet.

Il y a donc en France plusieurs peuples qui cohabitent plus ou moins bien. Mais peut-on parler de "race" ? Le dictionnaire (Larousse) donne des définitions antagonistes :

Population animale résultant, par sélection, de la subdivision d'une même espèce et possédant un certain nombre de caractères communs transmissibles d'une génération à la suivante.

Catégorie de classement de l'espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels, sans aucune base scientifique et dont l'emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques. (Face à la diversité humaine, une classification sur les critères les plus immédiatement apparents [couleur de la peau surtout] a été mise en place et a prévalu tout au long du XIXe siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd'hui à rejeter toute tentative de classification raciale chez les êtres humains.)

Littéraire. Lignée familiale considérée dans sa continuité ; ensemble des ascendants ou des descendants d'un personnage ou d'un groupe humain

Ensemble de personnes présentant des caractères communs (profession, comportement, etc.), et que l'on réunit dans une même catégorie

En résumé, une race est un groupe d'une même espèce possédant des caractéristiques communes. Cependant, s'il est permit de subdiviser les espèces animales, on ne doit plus faire de distinction de race en ce qui concerne l'espèce humaine. Scientifiquement, l'humain est une espèce animale, cette décision est donc purement philosophique. On touche ici aux mœurs sociétales qui ne veulent pas faire de distinction entre les êtres humains. Si la volonté est bonne, à savoir que tous les humains sont égaux (concept d'Égalité de la République), on en vient simplement à nier progressivement nos différences.

Cette recherche absolue de l'égalité est absurde. Charles Darwin (ah mince, un contemporain du XIXe) a développé la théorie de l'évolution. Théorie (bien qu'affinée) que personne ne conteste aujourd'hui. Un organisme biologique évolue dans son environnement physique direct dans le sens de la survie de l'espèce. Il va muter afin qu'un maximum de ses représentants puissent survivre. Les plus faibles et les moins adaptés mourront et/ou ne se reproduiront pas.

Toujours en suivant cette théorie, on peut avancer l'hypothèse que tous les êtres vivants actuellement sur Terre sont issus d'une ou plusieurs souches.

Les mammifères (donc l'Homme) en particulier ont une seule souche commune. Si on avance dans le temps, on peut trouver le groupe des Hominidés, dont l'Homo Sapiens est un sous-ensemble. C'est le père de tous les humains. Voilà où s'arrêtent les philosophes. Pourtant, selon sa répartition géographique, l'Homo Sapiens a légèrement muté. On a ainsi une multitude de morphotypes distincts, chacun étant adapté à son environnement, à son alimentation, à son mode de vie, que l'on se refuse de classer en race, ne voulant pas retenir un critère particulier. S'ils ne sont pas incompatibles entre eux, les humains sont bel et bien différents : la peau foncée est adaptée à un soleil fort, au contraire, la peau claire permet de capter le soleil, les peuples vivant en altitude ont un système cardiovasculaire en conséquence, les Européens, ayant un mode de vie confortable seront en moyenne plus grands, les yeux bridés permettent de se protéger de la réverbération du soleil et du vent...

Pour éviter toute forme de racisme, on impose une restriction plutôt que d'éduquer à la compréhension et la tolérance de nos différences. Le problème est encore une fois pris à l'envers. Comble de l'hypocrisie, les gens policés parleront de "type", ce qui revient strictement au même.

Reconnaître nos différences, ce ne serait pas établir un ordre hiérarchique, ce n'est pas dire celui-là est mieux, celui-là est mal. L'aberration actuelle, dans la recherche de l'égalité absolue conduit à des comportements tels que, par exemple, réaliser de la discrimination positive, qui impose des personnes pas forcément compétentes là où d'autres auraient été beaucoup plus efficaces. La parité obligatoire est une autre forme de discrimination positive. Ce n'est pas en imposant que l'on va changer les mentalités. La seule chose importante étant la compétence et la capacité d'intégration à une équipe. C'est cela qu'il faut inculquer, non pas trouver une solution de substitution bancale.

La nature, par essence, c'est la diversité, c'est l'inégalité. La société essaie de compenser cette inégalité grâce aux armes juridiques dont elle dispose, parfois un peu trop. Il n'est nul question de segmenter ou de créer des interdictions, mais, typiquement, certains domaines professionnels sont plus favorables aux hommes qu'aux femmes, et inversement. Les hommes sont plus à l'aise pour des aspects techniques et matériels, tandis que les femmes ont une plus grande sensibilité dans les contacts humains. Caractères qui sont le fruit de notre condition animale : la force de chasser et subvenir aux besoins primaires pour l'un, la douceur d'enfanter et d'élever pour l'autre. La négation de ces éléments traduit l'incompréhension de ce que nous sommes. Chose encore plus terrible car il en découle un manque de repères clairs pour les générations actuelles et futures.

En poussant ce concept d'égalité à l'extrême, on pourrait imposer un salaire, une habitation, des biens matériels, une religion, une façon de penser, un morphotype (certains petits bruns Austro-Hongrois seraient ravis). Il n'y aurait plus que des clones d'Humains sur terre. C'est, au fond, un simili de communisme. Bien que cette thèse se base sur des idées louables, son application est contre nature. En imposant l'égalité, on divise. D'un côté ceux qui imposent, de l'autre ceux qui sont imposés. On freine l'évolution, l'innovation, l'imagination, qui découle de la liberté, et donc de la différence.

Heureusement pour nous, le premier fondement de la République est la Liberté. Liberté qui permet à tout un chacun de vivre selon ses principes, du moment qu'ils sont conformes à la législation en vigueur. C'est cette liberté qui fait que notre société évolue en fonction des peuples qui la compose. Nadine Morano ne veut pas que son quartier change, que des mosquées s'y construisent. Elle a peur de perdre son identité. Question est épineuse que celle de l'identité. D'ailleurs, le pseudo débat national d'il y a quelques années n'a aboutit à rien. Le monde évolue constamment, les choses changent tôt ou tard. Si l'on veut conserver son identité, il faut l'entretenir, qu'il y ait une mosquée en face de chez soi ou non. La culture, les traditions, les langues, la gastronomie, le savoir faire, les produits, la philosophie, il faut les entretenir activement. C'est un travail réel qui ne se fera pas juste parce qu'on le souhaite. Comme une vieille église, on ne peut déplorer son érosion si on ne fait rien pour la conserver.

Encore une fois, il faut éduquer les gens, c'est notre seul salut. Nous ne nous rendons pas forcément compte de la richesse et de la diversité culturelle que nous possédons en France. Du savoir et de l'expérience de nos anciens (qui ont connu un monde simple et brut), qui disparaît avec eux. L'ère de l'instantanéité, de la mono culture, de la mono idéologie, de la mondialisation nous fait souvent oublier nos racines, nos repères et nous fait parfois perdre de vue les fondamentaux.

Les paroles de Mme Morano sont choquantes dans un monde où il faut être politiquement correct, où l'on ne peut pas exposer une réflexion dans un temps de parole très court. D'un certain côté, heureusement, car l'arrière pensée n'est pas celle que je viens de développer, mais uniquement à but électoral, politicien. Pour que les médias s'intéressent à une personne en manque de lumière, ayant un discours populiste primaire. Malheureusement, ce n'est pas la seule dans ce cas...

Réflexions à la mémoire d'André Gastaud (1940-2015)