Articles
Tuesday, 16 October 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Le compostage domestique revient à la mode ! Et il n'y a que des avantages à cette pratique : réduction des déchets domestiques, aération et enrichissement du sol, production de terreau. Bon, pour cela il faut évidemment un petit carré d'herbe disponible, la version "en appartement" étant quand même moins sympa.

Petit hic, la plupart des composteurs sur le marché sont énormes : 200l ou plus. Pas très pratique quand il n'y a pas beaucoup de personnes dans le foyer et/ou que la place que l'on peut allouer au composteur est réduite. En me baladant à Gamm'vert, j'ai trouvé une jardinière qui, avec un peu d'imagination, est devenu un parfait (modeste) composteur !

Pour 25€, on peut y trouver une jardinière de 40cm x 40cm x 39cm pour un volume de 44l. L'avantage est qu'elle est en bois (un composteur en plastique, quelle hérésie !) et qu'il est déjà traité pour l'extérieur (même si on peut rajouter une couche de lasure pour la déco).

Jardinière Gamm'vert

En la retournant, on s'aperçoit que la partie basse est simplement vissée. Pas très droit d'ailleurs...

Fond de la jardinière

Avec un peu d'huile de coude (ou une bonne visseuse/dévisseuse), il faut retirer les 4 vis. On obtient ainsi un cube sans fond qui sera parfait pour faire le lien avec la terre.

Fond de la jardinière, zoom sur les vis

Mais ce n'est pas fini ! Il faut maintenant remettre les vis dans le SENS OPPOSÉ à leur position d'origine, en les laissant dépasser de moitié. Et voilà un couvercle amovible sur les 4 côtés !

Fond de la jardinière avec les vis inversés

Si notre belle réalisation ne pose pas de problème au quotidien, elle offre cependant un peu moins d'ouvertures pratiques pour l'aération du compost et la récupération de ce dernier en fin de saison comparé à ceux que l'on peut trouver dans le commerce.

Résultat final

Est-ce que ça marche ? Après plusieurs semaines d'utilisation, rien à redire. Le compost ne dégage aucune odeur (même une fois ouvert), on l'oublie simplement au fond du jardin. Naturellement, pour arriver à ce résultat, il faut respecter les règles de base du compostage, autrement dit : bien positionner le bac (exposition, humidité, vent, niveau du sol) et ne pas y mettre tout et n'importe quoi, ce qui n'est pas forcément le cas de beaucoup de personnes qui ont par la suite une image assez négative de cette pratique.

Friday, 17 August 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Il y a un an (déjà), j'avais publié un article faisant echo au "jour du dépassement" paru (entre autres) dans le journal Le Monde. Un an plus tanousrd, Apple s'apprête à sortir trois nouveaux modèles d'iPhone, le feu ravage la Californie, le Portugal, la Suède, la Grêce. L'année précédente a été particulièrement sèche, ce qui a permis aux glaces de fondre en abondance amenant toute une série d'inondations dans le nord de la France durant le printemps. Quant au "jour du dépassement", il est arrivé un jour plus tôt.

Bref, la situation n'est pas bien engagée et les occasions de renverser cette tendance s'amenuisent dangereusement pour atteindre un niveau critique. Une fois passés la coupe du monde, le tour de France et l'affaire Benalla, une série d'articles publiés dans la presse générale m'a fait découvrir la websérie [ NEXT ] crée par Clément Montfort. Il n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il a déjà réalisé des documentaires comme "La guerre des graines" et "Soigneurs de terres" diffusés sur les chaînes nationales.

Jusque dans les années 2000, l'écologie c'était un truc de bobo. Vers 2005 elle a pris plus d'importance aux yeux du grand public avec des chiffres qui commençaient à faire froid dans le dos. Il faut dire que grâce à internet, l'information circule plus rapidement et touche plus de personnes. En 2018, nous sommes dans la phase suivante. Point de départ de la websérie : le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens. Bien qu'existant depuis les années 70 et le célèbre rapport du "Club de Rome", ils définissent un nouveau courant intellectuel qu'est la "collapsologie" ou "science de l'effondrement" décrivant comment et pourquoi une société s'effondre. Le modèle est similaire depuis une simple société de quelques individus perdus au milieu de l'océan Pacifique jusqu'à l'échelon planétaire.

Ce qui faisait jadis froid dans le dos résonne désormais comme une onde de choc qui lamine les âmes de l'auditorium. Il faut du temps pour l'accepter et s'en remettre. Car au-delà de la peur individuelle de la mort, aucun être vivant n'est préparé au concept de disparition pure et simple de ce que nous avons vu de nos propres yeux et qui nous semble immortel : la transformation d'une planète vivante en un gros cailloux stérile. L'épisode le plus intéressant est l'interview de Cyril Dion réalisateur de "Tomorrow"/"Demain". Je ne suis pas tout à fait d'accord sur certaines causes évoquées dans cette interview, mais les conséquences seront les mêmes.

Si un danger venant de l'extérieur permettrait de mobiliser chaque individualité dans un combat, ce n'est malheureusement pas le cas pour un danger venant de l'intérieur et représenté par chacun. Pour autant, la seule issue possible est collective. Ça ne sert à rien de se cacher au fin fond de la forêt et tenter de vivre en autarcie. Nous avons besoin de vivre en société et partager le travail si l'on veut espérer avoir une vie un tant soit peu descente. Se cacher c'est tomber dans la survie. D'une part, elle ne durera pas bien longtemps et d'autre part, cela n'arrêtera pas les bouleversements écologiques en approche.

Le problème est constitué de la somme des individualités, il faut donc agir sur ce point pour s'en sortir. Et l'on ne peut pas demander à son prochain de faire des efforts si nous ne commençons pas à le faire nous-mêmeŝ : il faut initier le mouvement pour être suivi. Pour cela, il est nécessaire de prendre des initiatives individuelles, mais aussi d'avoir un cadre législatif favorable afin d'orienter les industriels et proposer de vraies alternatives au mode de consommation actuel.

Un triste détail apparaît dans la série. M. Édouard Philippe, premier ministre (autrement dit chef du gouvernement) de la 7e économie mondiale cite régulièrement dans ses conférences à connotation environnementales le livre "Effondrement"/"Collapse" de Jared Diamond. Autrement dit, la personne responsable de notre avenir collectif, mais également celle qui a le pouvoir de changer réellement les choses ne prend pas les mesures à la hauteur des événements qui se profilent. Certes, quelques mesurettes sont prises çà et là, malheureusement insuffisantes et avec des délais d'applications à 2 ou 3 ans. De ses propres paroles : "une société qui ne se transforme pas prend le risque de s'effondrer". Force est de constater que l'immense majorité des personnes adultes censées être responsables (les 30 ans et plus) ne sont pas capable d'auto-régulation. Ce que nous avons fait depuis 50 ans qui est de miser sur le couple intelligence individuelle et progrès technique comme solution absolue est un échec.

Nous savons que le modèle économique actuel n'est pas viable ou le serait pour une population de quelques centaines de millions d'habitants tout au plus (et pas 7 milliards). Aujourd'hui, les centres de productions sont déportés sur la planète entière et les centres de consommation sont regroupés dans les zones urbaines. L'équilibre repose sur la capacité de fournir de l'énergie électrique pour faire fonctionner l'ensemble des machines qui nous entourent ainsi que d'assurer l'interconnexion des centres avec de l'énergie fossile. Le jour où cet équilibre est rompu, soit à cause d'un défaut externe (maladie, guerre, crise économique majeure), soit par un tarissement des ressources (effondrement en cascade de la biodiversité entraînant un défaut d'alimentation global, fin de la ressource pétrole), l'ensemble du monde industrialisé s'effondrera comme un château de carte. Les villes confortables (en France, 80% de la population habite en zone urbaine) qui auront été construites deviendront des pièges mortels sur fond de guerre civile pour la survie. Il ne sera pas possible d'enlever le béton pour y faire pousser des patates. Le pétrole, c'est le sang du monde moderne, lorsqu'il n'arrive plus à un organe, ce dernier meurt. Pourtant, nous continuons d'accélérer la croissance de ces unités rendant un retour en arrière chaque jour un peu plus difficile. Il serait temps d'ouvrir enfin les yeux, car il y a urgence.

Différents scénarios sont envisagés de part l'incertitude du facteur humain, du nombre gigantesque de variables dans l'équation, ainsi que du degré de confiance dans la capacité de résilience du monde vivant. En omettant le facteur de la fin du pétrole, selon les prévisions actuelles, les mécanismes irréversibles d'éffondrement écologiques dûs à la pollution et au réchauffement global de l'atmosphère devraient s'engager entre 2020 et 2030. Autant dire demain. Il n'y a qu'à voir les progrès que nous avons réalisés depuis 10 ans (~ 2007/2008) pour comprendre à quel point nous sommes lents à évoluer. Même en ayant des doutes sur certaines théories catastrophes extrêmes, il faut reconnaître que les signes d'une dégradation environnementale globale sont bien présents : tempêtes, ouragans, sécheresses, pollution atmosphérique, pollution des cours d'eau...

Ceux qui auraient aimés vivre (ou revenir) au temps des dinosaures pour voir comment c'était "avant", n'auront qu'à attendre un petit peu pour apprécier ce que des derniers ont pu ressentir lors de leur extinction.

C'est triste à dire, mais aujourd'hui, le seul moyen viable et humain pour limiter la sur-consommation des ressources naturelles reste d'imposer des quotas. Quotas sur tous les produits manufacturés, plus ou moins importants selon le degré d'utilisation des ressources naturelles (transport inclus) et de rejet de polluants. Quotas sur l'utilisation des climatisations individuelles. Quotas sur les transports de personnes (avions, bateaux, véhicules motorisés). Quotas sur l'importation de pétrole. Quotas sur la production d'énergie... Quotas lissés sur l'année pour éviter des périodes sèches trop importantes. Sans oublier les restrictions afférentes. L'imposition de créer des contenants ré utilisables et l'obligation faite aux industriels de les ré utiliser. Il faut également intégrer toutes ces problématiques environnementales dans le programme de l'éducation nationale et ce, dès le plus jeune âge, ainsi que faire de grandes campagnes de sensibilisation pour le grand public.

En ce qui concerne les produits audiovisuels diffusés gratuitement sur internet, j'ai plutôt tendance à payer si celui-ci me convient. Néanmoins, vu l'urgence de la situation actuelle et, parce qu'avec une contribution même minime de chacun, on arrive à faire de grandes choses, je participe à la campagne Tipee de la web série [ NEXT ], car il est important d'être informé. Nous connaissons les problèmes et les efforts à fournir pour redresser la situation. Chacun prendra ses responsabilités vis-à-vis de son avenir et de celui de ses enfants.

Saturday, 04 August 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Gâteau 8 ans

Une bougie de plus pour le blog ! L'occasion de faire un nouveau bilan. Comme chaque année, le temps passe vite et le temps libre devient une ressource rare, dispersée entre le travail professionnel et les multiples activités. Du coup, ce sont les projets informatiques qui prennent du retard. J'ai particulièrement en tête la sortie de Pannous qui a pas mal traînée.

Contrairement à ce que j'avais pré annoncé l'année passée, il n'y a toujours pas de support IPv6, mais ça devrait être réglé d'ici la fin de l'année ! Si on regarde les statistiques, elles sont plutôt stables, avec un pic de connexions en janvier grâce mon vieil article fétiche : 1 message service reçu. La bande passante a bien diminuée car moins de photos en première page. Certes, il y a un petit peu moins d'articles publiés, mais certains sont vraiment conséquents et, même s'ils n'apparaissent pas dans le top 10, j'en suis assez fier. En parlant de chiffres et de fierté, à l'occasion du correctif 0.8.2 de gPass, j'ai jeté un oeil (par hasard) sur les statistiques d'utilisation de l'addon Chrome. Et quelle ne fût pas ma surprise de voir une moyenne de 168 utilisateurs quotidiens + une douzaine sur Firefox ! C'est un chiffre impressionant pour un projet sans pub (mis à part sur le blog), auto hébergé, sans instance centrale et à l'esthétique un peu vieillot (c'est à ça que l'on reconnaît la sécurité).

Les statistiques pour cette année (entre parenthèses, les années précédentes) :

  • 22 articles publiés (30, 31, 34, 49, 50, 60, 60)
  • 9 580 visites (9 510, 23 800, 21 300, 25 000, 12 000, 18 000, 9 000)
  • 12.5 Go de données envoyées (17, 17,9, 9, 5.5, 2.7, 2.5)
  • 19 887 pages affichées (20 180, 26 700)

Le fameux top 10 qui cumule pour cette année 38% des visites (en gras, consultation principalement pour les images. Entre parenthèses, l'année de publication) :

On notera deux entrées : l'astuce pour windows et la revue du Canon EOS M10 de janvier 2017 !

Quid de l'avenir ? Pas d'annonce cette année, ni de projet particulier à mener. Je pense avoir atteint un rythme de croisière et j'espère faire aussi bien (voir mieux) l'année prochaine !

Monday, 14 May 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

2cv en jardinière

« Flower power » : le pouvoir des fleurs ! La direction artistique nous re plonge dans les années 70, clin d'oeil non dissimulé aux 50 ans de mai 1968. Peut-être un peu plus sobre que les années précédentes, la décoration de la ville n'en reste pas moins soignée. La météo indécise, voire carrément pluvieuse le dimanche, n'a pourtant pas rebuté la foule à aller admirer la ville-exposition de cette 48e édition. Il faut dire que l'opportunité du jeudi de l'ascension ajouté au festival de Cannes qui se déroulait en parallèle (d'où le mauvais temps) offrait un créneau particulièrement intéressant pour concentrer touristes venus d'ailleurs et locaux en quête de sortie.

Rues fleuries, parfumées. Troupe de théâtre ambulante. Concert, projection. Artisans, commerçants et horticulteurs de tout PACA, mais aussi la compétition sous le chapiteau forment le grand classique de la programmation. Cette année, le chef Yves Terrillon spécialiste de la cuisine des fleurs est venu donner une présentation. Il a régalé le public avec deux associations met/rose (une salée, une sucrée). Il fallait être prompt dans le jardin des plantes si l'on voulait y assister !

Cette année encore, les rosiéristes ont déployé tout leur talent pour nous proposer des compositions splendides avec des roses vraiment originales, mais également un retour des roses anciennes "à parfum".

2cv sur le stand Banc flower power

Jardin zen Stand de roses

Rose dans sa tour de bourgeons

Rose rose et blanche Rose violette

Rose moutarde ketchup Rose rose et blanche

Rose centifolia Rose blanche saumonée

Allée de la villa Fragonard Puit de la villa Fragonard

Escalier de la villa Fragonard

Roses blanche et rose Roses rouges

Roses du concours Rose blanche

Rose jaune et verte Rose orangée

Rose jaune et rouge

Thursday, 03 May 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Il y a bien longtemps, au détour d'un forum, quelqu'un avait mentionné l'idée d'un rasage "old school", au coupe chou. Curiosité oblige, je me suis un peu renseigné et ai découvert le rasoir droit (encore appelé sabre ou coupe chou). J'avoue avoir été tout de suite fasciné par cet objet, reflet d'un savoir faire ancestral, fruit de nombreuses heures de travail, pensé pour durer toute une vie !

Pourtant, j'ai mis un certain temps avant de me lancer dans l'aventure. En effet, l'investissement initial n'est pas anodin. Tout d'abord, il faut acquérir la pièce maîtresse : le coupe chou. C'est un objet qui revient à la mode, il est donc possible d'en trouver d'occasions entre 50€ et 100€. Oui, d'occasion, parce que 1) ils sont moins chers et 2) un rasoir neuf n'est pas prêt à raser quand il sort d'usine. Il faudra une bonne dose d'affilage pour le mettre en état. Pour ma part, je suis tombé sur un modèle Grelot (2015) de chez Thiers avec une chasse en bois d'ébène. J'aime son aspect simple, avec un marquage classe mais pas tape à l'oeil.

L'affilage, justement, qui devra être réalisé avant chaque rasage. J'ai choisi une bande de cuir de chez Kachiic Creations. C'est un artisan de la région Lyonnaise qui offre des produits de très bonne facture pour un prix équivalent aux grandes "marques" du milieu. Je ne voulais pas utiliser de raquette (strop) pour éviter les différentes pâtes (vertes, rouges) nécessaires et surtout pour rester le plus naturel possible. Ma petite astuce : je réalise un affilage après le rasage en vue de la session suivante (gain de temps). On pourra alors s'amuser à passer le test du cheveu.

En ce qui concerne le blaireau, je suis allé piocher du côté des Portugais de Semogue pour leur excellent rapport qualité/prix. Un bol artisanal en bois d'olivier et un savon Institut Karité viennent compléter le tout. Ce sont là les éléments essentiels, sans superflu.

Set à raser

Mis bout à bout, il faudra donc un budget minimum d'environ 200€ (frais de port compris), de quoi réfléchir avant de se lancer. Bien sûr, mode oblige, il y a plusieurs fabricants qui proposent des éléments, voir des kits complets, de moindre qualité et à prix réduit. Mais ce n'est pas le but de la démarche, et surtout commencer avec des produits bas de gamme ne peut que donner une mauvaise impression. Je veux faire un investissement sur le moyen/long terme. De plus, il ne sera pas forcément aisé de revendre des éléments de piètre qualité, alors que la perte financière sera moins importante pour des produits nobles. Si ce budget peut paraître important, il n'est pourtant pas extravagant, certains coupe chou peuvent allègrement dépasser les 300€ à eux seuls ! En France, la région historique des lames se trouve autour de Thiers en Auvergne, mais pas seulement. On peut trouver des artisans qualifiés à peu près partout, qui font un travail remarquable et souvent à prix très accessible.

Une fois dans la main, la première impression est étrange. On manipule une lame particulièrement tranchante et pourtant son poids est très léger : 50g/60g chasse comprise ! En réalité, c'est une constante dans la coutellerie. La dureté (donc qualité de la lame) est directement liée à la durée d'utilisation entre chaque affûtage/affilage, mais est indépendante du poids. Au contraire, les alliages utilisés sont généralement légers. Nous avons hélas trop l'habitude des pâles copies de couteaux plus lourds mais ne coupant rien du tout !

Vient alors la pratique. Une fois la peau humidifiée et savonnée, il faut respecter deux règles de base : ne jamais passer le rasoir sur une peau qui n'est pas tendue et y aller petit à petit. En effet, la lame est extrêmement tranchante, donc au moindre bourrelet de peau elle va couper (ce qui se passe en général en fin de mouvement). Le mieux est de regarder quelques sessions sur Youtube. Les premiers temps, il est recommandé de ne faire que des parties simples comme le cou et les joues, puis de finir au rasoir à main (DE pour Double Edge). Personnellement, j'ai la chance de ne pas devoir me raser tous les jours, ce qui permet à la peau de se reposer et de récupérer des coupures éventuelles, tout en alternant avec un rasoir électrique.

Si se raser au coupe chou procure un certain plaisir via le maniement de la lame (pogonotomie), il faut reconnaître qu'il prend du temps et nécessite d'être concentré du début à la fin. Compter 20/30 minutes entre la préparation, le rasage et le nettoyage du matériel (la lame n'est pas en inox, il faudra donc qu'elle soit complètement sèche sous peine de voir rapidement apparaître des traces d'oxydation !). Aspect non intuitif, il faudra également éviter de laisser son matériel dans une salle de bain, sauf si celle-ci est très bien aérée, pour éviter l'oxydation due à la vapeur d'eau. C'est un art qui intéressera donc les amateurs de belles lames qui ne sont pas pressés.

L'alternative entre le tout jetable et le coupe chou reste le rasoir de sûreté artisanal. La première version aboutie date de 1880. On la doit aux frères Kampfe, version qui subira par la suite de nombreuses améliorations, notamment sous l'impulsion de l'américain Gillette, précurseur des lames jetables (et qui dit jetable, dit achat récurrent). L'avantage de ce type de rasoir est d'avoir une peau toujours tendue sur la zone à raser grâce aux montants supérieurs et inférieurs, mais aussi d'avoir un angle optimal pour les lames. Il n'en reste que les lames jetables (même si elles sont recyclables) ont une durée de vie assez courte, ce qui est moins bien d'un point de vue écologique que le coupe chou. Dans tous les cas, plusieurs artisans se mettent sur ce créneaux et proposent des manches originaux accueillant des têtes de rasoir standards.

Pour aller plus loin dans ce monde tranchant, je conseille la lecture du forum du Coupe Chou Club qui est une mine d'informations. Ce sera l'occasion d'acquérir son matériel à prix raisonnable auprès d'autres membres passionnés.