Archives 2021
Sunday, 19 December 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Reminder : Libgourou is a free ADEPT protocol implementation (from Adobe) that helps download ACSM files from Linux.

It's Christmas soon. A time of heavy natural resources consumption, in all domains, because tradition and technological progress makes earth burning a bit more again and again. I suggest you to offer culture more than stupid and useless things.

And, what a good news, I have a gift for you ! Libgourou in version 0.5. It doesn't look like great as it's not the v1.0, but it's a big update. First versions were mainly bugfixes (plus PDF support) and I would like to tkank everyone who reported all that, more or less, stupid bugs. Reporting is not funny, but very useful for me and everybody.

So, my first intention when I created libgourou was not to support DRM removal but I saw a lot of people buying PDF (while I was focused on ePub). Using an eReader for reading PDF is not the best solution, big colored screens are so much better. After a long work in both libgourou and uPDFParser, you can now use the new adept_remove utility to remove DRM form ePub AND PDF ! Another good thing is the add of anonymous account support (no need to create or use your account from adobe.com). I recommend to use anonymous account only with a DRM removal software (like adept_remove), because the book will not be linked to your account and in case of failure, you'll have to buy/loan it once again.

I hope you'll enjoy this release. You can retrieve source code here or directly download pre compiled binaries (for Debian testing) here.

See you in 2022 !

Sunday, 07 November 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Pavillon Noir (2021)

Pochette Pavillon Noir

Comme beaucoup d'acteurs du spectacle vivant, les membres d'Outrage ont été impactés par la crise sanitaire : plus de concerts. Si la pandémie pèse sur le moral, elle pèse encore plus sur les finances. Point de concerts pour un groupe de musique veut également dire point de recettes tirées des commissions et du merchandising de la vente de produits dérivés. Seulement voilà, 2021 c'est l'anniversaire d'Outrage, 25 ans ! Impensable de ne pas le fêter sans sortir un album (4 ans se sont écoulés depuis Villa Rotenburg). La troupe s'est donc tournée vers ses fans avec une campagne de financement participatif sur Ulule durant le mois de mai. L'objectif initial était de 4 500€ pour le mixage, le mastering, le pressage, la SACEM, la pochette et un clip. C'était jouable en 6 semaines, mais pas forcément gagné d'avance. 6 semaines plus tard (et beaucoup de pub ça et là), 11 500€ ont été récoltés grâce à 220 contributeurs ! (255% de l'objectif), une belle réussite donc. Les premiers paquets partiront en octobre (avec des cadeaux bonus : carte postale, pins, sous-verre) et en prime la fameuse "bamboche" (concert, surprises, open bar...) qui est prévue pour décembre à la maison (le Mans) !

Les 25 ans du groupe marquent également un tournant puisque Charles, chanteur et principal contributeur des textes, laisse sa place à Fouancis (le bassiste). Retour vers des sonorités plus Ska avec une ambiance non moins revendicative. Étrangement, on sent l'influence des quarantenaires (autrement appelée maturité ?) dans les thématiques abordées (l'effort physique, la hiérarchie, les potes, la jeunesse...). Moins agressif également. On regrettera d'ailleurs un son où la basse est légèrement trop présente et qui écrase un peu les aigus des cuivres et de la guitare (on ne leur en veux pas, avec l'âge ils entendent moins bien :)).

Pas facile de passer après un dernier opus d'excellente facture. Pour autant le groupe sait se renouveler et sortir, malgré la pression de l'attente, un album qui, tout en étant différent, est tout aussi excellent. Il reprend dans sa construction les multiples éléments qui ont jalonnés la vie du groupe et n'est donc pas linéaire. En définitive, de quoi satisfaire tout le monde.

On commence l’écoute avec une petite introduction assez punk, qui laisse néanmoins une belle place aux cuivres en seconde partie avant d'enchaîner sur un énergique Allergique à l'effort (second clip). L'aspect politique s'invite ensuite. Vient alors le morceaux éponyme Pavillon noir qui nous plonge directement dans l'ambiance corsaire avec une place de choix pour la cuivraille. Une belle réussite autour d'une mélodie accrocheuse. Tout le Monde Chez Toi ne relâche pas la pression, on pourrait y lire entre les lignes la question de l'immigration. Puis Tout le Monde Chez Soi nous rappelle au bon souvenir du confinement, c'est le premier morceau rendu public par le groupe pour tromper son notre ennui. Après cette petite pause, une ambiance plus rock/electro s'installe avant de rebasculer sur du ska. L'autre gros carton de l'album est sans conteste la reprise de Tu Vuò Fà L'Americano, un classique Napolitain gonflé aux amphétamines. Cerise sur le gâteau avec un clip lâché dans la fosse afin de patienter jusqu'à la sortie. L'introduction très retro de Pas Ma Faute cache bien son jeu. Le groupe se paye le luxe d'une choral d'enfants sur l'avant dernier titre. Surprise finale, nous avons droit non pas à un énième titre, mais une outro avec chorale. Pour conclure, Pavillon Noir est une réussite à tous les étages, et même 25 ans plus tard, l'Outrage ne fait que commencer !

Saturday, 23 October 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Départ course des paroisses

Comme chaque 11 novembre (en réalité une année sur deux), la paroisse de St Raphaël organise sa course/trail dans le massif de l'Estérel. Super parcours, très bonne ambiance, une crêpe à l'arrivée. Bref, il n'y a que des bonnes raisons pour venir. Surtout que chacun peut courir selon son niveau avec un parcours à 1km (enfants), 5km et 12km. Avec une nouveauté pour cette édition : un parcours marche de 7km ! Les départs sont à 11h pour les enfants et la marche et à 13h pour les autres. Le tirage au sort de la tombola se déroulera vers 15h30 !

Retour : Seulement une petite centaine d'inscrits quelques jours avant le départ, les prévisions météo n'étant pas forcément favorables. Mais quelle surprise une fois sur place ! Entre les courses du 5km et du 12km, 339 coureurs se sont élancés, sans compter la marche et les courses enfants. D'autant plus qu'avec un temps couvert (quelques fines gouttes sur la fin) et 18°C, les conditions étaient très favorables. Arrivé un peu en retard et dans la précipitation, j'ai oublié de prendre de quoi boire et manger avant le départ, il a donc fallu gérer l'effort jusqu'au point de bascule (~6.5km). La descente s'est bien passé, mais plus de jus aux 10km. Malgré tout je termine en bonne position (83/234) en 58'52, de quoi avoir une marge de progression pour l'année prochaine. Seul petit soucis : hormis le ravitaillement, il n'y avait pas de boisson offerte à l'arrivée, ce qui n'empêche pas d'acheter une crêpe pour soutenir la paroisse.

Logo Cross Amnesty International

Cette année 2021 se conclura le dimanche 12 décembre par la 38e édition du Cross d'Amnesty International à Valbonne. 11km pour les droits de l'Homme dans le bassin Sophiapolitain. Une variante de 4km est proposée.

Retour : Malgré le beau temps, l'affluence ne fut pas au rendez-vous avec seulement 174 coureurs (4km et 11km), ce qui est une demi jauge par rapport à d'habitudes. Pour autant, les bénévoles ont répondus présents même s'il faisait frais (4/5°C), ce qui n'est pas gênant quand on cours (seule la partie au niveau de la Brague était gelée). En tout cas, ce fut un plaisir de pouvoir arpenter de nouveau ce circuit. Seul point noir : une entorse stupide pendant l'échauffement... Mais l'envie de faire la course était plus forte (chose qu'il ne faut pas faire...), surtout quand on s'est préparé depuis longtemps pour ça. Résultat : 32e/137 en 55'24, ce qui est largement au delà de mes attentes. Un grand bravo à Georges Huyghe, premier de sa catégorie (M10M) à 84 ans !

Dans tous les cas, il ne faudra pas oublier de faire (ou refaire) son certificat médical, ainsi que son pass sanitaire (non mentionné pour le moment, mais le préfet passe des consignes strictes pour l'organisation d'événements, même en plein air...) !

Saturday, 09 October 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Il y a un an, je me faisais une entorse de la cheville avec rupture ligamentaire suite à une chute en forêt. Voici un petit retour d'expérience personnel.

Prévenir

"Un accident n'arrive jamais par hasard". Il est la plupart du temps la conséquence d'une somme d'évènements et/ou de défaillances plus ou moins importantes. Tout ces petits détails auxquels nous n'avons pas prêté attention. On se dit alors "Si j'avais fais comme ci, comme ça", "Si je n'avais pas tourné la tête", "Si cette personne n'était pas arrivée" ...

Lors de la pratique du sport, il est souvent le résultat d'un manque d'attention ou d'un défaut de discernement. Car pratiquer un sport c'est mettre son corps dans un état d'activité important et si ce dernier n'est pas prêt à le supporter, il y a un fort risque de blessure.

L'exemple le plus flagrant est de vouloir trop en faire. Soit par manque d’entraînement (pour les débutants), soit pour vouloir suivre un plan d'entraînement coûte que coûte (trop ambitieux, corps fatigué, manque de sommeil). L'autre exemple est le manque de vigilance. Plus l'effort est intense et long, plus la vigilance a tendance à diminuer.

Que faire ? Si on ne peux pas vraiment prévoir des événements extraordinaires (un vélo qui arrive par exemple), et donc ne pas les prendre en compte, on peut néanmoins s'assurer de partir dans de bonnes conditions. La première, plutôt facile, est l'alimentation : s'alimenter et s'hydrater en adéquation avec l'effort à fournir et les conditions atmosphériques (chaud, sec, froid, vent, pluie). La luminosité peut poser des pièges, surtout en soirée quand elle a tendance à diminuer rapidement.

La seconde, plus compliquée, est de ne pas partir sans un niveau de vigilance haut. Autrement dit, ne pas partir fatigué (soit physiquement, soit mentalement) pour rester concentré sur ses mouvements. Ce n'est pas évident quand on suit un plan d'entraînement (où l'habitude prend le pas) ou que l'on est dans la préparation d'un événement particulier (période pendant laquelle le corps est volontairement mit à rude épreuve). Mais vouloir en faire trop c'est prendre le risque de ne plus pouvoir rien faire du tout. Il faut apprendre à écouter son corps et détecter les signaux de faiblesse/fatigue. Ne pas hésiter à décaler ses plans. Malheureusement, appréhender son corps demande du temps et de l'expérience.

Afin de rester concentré sur soit et sur son effort, il faut éviter de porter un casque audio (ou des oreillettes), qui détourne l'attention, augmente la fatigue mentale, peut créer de l'énervement et donc accélère la baisse de vigilance. Petite exception sur une piste d'athlétisme où le risque lié au terrain et à l'environnement est faible.

Autre élément loin d'être anecdotique : utiliser le matériel adéquat et en (très) bon état. Le matériel s'use et se change, contrairement aux tendons et ligaments qui s'usent mais se changent pas. En bref, il vaut mieux mettre 150€ dans une bonne paire de chaussure plutôt que 150€ dans des séances de kiné/ostéo...

Guérir

Et puis *boum*. Tout va très vite. On se retrouve au sol. La douleur est vive.

Immédiatement

Qu'il s'agisse d'une fracture ou d'une entorse, il est important d'immobiliser le membre et de le solliciter le moins possible. Il faut également appliquer de la glace (ne pas hésiter sur la quantité) en la renouvelant régulièrement (dès qu'elle est fondue) afin de limiter l'inflammation. Éventuellement prendre du paracétamol pour réduire la douleur. Dans la mesure du possible, garder le membre à l'horizontale. Le réflexe étant d'aller aux urgences. Pour l'avoir vécu, il s'agit d'une très longue attente dans de mauvaises conditions (pas de glace, mauvaise position, pas de paracétamol). Le seul avantage est de pouvoir repartir avec un atèle (à vous de trouver les béquilles adaptées...). Il y sera fait une radio afin de déterminer s'il y a fracture, mais pour une entorse il faudra de toutes façons revenir faire une échographie 48h plus tard le temps que l'hématome se réduise. Le mieux est donc d'y aller le lendemain si on la possibilité de bien immobiliser le membre pendant la nuit.

Les premiers jours

48h plus tard, retour à l'hôpital pour un diagnostic précis. En cas de rupture ligamentaire, ne pas hésiter à prendre d'emblée 8 semaines d'arrêt maladie. Car, même si on est plus ou moins rétabli au bout de 5/6 semaines, rien ne vaut une période de convalescence pour bien effectuer la ré éducation (plus difficile quand on travaille, même en télé travail). La tendance actuelle est d'éviter les interventions chirurgicales et de laisser faire le processus naturel de guérison afin de ne pas risquer l'infection au bloc, ce qui pourrait être catastrophique (risque d'amputation), mais tout dépend du chirurgien.

Il faut le plus rapidement possible prendre rendez-vous avec un kinésithérapeute pour entamer la ré éducation 2 semaines après l'accident. C'est important de le faire rapidement car ils sont souvent très chargés. D'autant plus que les kinés, c'est comme les boulangers, il y en a à tout les coins de rues, mais les bons sont rares.

Une fois toutes ces formalités réalisées, faire la liste de tous les livres, séries télé et jeux vidéos que l'on n'a pas eu le temps de lire/voir/jouer et attendre en restant immobilisé (3 semaines). Pour cela, prendre un bon canapé et légèrement surélever le membre atteint. S'il s'agit de la cheville, ne pas hésiter à porter une chaussette un peu serrée afin de faire un mini "bas de contention" (pour favoriser la circulation du sang).

Il faut prendre la situation avec philosophie, car ce qui est fait est fait. On ne pourra pas revenir en arrière. Les blessures sont inhérentes à l'activité physique et ce, quel que soit le niveau. Il est rare qu'un sportif s'en sorte durant toute sa carrière sans une seule blessure grave. Ce n'est d'ailleurs pas l'apanage des sportifs. Louper une marche de l'escalier, glisser dans la rue, tomber d'un escabeau ... sont autant de situations qui peuvent mener dans le même état. À moins de rester toute sa vie dans un lit, il y a toujours un risque de blessure, même dans les situation les plus simples du quotidien.

À long terme

Vient le temps de la ré éducation (2 semaines plus tard). Au début, rien d'extraordinaire : des petits mouvements, des étirements, un peu de marche (avec béquilles). La ré éducation est assez progressive. Il faudra retrouver souplesse et équilibre (le ligament ne se rattache pas forcément au même droit). Personnellement il m'a fallu 2 mois pour marcher sans béquilles et 3 pour reprendre la course. Il ne faut pas hésiter à changer de kiné, car au bout d'un mois (au mieux), il ne se concentre que sur ses nouveaux patients et délaisse les anciens. Penser à bien faire les exercices pieds nus (à minima en chaussette) pour éviter l'effet compensateur des chaussures. Si votre kiné ne vous le dit pas, changez de kiné ! De manière générale, marcher pieds nus permet de mieux ré éduquer la cheville.

Discipline personnelle (motivation) et régularité sont la clé de la guérison. Les exercices sont fastidieux et chronophages, mais il est capital d'être rigoureux. L'activité est un facteur déterminant de la ré éducation, c'est pour cela qu'il faut commencer le plus tôt possible et de manière régulière (d'où l'arrêt de travail de 8 semaines). J'ai remarqué qu'en pratiquant une activité longue et intense (ce qui permet de mobiliser la cheville en profondeur), je gagnais en capacité de flexion. Attention cependant, car le fait d'avoir un membre blessé (douleur, engourdissement), va créer des déséquilibres et les autres membres vont être amenés à compenser, ce qui peut entraîner d'autres blessures. D'où l'importance d'une reprise progressive (on ne peut pas repartir avec le niveau auquel on s'est arrêté) et de rester concentré afin de forcer sur le membre faible pour limiter ces compensations.

Malgré tous les efforts déployés et selon la gravité de la blessure, l'âge, la prise en charge et la capacité de régénérescence, il restera toujours des séquelles plus ou moins importantes (le plus souvent un gonflement) car le muscle ne se reconstitue jamais à l'identique et dans une parfaite position. Séquelles qui se manifesteront plus régulièrement avec l'âge (surtout dans les périodes humides).

Monday, 30 August 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo Odyssea

Après une année off, retour de la tournée nationale pour Odyssea et sa célèbre étape Cannoise sur le front de mer (boulevard du midi, Louise Moreau) le dimanche 19 septembre 2021. Comme il va falloir en prendre l'habitude, la course est déclinée en présentiel et distanciel. Pour la première option, plusieurs distances sont possibles :

  • 10km course, départ 9h15
  • 1km enfant, départ 11h
  • 5km course, départ 11h15
  • 5km marche départ 11h20

Pour les courses, le certificat médical (de moins de 1 an) reste de mise, ainsi que le pass sanitaire. L'objectif des organisateurs est de 20 000 km parcourus (et non plus des euros collectés). Les tarifs n'ont pas évolués : 15€ (10km), 12€ (5km), et 4€ (4km).

Retour : Un grand ciel bleu, soleil (22°C/24°C), vent de face non négligeable. Des conditions agréables donc, mais pas idéales pour réaliser une performance. Cette année a marqué le retour de la compétition sur le créneau de septembre, ce qui ne s'était plus vu depuis 2016 (et le parcours du boulevard Carnot). Malheureusement, je pense que l'obligation du pass sanitaire en a découragé beaucoup. Au total ce sont seulement 1 278 participants (dont 178 à distance) qui se sont élancés pour un total de 8 000km, ce qui a quand même permis de récolter 11 500€. On reste loin du record des 3 100 participants de 2019 (et ses 24 000€). J'ai moi même hésité à y participer, mais la courte préparation donnant de bons résultats, je suis content d'avoir pu sauter le pas ! Sur un objectif fixé entre 4'40 et 4'45, j'ai réalisé une moyenne de 4'42 (deuxième meilleure performance à égalité avec 2017), sachant que sans le vent, la barre des 4'40 aurait pu être franchie. Sans la pression d'un temps, j'ai pu garder un rythme constant, sans jamais passer dans le rouge, ce qui a rendu la course très agréable. Côté classement, bien que toujours anecdotique, j'en suis à 37/228. Merci aux bénévoles et à l'organisation d'avoir pu rendre ce moment accessible. Pour les participants, Odyssea a mis en place un questionnaire post course accessible ici