Balade
Saturday, 08 July 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Drapeau de l'Écosse

"You didn't come here for the weather, did you ? Drink it in". Dès la sortie de l'aéroport d'Édimbourg, le ton est donné. Le pub, principal centre de vie écossais où l'on consomme des produits locaux (boissons et repas) en écoutant des groupes jouer en live. Voilà pourquoi se massent tant de touristes venus des quatre coins du globe. Mais l'Écosse c'est également les highlands, ces immenses étendues bordées par des montagnes offrant au visiteur solitaire une splendeur rare. Ces terres, selon les goûts, majestueuses ou hostiles.

Le pays est coupé en deux : la campagne Écossaise dans le sud qui concentre la majorité de la population avec les deux plus grandes villes du pays (Glasgow et Édimbourg). Les montagnes dans le centre et le nord où la population est très éparse. Le sport national (outre le football, le golf et le rugby) est le Bed and Breakfast qui accueille chaque année des millions de visiteurs. Malgré leur nombre important (il y a peu d'hôtels comparativement), ils sont quasiment tous complets pendant la saison estivale ! (Il faut donc penser à réserver à l'avance).

L'histoire de l'Écosse est également marquée par cette distinction nord/sud. Au nord, des régimes semi-féodaux de clans et au sud une monarchie traditionnelle. L'incorporation au Royaume Uni se fait au XVIIIe siècle (avec l'ennemi de toujours qu'est l'Angleterre) accompagnée d'une "purge" des highlands dont une partie de la population émigrera dans les colonies. Le pays profite alors de l'élan industriel, économique (avec des banques puissantes) et intellectuel des XVIIIe, XIXe et XXe siècle pour prospérer. Le déclin de l'industrie Européenne a ensuite coûté cher au développement du pays qui s'est tourné vers les services, la finance et les nouvelles technologies en gardant toutefois des activités locales comme le tourisme, l'élevage, la pêche, le cachemire, l'exploitation forestière, la distillerie ainsi que des réserves pétrolières.

Panorama : Le soleil, les nuages et la mer

La beauté de l'Écosse lui vient du ciel. Dieu ? Non, les nuages ! Dans un balai continue, ils arrosent ça et là les terres avec plus ou moins d'intensité. Le soleil, lui, joue à cache-cache. La proximité maritime permet de tempérer le climat, ni trop chaud, ni trop froid. Ce cocktail unique offre des contrasts saisissants. Il permet également la pousse d'un gazon généreux qu'il faut tondre régulièrement (et toute l'année) ! Du velours dans lequel on a envie de se rouler.

Ce n'est pourtant pas le climat idéal pour l'homme qui, en général, préfère un bon bain de soleil et quelques degrés (Fahrenheit) de plus. Mais comment souvent, quand le climat est hostile, les gens qui le subissent sont chaleureux. La nation au chardon ne déroge pas à cette règle. Passé outre l'accent du coin, ces derniers sont toujours enclin à tailler le bout de gras avec leurs hôtes du moment.

Un champs, temps ensoleillé

On l'aura compris, l'Écosse n'est pas le sud de la France où l'on reste 3 semaines dans le même camping. Pour apprécier toute sa beauté, rien de tel que de louer une voiture et d'en faire le tour ! Il n'y a pas de péage, mais il n'y a pas non plus réellement d'autoroute. Hors des villes principales dans le sud, leurs "grandes" routes sont l'équivalent de nos départementales à une voie. Naturellement, il faudra s'habituer à rouler à gauche. La règle d'or est qu'il faut toujours que la ligne de séparation (médiane) soit du côté du conducteur. Tout ce qui en découle est logique et suit les mêmes règles qu'en France (mais à l'envers). Tant que le conducteur reste concentré, tout se passe bien. Pour faciliter la tâche du néo gaucho conducteur, il n'y a (hormis dans les grandes villes) pas de passages piétons...

On se balade ainsi de BnB en BnB au travers de paysages grandioses tout en faisant connaissance avec les locaux. Pour le petit déjeuner, le choix est simple : continental (Européen) ou le full Scottisch breakfast (œufs, saucisses, pain grillé, boudin noir, bacon). Sur demande, on peut également avoir des œufs à la coque, des œufs brouillés ou du porridge. La plupart des restaurants ne proposent pas des plats très compliqués, mais ils sont toujours préparés avec de bons produits. Point de plats réchauffés comme on en trouve beaucoup trop en France. Cela a également un coût, puisqu'il faut en général attendre 20/30 minutes pour être servi. Au niveau des tarifs, ils sont équivalents (en livres). Il faudra également goûter au plat national, à savoir le Haggis : un hachis épicé d'abats de mouton cuit dans sa panse et servi avec de la purée, ou le plus british et traditionnel fish'n chips, sans passer à côté du saumon !

Il y a néanmoins deux inconvénients majeurs au Bed and Breakfast : les horaires d'arrivée et le fait que, comme dans beaucoup de pays "nordiques", il n'y ait pas de volets aux fenêtres, mais seulement des rideaux souvent peu occultant. Pas très pratique quand on sait qu'en été le soleil se lève vers les 5h du matin et se couche vers les 23h. Malgré cet ensoleillement important, la plupart des commerces et des lieux culturels ferment à 17h, ne laissant que les pubs ouverts. Le repas est généralement servi entre 18h et 21h. Attention donc à bien prendre en compte ces horaires, surtout quand il faut joindre deux destinations éloignées.

Château à Édimbourg Château à Édimbourg

L'idéal pour se plonger dans l'ambiance est de commencer par un tour (2/3 jours) à Édimbourg. La ville n'est pas très grande et permet de se familiariser avec la culture Écossaise : pubs, parcs, musées, châteaux, architecture, gastronomie, sport et concerts (le stade de Murrayfield est sur la ligne de tram). Il y en a pour tous les goûts, surtout quand il pleut et que l'on cherche des activités plus au sec. Plein de visites touristiques sont organisées de jour comme de nuit afin de découvrir la capitale en profondeur. Conseil : le tea room du rez-de-chaussée du musée national est un des meilleurs de la ville !

Cathédrâle St Gilles Vue sur le château d'Édimbourg

Malheureusement, si Édimbourg possède une architecture Victorienne délicieuse, elle est rongée par la pollution (les facades sont noires), le bruit, la circulation dense, le nombre impressionnant de touristes. Ce qui tranche énormément avec les highlands !

Dunnottar Castle Stonehaven

On peut ensuite partir à la découverte du reste de l'île. Parmi les sites incontournables, il y a le château de Dunnottar, un des plus grand château d'Écosse, qui abrita jadis les joyaux de la couronne (avant qu'ils ne soient transférés à Édimbourg). Il se situe en bord de mer sur la côte Est, à environ deux heures de la capitale. L'idéal est de séjourner dans la bourgade de Stonehaven à quelques miles de là (il est possible de s'y rendre à pieds). Attention à arriver tôt (9h) pour les visites, car le château se retrouve rapidement assaillit par les touristes !

Château de Ballindalloch Boeuf Angus

Le voyage se poursuit plus au nord dans l'Aberdeenshire, fief du célèbre boeuf Angus. Ici le château de Ballindalloch, encore occupé, mais dont une partie, ainsi que le parc alentour, est accessible aux visiteurs (11.5£/personne).

Fût de chez Glen Grantt

Un peu plus loin à Rothes, dans la vallée du Spey (qui abrite la moitié des distilleries d'Écosse), la distillerie Glen Grantt. Considérée comme l'une des meilleures jusqu'au XXe siècle. Elle est passée entre les mains de Pernod Ricard puis de l'Italien Campani. Son principal marché est ... l'Italie et la France ! La visite guidée avec dégustation de deux crus n'est qu'à 5£/personne ! Outre le whisky, les écossais utilisent également la fermentation du malt pour faire du Gin (en l'aromatisant avec des baies de genévrier) ou de la bière !

Inverness

Inverness se situe un peu plus haut. Il s'agit du fief des highlands (6e ville du pays). Elle est traversée par la rivière du Ness.

Loch Ness

En redescendant vers l'Est et l'île de Skye, on pourra passer entre les différents lochs, dont le réputé loch Ness. Grand lac de 56.4 km2 qui n'a pour intérêt que sa légende.

Les highlands

Les highlands

L'aventure commence à ce moment avec la traversée des highlands. Immenses, sauvages !

Eilean Donan

À l'Est de la côte, non loin de Kyle of Lochalsh, la dernière place forte et stratégique se trouve sur l'île de Donan avec le château d'Eilean Donan qui repoussa autrefois (ou pas) les raids Vikings. Il s'agit d'une version restaurée (comme la citadelle de Carcassonne) par le clan MacRae au début du XXe siècle.

Depuis le point de vue

À la sortie (et s'il fait beau) il y a un point de vue. Attention, la route est à double sens sur ... une seule voie étroite.

Portree Le port de Portree

Une fois passé le pont qui joint l'île de Skye, on pourra s'arrêter à Portree pour le déjeuner, rien de plus, c'est un piège à touristes.

Des moutons

Les moutons, omniprésents, craignent la proximité de l'homme (mais pas des voitures...).

Sur le chemin du Old Man of Sotrr

Une fois sur l'île la balade à faire est l'ascension de la montagne du Storr sur lequel siège le Old Man of Storr, un monolithe de 55m de haut. Il faut prévoir de bonnes chaussures de randonnée contrairement à ce que laisse présager les premiers hecto mètres. Le sommet culmine à 719m d'altitude et permet d'avoir un panorama splendide sur toute la vallée, quand il fait beau... Quand il pleut, qu'il y a du vent et du brouillard les conditions sont de plus en plus difficiles à mesure de l'avancée et rendent les efforts inutiles.

Des moutons sur la route L'océan

La côte Est se situe sur le front Océanique, les conditions y sont plus rudes. Tous les moutons ne sont pas parqués !

Encore des moutons Des vaches des Highlands

Autre curiosité des highlands : les vaches. Spécialement sélectionnées pour paître dans cette région, leur chevelure les empêche de voir correctement.

Fort William

Au fur est à mesure que l'on retourne dans le sud les villes se font plus denses, plus touristiques : Fort Williams, ancien fort aujourd'hui rasé qui possède un musée très intéressant. On y apprend notamment comment étaient formés les unités d'élite devant être envoyées sur le continent pour des missions spéciales pendant la seconde guerre mondiale. Ce camps d'entraînement était le plus dur tant physiquement que mentalement. Les braves qui arrivaient au bout de la formation pouvaient donc intégrer les fameuses unités des "bérets verts".

Pont à Inveraray

Inveraray. Soit disant les geôles sont intéressantes, si on n'arrive avant l'heure de fermeture...

Oban

Panorama Oban

Autre réservoir à touriste, certes charmant, mais surpeuplé : la ville d'Oban qui s'est développée autour de sa distillerie.

Avant de retourner sur Édimbourg, on pourra faire une halte à Stirling, ancienne capitale du royaume.

Moins cher qu'un billet pour l'Écosse, il est possible de plonger en immersion dans la mafia de Glasgow grâce à Malcolm Mackay et sa trilogie (Il faut tuer Lewis Winter, Comment tirer sa révérence, Ne reste que la violence).

Prendre des baskets et un kawé trop de monde Bed and breakfast rideaux conduite à gauche meilleur tea room d'Édimbourg Gin bonne cuisine mais long trop touristique état des routes mouton et vaches chaud au soleil Bérets vert Loch Ness Haggis, porridge, breakfast, fish n chips Fermeture des magasins passage puiétons attention à venir tôt voltage Loch Ness

Thursday, 11 May 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Vue depuis le plateau

J'ai récemment découvert le site Terres et Pierres d'Azur qui nous emmène en balade dans toute la Provence. Une randonnée proche et facile en ce mois de Mai un peu frais est le Tour de la Marbrière : 5km, 300m de dénivelé. Les photos sur Randoxygène 06 n'étaient pourtant pas très engageantes ! C'est une erreur, car une fois arrivé sur le plateau se trouve un panorama à couper le souffle. Nos yeux se promènent du lac de St Cassien jusqu'aux sommets enneigés du Mercantour, le vent et la pluie ayant débarrassés le ciel de ce voile laiteux trop souvent présent.

La randonnée débute par un sentier situé à gauche des tennis au dessus de la piscine Altitude 500. La première partie est un peu raide, mais c'est le plus charmant.

Chemin du départ

Ça et là le printemps. Quelques violettes, des parterres de thym en fleur... et même des asperges sauvages !

Ciste Fleur blanche

Violette Thym

Parterre de thym en fleur Fleur jaune

Asperge sauvage

Le chemin est bordé par d'anciennes restanques.

Une vieille restanque

À mi-chemin, on peut déjà observer un superbe panorama (on notera la pureté du ciel).

Un premier panorama

On rejoint ensuite le chemin principal qui nous amènera au plateau. Cette partie est moins intéressante.

Croisement pour rejoindre la piste principale

Mais offre malgré tout quelques points de vues fort sympathiques.

un autre point de vue

Il faut ensuite bifurquer pour arriver au point de vue culminant.

Bifurcation

C'est l'heure de se restaurer un peu en profitant de la vue.

Panorama de Nice jusqu'au lac de St Cassien

Au loin, Grasse.

Au loin, Grasse

Sur le terrain privé situé derrière, un troupeau de mouton (surveillé par le berger et son patou) était tranquillement en train de paître .

Troupeau de moutons

Pour le retour, il ne faut surtout pas suivre le chemin qui nous emmène (entre autre) aux trois puits, mais redescendre "à pic" par un petit sentier situé au niveau du point de vue.

Chemin pour redescendre

La descente peut être délicate par endroits si les pierres sont encore un peu mouillées. Ici, l'on peut voir les sommets enneigés du Mercantour. On tombe au passage sur une ancienne bergerie en ruine.

Les sommets enneigés du Mercantour Ruines de l'ancienne bergerie

La balade se termine sur le chemin principal.

Friday, 27 January 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Canon EOS M10

Le père noël m'a gâté cette année (ou plutôt le pré père noël, mais ceci est une autre histoire) : un canon EOS M10 blanc. Il faut dire que ma famille en avait marre que je squatte leur appareil photo lors des randos !

Habituellement, je photographie avec un reflex Pentax K3 qui a le bon goût d'être tropicalisé. Autant dire que ce n'est pas le plus pratique à transporter. Il est "lourd" et encombrant, d'autant plus que 95% de mes photos sont des paysages (ou monuments). Pendant la rando, je ne peux pas non plus me permettre de passer plusieurs minutes à régler les paramètres pour prendre une photo, je suis donc la plupart du temps en mode automatique (j'ai une grande confiance dans la bête). D'ailleurs, je ne retouche aucun de mes clichés ! J'utilise seulement le logiciel Hugin pour créer des panoramas. J'entends déjà les puristes crier au scandale, mais c'est ainsi.

Du coup, à chaque passage dans un magasin de techno (style fnac, darty...) je lorgnais sur ces grosses bêtes qui ont connu un sacré boom il y a quelques années. Mais le trio prix/encombrement/nombre d'utilisation ne m'a jamais fait céder. Surtout que ma volonté est de faire de belles photos et non pas forcément de la Photographie. Déformation professionnelle oblige, j'étais encore plus attiré par ces fameux compacts experts. Néanmoins, le trio sus-cité reste quand même un frein.

Le père noël est venu à ma rescousse ! Conclusions pour les plus pressés : Après un premier test grandeur nature, le canon EOS M10 est équivalent POUR MON USAGE au pentax K3 auquel je suis habitué.

Ce modèle est sorti il y a un peu plus d'un an maintenant (octobre 2015). C'est l'avant dernier né de la gamme M de Canon. Il est équipé de base avec l'objectif EF-M 15-45mm f/3.5-6.3 IS STM et du SoC Digic 6 pour le traitement de l'image.

Optique

L'objectif de base est réellement bluffant. Si (à vue de nez), l'auto focus (on peut régler le point de focus directement sur l'écran) est un peu plus lent que celui du pentax (mais tout à fait correct), l'objectif est tout aussi performant en ce qui concerne la qualité de l'optique (ouverture, focale, aberrations) tout en étant (beaucoup) plus petit et plus léger. Le bokeh est un peu moins élégant, mais tout à fait correct.

D'après les spécifications techniques, la sensibilité ISO peut monter jusqu'à 12 800. Disons le clairement, au-delà de 3200 la qualité est vraiment sale (restons poli). La balance des blancs est bien calibrée de base et le capteur CMOS 18M de pixels fait des merveilles.

Le flash est intégré, ce qui est une bonne chose. Il semble un peu fragile avec son bras frêle (pur ressenti), je n'ai pas l'habitude de l'enclencher.

Il est également possible d'utiliser les objectifs standards de Canon via une bague d'ajustement (vendue séparément). Vu le prix de l'ensemble et mon utilisation, je reste avec l'objectif fourni de base, plus pratique à transporter.

Boîtier

Le boîtier est de bonne qualité : beaucoup mieux qu'un compact, mais moins bien qu'un reflex (je pense qu'à utilisation égale, il s’abîmera plus vite). La prise en main est forcément un peu moins bonne. Pour autant, ce n'est pas réellement gênant (avec des mains moyennes). L'écran tactile capacitif est réactif. La luminosité y est fixe, mais réglable (une luminosité variable aurait été appréciable). L'écran peut pivoter à 180°C et ON S'EN FOUT, je ne suis vraiment pas amateur de selfies. Le boîtier dispose d'une molette pour ajuster l'ouverture. De mon point de vue, il en manque une deuxième pour la vitesse d'obturation. Quelques touches sont personnalisables, mais un peu limité tout de même (on ne peut pas leurs attribuer toutes les fonctions).

Je regrette sincèrement de ne pas avoir de viseur. L'utilisation de l'écran pour cadrer n'est tout simplement pas pratique, surtout qu'il faut pousser la luminosité au maximum en extérieur !

Côté connectique, nous avons droit à de l'USB, du HDMI, du Wifi et du NFC. Ce dernier ne servant qu'à transmettre les paramètres Wifi à un téléphone. Il me semble que l'USB ne permet pas de recharger la batterie (à confirmer, j'utilise le chargeur fourni). Outre le classique transfert de photo, le Wifi permet (fonctionnalité intéressante) de contrôler son appareil à distance ! Il est également possible d'imprimer directement les photos sans passer par un ordinateur. Il n'y a pas de module GPS intégré, ce qui n'a rien de catastrophique (et permet d'économiser de la batterie).

Vidéo

L'appareil est capable de filmer en full HD (1080p à 30 images/secondes). Je n'ai pas testé ce mode, ce n'est pas un critère pour l'achat d'un appareil photo.

Interface

L'interface est simple et plutôt bien conçue. On arrive généralement à trouver ce que l'on cherche après quelques minutes.

Bilan

je dois faire une confidence. La première fois que j'ai manipulé l'appareil, j'ai été extrêmement déçu du résultat. La faute en revient à Canon qui veut adresser un public amateur, alors que l'appareil dispose de ressources formidables. Pour exploiter tout son potentiel, il faut apprendre à le maîtriser en profondeur (alors que c'est beaucoup plus simple avec un reflex). La première chose à faire est donc de modifier absolument TOUS les paramètres par défaut et en premier lieu limiter la montée en ISO.

Autre point négatif : le temps nécessaire pour déclencher la prise de vue, que ce soit à l'initialisation ou entre deux photos. En effet, même si l'auto focus est relativement rapide, il faut attendre la fin de l'affichage de la photo en cours pour reprendre la main. Paramétré par défaut à deux secondes, c'est parfait dans la plupart des cas, mais peut être très gênant quand on est plus pressé, là où ce processus est instantané pour un reflex. Problème également, le M10 refuse de déclencher tant qu'il n'a pas fait le point. Pour pallier à ce problème (et à un auto focus parfois un peu capricieux), il faut le passer en mode "auto+manuel" puis bouger légèrement la bague du focus pour reprendre la main et pouvoir déclencher.

L'EOS M10 est donc presque parfait. De part sa très bonne conception, son faible encombrement, ses fonctions avancées et son prix abordable, il ravira petits et grands. Pour ma part, le tout récent EOS M5 semble répondre aux quelques défauts que je trouve sur le M10, mis à part qu'il coûte quatre fois plus cher...

Quelques photos

Retour sur le chemin du paradis. La randonnée a été effectuée fin décembre, on ne peut donc pas trop comparer avec la précédente réalisée en mai (la luminosité étant différente). Si les courants d'air étaient relativement froids, le dénivelé combiné au soleil généreux de cette fin d'année permettait tout de même de se promener en t-shirt (uniquement au soleil). Le résultat correspond à mes attentes en matière de photo : mon petit EOS M10 égale le Pentax K3. Pour avoir une comparaison un peu plus juste (mais pas parfaite), il faut regarder les photos de la randonnée du baou de la Gaude de décembre dernier.

Chemin du paradis Point de vue

Le focus peut être capricieux dans certains cas (il faudra passer en manuel)

Le focus est fait sur le coin de la fleur et non les pétales

Le contre-jour est parfaitement géré (mode automatique).

Contre-jour

Le bokeh est un peu léger.

Test de bokeh sur une table dressée

Photo prise sans flash dans un contexte de faible luminosité. Le résultat est vraiment bon, mais le sujet ne doit pas trop bouger sous peine de rendre la photo floue.

Faible luminosité

Pixum

Faire de belles photos, c'est bien. Garder une trace de nos événements, voyages... c'est chouet. Avec l'avènement du numérique, on mitraille à foison et on stocke, on stocke, des photos qui, même superbes, resteront dans un dossier de l'ordinateur parmi tant d'autres. Ce qui est quand même fort dommage. Une photo n'est belle que quand on la voit et nous avons perdu l'obligation le réflexe du tirage !

Pourtant, il existe des services qui permettent de réaliser des livres photos avec nos meilleurs clichés. Bien sûr, la qualité est un peu inférieure au développement classique sur papier photo, mais elle est suffisamment bien pour garder un souvenir ou (idée cadeau) l'offrir à nos proches.

Pour ces fêtes de fin d'année (et avec l'aide de l'EOS), j'ai utilisé le service proposé par Pixum sur conseil du comparatif de tomsguide. Je dois dire que la qualité est au rendez-vous. Le prix est quant-à-lui très raisonnable (~30€) et les délais très courts (4 jours ouvrés pour l'avoir en main propre). De plus, il offre un logiciel hors ligne pour réaliser son livre, ce qui est beaucoup plus rapide et performant que les versions web. Cerise sur le gâteau, c'est un logiciel multi plateforme (attention aux bibliothèques partagées qui peuvent être un peu anciennes, notamment gstreamer...) qui offre plein de possibilités et de cadres pour mettre en valeurs nos photos. Il n'est pas forcément simple à prendre en main au premier abord (notamment, il n'y a pas de redimensionnement des photos à la taille du cadre), mais une fois cette première phase passée, on déroule rapidement.

Wednesday, 23 November 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Profitons du redoux automnal pour faire une petite balade au Gué du Malvan. Il s'agit d'une randonnée facile (~1h10 aller) dont le départ se situe à Tourrettes-sur-Loup (au niveau de l'école, en direction de Vence).

Le premier kilomètre est très urbanisé, l'on passe devant les villas cossues de la commune (comme quoi, il n'y a pas que le bord de mer qui attire l'argent).

Il s'agit alors de s'enfoncer dans un sous-bois (non loin des habitations) pour enfin retrouver des chemins plus au calme. Une alternative est de commencer à Notre Dame des Fleurs.

L'idéal est d'y aller peu après midi afin de profiter des quelques rayons de soleil (qui se couche tôt en cette saison). Les jeux de lumière sont ravissants en cette saison.

La première étape (et la plus intéressante), est l'arrivée à la chapelle St Raphaël. Enfin, l'arrivée à la nouvelle chapelle (1860). L'ancienne étant en ruine, construite sur un rocher fissuré de toutes parts et à moitié écroulé. Elle n'est ouverte qu'un soir par an : le 24 juin pour la St Jean-baptiste.

On peut ensuite poursuivre jusqu'au gué, qui permet de traverser la rivière du Malvan.

Il y a quelques ruines un peu plus en hauteur, mais elles ne semblent pas accessible.

Une fois arrivé, trois solutions s'offrent à nous : rebrousser chemin, continuer par le GR51 ou faire la boucle du "Circuit du Malvan" qui mène en direction de Vence. La première option est choisie après avoir longuement profité du calme qu'offre ce poste reculé. On entend malgré tout quelques motos trop bruyantes plusieurs kilomètres en contre bas, ainsi que les avions qui se dirigent vers Nice.

Sans être la plus extraordinaire, cette promenade tranquille est parfaite pour un dimanche de novembre.

Thursday, 29 September 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Drapeau du Portugal flottant au château St Jorge

Ce qui manque le plus en revenant en France, ce sont les Portugais ! Il y a au Portugal cette douceur de vivre que partage un peuple chaleureux. Si on y a ajoute un climat doux (bien que le mercure s'amuse parfois à flirter avec les 40°C), ainsi que des prix bas, il n'est pas étonnant qu'il soit devenu un lieu de villégiature privilégié pour nos retraités. Le Maghreb offrait les mêmes prestations (avec la langue française en plus !), mais le printemps Arabe et l'instabilité politique de toute la région a ruiné ce levier économique. Espérons que la chute des dictateurs profitera rapidement au peuple. Néanmoins, la barrière de la langue n'en est pas vraiment une. Les Portugais (surtout les jeunes) sont très à l'aise avec l'anglais, et, souvent, parlent quelques mots de français. Sinon, des bases d'espagnol suffisent pour comprendre l'écrit.

Si en tant que touriste, on ressent bien cette douceur de vivre, il ne faut pas croire que les locaux se la coulent douce. Bien au contraire, c'est un peuple qui ne rechigne pas à la tâche ! Et même sous 40°C, en uniforme, un agent de la police municipale fait la circulation sans sourciller, des ouvriers de la voirie refont le pavage des trottoirs. Les commerces, s'ils ouvrent plus tard que chez nous (10h en général), ferment aussi plus tard (20h/21h). Les restaurants et les bars sont ouverts tard le soir.

Car, oui, tous les trottoirs sont pavés ! Avec des petits pavés blancs quasi rectangulaires, parfois intercalés par des pavés noirs afin d'imprimer des motifs. C'est un travail énorme qui offre un résultat authentique. Attention cependant, si les portugais connaissent l'art du pavage, il n'en est rien concernant celui du terrassement ! Sans de bonnes chaussures, les promenades deviennent vite usantes pour les membres inférieurs (mollets, chevilles, pieds). Cet art du pavage se retrouve également sur les murs avec les fameux Azulejos qui font partie de la caricature classique des Portugais (bien qu'ils furent importé par les Maures). Ce sont des carreaux ou des faïences marqués par des motifs plus ou moins élaborés, mono ou polychrome, que l'on retrouve sur les murs (tant intérieurs, qu'extérieurs) des maisons traditionnelles.

Autre anecdote de voyage : celle d'une employée d'un hôtel qui parcourt tout le village en courant parce que j'avais payé 10€ de trop sur la note. D'ailleurs, pour ceux qui prennent un hôtel, il ne faut surtout pas souscrire à un petit déjeuner ! Certains établissements, peu chers, offrent de l'oasis comme jus d'orange (...). La plupart n'ont rien d'extraordinaire (petit déjeuner continental classique). Il est en réalité beaucoup plus intéressant d'aller dans une des nombreuses pastelarias. C'est l'équivalent de nos boulangeries/pâtisseries qui proposent un petit déjeuner complet pour quelques euros seulement (entre 3€ et 5€). Concernant la nourriture justement, les prix sont divisés par deux ou trois (compter 7€ à 15€ pour un plat principal, l'eau en sus). Attention : il faut absolument éviter les zones touristiques ! Là encore, le Portugal regorge de petits restaurants et snacks/bars qui, s'ils n'offrent pas un grand standing (on hésite souvent à y rentrer), proposent des plats typiques, préparés sur place, à base de produits frais et permettent en plus de soutenir l'économie locale. Rien n'empêche pour autant de faire quelques restaurants un peu plus haut de gamme. De toutes façons, du nord au sud, la carte est quasi identique : poissons grillés, variantes autour de la morue, quelques viandes. Pour autant, une semaine ne suffira pas à tout goûter. On trouve également des spécialités propres à chaque ville : francesinha à Porto, ovos moles à Aveiro, ginjinha à Óbidos, pastéis de nata dans le quartier de Belém (Lisbonne), queijada et travesseiros à Sintra... Par contre, je déconseille de suivre les suggestions du guide du routard en matière gastronomique. Les adresses données n'ont rien d'extraordinaire (voir sont décevantes) pour, au moins, les quatre cinquième. Pour autant, il s'agit d'un très bon guide concernant les informations générales et les bons plans.

En parcourant un peu le Portugal, on se rend compte que la société est en pleine mutation. Nostalgique de ses heures de gloire portées par le commerce maritime, elle semble s'être endormie et a raté l'ère industrielle pour ne se réveiller qu'après la chute de la dictature de Salazar dans les années 70. Ainsi, le Portugal assume un retard technologique important et s'est trouvé contraint d'acheter leurs savoir-faire aux autres puissances Européennes. Deux mondes y cohabitent actuellement : une société traditionnelle, pauvre, mais auto-suffisante, faite de petits villages, de pêcheurs, d'agriculteurs, d'oléiculteurs, de viticulteurs, de bâtisseurs, et une société moderne, plus dynamique, ouverte sur le monde, tournée vers les arts, les langues et le tourisme. C'est dans cette seconde voie que le gouvernement souhaite s'engager, même si c'est une voie coûteuse (et Bruxelles le lui rappelle régulièrement). L'exemple le plus flagrant de ce fossé est l'image de quelques bouts de terres encore cultivées aux pieds de grandes barres d'immeubles de la périphérie Lisboète. L'attrait touristique qui profite aujourd'hui au pays (et qui ne sera pas éternel), est parfaitement exploité : la plupart du patrimoine historique requiert un droit d'entrée (pas forcément élevé). Espérons simplement que le gouvernement profitera de ces rentrées d'argent pour faire les bons investissements. Personnellement, je trouve que l'attraction touristique (tant national qu'international), y est même trop forte : les rues sont encore bondées en septembre, certaines bourgades ne ressemblent plus qu'à un grand parc à touriste, loin de l'aspect typique et de la quiétude qu'ils inspirent.

Porto

Porto, la capitale du Nord, seconde ville du pays après Lisbonne. Port originel de la région du Douro, qui prête son nom au fameux "vin de Porto" abrégé en "Porto", bien que le raisin soit cultivé 100km plus au nord. C'est une grande ville très typique de la société Portugaise (beaucoup plus que Lisbonne), avec ses façades entières recouvertes d'azulejos. Elle semble malgré tout assez pauvre (sans pour autant que l'on se sente en insécurité). La plupart des immeubles sont dans un état de délabrement avancé, mais aussi, beaucoup sont en rénovation. De l'autre côté du Douro, Vila Nova de Gaia abrite les caves des grands noms du Porto : Cruz, Cálem, Ferreira, Grahams, Dow's, Barros...

Pâté d'immeubles de Porto Façade d'une église couverte d'Azulejos

Vue sur la ville de Porto 1 Vue sur la ville de Porto 2

Une rue à Porto

Aveiro

Rue pavée d'Aveiro

La vieille ville, cernée d'immeubles modernes, a su conserver l'aspect typique d'un petit port charmant où les pêcheurs partaient tôt le matin. Il y a également une exploitation de marais salants. Aujourd'hui, ce petit coin est quasi exclusivement tourné vers le tourisme. Pour les voyageurs de passage et les curieux, il existe une spécialité pâtissière : les "ovos moles" ou "œufs mous" en français : 1kg de sucre, 60 jaunes d'œufs... il faut aimer le goût de l’œuf et ne surtout pas être diabétique ! En réalité, ce n'est pas un dessert qui présente un grand intérêt. Il ne faudra pas non plus manquer la gare traditionnelle dont la façade est une œuvre d'art, ainsi que les rues pavées qui ont fait la réputation de la ville.

Marché aux poissons d'Aveiro Canal Aveiro

Gare Aveiro

 Fátima

La vierge Marie y serait apparu à trois jeunes bergers au début du siècle dernier. On y a donc construit une immense basilique (plutôt petite à l'intérieur) en face d'une esplanade de 28 hectares pour accueillir les pèlerins, mais aussi des hôtels à foison, des commerces ésotériques à n'en plus finir et pas moins de 13 immenses parkings. Sa dimension s'approche de Lourdes pour les Portugais. Beaucoup parcourent une partie de la place à genou en espérant un miracle. Messes à toute heure et brasier permanent pour les cierges. Un peu "too much"... Les promeneurs égarés auront remarqué qu'un bout du mur de Berlin y est exposé.

Grande esplanade de Fátima Mur de Berlin à Fátima

 Nazaré

Une rue de la vieille ville de Nazaré

Ancien petit port de pêcheur autrefois très typique. Aujourd'hui, station balnéaire très prisée. La vieille ville aux rues étroites reste un peu préservée devant l'urbanisation galopante. Le seul intérêt réside dans la proximité de plage (surveillée).

Nazaré aujourd'hui

Óbidos

Autre parc à touriste au charme fou. Il est peu conseillé d'y rester dormir tant tout est tourné vers le tourisme (qui doit représenter 90% du bassin de l'emploi local), donc cher ! Une demi-journée suffit amplement. Pour les plus fortunés ou pour un week-end dépaysement, il est possible de dormir/se restaurer dans la pusada du château (300€/nuit), classée monument historique. La spécialité d'Óbidos est la ginjinha, une liqueur de griotte que l'on consomme dans une petite coupe en chocolat. On en vend à tous les coins de rue. Loin de la pagaille de ses rues étroites, il ne faut pas hésiter à aller voir le sanctuaire qui se situe à l'extérieur de la ville (~500m, accessible à pieds), malheureusement presque en ruine. Néanmoins, les restaurants qu'il cache sont les meilleurs du coin (penser à réserver avant).

Rue d'Óbidos 1 Les toits d'Óbidos

Rue d'Óbidos 2 Rue d'Óbidos 3

Le sanctuaire d'Óbidos

 Sintra

Palais de la Regaleira 1

Loin de l'agitation Lisboète, elle fut prisée des bourgeois de l'époque qui n'ont pas hésité à y construire des maisons et palais extraordinaires. Particulièrement la quinta de Regaleira de la famille Monteiro (sur les plans de Luigi Manini) dont les 4 hectares du domaine valent vraiment le détour. Les plus courageux pourront monter à pied jusqu'aux remparts (entrée 8€ au-delà), sinon il faudra prendre le bus pour les découvrir.

Coline de Sintra 1 Palais de la Regaleira 2

Coline de Sintra 2

Lisbonne

Tour de Belém

La ville aux 7 collines. Non, Lisbonne, malgré sa proximité avec la mer, n'est pas plate ! Pour atteindre certaines parties (dont le château Saint Jorge, fief du premier roi du Portugal Afonso Henriques dit Alphonse 1er), il est recommandé d'emprunter le vieux tramway de 1901 ! Ce ne sont que quelques unes des merveilles qu'elle renferme. Les Portugais revenant de voyages à l'autre bout du monde autant que les locaux éprouvent ce plaisir immense lorsqu'ils passent la tour de Belém, chef d’œuvre posé sur le Tage, à la fois signe de fierté et de puissance. Pourtant, au delà de ses sites historiques et culturels majeurs, la ville, qui fut quasiment rasée par le tremblement de terre de 1755, apparaît plutôt policée. En s'y promenant, il n'y a rien de plus que ce que l'on pourrait trouver dans une autre capitale Européenne. Si elle laisse un très bon souvenir au voyageur occasionnel, il ne faudra pas trop s'y attarder (2/3 jours maximum) et plutôt s'aventurer dans la campagne (ou Porto, voire même Coimbra) pour découvrir la véritable culture Portugaise. Dans tous les cas, un saut dans le quartier de Belém (toujours en tramway !) est essentiel. On pourra y déguster les fameux pastéis de nata accompagnés d'une bonne caïpirinha rafraîchissante (venue du petit frère Brésilien).

Lisbonne de haut

Place du commerce Lisbonne Tramway 1901 château St Jorge

Tour de l'exposition universelle Une façade Lisboète

Lisbonne depuis le château St Jorge Un couple dans Lisbonne

Tramway 1901 Belém Monastère des Hiéronymites