Saturday, 22 August 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Let's play with some strangefun C stuff related to macro implementation in GCC compiler.

In the next code, we will work on this kind of structure which is a basic implementation of a matrix structure :

typedef struct {
  int width;
  int height;
  double* data;
} matrix;

In a standard algorithm implementation, we would use malloc() for at least .data field. But, in embedded world, it's preferable to use static allocations (if we use "static" matrices with known parameters).

Use an array as a C macro parameter

First trap of our compiler. We want to statically initalize an array like this :

#define STATIC_ARRAY(_name, _values) double _name[] = _values

STATIC_ARRAY(myArray, {0.0, 0.1, 0.2};

Compilation returns this error :

b.c:5:38: error: macro "STATIC_ARRAY" passed 4 arguments, but takes just 2
STATIC_ARRAY(myArray, {0.0, 0.1, 0.2});

The second argument is not considered as an array, but a list of arguments. My question is WHY ??? This seems a non sense as the goal of macros is to copy paste without interpretation.

Solution I found is to use a variadic macro parameter. This will only works for one array value.

#define STATIC_ARRAY(_name, ...) double _name[] = __VA_ARGS__

STATIC_ARRAY(myArray, {0.0, 0.1, 0.2});

In flight shadow array

Another problem come if I make a more complex macro to initialize my structure. Basically, we may do something like this :

#define STATIC_MATRIX(_name, _width, _height, ...)          \
  static matrix _name = {.width = _width, .height=_height, .data=__VA_ARGS__}

STATIC_MATRIX(myMat, 2,2, {0.0, 0.1, 0.2, 0.3});

Which give a wonderful error :

b.c:13:1: warning: braces around scalar initializer
STATIC_MATRIX(myMat, 2,2, {0.0, 0.1, 0.2, 0.3});
^
b.c:13:1: note: (near initialization for ‘myMat.data’)
b.c:13:28: error: incompatible types when initializing type ‘double *’ using type ‘double’
STATIC_MATRIX(myMat, 2,2, {0.0, 0.1, 0.2, 0.3});

The correct way to initialize our structure is to declare an array and affect it to .data field. We can embbed this declaration in macro definition :

#define CONCATENATE_DIRECT(s1, s2) s1##s2
#define CONCATENATE(s1, s2) CONCATENATE_DIRECT(s1, s2)

#define STATIC_MATRIX(_name, _width, _height, ...)          \
  static double CONCATENATE(static_darray_,__LINE__)[]=__VA_ARGS__; static matrix _name={.width=_width,.height=_height,.data=CONCATENATE(static_darray_,__LINE__)}

This a bit long, but it works ! The macro creates two statics objects, one named by user and one which is unique thanks to line number concatenation. Note, that we cannot split it on two lines due to line number in the name.

We can modify this macro (or create a new one) by removing static attributes. In this case, be careful if you define it in an header, and use it in two separate file at the same line. It could be interesting to use static objects or not depending on variables usage.

Another improvement could be to create const array if data is not updated. Thus, compiler can use a the same memory space for multiple matrix arrays with the same values.

Last but not least. Here, the created array has a variable length that depends on value in parameter. We can fix its size with :

static double CONCATENATE(static_darray_,__LINE__)[_width*_height]
Tuesday, 04 August 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Gâteau anniversaire 10 ans

Ça y est ! On y est ! Le blog fête ses 10 ans et avec lui tout l'éco système *.soutade.fr !

J'ai déjà évoqué le point de départ, mais il est bon d'y repenser encore. Je m'en souviens très bien. C'était un soir de juillet 2010 à la terrasse du Pontier, en compagnie de mon cousin "Tu aimes bien le cinéma, pourquoi est-ce que tu ne ferais un blog pour en parler ?". L'idée était lancée. Quelques jours plus tard j'achetais mon nom de domaine chez OVH ainsi qu'un SheevaPlug (un des premiers, si ce n'est le premier "plug computer") sur NewIT, un des rares revendeurs.

Miniature du blog

Pourquoi ne pas avoir crée simplement un blog sur Skyblog, blogger ou Wordpress ? J'avais été conquis par le discours de Benjamin Bayart lors des JM2L de 2010 sur l'importance d'un internet neutre et décentralisé. Bien sûr, l'envie d'avoir son petit serveur personnel a beaucoup influé sur ce choix. Au delà du blog, il y a également un serveur de mail, un affichage de mes comptes, un serveur SSH (la base), les statistiques de visite (awstats). Le design de la page d'accueil n'a d'ailleurs pas évolué depuis et reste toujours aussi sommaire. Le premier moteur de blog fut Joomla, un concurrent du célèbre Drupal, à qui j'avais préféré sa simplicité. Le thème utilisé avait été trouvé sur le net. Vint ensuite d'autres services publiques ou privés comme la musique, la forge, l'agrandisseur d'adresse le chiffrement/déchiffrement, la gestion des notes, la gestion des listes de diffusion, la gestion des flux RSS. Et d'autres services non visibles comme le VPN, l'envoi des flux RSS par mail, le fail2ban, l'IPtogeo, un serveur XMPP/Jabber.

Sheevaplug

La connexion d'alors était une simple ADSL (avec quand même 1MB de débit montant). Autant dire qu'il fallait faire attention au poids des pages web afin d'avoir un affichage le plus fluide possible, donc éviter de mettre trop de photos. Je suis parfois un peu trop adepte des solutions maisons (mais je me suis calmé sur ce point). En général le cœur du projet est "rapide" à réaliser, mais derrière il y a tout l'enrobage et surtout la maintenance qui demandent beaucoup de temps. Bref, 2 ans plus tard, en juillet 2012, sort l'Initial commit de Dynastie. Au revoir Joomla et son affichage dynamique qui, pour l'affichage d'un blog stable, n'a finalement pas d'intérêt. Les objectifs étaient multiples : avoir une interface d'édition accessible depuis le web avec possibilité de faire du HTML ou du Markdown, générer des pages statiques (en bon vieux HTML) pré compressées en ZIP, une gestion dynamique des commentaires (mon filtre anti spam est extrêmement efficace contre les robots), gestion de la recherche, un moteur de patron en XML (technologie web), se faire la main sur le framework Django (Python). Malgré une interface toujours aussi brute, l'objectif est atteint. C'est d'ailleurs toujours ce moteur qui est utilisé car, encore aujourd'hui, il n'y a pas d'équivalent en terme fonctionnel. Le résultat a tout de suite été au rendez-vous avec un affichage très fluide malgré le faible débit de la connexion. Désormais, la fibre a remplacé l'ADSL, il n'y a donc quasiment pas de latence, même avec beaucoup d'images affichées. IWLA fut l'autre outils développé spécialement pour le web et venu remplacer AWStats. Ce dernier étant écrit en PERL avec tout le code source dans un seul fichier, ce qui le rend trop monolithique. IWLA a un prémiètre plus réduit (uniquement HTTP en IPv4), mais est beaucoup plus modulaire et donc extensible. De plus, il est écrit en Python (toujours). Les données de base (moteurs de recherche, signature des navigateurs, ...) sont récupérées depuis AWstats et son thème graphique est honteusement copié. Je l'utilise avec joie depuis 2014. C'est également en 2012 que le nom de domaine a été transféré d'OVH chez Gandi, plus cher, mais plus éthique.

Cubox

En 2015, le vénérable SheevaPlug est relégué au rang de serveur de secours. Pour le remplacer, une cubox i2eX avec plus de mémoire et un processeur plus puissant. Je regrette de ne pas avoir pris la version avec encore plus de mémoire (i4Pro), le serveur étant parfois saturé. Néanmoins, j'en suis toujours satisfait. En 2018, pour fêter la nouvelle année et surtout grâce au support des wildcards, j'abandonne mon certificat SSL/TLS personnel pour migrer vers Let's Encrypt. Fini les messages d'avertissement lors d'une navigation chiffrée ! Finalement, pour fêter les 10 ans, et parce que j'ai eu un peu de temps, j'ai retravaillé le design du blog. Les changements sont discrets, mais bien présents : couleur de fond, gestion des images, mise à jour de la page "À propos", menus, logo, et, comble du luxe : gestion des écrans de téléphone ! J'ai également lancé un concours qui m'aura finalement coûté assez peu puisqu'il n'y a pas eu de participant.

Mais, revenons 10 ans en arrière. C'était comment le monde en 2010 ? D'un point de vue strictement personnel, je dirais que c'était le temps de tous les possibles. À l'époque, j'entrais à peine dans la vie active. Les présidents d'alors s'appelaient Sarkozy, Merkel, Poutine, Obama, Berlusconi, Cameron, Jintao, Kan, Harper. À peine remis de la crise des subprimes, ce fut au tour de la Grèce de jeter une incertitude sur la stabilité économique Européenne. La France n'a plus connue d'attentat terroriste sur son sol depuis 15 ans. La révolution Arabe grouille dans les têtes mais Kadhafi tient encore fermement les rênes de son pays. La guerre en Irak est officiellement "terminée". La pandémie de H1N1 nous faisait doucement rigoler. Aux considérations écologiques (un truc de bobos), nous nous empressions d'investir dans le gadget le plus hype de l'époque, signe du renouveau d'Apple : l'iPhone. Son concurrent Android étant confidentiel et Nokia encore leader du marché des "téléphones". La France court après son deuxième titre mondial pour finalement accoucher d'un fiasco légendaire en Afrique du sud. Clermont remporte son premier titre en top 14 après trois revers consécutifs. On note ça et là quelques canicules et séismes, mais pas de quoi fouetter un chat.

Bref, le monde va mal, mais on se soigne. C'est dans ce contexte géopolitique encore relativement serein que naît le blog. Si l'idée originale était de parler de cinéma (catégorie stoppée en 2013 faute d'intérêt), l'objectif général a toujours été le partage : cinéma, musique, informatique, sport, société... Le tout en français (à l'exception de quelques articles techniques plus à même de trouver son public dans la langue de Shakespeare). Un juste de retour de la richesse culturelle et technique disponible sur internet et qui constitue une grande partie de mes connaissances (principalement techniques) actuelles. J'ai toujours voulu proposer un site libre, gratuit et ouvert. Ici, point de cookies traceurs (je hais ces bandeaux plus ou moins invasifs qu'il faut désactiver sur chaque site/page), point de publicité directe ou indirecte, point d'article sponsorisé. Les outils que j'utilise (et que j'ai crées) sont tous disponibles avec leur code source. Pour rendre la lecture plus agréable, j'essaie autant que possible d'ajouter des images ou des illustrations à mes publications. Revers de la médaille, le fait de ne pas être sur une plateforme grand public (github, facebook, twitter, snapshat, instagram, blogger ...) diminue forcément la visibilité des services proposés. D'après IWLA, il n'y a que 8 personnes qui sont abonnées au flux RSS/Atom et les contributions externes à mes projets (pourtant sous git) sont inexistantes. Il faut dire que je ne fais pas particulièrement de publicité. Seule mon extension gPass a spontanément bénéficié d'une diffusion non négligeable avec pas moins de 175 utilisateurs quotidiens. Ainsi, j'écris ce que j'ai envie, sans contraintes, sans être sous le coup de CGV plus ou moins obscures. Au début, j'avais prévu d'écrire un article par semaine, ce qui était facile avec les chroniques cinéma. Désormais, j'aimerais être autour de deux par mois, mais sans m'imposer quoi que ce soit.

Depuis 10 ans je reste fidèle à ce mode d'expression qui est finalement celui qui me convient le mieux. Paradoxalement, je ne suis pas très fort dans le "temps réel" même si mon métier est d'écrire des logiciels qui s’exécutent avec une certaine contrainte de temps. En réalité, il s'agit plus d'optimisation logique et algorithmique qu'autre chose. Je préfère prendre le temps d'écrire des articles, d'y réfléchir, de me documenter quand cela est nécessaire et suis donc moins dans l'instantanéité des plateformes modernes. Ajouté à cela que je ne publie que peu d'articles/d'informations personnelles, même si l'ensemble me concerne de près ou de loin, et qui constitue souvent la partie la plus "croustillante" quand on se balade sur Internet.

Oui, écrire prend du temps. Pour autant, c'est exercice agréable. Tout commence par l'idée (ou le besoin). Ensuite, il faut construire l'ossature (les grandes lignes) dans sa tête, y penser, noter les éléments à incorporer (parfois juste un mot). Puis vient l'écriture. Un premier jet d'abord avec les idées plus ou moins en vrac et sans forcément de lien entre chaque paragraphe. Il faut alors raffiner avec plusieurs relectures, corrections, choix d'un meilleur vocabulaire, reformulations, suppression des répétitions. Il est important d'espacer les relectures de quelques jours afin "d'oublier" le texte et de remarquer certains détails que l'on survole sinon car on connaît déjà la suite. La relecture se fait dans une prévisualisation de l'article afin d'avoir le rendu final et non dans l'interface d'édition, ce qui permet de mieux appréhender le texte. Naturellement, les articles techniques requièrent moins de travail de dissertation. Pour l'anecdote, celui des 10 ans porte le numéro 404 dans Dynastie !

Aujourd'hui, quand je parcours le blog, je suis assez fier du résultat. Je le trouve clair et agréable à lire. La diversité des sujets abordés est à la fois une force et une faiblesse. Force, car c'est une richesse et que le contenu proposé est souvent peu ou pas abordé ailleurs. Faiblesse, car les lecteurs occasionnels sont dans un mode de "picorage" et n'y reviennent donc pas régulièrement pour voir les nouveautés (le flux RSS/Atom est fait pour ça). Il est intéressant de noter que la plupart du trafic (~40%) est drainé par des articles "phares". Il y a également beaucoup de personnes qui ne sont intéressées que par les images (via les moteurs de recherche en mode image). J'ai décidé de les filtrer en 2016 pour n'avoir que les lecteurs réels.

Passons maintenant aux traditionnelles statistiques avec une partie spéciale "10 ans"

Statistiques des 10 ans

Total :

  • 375 articles
  • 147 817 visites
  • 99Go de données envoyés

Par catégories :

  • 136 articles d'informatique (36%)
  • 98 articles généraux (26%)
  • 63 articles de cinéma (17%)
  • 35 articles de sport (9%)
  • 23 articles de musique (6%)
  • 20 articles de configuration PC (5%)

Top 10 des 10 ans :

Statistiques 2019/2020

  • 20 articles publiés (19, 22, 30, 31, 34, 49, 50, 60, 60)
  • 10 357 visites (9 270, 9 580, 9 510, 23 800, 21 300, 25 000, 12 000, 18 000, 9 000)
  • 16.6 Go de données envoyées (15.3, 12.5, 17, 17,9, 9, 5.5, 2.7, 2.5)
  • 19 445 pages affichées (22 230, 19 887, 20 180, 26 700)

Top 10 :

La conclusion se répète d'année en année, mais le blog est toujours là ! La fréquentation reste "moyenne", elle fut étrangement plus importante pendant la période de confinement. Bref, je continue à conserver et alimenter autant que je peux cet espace de liberté jusqu'à ce que, arrivé à bout d'épuisement, il ne s'arrête par lui même. Un des gros chantiers que j'avais espérer mettre en place avec la fibre est l'IPv6, mais ce n'est toujours pas possible avec Bouygues.

Sunday, 19 July 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Le trio des Freddy's

Il y a peu, l'association Imobile United a dévoilé sur bandcamp "Ze Compile #1", une compilation qui regroupe pas moins de 24 formations issues de la région PACA. Les fonds de la vente sont destinés à soutenir le festival Montaurock. On y retrouve des groupes assez connus localement (Cølliders, Park In Son, I.M.O.D.I.U.M, ...). Mais une compilation c'est également l'occasion de découvrir de nouvelles pépites telles que Kubiak, déjà présentés sur le blog, ainsi que Les Freddy's !

À l'origine, un duo (Josh à la batterie et Gaëtan à la guitare et au chant) devenu trio grâce Gus (à la basse) puis JB, gérés par leur manager Fred (qui a inspiré le nom du groupe). Ils ont commencé de manière très confidentielle (et sans réelle ambition) avant de prendre de l'ampleur suite à leur passage au festival de Néoules en 2017. Ce fut l'événement déclencheur qui fera naître la volonté de composer. Le style du groupe se situe à mi chemin entre le punk et le rock énervé. D'une certaine manière ils se rapprochent de Noir Désir, voir de Guerilla Poubelle (à leurs début) : beaucoup d'énergie, un son assez propre, des textes engagés et le tout en français s'il-vous-plaît. Le groupe officie principalement dans le Var, autour de la région Toulonnaise.

L'histoire des gens (2019)

Pochette de l'album L'histoire des gens

Sorti en mars 2019, L'histoire des gens est le premier album studio des Freddy's. Pour un premier album, il est impressionnant de maturité tant dans sa construction que dans son enregistrement. Certains pourront regretter qu'il n'y ait "que" 9 titres et "seulement" 36 minutes 30 de musique, le minimum syndical à la limite de l'EP, pourtant cet opus est sans fausse note. L'ambiance est ici clairement punk (le look des membres en est la meilleure illustration), il y a beaucoup de rythme sans pour autant négliger l'aspect mélodique à la rock. Le tout est emmené par la voix rauque de Gaëtan qui est vraiment impressionnante de par sa justesse. C'est un album très engagé de jeunes gens révoltés par notre société. L'objectif était de donner un instantané de cette dernière. Le trio va donc causer politique, racisme, amitié, solitude, des médias, des préjugés, de rébellion, de future...

Si le disque commence avec un rock très fort sur En bleu ou en noir (le clip a d'ailleurs été annulé faute d'autorisation administrative), à partir du 3e titre l'aspect punk s'intensifie pour glisser doucement sur L'histoire de Jean qui représente bien l'esprit de l'album. Quand est-ce qu'on dira non est l'objet du second clip du groupe. Plutôt simple dans sa réalisation. La pression ne retombe pas avec Le lion et l'agneau malgré un petit break acoustique. Pour enchaîner sur Idéaux préconçus qui pulse. Idem pour le morceau suivant qui est une bonne transition vers la fin en permettant de souffler un peu. Les petits gars ont gardé le meilleur pour la fin, comme un bon dessert qui vient sublimer le repas. Carte électorale, signature du groupe, se base sur des éléments simples : un refrain survitaminé tout en onomatopée, gueulé en chœur sur les trois quarts de la piste, entrecoupé de couplets acerbes, une mélodie accrocheuse qui traîne dans la tête et surtout l'envie de sauter partout. Le clip idoine profite d'une réalisation très esthétique, rare pour un groupe avec des moyens limités. C'est avant tout une belle vitrine pour le studio The Birdies. Et puis vient le silence, comme si on avait débranché le casque trop brusquement, on en redemande encore. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il faudra patienter encore un peu avant d'espérer voir sortir un second album. D'ici là, on sera à l'affût des dates de concerts, si les conditions sanitaires le permettent...

Monday, 13 July 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Château de Menthon Saint Bernard

À l'évocation de la Savoie (et de la Haute Savoie), les premiers mots qui viennent à l'esprit sont "raclette", "tartiflette" et "ski". Cette région est, dans l'imaginaire collectif, ancrée depuis toujours à l'hexagone. En réalité, tout comme la région Niçoise, ces deux départements ne sont rattachés à la France que depuis seulement 160 ans (par le traité de Turin de 1860). Avant cela, ils appartenaient au royaume de Piémont Sardaigne (au sens large) qui, de part sa position géographique privilégiée (des Alpes Occidentales jusqu'à la méditerranée) a joué un rôle géopolitique capital au cours du XVIIIe et XIXe siècle.

La région de Savoie est assez schizophrène. Elle est composée à la fois de grandes zones très rurales avec de petits hameaux sans réel centre de vie, le tout entouré de champs (alpages et cultures) et ponctuellement, de villas cossues, héritage de la puissance d'antan et miroir de la proximité des grands lacs (lac du Bourget, lac d'Annecy, lac Léman) qui en font un lieux de villégiature privilégié pour la bourgeoisie locale, Suisse comprise. L'intérêt de la région réside principalement dans son aspect nature : sports en tout genre (randonnée, cyclisme, parapente, ski, sports aquatique, escalade ...), air pur, grands espaces, tranquillité, plutôt que dans la visite des communes (à quelques exceptions près). En effet, l'architecture locale est plutôt rustique, propice à résister aux hivers rigoureux. On est loin du charme des villages Provençaux.

Abbaye Notre Dame de Tamié

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la démographie a doublée en Savoie et triplée en haute Savoie, signe d'un attrait croissant à la fois économique et touristique. On ressent clairement un étalement urbain de plus en plus important, favorisé par les moyens de locomotion modernes. Le souvenir le plus marquant étant un tout petit champs de blé encore cultivé à quelques mètres du lac d'Annecy et entouré de grosses villas.

Deux points frappent lorsque l'on pénètre en Savoie : le fait que la vallée soit toute plate alors que le dénivelé devient tout de suite important quand l'on attaque les routes de montagne (prisées des cyclistes pour leur beauté et leur tranquillité), et la présence d'immenses platanes centenaires. Ces derniers ne sont pas taillés ce qui leur permet de devenir gigantesque. Le soleil également, qui tape fort sans y paraître. Malgré un air assez sec, il peut vite faire très chaud, surtout entre 15h et 18h/19h.

Aix-Les-Bains

Lac du bourget

Le voyage commence par une halte à Aix-Les-Bains, accolée au lac du Bourget, station balnéaire et thermale mondialement connue. Siège des voitures sans permis Aixam, la ville est principalement tournée vers le tourisme. Si l'on peut admirer quelques villas bourgeoises et hôtels (particuliers) de la Belle Époque, il n'y a pas réellement d'intérêt à prolonger le séjour sur place. On pourra néanmoins lui attribuer un bon point pour sa capacité à développer les activités sportives.

Abbaye de Hautecombe

Chapelle de l'Abbaye de Hautecombe

Site remarquable de la région (plus de 100 000 visiteurs par an), l'abbaye de Hautecombe est elle aussi accolée au lac du Bourget. Deux routes y mènent depuis Aix-Les-Bains : soit par les montagnes (col du Chat), soit par le bord du lac. La première étant plus authentique. On doit le style actuel (qui date du XIXe siècle) au roi de Sardaigne Charles-Félix de Savoie et à son épouse Marie-Christine de Bourbon-Siciles. Il est possible visiter l'église abbatiale, qui possède quelques pièces intéressantes, en dehors des heures de prières car l'abbaye est encore en activité (elle est un centre international de formation biblique et théologique et propose également des séjours spirituels).

Annecy

Quai d'Annecy

Chef lieu de Haute-Savoie, La perle des Alpes se trouve au bord du lac éponyme. Située à moins de 50km de la frontière Suisse, elle attire une population plutôt aisée, tout particulièrement dans les communes bordants le lac, un peu à l'image des grands lacs du nord de l'Italie. Comme souvent, la "nouvelle" ville est assez dense.

Rue de vieille ville Rue de vieille ville

L'ancienne est plutôt mignonne, mais quasiment dédiée aux boutiques touristiques. Le château qui surplombe peut se visiter.

Canal d'Annecy Canal d'Annecy

Le plus intéressant étant néanmoins de se promener le long des différents canaux ainsi que dans le parc du jardin de l'Europe avec son Pont des amours, porte d'entrée sur les quais. Le parc est découpé en deux parties : une ombragée et une grande étendue en herbe "nue". On pourra choisir l'un ou l'autre selon la météo.

Canal d'Annecy

La pression urbaine est encore un peu contenue. Ainsi, Annecy et son agglomération fait la part belle aux immenses allées de platanes, mais également aux déplacements à vélo. Il existe de nombreuses pistes cyclables ainsi que des arceaux un peu partout dans la ville. L'exemple le plus flagrant étant la piste cyclable qui fait le tour du lac (terminée à 80%/90%). Il s'agit, certes, d'un atout touristique indéniable, mais l'on sent qu'il y a une réelle politique cycliste avec des investissements conséquents.

Maison sur le lac d'Annecy

Contrairement au lac du Bourget, on trouve régulièrement des plages ou des accès aménagés tout autour du lac. De multiples magasins permettent la location de vélo, notamment pour faire le tour du lac (~40km). Si l'envie vous prend, il ne faudra surtout pas se tromper de sens, car la côte entre Talloire et Menthon-Saint-Bernard est particulièrement longue et raide. Il faut privilégier uen promenade dans le sens horaire.

Lac d'Annecy

Conflan - Albertville

Conflan Conflan

La seule qualité d'Albertville fut l'accueil des jeux Olympiques d'hiver 1992. Par contre, la cité médiévale de Conflans située juste à côté, et désormais rattachée administrativement à Albertville, vaut vraiment le détour. Elle possède un charme fou, ce qui semble assez rare pour la région.

Chambéry

Invité surprise du voyage, le détour par Chambéry fut une belle découverte. Capitale de la Savoie avant son transfert à Turin dû à l'occupation française de 1563, elle possède un centre historique tout à fait charmante. À cause de sa position stratégique, la ville, et surtout sa gare ferroviaire, fut bombardée en 1944 par les alliés, causant d'importants dégâts et l'amputant d'une partie de son centre ancien. La Sainte Chapelle, chapelle du château, a notamment abrité le Saint Suaire pendant 25 ans. Saint Suaire qui a survécu à l'incendie de cette dernière et qui en porte encore les stigmates (brûlures, traces d'eau). Le château des ducs de Savoie, maintes fois transformé, qui surplombe la ville ne se visite malheureusement que très partiellement car il est aujourd'hui le siège de la préfecture ainsi que du conseil départemental, il y a pire comme cadre de travail !

Grenoble

Le passage par Grenoble, épicentre de la région, fut douloureux, principalement à cause des premières chaleurs : 34°C sur une autoroute dense voire saturée. La concentration de chaleur et de pollution s'explique par le fait que Grenoble est la grande métropole du département, donc densément peuplée. Ajouté à cela quelques industries (de pointe), le tout dans une positions géographique de "cuvette" au creux de la vallée et on obtient un cocktail environnemental assez "moderne".

Mont Aiguille

Champs du Vercors Mont Aiguille

Toujours en Isère, mais dans le parc régional du Vercors cette fois ci, la star locale se nomme Mont Aiguille. Berceau de l'Alpinisme, ce massif a toujours fasciné par sa forme de plateau surélevé, donnant naissance à de multiples fantasmes et légendes. L'endroit offre de multiples activités natures : randonnées, lac, escalade, vtt... Cette partie de l'Isère est vraiment un mélange entre campagne et montagne. Un article spécifique à la randonnée du tour du mont Aiguille est disponible ici.

Monday, 13 July 2020
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Mont aiguille

Situé à la lisière de l'Isère et de la Drôme, le mont Aiguille, membre isolé du massif du Vercors, a de tout temps fasciné par son aspect atypique : un haut plateau qui culmine à 2086m d'altitude entouré de falaises (entre 250m et 350m de haut). Cette forteresse naturelle a nourrit bien des spéculations et des fantasmes. C'est ainsi que Charles VIII, roi de France impatient (ou curieux) diligenta son ascension en 1490 au capitaine Antoine de Ville. Ce qu'il réalisa 2 ans plus tard et qui marqua les premières pages de l'Alpinisme. De nos jours, l'ascension du mont est notée comme peu difficile.

La "promenade" du jour est surtout l'occasion de faire une halte sur la route des vacances. Halte qui ne fut pas de tout repos, puisque le tour du mont Aiguille fait pas moins de 19km avec 1100m/1200m de dénivelé positif. Autant dire qu'il faut être un minimum en forme et surtout démarrer tôt pour éviter au maximum les grosses chaleurs (pic de températures entre 15h et 18h). Selon le niveau, il faut prévoir entre 6h et 7h30 de marche, ainsi que 1L à 1,5L d'eau par personne.

Le mont Aiguille sous toutes ses faces

La randonnée, difficile certes, est plaisante car elle permet d'admirer à la fois le paysage local composée d'une flore exceptionnellement riche, mais également le mont selon différents points du vues. Ses faces offrent toutes quelque chose de nouveau à découvrir. Les photos sont pour certaines un peu floues, l'autofocus ayant eu du mal, j'ai dû faire le point manuellement en un temps court. C'est une petite déception de ce côté.

Champs dans le Vercors

L'idéal est de commencer la randonnée depuis le hameau de la Richardière (avec possibilité de loger à l'hôtel/bar/restaurant Au Gai Soleil), près du village de Chichilianne. Il faut partir en direction du col de l'Aupet afin de réaliser la partie la plus difficile dès le début. Les guides sur la toile conseillent le contraire... Le balisage à suivre est celui en jaune et vert.

Profil de la randonnée

L'altitude de départ est d'environ 1041m, il faut grimper jusqu'au col de l'Aupet situé à 1653m en seulement 4km, puis continuer l'ascension jusqu'à être tout proche de la base du mont à 1720m d'altitude.

Chemin de départ Bifurcation dans la forêt de bouleaux

Le début est plutôt facile, le dénivelé est doux. Puis l'on rentre dans une forêt de bouleaux, on marche à l'ombre mais le chemin se rétrécit, il est parfois un peu dangereux, surtout s'il a plu.

Autour du col de l'Aupet, certains points de vues permettent d'admirer une partie du Grand Veymont. La dernière phase jusqu'à la base du mont Aiguille est très caillouteuse. Les 4.5km suivants ne sont pas agréables du tout, puisque l'on perd de nouveau 600m d'altitude jusqu'au hameau de Pellas.

La pente est raide et caillouteuse quasiment tout le long. On ne peut pas voir le massif rocheux sur cette partie.

La suite est plus champêtre, mais pas facile pour autant avec 3 ascensions (200m, 120m et 60m de dénivelé positif). Une fois atteint le col du Papavet (1330m), il est bon de faire une pause déjeuner, le plus dur étant derrière. Le chemin emprunte assez régulièrement des lits de rivières, ce sont des phases accidentées en été et, je pense, non praticables toute l'année (surtout lors de la fonte des neiges au printemps). Certains lits peuvent se contourner en suivant la route. Chose importante : il est possible de se ravitailler en eau au kilomètre 5 (cours d'un ruisseau) et au kilomètre 14 dans le hameau de Trézanne. Cette dernière halte est l'occasion de visiter l'ancienne chapelle rénovée récemment (2015) par des artisans bénévoles. On appréciera son toit de chaume et ses vitraux modernes.

Quelques photos de l'extraordinaire richesse florale en cette saison :

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