Sunday, 22 May 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

Bassin de la villa Fragonard

Temps fort du pays Grassois, Expo Rose revient enfin en ce chaud mois de mai 2022 ! C'est une manifestation toujours autant attendue par le grand public, avec une affluence monstre. D'autant plus que malgré un ciel parfois voilé, beau temps et chaleur étaient au rendez-vous (en attendant le festival de Cannes !). Le thème de cette 50e édition était le cinéma. La plupart des visiteurs étaient ravis de fouler à nouveau les pavés fleuris de Grasse. Personnellement, pour avoir assisté à plusieurs éditions ces dernières années, j'ai trouvé le niveau de décoration un ton en dessous de ce que l'on a l'habitude. Mais ne boudons pas notre plaisir avec les superbes compositions présentées lors du concours :

Roses blanches

Roses blanches, liseré rouge Roses blanches teinte orangée

Roses roses Roses roses

Roses blanches, liseré rouge Roses rose clair

Roses rose Roses oranges, liseré rouge

Roses jaunes Roses jaunes

Roses blanches, liseré rouge

Ainsi que celles des producteurs présents sur le cours :

Roses oranges Roses blanche cœur rose

Roses blanches Roses roses

Roses blanche et rose Roses blanche et rose

Rosier, villa Fragonard

Wednesday, 04 May 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

Panorama

Soyons clair : il s'agit de la plus belle randonnée que j'ai eu l'occasion de faire jusqu'à présent ! J'avais déjà été enchanté par le tour du Haut Montet. Ce dernier est en aller-retour, tandis que cette randonnée est une grande boucle qui permet d'ajouter la partie Est, fort sympathique, sans augmenter pour autant la distance totale. On aura donc l'occasion de découvrir l'ensemble des merveilles qu'offre la région : chemins, forêt de chênes, forêt de sapins, garrigue, montagne, mer, pierrier... Le tout avec des panoramas à couper le souffle. Je ne me suis d'ailleurs jamais autant arrêté pour admirer le paysage !

Bien sûr, il faudra être un minimum préparé car avec ~20km et 800m de dénivelé positif, on est clairement sur un niveau "sportif". Le circuit détaillé se trouve sur randoxygene. Il est indiqué de partir en direction du plateau de la Malle, mais je conseille de faire le circuit en sens inverse afin de commencer par la partie la plus ennuyeuse : la route (sur environ 1,5km). Autre détail, le final : un long chemin de pierres. Il vaut mieux l'emprunter (de mon point de vue) dans le sens de la descente.

Panorama

Le point de départ se situe donc dans la zone industrielle de la Sarrée. Il y a des places de parking disponibles à divers endroits (Attention : le parking du karting peut se remplir vite selon les jours et la saison). Une fois garé, il faut revenir à pieds sur la route et la longer. Se profile alors deux options lorsque l'on a passé le virage en épingle : la première est d'emprunter une piste large sur la droite (elle descend légèrement, direction Gourdon). La seconde est de passer par un petit chemin qui part sur la gauche en direction de la forêt, un peu plus difficile, elle offre néanmoins un point de vue plus joli sur le littoral.

Chemin de départ Chemin

Sans le savoir, je suis parti sur la seconde option. On évolue dans la forêt de Gourdon. Cependant, le secteur n'est pas balisé ! Si l'on veut retrouver le chemin principal, il faut ne faut jamais bifurquer. Sinon, on peut tenter de se perdre dans le dédale de sentiers disponibles.

Gourdon au loin

Ruines Bergerie en ruines

On passera alors à côté de diverses bergeries en ruines pour finalement retrouver le chemin principal avec sur notre droite le village de Gourdon. Il est possible de remonter jusqu'en haut de la carrière, zone interdite et dangereuse.

Rapace dans le ciel

En levant les yeux au ciel, on pourra admirer quelques rapaces en quêtes de proies.

Ferme de l'Embarnier Chemin vers la ferme de l'Embarnier

Plus loin se trouve la ferme de l'Embarnier. À partir de là, le chemin est balisé (c'est le chemin principal). Une fois celle-ci dépassée, il faut continuer sur la route jusqu'au point de départ des parapentes (le secteur est tellement beau que l'on en arrive à être jaloux de devoir le partager :))afin de le traverser et de filer en direction du radar.

Chemin vers le radar Chemin vers le radar dans la forêt

C'est l'occasion de voguer au travers d'une forêt de sapins. Sans être au sommet, on marche déjà sur le plateau.

Panorama plateau de Calern

Au loin, le plateau de Calern avec ses télescopes, ainsi que toute la vallée de Caussol.

Radar du haut Montet Chemin vers sur le plateau du haut Montet

Le plateau du Montet/Haut Montet est relativement plat et découvert, il faudra donc penser à prendre un coupe vent car il est balayé en permanence par le vent, quelle que soit la saison !

Chemin Plateau de la Malle Plateau de la Malle

On redescend sur le plateau de la Malle en prenant à gauche une fois arrivé au col du Clapier (et d'avoir pris le temps de se restaurer !).

Chemin dans la forêt Chemin dans la guarigues

Puis longer la route sur environ 500m avant de retrouver un nouveau chemin sur la gauche. On alternera forêt et garrigue. Vigilance, ce n'est pas la partie la mieux balisée (il faudra tenir sa droite).

Panorama sur le littoral

Le final propose une végétation plutôt sèche, mais offre une vue splendide sur toute la baie entre Théoule-sur-Mer et le cap d'Antibes. Comme indiqué au début, le final se fait sur un chemin recouvert de cailloux, plutôt casse-patte donc, mais relativement "roulant".

Wednesday, 20 April 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

1er mars 1815, Napoléon lassé de ses vacances sur l'île d'Elbe débarque à Golfe Juan avec 1200 hommes. Autant dire que niveau discrétion, on est loin de l'évasion de Carlos Ghosn ! Bref, un seul objectif : Paris. Pourquoi se casser la tête en faisant des détours ? L'ex et futur empereur choisit de tracer une ligne droite, faisant fi des Alpes qui se dressent devant lui, en passant tour à tour par Grasse, Castellane, Digne, Sisteron, Gap, Grenoble, Lyon, Mâcon, Auxerre... Il est possible aujourd'hui de suivre ce parcours en empruntant la RN 85, la fameuse "route Napoléon". Mais il faut savoir que celle-ci a été aménagée pour le transport routier moderne et ne suis donc pas stricto sensu le tracé originel.

C'est notamment le cas en ce qui concerne le tronçon entre St Vallier-De-Thiey et Escragnolles. Ces deux communes sont reliées par un chemin muletier désormais peu usité, mais toujours présent et qui servira de cadre pour la randonnée du jour. En réalité, c'est la seconde fois que je passe sur ce chemin. La première, en septembre dernier, a été plus compliquée : mauvais point de départ (depuis le village) : +8km peu intéressants, ampoule au pied qui apparaît à partir du kilomètre 4 à cause de chaussures trop petites... Bref, je n'ai pas eu le courage de prendre des photos et guettait depuis un créneau ensoleillé et sans vent (ce qui devient rare...) pour combler ce manque.

Créneau trouvé récemment pour effectuer les 11.5km de cette randonnée (ici sur visorando) "moyenne" (650m de dénivelé positif). Gros avantage de ce parcours : la plupart du tracé est ombragé, il est dont réalisable même en été. Le départ n'est pas forcément évident à trouver puisqu'il faut aller en direction de la chapelle Saint-Jean en empruntant la route de la Siagne (à double sens et où il est impossible de se croiser sur plus de deux kilomètres...) pour arriver à un petit renfoncement sur la droite qui héberge une réserve d'eau.

Point de départ Sentier de départ

Une fois stationné, il faut emprunter le chemin en direction de l'arche de Ponadieu et non la route. Ce dernier commence tranquillement avant de devenir rapidement un pierrier pentu.

Vue sur le baou

À la balise 80, il faut tourner en direction d'Escragnolles et longer la crête du vallon.

Chemin longeant la crête Escalier sur la crête

Cette dernière est par endroit étroite.

Chapelle Saint Jean Chapelle Saint Jean

Une fois revenu sur la route, on pourra faire un crochet pour voir la chapelle Saint-Jean. Elle se situe sur la gauche (il n'est pas aisé de la voir). Il faut prendre un petit chemin qui revient dans la forêt.

Le pont La rivière depuis le pont

Avant de continuer et de traverser le pont.

Chemin ombragé

La suite est simple puisqu'il faut toujours rester sur le chemin principal. La piste, large au début, se réduira au fur et à mesure. L'avantage est que l'on évolue sous les arbres, très agréable !

Chemin en pierres Chemin en pierres

Panorama

Vient alors un long passage composé uniquement de pierres, c'est la partie la plus difficile, mais qui offre un beau panorama.

Zoom sur la montagne Zoom sur la montagne

Au loin, la route Napoléon, avec, en mire, les superbes strates de roches.

Chemin en herbes Chemin en herbes

La partie finale de l'ascension (en herbe) plus agréable.

chapelle Saint Martin

On pourra faire une halte à la chapelle Saint-Martin.

Il ne reste alors qu'un kilomètre pour arriver aux portes d'Escragnolles. En haut du plateau, vient le temps de faire une pause et de se restaurer sur les tables mises à disposition. Les plus courageux pourront aller faire un tour jusqu'au (petit) village qui se situe 900m en contrebas.

Grand sentier

Il faut alors repartir dans la partie récente de la commune, en direction du baou Mourine. On tournera sur la gauche direction Rouyère pour emprunter une grande piste en terre qui offre là encore un superbe panorama.

Panorama

Petit sentier

Le tracé officiel propose de couper par les bois via un tout petit chemin sur la gauche. À l'ombre, mais étroit et très caillouteux, l'autre option étant de continuer sur la route.

Bergerie en ruines Ouverture dans la bergerie

Ce chemin débouche sur une ancienne grande bergerie en ruine.

Petit sentier Dans les bois

Il faudra alors continuer sur un tout petit passage qui permet de rejoindre le trajet aller en passant là encore dans la forêt. Pour le retour, au niveau de la chapelle Saint-Jean, on pourra terminer par la route plutôt que de longer de nouveau la crête.

Fleur violette

Sunday, 03 April 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

Dernier Essai (2022)

Pochette de Dernier Essai

Février 2022, Cachemire sort son nouvel album Dernier Essai. Hasard ou non, le tournoi des 6 nations 2022 s'achève sur un grand chelem du XV de France, ce qui n'était plus arrivé depuis 12 ans ! Personnellement, je n'aurais pas eu à attendre les 4 années qui nous séparent du précédent opus.

Si on devait résumer, il s'agit d'un album en deux parties. La première est plus proche de Qui est la punk ?, tandis que la seconde est plus dans l'esprit de Photoshope moi. Autant dire que tout le monde n'y trouvera pas forcément son compte (ce qui est d'ailleurs mon cas !), ou inversement... Commençons par ce qui fait mal : Pour l'enregistrement et le mixage, le groupe a choisi de faire confiance aux même personnes que précédemment (notamment Charles De Schutter au Rec'nroll studio), ce qui est une bonne chose. Malheureusement (le succès aidant ?), la distribution est assurée par Sony Music France et (conséquence ou non ?), quelqu'un d'autre a pris en charge le mastering. Résultat, on se retrouve avec des basses gonflées à bloc, des aigus ultra compressés, le tout venant surcharger la bande des médiums produisant une bouillie assez infâme à l'écoute... Autre grosse déception, la superbe reprise de Alors On Danse pointe aux abonnés absents. Choix artistique ou technique/financier (pas facile de toucher au demi-dieu Stromae) ? Cela restera dans les petits papiers du groupe. Toujours est-il que Fred semble avoir arrêté la cigarette (...), ce qui est fort dommage (pour nous en tout cas).

L'album commence pourtant très bien avec un énergique Criez dont le clip avait été dévoilé quelques semaines plus tôt. On enchaîne avec un superbe Je, critique de cet homo sapiens qui se prend pour le roi du monde. Influenceur, parodie du système d'influence des réseaux sociaux correspond au nouveau chemin emprunté par Cachemire avec un rythme rapide, teinté de sonorités pop ainsi que des montées plus fréquentes dans les aigus durant le refreain. Rester mort est sans doute le meilleur morceau de l'album : à la fois mélodique, agressif et puissant, une très belle réussite ! Rouge, fruit de la collaboration avec Kemar de No One Is Innocent, commence très fort et aurait pu être excellent s'il ne se vautrait pas lors du refrain chanté. Le reste de l'album, malgré quelques bonnes intentions (comme sur Les Petit Poings en partie chanté par Niko Jones de Tagada Jones ou encore Dernier Essai), ne correspond pas mes "standards" et est très difficilement écoutable tant au niveau de la composition que du mastering.

On sent que le groupe prend de l'envergure, poussé par une scène rock française renaissante, après des années de relégation. Avec ce nouveau statut vient également le choix des collaborateurs et des contraintes plus importantes. Ce genre de mutation n'est jamais facile à gérer et, là où beaucoup de groupes se sont perdus en chemin, espérons que Cachemire fera les bons choix !

Tuesday, 22 March 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

Malgré l'invasion en cours de l'Ukraine, le printemps est là. La vie continue pour nous qui avons, pour le moment, la chance d'échapper à toute cette violence. Il est donc temps de se projeter sur le mois de mai avec deux courses qui nous avaient bien manquées depuis le début de la pandémie.

Affiche ascension du Col de Vence

Le dimanche 1er mai, à défaut de pouvoir en profiter en tant que jour chômé, sera l'occasion de gravir les 10km (12km de course au total) du col de Vence (620m de dénivelé positif, pente moyenne de 6.63% avec un pic à 9%). Un beau challenge en perspective dans un cadre naturel encore un peu préservé.

Retour : "Seulement" 247 participants sur les 400 places ouvertes. Entre les anciennes restrictions COVID et le fait que l'épreuve se déroule un 1er mai, difficile de mobiliser... Il faut aussi compter environ 250 personnes pour la marche solidaire (10.5km) organisée en parallèle par l'agence locale de la ligue contre le cancer, suivant (presque) le même circuit mais avec un départ 1h plus tôt. Pourtant, il faisait bien beau ! J'avais justement peur de souffrir de la chaleur (il n'y a que peu d'ombre), mais l'air frais (et pas froid) est venu contrebalancer. C'était donc une première et j'avoue avoir sous-estimé la difficulté (même si le but n'était pas de gagner). Si le premier kilomètre est tout plat (parcours dans la vieille ville de Vence), on attaque ensuite une première partie raide, mais ça se calme jusqu'au kilomètre 4, on est encore un peu frais. Puis tout bascule, les 2 kilomètres les plus difficiles sont devant nous ! À la sortie, il reste encore 6 kilomètres à 7% de moyenne, qui n'offrent aucun répit, aucun moment pour relancer. L'important est de garder le rythme, mais le rythme est relativement lent (6'30, 6'40), loin de mes standards habituels, et ça continue de monter inlassablement rendant chaque kilomètre plus difficile. Impossible d'accélérer même avec un cardio qui ne monte pas (trop)... Le seul avantage de ce train de sénateur est de pouvoir observer le paysage et de faire un joli sourire au photographe. Dernier raidillon à 500m de l'arrivée, puis 300 mètres de plat (sur une piste de terre avec quelques cailloux). On franchit la ligne d'arrivée, le quatrième ravitaillement nous attend, ainsi qu'un léger vent. Ensuite, trois options se profilent : attendre la navette jusqu'à 11h30 ou redescendre, soit en passant par la route, soit en coupant par le chemin de randonnée qui monte jusqu'au col (6km jusqu’à Vence), option plus courte mais moins roulante à cause des cailloux. Cette dernière que j'ai choisi est plutôt agréable car une fois bien descendu, on se retrouve dans la forêt, parcours relativement plat. Le final, dans un quartier cossue très pentu, n'est pas très plaisant. Bilan, j'ai fait de mon mieux dans une course difficile qui accueillait le gratin régional (étape du tour de France montagne). Alors certes, avec 1"07'38 (138/247), je suis loin des 43'23 du premier, mais ce fut malgré tout une belle expérience et une très belle journée !

Affiche Foulées des Baous 2022

Une semaine plus tard, le dimanche 8 mai 2022 signera le retour de La foulée des Baous. Une course toujours aussi festive au pied du baou de Saint Jeannet. Cette année, l'association Ensemble avec Benoît a passé le relais à Longo Trail, une petite équipe de passionnés de trail qui sillonnent les massifs de la région. Ils ont choisi de reverser les bénéfices à l'association Endo France (notamment parrainé par Thomas Ramos) pour la reconnaissance, le soutien et la lutte contre l'endométriose. Comme à son habitude, la course offre deux formats (5km et 10km) afin que chacun puisse s'épanouir.

Retour : Là encore, petite affluence en ce dimanche 8 mai avec seulement 198 partants (5km et 10km) pour 218 inscrits. Le temps était, certes, nuageux, mais l'on a juste senti quelques larmes tomber pendant la course. Qu'en est-il de la nouvelle organisation ? Et bien, rien n'a changé ! Quelques stands, parcours identiques, des joëlettes pour les PMR ainsi que quelques personnes déficientes visuelles (avec leur guide), des bénévoles toujours aussi sympathiques. Bref, encore un très bon moment. De mon côté, bonne performance avec une allure moyenne d'environ 4'50, temps total 49'09 (ma puce s'étant détachée, j'ai perdu inutilement du temps) et un très bon classement 31/146, en trompe l’œil, le niveau n'était pas très relevé.

Dernier gif les joies du code Quand le PO commence à tester mon dev