Monday, 30 January 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Capture d'écran IWLA

Une petite version d'IWLA est sortie. Les changements ne sont pas extraordinaires, mais il y a deux corrections de bug qui méritent de paraître. Au menu cette année :

  • Ajout de l'option -p qui permet de ne regénérer que l'affichage (sans la phase d'analyse)
  • Affichage de la bande passante des robots (possibilité de n'afficher que le top 10 pour gagner de la place)
  • Deux bugs corrigés concernant la compression des fichiers (dont un qui pouvait entraîner des corruptions de base de données).

À vos téléchargements !

Friday, 27 January 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Canon EOS M10

Le père noël m'a gâté cette année (ou plutôt le pré père noël, mais ceci est une autre histoire) : un canon EOS M10 blanc. Il faut dire que ma famille en avait marre que je squatte leur appareil photo lors des randos !

Habituellement, je photographie avec un reflex Pentax K3 qui a le bon goût d'être tropicalisé. Autant dire que ce n'est pas le plus pratique à transporter. Il est "lourd" et encombrant, d'autant plus que 95% de mes photos sont des paysages (ou monuments). Pendant la rando, je ne peux pas non plus me permettre de passer plusieurs minutes à régler les paramètres pour prendre une photo, je suis donc la plupart du temps en mode automatique (j'ai une grande confiance dans la bête). D'ailleurs, je ne retouche aucun de mes clichés ! J'utilise seulement le logiciel Hugin pour créer des panoramas. J'entends déjà les puristes crier au scandale, mais c'est ainsi.

Du coup, à chaque passage dans un magasin de techno (style fnac, darty...) je lorgnais sur ces grosses bêtes qui ont connu un sacré boom il y a quelques années. Mais le trio prix/encombrement/nombre d'utilisation ne m'a jamais fait céder. Surtout que ma volonté est de faire de belles photos et non pas forcément de la Photographie. Déformation professionnelle oblige, j'étais encore plus attiré par ces fameux compacts experts. Néanmoins, le trio sus-cité reste quand même un frein.

Le père noël est venu à ma rescousse ! Conclusions pour les plus pressés : Après un premier test grandeur nature, le canon EOS M10 est équivalent POUR MON USAGE au pentax K3 auquel je suis habitué.

Ce modèle est sorti il y a un peu plus d'un an maintenant (octobre 2015). C'est l'avant dernier né de la gamme M de Canon. Il est équipé de base avec l'objectif EF-M 15-45mm f/3.5-6.3 IS STM et du SoC Digic 6 pour le traitement de l'image.

Optique

L'objectif de base est réellement bluffant. Si (à vue de nez), l'auto focus (on peut régler le point de focus directement sur l'écran) est un peu plus lent que celui du pentax (mais tout à fait correct), l'objectif est tout aussi performant en ce qui concerne la qualité de l'optique (ouverture, focale, aberrations) tout en étant (beaucoup) plus petit et plus léger. Le bokeh est un peu moins élégant, mais tout à fait correct.

D'après les spécifications techniques, la sensibilité ISO peut monter jusqu'à 12 800. Disons le clairement, au-delà de 3200 la qualité est vraiment sale (restons poli). La balance des blancs est bien calibrée de base et le capteur CMOS 18M de pixels fait des merveilles.

Le flash est intégré, ce qui est une bonne chose. Il semble un peu fragile avec son bras frêle (pur ressenti), je n'ai pas l'habitude de l'enclencher.

Il est également possible d'utiliser les objectifs standards de Canon via une bague d'ajustement (vendue séparément). Vu le prix de l'ensemble et mon utilisation, je reste avec l'objectif fourni de base, plus pratique à transporter.

Boîtier

Le boîtier est de bonne qualité : beaucoup mieux qu'un compact, mais moins bien qu'un reflex (je pense qu'à utilisation égale, il s’abîmera plus vite). La prise en main est forcément un peu moins bonne. Pour autant, ce n'est pas réellement gênant (avec des mains moyennes). L'écran tactile capacitif est réactif. La luminosité y est fixe, mais réglable (une luminosité variable aurait été appréciable). L'écran peut pivoter à 180°C et ON S'EN FOUT, je ne suis vraiment pas amateur de selfies. Le boîtier dispose d'une molette pour ajuster l'ouverture. De mon point de vue, il en manque une deuxième pour la vitesse d'obturation. Quelques touches sont personnalisables, mais un peu limité tout de même (on ne peut pas leurs attribuer toutes les fonctions).

Je regrette sincèrement de ne pas avoir de viseur. L'utilisation de l'écran pour cadrer n'est tout simplement pas pratique, surtout qu'il faut pousser la luminosité au maximum en extérieur !

Côté connectique, nous avons droit à de l'USB, du HDMI, du Wifi et du NFC. Ce dernier ne servant qu'à transmettre les paramètres Wifi à un téléphone. Il me semble que l'USB ne permet pas de recharger la batterie (à confirmer, j'utilise le chargeur fourni). Outre le classique transfert de photo, le Wifi permet (fonctionnalité intéressante) de contrôler son appareil à distance ! Il est également possible d'imprimer directement les photos sans passer par un ordinateur. Il n'y a pas de module GPS intégré, ce qui n'a rien de catastrophique (et permet d'économiser de la batterie).

Vidéo

L'appareil est capable de filmer en full HD (1080p à 30 images/secondes). Je n'ai pas testé ce mode, ce n'est pas un critère pour l'achat d'un appareil photo.

Interface

L'interface est simple et plutôt bien conçue. On arrive généralement à trouver ce que l'on cherche après quelques minutes.

Bilan

je dois faire une confidence. La première fois que j'ai manipulé l'appareil, j'ai été extrêmement déçu du résultat. La faute en revient à Canon qui veut adresser un public amateur, alors que l'appareil dispose de ressources formidables. Pour exploiter tout son potentiel, il faut apprendre à le maîtriser en profondeur (alors que c'est beaucoup plus simple avec un reflex). La première chose à faire est donc de modifier absolument TOUS les paramètres par défaut et en premier lieu limiter la montée en ISO.

Autre point négatif : le temps nécessaire pour déclencher la prise de vue, que ce soit à l'initialisation ou entre deux photos. En effet, même si l'auto focus est relativement rapide, il faut attendre la fin de l'affichage de la photo en cours pour reprendre la main. Paramétré par défaut à deux secondes, c'est parfait dans la plupart des cas, mais peut être très gênant quand on est plus pressé, là où ce processus est instantané pour un reflex. Problème également, le M10 refuse de déclencher tant qu'il n'a pas fait le point. Pour pallier à ce problème (et à un auto focus parfois un peu capricieux), il faut le passer en mode "auto+manuel" puis bouger légèrement la bague du focus pour reprendre la main et pouvoir déclencher.

L'EOS M10 est donc presque parfait. De part sa très bonne conception, son faible encombrement, ses fonctions avancées et son prix abordable, il ravira petits et grands. Pour ma part, le tout récent EOS M5 semble répondre aux quelques défauts que je trouve sur le M10, mis à part qu'il coûte quatre fois plus cher...

Quelques photos

Retour sur le chemin du paradis. La randonnée a été effectuée fin décembre, on ne peut donc pas trop comparer avec la précédente réalisée en mai (la luminosité étant différente). Si les courants d'air étaient relativement froids, le dénivelé combiné au soleil généreux de cette fin d'année permettait tout de même de se promener en t-shirt (uniquement au soleil). Le résultat correspond à mes attentes en matière de photo : mon petit EOS M10 égale le Pentax K3. Pour avoir une comparaison un peu plus juste (mais pas parfaite), il faut regarder les photos de la randonnée du baou de la Gaude de décembre dernier.

Chemin du paradis Point de vue

Le focus peut être capricieux dans certains cas (il faudra passer en manuel)

Le focus est fait sur le coin de la fleur et non les pétales

Le contre-jour est parfaitement géré (mode automatique).

Contre-jour

Le bokeh est un peu léger.

Test de bokeh sur une table dressée

Photo prise sans flash dans un contexte de faible luminosité. Le résultat est vraiment bon, mais le sujet ne doit pas trop bouger sous peine de rendre la photo floue.

Faible luminosité

Pixum

Faire de belles photos, c'est bien. Garder une trace de nos événements, voyages... c'est chouet. Avec l'avènement du numérique, on mitraille à foison et on stocke, on stocke, des photos qui, même superbes, resteront dans un dossier de l'ordinateur parmi tant d'autres. Ce qui est quand même fort dommage. Une photo n'est belle que quand on la voit et nous avons perdu l'obligation le réflexe du tirage !

Pourtant, il existe des services qui permettent de réaliser des livres photos avec nos meilleurs clichés. Bien sûr, la qualité est un peu inférieure au développement classique sur papier photo, mais elle est suffisamment bien pour garder un souvenir ou (idée cadeau) l'offrir à nos proches.

Pour ces fêtes de fin d'année (et avec l'aide de l'EOS), j'ai utilisé le service proposé par Pixum sur conseil du comparatif de tomsguide. Je dois dire que la qualité est au rendez-vous. Le prix est quant-à-lui très raisonnable (~30€) et les délais très courts (4 jours ouvrés pour l'avoir en main propre). De plus, il offre un logiciel hors ligne pour réaliser son livre, ce qui est beaucoup plus rapide et performant que les versions web. Cerise sur le gâteau, c'est un logiciel multi plateforme (attention aux bibliothèques partagées qui peuvent être un peu anciennes, notamment gstreamer...) qui offre plein de possibilités et de cadres pour mettre en valeurs nos photos. Il n'est pas forcément simple à prendre en main au premier abord (notamment, il n'y a pas de redimensionnement des photos à la taille du cadre), mais une fois cette première phase passée, on déroule rapidement.

Sunday, 25 December 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

BIIIIIIIIIIIP BIIIIIIIIIIP BIIIIIIIIIIIP. C'est ainsi que commence la journée. Ce bruit énervant du réveil sonnant peu après 6h et qui nous arrache de notre sommeil sans crier garde. Pour ma part, je suis également sensible à la lumière du jour qui filtre à travers les volets, elle suffit à me réveiller en été (dommage pour les grasses mat'). Je dois dire que cette méthode est beaucoup plus agréable que le réveil classique !

Il y a presque 10 mois maintenant, je me suis mis en tête de réaliser un réveil lumineux, pour plusieurs raisons :

  • Jeter à la poubelle mon téléphone portable (en tant que réveil)
  • Ceux du marché ne me conviennent pas et sont hors de prix
  • Le challenge intellectuel

Il faut dire qu'avec l'avènement des imprimantes 3D et consort, le champ des possibilités offertes au particulier explose. Après une première étude, je me rends compte que la partie mécanique risque de ne pas être évidente et je décide de revoir mes objectifs. Justement, j'ai besoin d'un chronomètre pour la cuisine (donc une version plus simple d'une horloge). Car, quoi de plus embêtant que d'utiliser un téléphone portable, fragile, jamais au bon endroit et gros consommateur de batterie ? L'horloge du salon n'étant, elle, pas assez précise.

J'ai la chance de travailler à Sophia-Antipolis qui possède son fablab : SoFab. Mieux encore, il se situe dans mon ancienne école d'ingénieur ! Je vais donc y faire un tour. Ma première impression est plutôt négative. Si le fablab possède bel et bien de super machines (imprimantes 3D, découpeuse laser, outillage classique, outillage électronique), il lui manque une composante fondamentale (pour moi) : la partie électronique. La seule chose que l'on me propose pour le cœur du système est une base Arduino, ce qui ne rentre pas dans mes contraintes (voir plus bas), sachant que je ne veux pas réaliser un prototype, mais un produit fini.

Un peu déçu, je rentre chez moi et continue mes recherches. J'ai la chance de travailler à Sophia-Antipolis où, fait de plus en plus rare, il existe un club de robotique : PoBot. Enfin des gars qui tâtent du transistor ! Ce n'est jamais évident d'arriver dans un club en cours de route. Il y a en cette période beaucoup de jeunes (10-15 ans) qui font des petits projets et apprennent ainsi les bases de l'électronique (la plupart en savent plus que moi). Au milieu de ce cercle plutôt bruyant, je tombe sur Frédéric M. qui deviendra mon mentor au club. Je lui expose mes contraintes :

  • Contrainte de taille : environ 4cmx7cm
  • Carte simple couche
  • Microcontrôleur PIC
  • Afficheur 7 segments multiplexé HDSP-B03E
  • Fournisseur farnell
  • Utilisation de piles rechargeables au format standard (AA ou AAA)
  • Consommation la plus faible possible

Idée de départ

Si le schéma de base apparaît assez simple (d'un point de vue électronique), ajouter ces contraintes relève le niveau d'un cran. Pour se faire, Frédéric va réaliser une carte sur laquelle nous allons souder des composants CMS (Composant Monté en Surface), donc non traversant et avec une taille réduite (il faut avoir de bons yeux). On s'autorisera quand même quelques straps sur la face arrière. Néanmoins, ce sera une première pour le club !

Après une première analyse des différentes datasheets (notamment celle du PIC), le schéma de base est posé :

Quartz 32.768kHz <-> PIC <-> résistances <-> Afficheur

Pour des raisons de facilité, je me lance dans l'apprentissage du logiciel eagle PCB afin de dessiner la carte (d'un point de vue schématique et routage). J'aurais pu également utiliser le logiciel open source kicad. Nous sommes début avril. Après de multiples échanges, tant au club que par mail et 10 versions suivantes, nous obtenons le schéma final. Je suis tombé dans à peu près tous les pièges d'eagle, en plus de m'être trompé sur le connecteur des piles (problème de commande). Au passage, le schéma a évolué. Des pattes du PIC sont libres, il a donc été décidé de rajouter une photorésistance afin d'évaluer la luminosité ambiante pour adapter l'intensité de l'afficheur (donc diminuer la consommation et obtenir un affichage plus agréable), mais aussi (grosse astuce) de réutiliser les pattes dédiées au connecteur ICSP comme source d'entrée partagée.

Le matériel est commandé. Je prends des résistances de différentes valeurs pour m'adapter au mieux lors du test en conditions réelles : l'évaluation réelle des composants reçus. Avant de lancer la production de la carte je réalise (dans le doute) un premier prototype sur une breadboard. Tout semble tenir la route, sauf que l'intensité du 7 segments est assez faible. Voici venu l'heure de la rencontre avec le multimètre ! Visiblement, le PIC a du mal à sortir les 25mA annoncés lorsqu'il est alimenté en 3V... Si on ajoute le mutliplexage, ce n'est pas 25mA, mais 40mA qu'il faudrait délivrer afin d'avoir un affichage convenable.

Prototype du chronomètre

Deux solutions s'offrent à nous : utiliser des transistors sur chaque patte du 7 segments ou prendre un driver de LED. La première solution est un enfer niveau routage (trop de croisements), impossible à réaliser proprement en simple couche. J'opte donc pour la seconde. Le composant utilisé étant assez gourmand (1V), il faudra rajouter une pile de plus. Le schéma évolue et prend de l'embonpoint mais, l'expérience aidant, la démarche est plus rapide.

Vient finalement l'heure de la réalisation de la carte. Ça y est, elle est entre mes mains, complètement nue. Elle est impeccable. Il faudra néanmoins gratter un peu les pistes pour augmenter les empreintes des composants les plus fins afin de faciliter le soudage. La perceuse n'est pas très bien maintenue dans l'axe, 3 mèches y passent, deux trous sont en dehors de leur position prévue. Je soude les gros composants en premier (l'afficheur, le connecteur ICSP) avec la méthode classique à l'étain. L'afficheur est relevé afin de compenser la profondeur des boutons. Cela s'avérera pratique pour manipuler le circuit, mais cause quelques faux contacts de temps en temps. S'ensuit la partie délicate : les composants CMS. La technique est différente : on dépose une pâte sur la partie cuivrée, puis délicatement le composant, avant de chauffer le tout avec de l'air à 260°C afin que la pâte se transforme en soudure. D'abord les résistance qui sont un peu plus grosses, afin de se faire la main, puis le PIC et le driver, ce qui représente respectivement 20 et 18 pattes d'un demi millimètre et séparées entre elles par 1,27mm. Si l'opération est un peu longue, il n'y a pas eu de soucis particulier (sauf UN faux contact sur deux pattes du PIC). Le tout est vérifié au fur et à mesure avec le multimètre.

La carte nue

La partie logicielle a été développée en parallèle. Je n'ai pas rencontré de difficulté particulière concernant cet aspect. Il a fallu optimiser au maximum la taille du code (donc la rapidité d'exécution, surtout dans la routine d'interruption), ainsi que les accès mémoires. J'ai une tendance à privilégier les accès 32 bits alors que dans le cas d'un PIC, ce sont les accès 8 bits qui sont plus performants ! Finalement les PLLs sont configurées pour fonctionner à 4Mhz, le composant est un peu trop limite à 2Mhz (clignotements visibles dû au multiplexage). J'aurais aimé pouvoir réduire encore la fréquence à 512kHz !

Après avoir soudé le quartz, je programme un premier test pour calibrer les résistances en sortie du driver. Pas de chance, dans ma première commande (où le driver n'était pas prévu), je n'en avais pas pris des aussi faible, le projet prendra encore un peu de retard. La touche finale viendra avec la photorésistance que je soude en dernier (non testée dans la version initiale du logiciel). Pour des questions de routage, le connecteur ICSP n'est pas standard (les fils sont dans le désordre). J'ai eu une petite frayeur quand, une fois la photorésistance soudée, le PIC ne voulait plus se programmer : ai-je trop chauffé la carte lors de la soudure ? Y a-t-il eu un court-circuit ? Non, les fils ne sont simplement pas dans le bon ordre... Malgré tous les défauts qu'on peut attribuer au PIC, ce dernier est quand même d'une qualité de fabrication qui le rend très robuste (une inversion des bornes d'alimentation : même pas peur !). Finalement le voilà, le circuit fonctionne et réagit à l'appui des boutons, change d'intensité dans l'obscurité, que demander de plus ?

La carte avec ses composants

Que demander de plus ? Une boîte évidemment ! Ma première idée m'avait amené à une boîte carrée, simple, en bois. Parce que c'est un peu plus classe, elle ne sera plus en bois, mais en plastique transparent ce qui, au passage, sera plus pratique pour la photorésistance. Sauf que voilà... le circuit a un peu évolué, l'alimentation aussi. Je n'ai absolument pas pris en considération les aspects mécaniques lors de la conception et, les trous présents sur l'un et sur l'autre des deux circuits ne concordent pas ! Les dimensions sont quasi identiques, mais pas exactement (l'un est plus grand, l'autre plus large). Il va falloir se creuser un peu la tête pour assembler tout ça, sachant qu'il faudra pouvoir l'ouvrir régulièrement afin de recharger les piles. Pour se faire, retour chez SoFab !

Schéma de la boite

Frédéric a une bonne idée : coller les contours extérieurs de la boîte, puis utiliser une plaque intermédiaire afin de rendre solidaire la face arrière (avec les piles) et la face avant (avec la carte électronique). Le plastique utilisé sera du PMMA coulé 3mm, malheureusement non disponible chez les distributeurs grand public (Castorama, Bricorama...). Sofab en a en stock. La conception de la boîte est plutôt rapide. Pour se faire, j'utilise (comme conseillé par Marc, le responsable du fablab) le logiciel de dessin vectoriel inkscape. Je dessine les six faces en mode créneaux, ajoute les trous et un petit texte histoire de. Ce fichier sera ingurgité par la découpeuse laser. La première boîte est conforme aux attentes, si ce n'est la plaque intermédiaire qui ne possède pas assez de marge pour faire passer facilement les fils d'alimentation ainsi que quelques rayures (la plaque utilisée est un peu abîmée). Le taraudage à la main est quant-à lui fastidieux. Mais j'ai pu réaliser le tout avec des chutes gracieusement offertes part SoFab. Vient la phase de collage. Première erreur : je colle la face avant (qui était censé tenir la pièce pendant le séchage). Rien de catastrophique à première vue, ce sera juste moins pratique à monter/démonter. Content de moi, je rentre à la maison.

La colle a attaqué le plastique

Quelle horreur je découvre le lendemain. La colle utilisée était de l'acrylique ! Elle a attaqué le plastique, le résultat est debout, mais plus très transparent, surtout que cette colle a tendance à dégager des vapeurs et donc attaquer tout le plastique qui l'entoure. Heureusement que je n'avais pas inséré mon circuit ! Il faudra un second passage à la découpeuse (j'en profite pour réduire la taille de la plaque intermédiaire). Le connecteur des piles ayant été collé, je me vois contraint de le garder, je ne peux donc pas réduire la taille globale du boîtier (dans lequel j'ai pris des marges trop grandes). Collage avec une colle à UV cette fois. Le résultat est gros, un peu lourd mais satisfaisant. La partie soudure finale (celle de l'alimentation et des boutons) est elle aussi laborieuse (je ne suis pas encore totalement au point). Finalement, je réalise une dernière erreur : je tente de coller des aimants à l'intérieur du boîtier. D'une part, le résultat n'est pas suffisamment puissant pour adhérer (il aurait fallu les coller à l'extérieur) et d'autre part, les aimants débordent sur les jointures de la boîte, elle sera donc aérée !

Résultat final

Après 8 mois, le chrono voit enfin le jour. Autant dire que les coûts et le temps de développement ont été beaucoup plus important que ce qui était prévu au début ! Cela correspond en réalité au coût d'apprentissage (ou encore "ticket d'entrée"), et j'ai beaucoup appris ! Dans plein de domaines : électronique, mécanique et informatique (spécificités des microcontrôleur). Faire un projet équivalent ou plus complexe est beaucoup plus rapide à partir de maintenant, pour un résultat plus pertinent. Il faut dire que le travail effectif n'a finalement été que de quelques heures par semaine. Chaque étape ou revue rajoute une semaine de délai. Les allers-retours par mail pendant la semaine n'ont pas permit de compenser cela. Il reste deux points que j'ai grandement sous-estimé en début de projet : la gestion de l'alimentation (qui est critique) et la gestion de l'emballage (la boîte) même si, pour la seconde, il était difficile pour moi d'avoir une connaissance des possibilités et des contraintes que pouvaient engendrer une conception mécanique alors que ces deux éléments sont à prendre en compte dès la phase de conception.

À table !!

PS : Je tiens à remercier toute l'équipe de Pobot et en particulier Frédéric M. pour tout le temps qu'il m'a accordé.

Thursday, 15 December 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo Innocent

La marque innocent commence comme une belle histoire. Une petite start-up créée par trois jeunes diplômés anglais. Les premières années sont difficiles, mais finalement les smoothies de la marque, et bientôt les jus de fruits, deviennent une vraie multinationale avec l'appui de The Coca-Cola Company qui acquiert 18% en 2008 avant de l'engloutir complètement cinq ans plus tard. Une croissance continue, des produits de bonne qualité et une bonne image de marque. Le plus dur reste de se maintenir au sommet !

Pour y parvenir, innocent essaies de garder cet esprit sympathique de start-up (au moins en apparence). Si elle adhère au programme "1% pour la planète", elle se démarque surtout de ses concurrents par un marquage de ses emballages légers et plaisants. Ainsi, on retrouve sur les différentes bouteilles des blagues, des anecdotes, des récits...

Récemment, on pouvait (peut ?) lire ce texte sur les bouteilles de jus d'orange :

Horoscope du jour

Avec un jus innocent

Vous vous levez à 5h du matin, du 1er coup.
Les oiseaux chantent et vous servent le petit-déj.
Au moment de partir au travail, le bus vous attend.
Il est vide. Une fois arrivé(e), votre patron vous annonce qu'il vous offre 2 ans de vacances.
Pour vous remercier d'être vous, simplement vous.

Vous vous rendez donc à l'aéroport où vous découvrez un vieux parchemin :
c'est le secret de l'immortalité. La vie est belle, non ?

Sans un jus innocent

Le réveil sonne avec 54 min de retard.
Vous courez à la douche.
Plus d'eau chaude.
Vous partez au travail.
Sur la route vous croisez votre belle-mère qui vous invite à déjeuner chez elle dimanche.

Arrivé(e) au bureau, on vous annonce qu'il y aura des choux de Bruxelles à la cantine.
Vous jetez un regard à la fenêtre, une météorite se dirige vers la Terre.
On dirait que la prophétie maya disait vrai.
Désolé.

C'est un petit texte amusant qui fera sourire de bon matin. Néanmoins, les conclusions des deux récits m'ont interpellées. D'un côté, le bonheur absolu symbolisé par la vie éternelle et de l'autre, le malheur symbolisé par la mort. Maintenant, amusons nous à écrire la suite de ces histoires.

...
Vous vous rendez donc à l'aéroport où vous découvrez un vieux parchemin :

c'est le secret de l'immortalité. La vie est belle, non ?

Vous prenez votre avion pour Bali afin de profiter de vos vacances en famille.
Après deux mois passés sur l'île à surfer, vous faire dorer la pilule et écumer les bars de l'île,
vous tournez en rond et décidez de rentrer sur Paris.
Toujours parce que c'est vous, votre patron vous offre des vacances à vie.
La vie reprend son cours normal pour votre famille et vos amis.
Vous restez seul toute la journée en attendant qu'ils reviennent.
Pour tromper l'ennui, vous commencez à fumer.
L'idée d'un quatrième tour du monde ne vous excite plus.
Mais le plus dur reste encore le décès de votre conjoint(e) à l'âge de 85 ans.
Difficile également de ne pas pleurer à l'enterrement de votre meilleur ami.

Vos enfants sont partis aux quatre coins du monde.
Difficile de se partager pour aller garder les petits enfants.
Le temps passe, les modes, les gens changent.
Ce que vous aviez connus auparavant n'existe plus.
Vous êtes un peu perdu dans ce nouveau monde.
Tout va bien, vous êtes immortel.

...
On dirait que la prophétie maya disait vrai.

Désolé.

La météorite s'écrase sur la Terre créant un épais nuage de poussière.
Vous vous réfugiez dans les abris construits à cet effet.
Le temps et long, les distractions sont rares, la nourriture est fade.
Il faut sans-cesse travailler pour maintenir la centrale en état de marche.
La moitié de la population mondiale décède rapidement.
Trois ans plus tard, la poussière est retombée.
Il faut dire que tout le monde a travaillé d'arrache pied pour permettre le renouvellement de l'atmosphère.
Heureusement que beaucoup d'espères ont pu être préservées dans l'arche souterraine.
La vie ne reprendra que très doucement.
Cette terrible épreuve où toute forme de vie a failli disparaitre sur Terre.
Cette épreuve où chacun a dû donner du siens a rapproché les peuples.
Il n'est désormais plus établi de frontières.
Chacun est libre de se déplacer comme il le souhaite.
Chacun travaille pour la communauté.
Les humains ont décidé de ne plus sur exploiter les maigres ressources qui restent.
Ils vivent désormais en harmonie avec leur environnement.
Ils connaissent une période de paix et de prospérité pour les cent prochaines années.

Alors, vous le prenez ce jus d'orange ?

Friday, 02 December 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo Cross Amnesty International

Une petite pièce pour les droits de l'homme partout dans le monde, cela devient (hélas) de plus en plus nécessaire. D'autant plus que la course des paroisses a été annulée et que celle du téléthon n'est pas programmée.

Cette année, le cross Amnesty se déroulera le dimanche 11 décembre 2016 à partir de 10h pour le 1km enfant, 10h30 pour le 4km et 11h15 pour le 11km. Départ donné place Bermond à Valbonne. N'oubliez pas votre certificat médical !

Retour : Un beau soleil nous attendait pour cette édition 2016. Les 11°C/12°C étaient agréables au soleil, mais la veste thermique utile dans les sous-bois humides de Sophia. Côté statistiques, c'est 359 participants qui se sont rencontrés (donc 116 personnes de plus que l'année passée). Pour ma part, j'étais bien physiquement et mieux entraîné pour ce 11km couru en 59' (chrono réalisé à l'ancienne, ma montre ayant décidé de se décharger dans la nuit...) contre 1h2'22 lors de l'édition précédente, ce qui est une belle performance sachant que l'objectif était de passer sous la barre de l'heure. Il ne reste plus qu'à négocier ce mur terrible à la sortie de Valbonne ! Heureusement que ce genre de détail nous échappe d'une année sur l'autre.

Dernier gif les joies du code When nobody notices my bug during the demo