Balade
Tuesday, 20 October 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Un canal

Amsterdam

Amsterdam, la Venise du nord est une ville-capitale incroyable. Belle et cosmopolite, elle a su préserver son âme tout en évoluant dans la modernité. Ce n'est, hélas, pas le cas des constructions modernes en périphérie, d'une laideur effrayante. À contrario, les maisons du XVIIe de style baroque longeant les berges d'innombrables canaux sont magnifiques avec leurs grandes fenêtres et leurs plafonds immenses, le calme paisible de certains quartiers et la foule de la rue adjacente.

Une rue

Un pontUn autre canal

Qu'est ce qu'il y a à voir ? Simplement tout ! Il suffit de prendre la carte et de se balader dans les rues d'Amsterdam. Chaque quartier a ses spécificités. Tout est atteignable à pied (< 25 minutes) qui permet, contrairement au vélo, de mieux s'immerger.

Il faut dire que le vélo est une institution. La quasi totalité de la population l'utilise pour ses déplacements, même quand il pleut (ce qui n'est pas rare). Et pour cela, il existe de réelles infrastructures. Les pistes cyclables ne sont pas ces espèces de bandes discontinues coincées entre la route et le caniveau, où un vélo a du mal à circuler seul (quand elles sont praticables) et où l'on risque de se faire renverser tous les 100 mètres.

Vélo pour 12 personnesVélos rempli de canard en plastique

Non ! Aux Pays-Bas, les pistes sont de vrais voies séparées à double sens où quatre vélos peuvent circuler de front. Elles ont souvent la priorité sur les voitures. Les infrastructures sont pensées avec cette contrainte et non rajoutée à posteriori. Chose amusante (ou pas) : Il est rare de trouver un mur sans vélo stationné à proximité. Sans parler des immenses garages à vélo ça et là. Il existe également des panneaux "Interdit de stationner son vélo", plutôt amusant.

Un parc à vélos !

Néanmoins, pensez à bien vous couvrir ! S'il ne fait pas forcément froid en soit, le vent peut être glacial. Après quelques heures de marche, on prendra donc une pause dans un des nombreux bars pour déguster une bière ou un café/thé en compagnie d'un waffel (gaufre) ou (plus typique encore), d'un stroopwaffel : gaufrette fourrée au miel. Côté bière, ce sera une Amstel ou une Heineken.

Centraal Station et la basilique van de H. Nicolaas

Froid oblige, la nourriture est riche. Il y a beaucoup de steak house (argentins) et pas mal de "all you can eat" (à volonté), de frites, de burgers... De la street food quoi. Pour le reste, les Français seront agréablement surpris de voir beaucoup de références culinaires, voir de menus complets, en français ! De manière générale, les Néerlandais ont l'air d'apprécier notre culture. Autre spécialité locale : le fromage, Gouda en tête.

Rijskmuseum

Deux jours suffisent pour tout voir, plus une demie journée par vrai musée. Les principaux étant : le musée national (Rijksmuseum), le musée d'art contemporain (Stedelijk museum), le musée de cire (Madame Tussauds), et surtout le musée Van Gogh. Très prisé des touristes, la circulation y devient difficile passé 10h30. On pourra découvrir la vie et l’œuvre de ce peintre de génie qui s'est suicidé à 37 ans. Le musée propose un parallèle intéressant avec le Norvégien Edvard Munch et montre comment Vincent a été influencé par ses contemporains (notamment français) avant de développer son style unique.

TulipmuseumDans le KattenKabinet

Mais Amsterdam abrite plein de mini musées de quelques pièces seulement, qui font parfois office de façades commerciale. Pêle-mêle, il y a : le musée du fromage, de la tulipe, des sacs, du diamant, de l'art félin (KattenKabinet), de la torture, de l'érotisme, du sex, de la prostitution. L'entrée est généralement de 7/8€.

Magasin cheese & more

Ce sera l'occasion de rentrer dans ces demeures aux plafonds immenses, comme les vitres, par lesquelles on peut voler un peu d'intimité aux locaux.

Une maison de nuit

Autre curiosité : le Néerlandais est grand. Ce ne sont pas des escaliers qu'ils ont, mais des échelles ! Ce qui ne les empêche pas de courir dedans !

Marché aux fleurs (de dos)Vondelpark

Parmi les attractions touristiques, on peut compter sur : le marché aux fleurs (qui vend principalement des tulipes), les coffee shop où l'on peut fumer du cannabis légalement (ils vendent des graines au marché aux fleurs), le quartier rouge (la nuit), Centraal station, les maisons d'Anne Franck et de Rembrandt, le zoo, les parcs, les galeries marchandes, les bars, les boîtes (Amsterdam ne dort jamais), l'usine Heinekein et tous les autres musées que je n'ai pas cité.

Un café au bord du canal

De plus, les Amsterdamers sont vraiment très sympa et n'hésitent pas à venir vers vous quand vous semblez perdus. Pour la langue, pas de panique, ils sont quasiment tous bilingues Neerlandais/Anglais. De plus, tout est systématiquement traduit en Anglais.

Tout ceci fait d'Amsterdam une ville très agréable, si ce n'est à vivre, en tout cas à visiter !

Une péniche habitéeUne péniche

Quelques bonnes adresses à Amsterdam :

  • The pantry près de Liedsplein. Un des rares restaurants typique
  • El Vino sur Liedsplein. Un excellent Mexicain. Je recommande fortement le burrito !
  • Le Starbucks sur Rembrandtplein pour un bon café/thé/chocolat chaud

Bordeaux

Place du parlement

Très grosse déception pour la deuxième étape des vacances. Il faut dire que le contraste avec Amsterdam a été trop fort pour réellement apprécier cette ville. Les conditions d'arrivées n'ont en rien aidé : levé à 6h pour se rendre à l'aéroport, 1h30 de voyage inconfortable dans un siège étroit et trop droit (devant la sortie de secours), pas de place pour les jambes (avec un billet à 23€ il ne faut pas s'attendre à mieux...), arrivée à Mérignac, la banlieue Bordelaise, dans un terminal ressemblant plus à des toilettes publiques, quelques averses aléatoires...

Sur les berges

J'avais placé trop d'espoirs (et peut-être de fantasmes) dans cette ville, surtout après avoir été enchanté par Lyon. Bordeaux a 2000 ans, et 2000 ans que les façades n'ont pas été ravalées. Bordeaux est bruyante, polluée, les trottoirs y sont de mauvaise qualité. Bordeaux n'est qu'un amas d'habitations sans charme, Bordeaux n'a pas d'âme.

Porte Cailhau

Voilà, il fallait le dire, et c'est la prime impression qui s'en dégage. Les deux jours suivants ont permis de nuancer un peu ce désastre.

Des façades ravalées, c'est mieux !

Tout d'abord, les habitations : un ou deux étages maximum, et ceci sur l'ensemble de la ville. Il s'agit d'anciennes maisons bourgeoises de négociants avec des façades très travaillées, mais qui sont construites à partir de pierres calcaires, donc qui pompent la pollution (surtout lorsque les Bordelais se chauffaient au charbon). Résultat, on déambule dans des quartiers "sales". Le pire étant le quartier Saint Michel où tout semble à l'abandon.

Basilique Saint Michel Mais que vient-faire ce panier de basket à côté de la Basilique et de son clocher ?

Comme la plupart des grandes villes, les voitures (ou autre beaucoup plus bruyant) font la loi. Résultat : bruit et pollution dans des rues qui font caisse de résonance. Ajouter à cela le fait qu'il faille parler d'agglomération Bordelaise, donc qu'il y a beaucoup de personnes immigrant le matin pour émigrer le soir.

Bordeaux n'a pas d'âme. Très peu de caves à vin, très peu de vente de spécialités. Les cartes des restaurants sont uniformes et orientées brasserie du midi, sans les spécialités locales. Pas d'huîtres (le bassin d'Arcachon est à moins d'une heure de route). On est dans le sud-ouest, en pleine Gascogne, bordel ! Pas de vie de quartier non plus (juste des habitations).

Tour Pay BerlandMonument des Girondins sur la place des Quinconces

Pourtant Bordeaux possède d'immenses richesses. Le quartier des Quinconces, par exemple, est tout simplement splendide. Plusieurs chefs étoilés ont des établissements. La jeunesse Bordelaise est très présente et ingénieuse (voir la réhabilitation des entrepôts "Darwin" sur l'autre rive).

Entrepôts Darwin

Bordeaux possède un système de déplacement (bus et tram) performant et peu onéreux (à condition de rester dans l'enceinte de la ville).

Le tramLe grand hôtel

Le jour où elle arrivera à se débarrasser du carcan des voitures, à rénover et faire vivre ses quartiers, elle sera un petit paradis.

Mais ne soyons pas complètement pessimiste, des travaux sont en cours comme la rénovation du quartier de l'hôtel de ville (forcément le maire y pose ses fesses), la rénovation des berges, l'ouverture d'une (future) quatrième ligne de métro. Il reste encore beaucoup de travail (on part de loin...) et il faudra une vraie volonté politique pour que dans 10 ou 15 ans elle atteigne des critères d'excellence. Pour le moment, Bordeaux est belle la nuit, quand la pénombre fait disparaître tous ses défauts pour ne laisser qu'un flot de lumière.

Les berges rénovéesLe pont Chamband Delmas

En attendant, il ne faut pas trop s'y attarder, mais prendre du temps pour visiter le Bordelais, qui offre (sûrement) plus de richesses.

Bordeaux depuis l'autre rive

Quelques bonnes adresses sur Bordeaux :

  • Le restaurant de l'hôtel quatre étoiles De Sèze derrière la place des Quinconces : cuisine gastronomique pour tarifs très abordables.
  • Le Japonais près de la place de la victoire (rue Sainte Catherine) : prenez-y un bol de ramens !
Tuesday, 02 June 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Baou de Saint-Jeannet lors de l'ascension

La cérémonie de clôture du 68e festival de Cannes vient de se dérouler. 10 jours pendant lesquels le monde occidental avait les yeux braqués sur le tapis rouge du célèbre palais des festivals. Pourtant, les festivaliers qui ont fait le déplacement (comme beaucoup de locaux) ne savent pas que les véritables perles de la "Côte d'Azur" ne se situent pas sur le littoral, mais bel bien dans l'arrière pays, et plus particulièrement l'arrière pays Vençois.

Baou de Saint-Jeannet depuis le parking - panorama

Ils se confondent dans le paysage, se faisant oublier. Pourtant, il est difficile de ne pas avoir aperçu ces immenses blocs rocheux jaillissant hors de la montagne. Ils sont au nombre de 4 : le baou des blancs (au-dessus de Vence), le baou des noirs, le baou de Saint-Jeannet et le baou de la Gaude. Aujourd'hui, c'est le baou de Saint-Jeannet qui nous intéresse. La balade commence donc à Saint-Jeannet, village pittoresque de l'arrière pays Vençois qui mérite à lui seul le détour.

Après s'être garé sur le parking à l'entrée du village, il faut traverser ses rues venteuses en suivant les panneaux. La première partie est plutôt raide et caillouteuse.

Début de la promenade Arrivée dans le parc

Sur le chemin - vue du ciel Vue de Saint-Jeannet

On arrive ensuite à un embranchement qui permet de rejoindre le baou de la Gaude. C'est le début de l'ascension à proprement parler.

Croisement baou de la Gaude Chemin sous les arbres

L'ascension se termine en arrivant sur un plateau. Direction la plateforme du baou sur un chemin de pierre peu agréable. Une fois arrivé, on a droit à un magnifique panorama à 360°C de tout le littoral.

Plateforme baou de Saint-Jeannet

Panorama 360°C depuis le baou de Saint-Jeannet

Un petit coup d’œil dans le vide pour voir Saint-Jeannet. Au loin on aperçoit Vence. À ce moment-là, il est bon de sortir son coupe-vent, car ça souffle (en plus du fait que l'on soit plus ou moins transpiré).

Saint-Jeannet depuis le baou Fleurs violettes sur la paroi rocheuse

Vence depuis le baou

C'est aussi l'occasion d'admirer la flore de moyenne montagne dans toute sa splendeur printanière.

Fleur Fleur Fleur Fleur

Après une petite pause, il est temps de repartir. Ceux qui sont trop fatigués pourront redescendre directement au village, sinon il y a une étape intéressante qui est le Castellet. C'est une ancienne bergerie que l'on aperçoit au centre de la photo (oui oui).

Vence depuis le baou

Pour se faire, on peut couper au niveau du dernier embranchement (GR52), puis rejoindre le chemin du Castellet, ou revenir en arrière jusqu'à l'embranchement indiqué. La première option est plus courte, mais nécessite de grimper un peu dans les rochers (en serrant le plus à droite). Néanmoins, elle permet d'admirer de magnifiques clairières.

Chemin pour aller au Castellet à travers champs

Chemin Champs en fleur

Clairière - panorama

Chemin Champs avec restanque

On rejoint ensuite le chemin classique qui est très agréable et relativement facile.

Chemin du Castellet Chemin du Castellet Chemin du Castellet

Une heure plus tard, arrivée au Castellet. C'est le moment de se restaurer et de faire un petit tour des ruines.

Arrivée au Castellet Le Castellet Le Castellet Point de vue depuis le Castellet (Mer) Point de vue depuis le Castellet (Montagne)

Pour le retour, il y a deux options : soit prendre le chemin inverse, soit bifurquer immédiatement sur la droite juste après le Castellet (dans la direction du retour). Dans ce cas, il faut prendre un chemin interminable, plutôt étroit et relativement casse patte, mais qui a l'avantage de n'être qu'en descente jusqu'à Saint-Jeannet. En été, on pourra faire un détour vers la rivière la "Cagne" afin de se rafraîchir.

Sur le chemin du retour Sur le chemin du retour

Il faut compter environ une demie journée. L'idéal est même de revenir en arrière et de grimper sur le baou de la gaude, avec son chêne centenaire. Il offre une expérience beaucoup plus intéressante que celui de Saint-Jeannet.

Tuesday, 21 April 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Concert System of a Down 2015 Lyon

Ce qui est rare est précieux. Un concert de System of a Down est très précieux. Certes, la dernière fois qu'ils sont venus en France ne remonte qu'à 2 ans, mais la fois précédente, c'était il y a 4 ans à Paris. En presque 10 ans, System of a Down n'a rien perdu de sa superbe, quelques rides par ci par là, mais une vigueur toujours intacte sur scène.

Et quel concert ! Deux heures de show pendant lesquelles les morceaux s'enchaînent sans discontinue. La quasi intégralité de "Toxicity", un peu de "System of a Down", du "Steal This Album" ainsi que pas mal de "Mezmerize/Hypnotize" et pas les plus simples, avec notamment "Question!". Quatre écrans géants permettent aux spectateurs du fond de la salle Tony Garnier de Lyon d'apprécier le spectacle (un DVD de la tournée ??) autant que la foule dans la fosse, secouée de toute part. Point d'orgue du concert, "Chop Suey" où les 10 000 personnes (ou plus) présentent entonnent le morceau entier aux côtés de Serj. Même chose pour Daron en solo avec le public sur "Lonely Day". Un peu crispé au début, ils se sont lâchés sur la fin : solo, petite reprise, un peu de complicité avec le public (mais pas trop quand même), pour finir par un merci de Serj et un lancé de bâton de John. Bref, on oublie vite les trois heures d'attente debout !

Billet du concert de System of a Down 2015 Lyon

C'est l'avantage (et l'inconvénient pour les puristes) : System est un groupe qui a marqué au fer rouge son époque par sa fraîcheur et son style abordable, ce qui permet de réunir 15 ans plus tard trois générations dans une salle comble, venues des quatre coins du pays et même d'ailleurs (les billets ont été rapidement épuisé pour cette seule date en France). L'anniversaire du génocide Arménien est donc tristement le bienvenue, but originel de cette tournée mondiale. À cette occasion, System se produira gratuitement en Arménie, une concrétisation pour eux ! Pour ceux que ça intéresse, il y a une introduction au génocide Arménien narrée par Frank Ferrand dans sa chronique "Au cœur de l'histoire" sur Europe 1, qui permet de donner quelques éléments supplémentaires au débat.

Autre point positif : l'utilisation de bouchons chez certains spectateurs (jeunes comme plus âgés). C'est une pratique qui se démocratise de plus en plus. Je vais peut-être passer pour un vieux rabat-joie, mais il est beaucoup plus agréable d'en avoir lors des concerts. En effet, les enceintes sont trop fortes pour une écoute normale. Les bouchons permettent de lisser le son sans que l'oreille ne sature, on saisit donc beaucoup mieux la musique. Contrairement à ce que l'on pense, ils ne sont pas là pour couper le son, on peut parfaitement avoir une conversation avec la personne d'à côté. C'est même à se demander si les ingés du son n'en mettent pas quand ils font les balances... En tout cas le son était bien meilleur qu'à Bercy !

Ce voyage aura aussi été l'occasion de visiter un peu Lyon (où l'on pouvait croiser certains membres du groupe le lendemain !). Les lieux les plus touristiques évidemment, le reste étant assez laid. Dans le désordre : le parc de la tête d'or avec son zoo ouvert à tous, la place Belcour, la basilique Fourvière qui surplombe la ville, la croix rousse et sa vue panoramique, l'hôtel de ville, le musée des Beaux Arts, le fort Montluc, le centre d'histoire de la Résistance et de la déportation, la brasserie Georges, les bouchons Lyonnais.

Bref, une semaine pleine de bons souvenirs !

Île du souvenir, parc de la tête d'or Giraffes, zoo du parc de la tête d'or

Croix rousse Basilique Fourvière

Hôtel de ville, Lyon Lyon depuis la basilique Fourvière

La saône

Friday, 12 September 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Panneau sortie d'école à Espelette. Les personnages sont coiffés d'un chapeau

Ongi etorri en Euskadi,

Le pays Basque (département des Pyrénées-Atlantiques) est un lieu parfait pour prendre des vacances. Le primo objectif était de visiter Biarritz et Bayonne. Pourtant, il offre un panel tellement riche de paysages et d'activités qu'il ne faut surtout pas se limiter aux deux précédentes ! Que l'on souhaite lézarder sur la plage, faire des balades à pied ou en vtt, se reposer, se remplir le ventre, faire du canyoning, il y en a pour tous les goûts. Pour ceux qui s'ennuieraient vraiment, les Pyrénées sont à côté, offrant de multiples stations de ski à quelques heures de route seulement.

Cette terre est empreinte d'histoire. Passage obligé vers Compostelle, carrefour des royaumes espagnols, français et anglais bataillant pour étendre leur influence et gagner les accès maritimes et fluviaux, elle est remplie de places fortes et d'édifices religieux. Plus tard elle deviendra un lieu de villégiature prisée par l'aristocratie et la haute bourgeoisie.

Ce résumé n'est que du très touristiques, mais donne un bon aperçu de ce que l'on peut y voir. La région est vraiment touristiques et, même s'il reste encore du monde, il faut savoir que la majorité des activités s'arrêtent dès septembre... Malgré tout, le réseau routier était encore un peu saturé, je n'ose même pas imaginer ce que ça doit être en haute saison. Concernant les finances, les prix sont similaires à ceux pratiqués sur la Côte d'Azur, néanmoins ils descendent quand on rentre dans les terres.

Camping

La location d'un bungalow est la solution retenue, c'est le meilleur compromis entre liberté, confort et économie. La déception fut grande quand, après avoir trouvé un camping pas cher à Anglet, il s'est avéré être situé juste à côté de l'aéroport ! Le seul camping Biarrot (situé, lui, en plein dans le couloir aérien) étant complet, il a fallu se rabattre au sud de Bidart/Guéthary, villes alors inconnues. Le choix (aléatoire) s'est porté sur le camping "Duna Munguy". Quel heureux hasard ! Il s'agit d'un petit camping familial situé à deux pas de la mer. Il est tenu par Ann et Rémy. Quelques places de camping, 23 bungalows, une piscine et quelques jeux pour les enfants. Bref, un endroit simple et idéal pour passer des vacances ! Le matin, on fait un tour à la réception, on récupère toutes les infos pour les activités de la journée, et toujours avec le sourire !

Pau

Château Henri IV à Pau

La route des vacances est... longue. C'est le moins que l'on puisse dire : 2000km en une semaine. Ceux qui empruntent l'A64/E80 passeront près de Pau. Autant le dire tout de suite, Pau, c'est moche ! Il faut s'enfoncer longtemps dans les terres après la sortie de l'autoroute pour y arriver. Néanmoins, la vieille ville offre un château construit et constamment amélioré depuis le Xe siècle, où est né Henry IV, ainsi que quatre magnifiques églises (qu'on pense être des cathédrales de par leur taille gigantesque). En creusant un peu, on peut trouver d'autres intérêts, mais pour une première rencontre, la vieille ville constitue la seule raison valable d'un arrêt à Pau (en plus de faire une pause et/ou de se restaurer).

Bayonne

Rue Bayonne

Chef lieu du pays Basque (même si elle n'y a été intégré que tardivement), Bayonne est le premier véritable arrêt. Après avoir franchi la Nive, il faut découvrir la vieille ville, ancienne place forte, envié pour son accès à l'Adour. C'est ici que l'on commence à entrer véritablement dans la culture Basque avec ses petites maisons blanches et rouges. Bayonne possède aussi une immense Cathédrale Sainte Marie, à ne pas rater ! Capitale oblige, la cité commence petit à petit à perdre de son âme au profit d'une uniformisation (moderne), mais reste quand même tout à fait charmante. Et, pour l'anecdote, le fameux jambon de Bayonne a en fait été originellement produit à ... Pau ! Son nom vient du fait qu'il était exporté via le port de Bayonne.

Saint Jean De Luz

Jetée Saint Jean De Luz

C'est le point d'entrée du pays Basque ! Malgré son caractère touristique, c'est une ville très typique où séjourna Louis XIV lors de son mariage avec l'infante d'Espagne. Elle possède un accès à la mer et une superbe plage. Que ce soit pour se balader, faire le marché (en plus des nombreuses boutiques remplies de produits locaux), bronzer sur la plage, aller au resto ou encore manger un glace chez Txomin, c'est l'endroit idéal et le point de départ vers tout le pays Basque.

Port Saint Jean De Luz

Océan

Plage

On ne peut pas séjourner l'été sur la côte Basque sans faire un tour à l'océan. Il n'y a que l'embarras du choix : des belles plages de sable fin à proximité des villes aux plus sauvages avec des cailloux/rochers situées aux alentours. Il faut néanmoins penser à prendre des chaussons pour que la baignade soit plus agréable. Évidemment, il y a toutes les activités nautiques : balade en bateau, ski, catamaran, plongée... Sans oublier l'incontournable surf ! D'ailleurs, le siège social de la partie Europe de Quicksilver est à Saint Jean de Luz.

Qui dit océan, dit climat océanique. Il faut toujours se promener avec un maillot ET un imperméable (du moins c'est ce qu'on m'a dit).

San Sebastian

Cathédrale Bon Pasteur à San Sebastian

San Sebastian fait partie de la route de Compostelle, c'est la première grande ville après la frontière Espagnole. Pour s'y rendre, le mieux est de prendre le train espagnol (topo) à Hendaye (5€ l'aller-retour). Il n'y a plus grand chose de très Basque de ce côté de la frontrière à part la langue. Au contraire, les villes traversées sont assez moches (pauvres ?). Une fois arrivé à destination (Donastia - San Sebastian), il faut aller vers la vieille ville sans oublier de visiter la cathédrale du Bon Pasteur (construite en 1897 !). L'autre attraction est le fort du mont Urgull avec son Jésus qui protège la ville (attention ça grimpe). Ceux qui ont amené leur maillot pourront profiter d'une très belle plage. À l'intérieur de la vieille ville, il y a la place de la Constitution avec ses numéros aux balcons. Mais l'attraction principale c'est le bar à tapas ! Pour ceux qui ne connaissent pas, les tapas sont des entrées froides ou chaudes que l'on déguste entre amis. On n'en a pas vraiment goûté avant d'être allé en Espagne ! Ici, rien à voir avec les tapas rachitiques que l'on nous sert dans les soit disant bar à tapas. Pour 10€ on a le ventre bien rempli (2€ le tapas) ! Par contre, il n'y a rien de très diététique à disposition... Il faut cependant faire attention : tous les bars proposent des tapas parce que c'est "à la mode", mais finalement, il n'y en a pas tant que ça qui sont vraiment des bars à tapas (voir photo ci-dessous). Dans un vrai, tous le comptoir est rempli de plats ! Sinon, on peut faire les magasins. L'Espagne est, de manière générale, moins chère que la France, même si pour les grandes marques Espagnoles (Zara, Mango, Desigual...), il n'y a pas beaucoup de différence de prix. La ville a été popularisée par l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche future reine d'Espagne, ce qui permet d'apercevoir de superbes villas du XIXe/XXe siècle.

Ne vous inquiétez pas si vous ne parlez pas Espagnol, on s'en sort très bien, car beaucoup de commerçants parlent/comprennent le français ou, au pire, un peu d'Anglais.

Assiette de tapas Assiette de tapas

Col d'Ibardin

Vue sur le pays Basque depuis le col d'Ibardin

Le col d'Ibardin est situé à la frontière Espagnole à 317m d'altitude. La visite est intéressante pour sa vue sur le pays Basque lorsque le ciel est clair. Il est également possible de prendre le petit train à la Rhune (905m d'altitude) pour avoir une visite panoramique. Une fois sur place, il y a la possibilité de faire des randonnées pédestres ou de redescendre sur Hendaye en vtt. Un parc d'aventure est disponible pour les enfants. Mais, le plus intéressant pour les Français que nous sommes, est l'achat d'alcool, cigarettes, essence, etc, dans les ventas (prononcer bentasse) qui ne sont pas soumis aux taxes françaises.

Saint Jean Pied De Port

Vue sur Saint Jean Pied De Port

Encore une place forte de la route de Compostelle. La citadelle qui trône en haut de la colline fait maintenant office de collège. Après y être monté et avoir fait le tour du chemin de ronde, il est bon de se restaurer "chez Dédé". L'intérêt, en dehors de la ville, est surtout de se balader dans la campagne Basque, charmante et ... calme ! Il faut savoir que Saint Jean Pied De Port est situé au pied du port (col) de Roncevaux à 1057 mètres d'altitude, elle est traversée par la Nive.

Espelette

Boutique à Espelette

"Moi, j'aime le piment d'Espelette" Yves Cote De Porc

Espelette, ville mondialement connue pour son fameux piment (pourtant originaire d'Amérique du Sud), qui permet de relever beaucoup de plats locaux. Elle se trouve sur la route de Saint Jean Pied De Port. Ville typique avec ses cordées de piments pendues aux maisons, le seul reproche que l'on puisse lui faire est l'uniformisation de l'offre de la dizaine de boutiques présentes. En effet, il n'y a pas vraiment de différence entre l'une ou l'autre ou le marchand ambulant... Espelette reste quand même une ville charmante à visiter et, curiosité locale, l'église Saint Étienne possède trois étages de bancs pour la prière, ce qui est assez impressionnant quand on est tout en haut.

Biarritz

Vue sur Biarritz

Biarritz, paradis des surfeurs et ville balnéaire par excellence, est un peu le Monaco de la côte Basque. Popularisé par l'impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III), elle a attiré toute la bourgeoisie du XIXe siècle autour de son palais royal. Comme pour San Sebastian, on peut admirer tout le long de la plage (parsemés des célèbres parasols) de magnifiques villas du XIXe, et heureusement, car le reste de la ville a peu de charme... À voir : le rocher de la vierge à côté de la Cathédrale Sainte Eugénie ainsi que le phare de l'autre côté de la ville.

Culture

Le Basque est connu pour son caractère dur. Il aime montrer sa force. C'est sûrement pour cela qu'on le retrouve dans des jeux tels que le tir à la corde, le levé de poids (plus de 100kg à mains nues) ou encore le rugby à XV. Les deux clubs phares sont le Biarritz Olympique et l'Aviron Bayonnais. Ils totalisent depuis 1904 8 titres de champion de France, 7 titres de vice champion, 2 fois finalistes de la coupe d'Europe et 1 titre en Challenge Européen, bien que Biarritz, en perdition depuis quelques années, ait été relégué en pro d2. Il se pratique aussi la pelote Basque qui se joue contre un fronton (grand mur). Le pays Basque est connu pour ses grandes fêtes, dont la réputée fête de Bayonne, et de défilés en tenue traditionnelle suivi de chants Basques. Ils sont également fabricants d'espadrilles et de bérets. Naturellement, on y parle le Basque. La région, tant du côté français qu'espagnol, fait de gros efforts pour que la langue ne tombe pas dans l'oubli (la plupart des panneaux sont traduits). À ce propos, il y a beaucoup de noms commençant par "tx", il faut prononcer "tch". En Basque, on prononce toutes les lettres.

Gastronomie

Côté gastronomie, on est dans le sud ouest, donc autant dire qu'on mange très très bien, avec des produits de très bonne qualité. On retrouve les traditionnels jambons, foie gras et autres pâtés et charcuteries (agrémenté ou non de piment d'Espelette). Côté fromage, la spécialité c'est le brebis, que l'on déguste avec de la confiture de cerise (ou pas). Les spécialités les plus connues sont le poulet et thon basquaise, l'axoa de veau, les chipirons à la plancha, la piperade (sauce pimentée en accompagnement). Un peu moins connues la dorade flambée à l'Espagnole, les piquillos à la morue et les anguilles persillées. Côté alcool, il y a l’Irouléguy, l'AOC du coin ainsi que les vins du Béarn. Quelques brasseries locales, dont la plus connues est Eki, ainsi que du cidre qui était très présent autrefois (avant d'être importé en Normandie). Pour le dessert, nous avons le fameux gâteau basque à la crème ou à la confiture de cerise, le macaron, offert par la maison Adam à Louis XIV et enfin le chocolat de Bayonne, où il a été introduit pour la première fois en France en 1615. On peut aussi citer l'excellent confiturier Francis Miot (de Pau) ainsi que les pâtisseries Pariès.

Thursday, 03 July 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Tas de pierres

Anciennes terres agricoles, le plan des Noves est une plaine surplombant Vence. La ballade démarre au début du col de Vence comme pour le circuit des Blaquières, sauf qu'ici le parcours est beaucoup plus plat et adapté à tout types de promeneurs (~7km, moins de 3h en y allant tranquillement). Seuls le début et la fin du circuit nécessiteront un petit effort.

Départ du circuit Première côte

Une fois passé la première difficulté, on découvre les quelques murs en pierre et surtout une première vue fort agréable.

Murs de pierres Vue sur la mer

Le circuit dernier étant facile, il offre moins de spectacle pur, mais compense par de magnifiques panorama qu'il faut prendre le temps d'apprécier.

Premier panorama

Surtout qu'il est moins usité que celui des Blaquières, on se retrouve souvent seul et au calme dans un cadre magnifique. Un vrai délice quand on sait que la côte est à moins d'une heure de route !

Un arbre au milieu des pierres Tas de pierre recouvert de mousse à l'ombre d'un arbre

Paysage typique de la ballade

Orchidées sauvages, thym et lavande sauvage seront de la partie tout au long de la ballade.

Orchidée sauvage Fleur violette

Lavande savage Marguerites

Sans oublier la faune environnante : beaucoup de papillons, des chevaux par ci, quelques ruches par là.

Orchidée sauvage avec un papillon Chevaux

Second panorama

La majorité du parcours est plat.

Chemin plat

Il reste quelques terres agricoles encore exploitées.

Champ de culture

Il faut ensuite grimper un peu.

Ça monte !

Pour arriver à une bergerie en ruine.

Bergerie en ruine Suite du chemin

On peut aussi apercevoir le Baou de St Jeannet et son Castellet (ancienne bergerie).

Baou de St Jeannet Le Castellet

Profitons encore du panorama.

Un arbre au sommet Petite pause à l'ombre d'un arbre

Troisième panorama

Il est intéressant de continuer sur le chemin des Blaquières pour arriver au sommet afin d'apprécier un panorama encore plus impressionnant (et faire une pause déjeuner).

Troisième panorama

Même s'il traîne quelques nuages, le paysage reste superbe.

Paysage Paysage avec trois arbres

Finalement, retour à la maison. On aimerait pouvoir rester encore un peu !

Un mur en pierres plus récent Chemin du retour

Comme pour le chemin du Paradis, je conseille de faire le plein d'eau dans une des fontaines de Vence (l'eau vient directement de la source de la Foux), il n'y a pas de ravitaillement possible cette fois ! Il est aussi conseillé de ne pas partir trop tard à cause du soleil.