Balade
Thursday, 02 June 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Qui dit Tarn, dit sud-ouest : foie gras, magret de canard, confit, pâté, saucisson, jambon, vins... Que de bonnes choses qui régalent nos papilles tant les jours de fêtes qu'au quotidien. C'est aussi un lieu où l'on passe ses vacances d'été, dans un des nombreux campings. Pourquoi ? Parce qu'il offre un cadre privilégié au cœur d'une nature encore préservée et avec des activités tout aussi bien ludiques que culturelles : territoire disputé de part sa proximité avec l'actuelle Espagne, Néandertal y a séjourné, les Wisigothes, les Francs, les Romains...

Tout ceci transparaît lors des visites dont voici un petit avant-goût.

Albi

Chef-lieu du Tarn, la "ville rouge" fut un fief du Catharisme. Le monument le plus important est sans-doute la cathédrale Sainte Cécile (XIIe siècle - XVe siècle). Ses dimensions parlent d'elles-mêmes : 113m de long, 35m de large et 78m de haut, on ne peut pas la rater !

Albi Albi - L'autre rive

Le Tarn sépare La ville en deux rives, mais seule celle qui abrite la cathédrale est intéressante à visiter. Elle fut le berceau d'Henri de Toulouse-Lautrec, qui bénéficie de son musée, ainsi que du comte de La Pérouse.

Albi - La cathédrâle Sainte Cécile

Castres

Castres, seconde commune du Tarn en termes d'habitants. Seule représentante du département à être encore en top 14, c'est la ville de Jean Jaurès et de Pierre Fabre (fondateur des laboratoires du même nom). Elle possède quelques hôtels particuliers du XVIe et XVIIe siècles. Mis à part cela, l'hôtel de ville et le théâtre municipal, il n'y a rien de spécial à voir. En dehors de la place Jean Jaurès, le centre historique est gangrené par la circulation.

Castres - Place Jean-Jaurès Castres - Maisons sur l'Agoût

Castres - Une rue Castres - théâtre municipal

Pradelles - Cabadardès

Petit village situé au pied du pic de Nore, à quelques 820m d'altitude. Il se situe en réalité dans l'Aude (à la toute frontière du Tarn). Outre son bar-restaurant (ouvert toute l'année !) bordant un petit lac, Pradelles s'est autrefois illustrée en profitant du climat rude de la montagne pour construire des "glacières" et ainsi vendre de la glace aux grandes villes des alentours. Ce commerce durera jusque dans les années 20. Le pic de Nore est, quant-à-lui, le point culminant de la montagne noire (1200m d'altitude) sur lequel est implanté un émetteur TV/Radio. La montagne noire est ainsi nommée, non pas parce qu'il y pleut tout le temps, mais parce qu'elle est composée de conifères sombres, en partie utilisés par des exploitations forestières.

Pradelles - Église Saint-Jean-Baptiste Pradelles - Le petit lac

Hautpoul

Sur l'autre versant, Hautpoul garde les portes de la montagne noire. Il s'agit d'une cité très ancienne (on parle de 413, voire moins). Elle possède une place forte convoitée de part sa position dominante. Au XIIe siècle, une partie des habitants en sont chassés (toujours cette histoire de Catharisme). Ces derniers vont se réfugier dans la vallée pour fonder Mazamet. Toute la région profite de l'essor de l'industrie du textile à partir du milieu du XIXe siècle. Mazamet est alors une place forte, à la fois industrielle (délainage, cuir notamment), mais aussi économique avec le développement des banques (une des rares places à pouvoir effectuer un transfert bancaire international en quelques jours). Comme personnalité Mazamétaine, on pourra citer Laurent Cabrol et les frères Jalabert (Nicolas et Laurent). C'est aussi dans la commune de Mazamet (composée principalement de protestants), que se déroule l'affaire Sirven (en parallèle de l'affaire Calas).

Hautpoul - Mazamet depuis Hautpoul

Hautpoul - Dans le village Hautpoul - La taverne

Hautpoul - La place forte 1 Hautpoul - La place forte 2

Carcassonne

En bordure du Tarn, l'Aude, avec comme préfecture Carcassonne. Ville célèbre pour son cassoulet (même si plusieurs bourgades en revendiquent la paternité) et sa citadelle. L'histoire de la cité est au moins aussi ancienne que celle d'Hautpoul. Située au bord de l'Aude, elle est un lieu idéal pour construire une cité (époque gallo-romaine). Elle deviendra plus tard un point stratégique et des fortifications y seront construites tout au fil des années. À tel point qu'au XIIe siècle la ville se divise. Une cité basse naît en dehors des fortifications. Quatre siècles plus tard, la cité médiévale autrefois meilleure place forte du royaume de France est complètement abandonnée. Alors que cette dernière tombe en ruine et est pillée par les locaux, des travaux de restaurations sont entrepris. Les architectes Eugène Viollet-le-Duc, Paul Boeswillwald et Henri Nodet contribuent à dessiner les plans de ce qu'a pu être le château et l'église (devenue basilique) Saint-Nazaire. Si la visite vaut le détour, on pourra déplorer l'aspect vraiment commercial de la cité.

Carcassonne - fortifications Carcassonne - église

Carcassonne - la ville basse depuis les remparts Carcassonne - les remparts et la basilique

Carcassonne - à l'intérieur des fortifications Carcassonne - une rue dans la cité

Carcassonne - chemin de ronde Carcassonne - la forteresse

Friday, 01 January 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Baou de la Gaude depuis Saint-Jeannet

C'est les vacances de Noël sur la Côte d'Azur. Profitons de ce temps automnal pour faire une belle balade au baou de la Gaude. Automnal un 27 décembre ? Avec environ 14°C au soleil, c'est effectivement un temps automnal... On supporte d'ailleurs très bien le t-shirt durant l'ascension, même s'il faut se couvrir une fois arrêté.

Un platane en automne

Le baou de la Gaude est plus confidentiel que celui de Saint-Jeannet. Plus raide aussi (compter 3h aller-retour avec un pause déjeuner) ! Pourtant, il offre un environnement et un panorama bien plus intéressant. On peut y accéder depuis Gattières (indiqué par randoxygéne) ou Saint-Jeannet.

Depuis Saint-Jeannet, ce n'est pas très compliqué. Après avoir garé la voiture dans le grand parking du bas, il faut suivre le même chemin que le baou de Saint-Jeannet. L'idéal étant de faire le circuit du Castellet dans le sens inverse pour finir par le baou de la Gaude.

Départ du chemin des baous Portail entouré de verdure

Les couleurs automnales offrent un plaisir différent, mais tout aussi plaisant que celles printanières.

Chêne aux couleurs terre Contre jour sur un chêne

Même si le ciel est relativement clair, il persiste ce petit filet opaque, signe de l'activité humaine...

Colline de Nice avec restanques

Début de l'ascension.

Colline de Nice avec restanques

Quelques arbustes sont encore en fleurs.

Pissenlit

Un pissenlit Une marguerite

Le chemin étant caillouteux, il vaut mieux s'équiper de bonnes chaussures.

Chemin caillouteux

Au moment de l'ascension, il faut bifurquer sur la droite et continuer sur la partie plane jusqu'au prochain panneau.

Bifurcation Bifurcation 2

Les choses sérieuses commencent. Les chemins sont plus accidentés que ceux de l'autre baou.

On grimpe dans les cailloux On grimpe dans les cailloux

L'ascension se fait sur le versant nord-ouest, ça-et-là le chemin reste donc humide et glissant.

On grimpe dans les cailloux Le sol est encore humide

Un petit coup d'œil à mi-parcours.

Panorama colline opposée

Le sommet est un plateau (pour reposer un peu les jambes).

Panorama colline opposée

On continue ensuite vers la falaise.

Chemin vers le baou Chemin vers le baou 2

Il faut s'arrêter admirer le chêne quadri centenaire et se restaurer dans la clairière attenante.

Le gros chêne quadri centenaire

Il y a peu de monde en cette saison, contrairement au printemps et en été où beaucoup de familles viennent passer l'après-midi.

Clairière du gros chêne

On ne boudera pas le panorama de la plaine du Var.

Panorama de la plaine du Var

Ensuite, il faut s'aventurer jusqu'à la falaise en contournant par la gauche le monticule de pierres.

Chemin vers le baou 3 Monticule de pierres

Point d'orgue de la randonnée.

Méga panorama depuis le baou de la Gaude

Même de l'autre côté, le baou de Saint-Jeannet reste la star.

Le baou de Saint-Jeannet depuis le baou de la Gaude Saint-Jeannet depuis le baou de la Gaude

Un petit coup d'œil en arrière.

En tournant la tête

Il est temps de rentrer, le soleil ne va pas tarder à tomber.

Chemin du retour Chemin du retour : tout est brun

Quelques arbres sur des restanques Chemin avec un flou artistique

Retour au village.

Le clocher domine le village

Tuesday, 20 October 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Un canal

Amsterdam

Amsterdam, la Venise du nord est une ville-capitale incroyable. Belle et cosmopolite, elle a su préserver son âme tout en évoluant dans la modernité. Ce n'est, hélas, pas le cas des constructions modernes en périphérie, d'une laideur effrayante. À contrario, les maisons du XVIIe de style baroque longeant les berges d'innombrables canaux sont magnifiques avec leurs grandes fenêtres et leurs plafonds immenses, le calme paisible de certains quartiers et la foule de la rue adjacente.

Une rue

Un pontUn autre canal

Qu'est ce qu'il y a à voir ? Simplement tout ! Il suffit de prendre la carte et de se balader dans les rues d'Amsterdam. Chaque quartier a ses spécificités. Tout est atteignable à pied (< 25 minutes) qui permet, contrairement au vélo, de mieux s'immerger.

Il faut dire que le vélo est une institution. La quasi totalité de la population l'utilise pour ses déplacements, même quand il pleut (ce qui n'est pas rare). Et pour cela, il existe de réelles infrastructures. Les pistes cyclables ne sont pas ces espèces de bandes discontinues coincées entre la route et le caniveau, où un vélo a du mal à circuler seul (quand elles sont praticables) et où l'on risque de se faire renverser tous les 100 mètres.

Vélo pour 12 personnesVélos rempli de canard en plastique

Non ! Aux Pays-Bas, les pistes sont de vrais voies séparées à double sens où quatre vélos peuvent circuler de front. Elles ont souvent la priorité sur les voitures. Les infrastructures sont pensées avec cette contrainte et non rajoutée à posteriori. Chose amusante (ou pas) : Il est rare de trouver un mur sans vélo stationné à proximité. Sans parler des immenses garages à vélo ça et là. Il existe également des panneaux "Interdit de stationner son vélo", plutôt amusant.

Un parc à vélos !

Néanmoins, pensez à bien vous couvrir ! S'il ne fait pas forcément froid en soit, le vent peut être glacial. Après quelques heures de marche, on prendra donc une pause dans un des nombreux bars pour déguster une bière ou un café/thé en compagnie d'un waffel (gaufre) ou (plus typique encore), d'un stroopwaffel : gaufrette fourrée au miel. Côté bière, ce sera une Amstel ou une Heineken.

Centraal Station et la basilique van de H. Nicolaas

Froid oblige, la nourriture est riche. Il y a beaucoup de steak house (argentins) et pas mal de "all you can eat" (à volonté), de frites, de burgers... De la street food quoi. Pour le reste, les Français seront agréablement surpris de voir beaucoup de références culinaires, voir de menus complets, en français ! De manière générale, les Néerlandais ont l'air d'apprécier notre culture. Autre spécialité locale : le fromage, Gouda en tête.

Rijskmuseum

Deux jours suffisent pour tout voir, plus une demie journée par vrai musée. Les principaux étant : le musée national (Rijksmuseum), le musée d'art contemporain (Stedelijk museum), le musée de cire (Madame Tussauds), et surtout le musée Van Gogh. Très prisé des touristes, la circulation y devient difficile passé 10h30. On pourra découvrir la vie et l’œuvre de ce peintre de génie qui s'est suicidé à 37 ans. Le musée propose un parallèle intéressant avec le Norvégien Edvard Munch et montre comment Vincent a été influencé par ses contemporains (notamment français) avant de développer son style unique.

TulipmuseumDans le KattenKabinet

Mais Amsterdam abrite plein de mini musées de quelques pièces seulement, qui font parfois office de façades commerciale. Pêle-mêle, il y a : le musée du fromage, de la tulipe, des sacs, du diamant, de l'art félin (KattenKabinet), de la torture, de l'érotisme, du sex, de la prostitution. L'entrée est généralement de 7/8€.

Magasin cheese & more

Ce sera l'occasion de rentrer dans ces demeures aux plafonds immenses, comme les vitres, par lesquelles on peut voler un peu d'intimité aux locaux.

Une maison de nuit

Autre curiosité : le Néerlandais est grand. Ce ne sont pas des escaliers qu'ils ont, mais des échelles ! Ce qui ne les empêche pas de courir dedans !

Marché aux fleurs (de dos)Vondelpark

Parmi les attractions touristiques, on peut compter sur : le marché aux fleurs (qui vend principalement des tulipes), les coffee shop où l'on peut fumer du cannabis légalement (ils vendent des graines au marché aux fleurs), le quartier rouge (la nuit), Centraal station, les maisons d'Anne Franck et de Rembrandt, le zoo, les parcs, les galeries marchandes, les bars, les boîtes (Amsterdam ne dort jamais), l'usine Heinekein et tous les autres musées que je n'ai pas cité.

Un café au bord du canal

De plus, les Amsterdamers sont vraiment très sympa et n'hésitent pas à venir vers vous quand vous semblez perdus. Pour la langue, pas de panique, ils sont quasiment tous bilingues Neerlandais/Anglais. De plus, tout est systématiquement traduit en Anglais.

Tout ceci fait d'Amsterdam une ville très agréable, si ce n'est à vivre, en tout cas à visiter !

Une péniche habitéeUne péniche

Quelques bonnes adresses à Amsterdam :

  • The pantry près de Liedsplein. Un des rares restaurants typique
  • El Vino sur Liedsplein. Un excellent Mexicain. Je recommande fortement le burrito !
  • Le Starbucks sur Rembrandtplein pour un bon café/thé/chocolat chaud

Bordeaux

Place du parlement

Très grosse déception pour la deuxième étape des vacances. Il faut dire que le contraste avec Amsterdam a été trop fort pour réellement apprécier cette ville. Les conditions d'arrivées n'ont en rien aidé : levé à 6h pour se rendre à l'aéroport, 1h30 de voyage inconfortable dans un siège étroit et trop droit (devant la sortie de secours), pas de place pour les jambes (avec un billet à 23€ il ne faut pas s'attendre à mieux...), arrivée à Mérignac, la banlieue Bordelaise, dans un terminal ressemblant plus à des toilettes publiques, quelques averses aléatoires...

Sur les berges

J'avais placé trop d'espoirs (et peut-être de fantasmes) dans cette ville, surtout après avoir été enchanté par Lyon. Bordeaux a 2000 ans, et 2000 ans que les façades n'ont pas été ravalées. Bordeaux est bruyante, polluée, les trottoirs y sont de mauvaise qualité. Bordeaux n'est qu'un amas d'habitations sans charme, Bordeaux n'a pas d'âme.

Porte Cailhau

Voilà, il fallait le dire, et c'est la prime impression qui s'en dégage. Les deux jours suivants ont permis de nuancer un peu ce désastre.

Des façades ravalées, c'est mieux !

Tout d'abord, les habitations : un ou deux étages maximum, et ceci sur l'ensemble de la ville. Il s'agit d'anciennes maisons bourgeoises de négociants avec des façades très travaillées, mais qui sont construites à partir de pierres calcaires, donc qui pompent la pollution (surtout lorsque les Bordelais se chauffaient au charbon). Résultat, on déambule dans des quartiers "sales". Le pire étant le quartier Saint Michel où tout semble à l'abandon.

Basilique Saint Michel Mais que vient-faire ce panier de basket à côté de la Basilique et de son clocher ?

Comme la plupart des grandes villes, les voitures (ou autre beaucoup plus bruyant) font la loi. Résultat : bruit et pollution dans des rues qui font caisse de résonance. Ajouter à cela le fait qu'il faille parler d'agglomération Bordelaise, donc qu'il y a beaucoup de personnes immigrant le matin pour émigrer le soir.

Bordeaux n'a pas d'âme. Très peu de caves à vin, très peu de vente de spécialités. Les cartes des restaurants sont uniformes et orientées brasserie du midi, sans les spécialités locales. Pas d'huîtres (le bassin d'Arcachon est à moins d'une heure de route). On est dans le sud-ouest, en pleine Gascogne, bordel ! Pas de vie de quartier non plus (juste des habitations).

Tour Pay BerlandMonument des Girondins sur la place des Quinconces

Pourtant Bordeaux possède d'immenses richesses. Le quartier des Quinconces, par exemple, est tout simplement splendide. Plusieurs chefs étoilés ont des établissements. La jeunesse Bordelaise est très présente et ingénieuse (voir la réhabilitation des entrepôts "Darwin" sur l'autre rive).

Entrepôts Darwin

Bordeaux possède un système de déplacement (bus et tram) performant et peu onéreux (à condition de rester dans l'enceinte de la ville).

Le tramLe grand hôtel

Le jour où elle arrivera à se débarrasser du carcan des voitures, à rénover et faire vivre ses quartiers, elle sera un petit paradis.

Mais ne soyons pas complètement pessimiste, des travaux sont en cours comme la rénovation du quartier de l'hôtel de ville (forcément le maire y pose ses fesses), la rénovation des berges, l'ouverture d'une (future) quatrième ligne de métro. Il reste encore beaucoup de travail (on part de loin...) et il faudra une vraie volonté politique pour que dans 10 ou 15 ans elle atteigne des critères d'excellence. Pour le moment, Bordeaux est belle la nuit, quand la pénombre fait disparaître tous ses défauts pour ne laisser qu'un flot de lumière.

Les berges rénovéesLe pont Chamband Delmas

En attendant, il ne faut pas trop s'y attarder, mais prendre du temps pour visiter le Bordelais, qui offre (sûrement) plus de richesses.

Bordeaux depuis l'autre rive

Quelques bonnes adresses sur Bordeaux :

  • Le restaurant de l'hôtel quatre étoiles De Sèze derrière la place des Quinconces : cuisine gastronomique pour tarifs très abordables.
  • Le Japonais près de la place de la victoire (rue Sainte Catherine) : prenez-y un bol de ramens !
Tuesday, 02 June 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Baou de Saint-Jeannet lors de l'ascension

La cérémonie de clôture du 68e festival de Cannes vient de se dérouler. 10 jours pendant lesquels le monde occidental avait les yeux braqués sur le tapis rouge du célèbre palais des festivals. Pourtant, les festivaliers qui ont fait le déplacement (comme beaucoup de locaux) ne savent pas que les véritables perles de la "Côte d'Azur" ne se situent pas sur le littoral, mais bel bien dans l'arrière pays, et plus particulièrement l'arrière pays Vençois.

Baou de Saint-Jeannet depuis le parking - panorama

Ils se confondent dans le paysage, se faisant oublier. Pourtant, il est difficile de ne pas avoir aperçu ces immenses blocs rocheux jaillissant hors de la montagne. Ils sont au nombre de 4 : le baou des blancs (au-dessus de Vence), le baou des noirs, le baou de Saint-Jeannet et le baou de la Gaude. Aujourd'hui, c'est le baou de Saint-Jeannet qui nous intéresse. La balade commence donc à Saint-Jeannet, village pittoresque de l'arrière pays Vençois qui mérite à lui seul le détour.

Après s'être garé sur le parking à l'entrée du village, il faut traverser ses rues venteuses en suivant les panneaux. La première partie est plutôt raide et caillouteuse.

Début de la promenade Arrivée dans le parc

Sur le chemin - vue du ciel Vue de Saint-Jeannet

On arrive ensuite à un embranchement qui permet de rejoindre le baou de la Gaude. C'est le début de l'ascension à proprement parler.

Croisement baou de la Gaude Chemin sous les arbres

L'ascension se termine en arrivant sur un plateau. Direction la plateforme du baou sur un chemin de pierre peu agréable. Une fois arrivé, on a droit à un magnifique panorama à 360°C de tout le littoral.

Plateforme baou de Saint-Jeannet

Panorama 360°C depuis le baou de Saint-Jeannet

Un petit coup d’œil dans le vide pour voir Saint-Jeannet. Au loin on aperçoit Vence. À ce moment-là, il est bon de sortir son coupe-vent, car ça souffle (en plus du fait que l'on soit plus ou moins transpiré).

Saint-Jeannet depuis le baou Fleurs violettes sur la paroi rocheuse

Vence depuis le baou

C'est aussi l'occasion d'admirer la flore de moyenne montagne dans toute sa splendeur printanière.

Fleur Fleur Fleur Fleur

Après une petite pause, il est temps de repartir. Ceux qui sont trop fatigués pourront redescendre directement au village, sinon il y a une étape intéressante qui est le Castellet. C'est une ancienne bergerie que l'on aperçoit au centre de la photo (oui oui).

Vence depuis le baou

Pour se faire, on peut couper au niveau du dernier embranchement (GR52), puis rejoindre le chemin du Castellet, ou revenir en arrière jusqu'à l'embranchement indiqué. La première option est plus courte, mais nécessite de grimper un peu dans les rochers (en serrant le plus à droite). Néanmoins, elle permet d'admirer de magnifiques clairières.

Chemin pour aller au Castellet à travers champs

Chemin Champs en fleur

Clairière - panorama

Chemin Champs avec restanque

On rejoint ensuite le chemin classique qui est très agréable et relativement facile.

Chemin du Castellet Chemin du Castellet Chemin du Castellet

Une heure plus tard, arrivée au Castellet. C'est le moment de se restaurer et de faire un petit tour des ruines.

Arrivée au Castellet Le Castellet Le Castellet Point de vue depuis le Castellet (Mer) Point de vue depuis le Castellet (Montagne)

Pour le retour, il y a deux options : soit prendre le chemin inverse, soit bifurquer immédiatement sur la droite juste après le Castellet (dans la direction du retour). Dans ce cas, il faut prendre un chemin interminable, plutôt étroit et relativement casse patte, mais qui a l'avantage de n'être qu'en descente jusqu'à Saint-Jeannet. En été, on pourra faire un détour vers la rivière la "Cagne" afin de se rafraîchir.

Sur le chemin du retour Sur le chemin du retour

Il faut compter environ une demie journée. L'idéal est même de revenir en arrière et de grimper sur le baou de la gaude, avec son chêne centenaire. Il offre une expérience beaucoup plus intéressante que celui de Saint-Jeannet.

Tuesday, 21 April 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Concert System of a Down 2015 Lyon

Ce qui est rare est précieux. Un concert de System of a Down est très précieux. Certes, la dernière fois qu'ils sont venus en France ne remonte qu'à 2 ans, mais la fois précédente, c'était il y a 4 ans à Paris. En presque 10 ans, System of a Down n'a rien perdu de sa superbe, quelques rides par ci par là, mais une vigueur toujours intacte sur scène.

Et quel concert ! Deux heures de show pendant lesquelles les morceaux s'enchaînent sans discontinue. La quasi intégralité de "Toxicity", un peu de "System of a Down", du "Steal This Album" ainsi que pas mal de "Mezmerize/Hypnotize" et pas les plus simples, avec notamment "Question!". Quatre écrans géants permettent aux spectateurs du fond de la salle Tony Garnier de Lyon d'apprécier le spectacle (un DVD de la tournée ??) autant que la foule dans la fosse, secouée de toute part. Point d'orgue du concert, "Chop Suey" où les 10 000 personnes (ou plus) présentent entonnent le morceau entier aux côtés de Serj. Même chose pour Daron en solo avec le public sur "Lonely Day". Un peu crispé au début, ils se sont lâchés sur la fin : solo, petite reprise, un peu de complicité avec le public (mais pas trop quand même), pour finir par un merci de Serj et un lancé de bâton de John. Bref, on oublie vite les trois heures d'attente debout !

Billet du concert de System of a Down 2015 Lyon

C'est l'avantage (et l'inconvénient pour les puristes) : System est un groupe qui a marqué au fer rouge son époque par sa fraîcheur et son style abordable, ce qui permet de réunir 15 ans plus tard trois générations dans une salle comble, venues des quatre coins du pays et même d'ailleurs (les billets ont été rapidement épuisé pour cette seule date en France). L'anniversaire du génocide Arménien est donc tristement le bienvenue, but originel de cette tournée mondiale. À cette occasion, System se produira gratuitement en Arménie, une concrétisation pour eux ! Pour ceux que ça intéresse, il y a une introduction au génocide Arménien narrée par Frank Ferrand dans sa chronique "Au cœur de l'histoire" sur Europe 1, qui permet de donner quelques éléments supplémentaires au débat.

Autre point positif : l'utilisation de bouchons chez certains spectateurs (jeunes comme plus âgés). C'est une pratique qui se démocratise de plus en plus. Je vais peut-être passer pour un vieux rabat-joie, mais il est beaucoup plus agréable d'en avoir lors des concerts. En effet, les enceintes sont trop fortes pour une écoute normale. Les bouchons permettent de lisser le son sans que l'oreille ne sature, on saisit donc beaucoup mieux la musique. Contrairement à ce que l'on pense, ils ne sont pas là pour couper le son, on peut parfaitement avoir une conversation avec la personne d'à côté. C'est même à se demander si les ingés du son n'en mettent pas quand ils font les balances... En tout cas le son était bien meilleur qu'à Bercy !

Ce voyage aura aussi été l'occasion de visiter un peu Lyon (où l'on pouvait croiser certains membres du groupe le lendemain !). Les lieux les plus touristiques évidemment, le reste étant assez laid. Dans le désordre : le parc de la tête d'or avec son zoo ouvert à tous, la place Belcour, la basilique Fourvière qui surplombe la ville, la croix rousse et sa vue panoramique, l'hôtel de ville, le musée des Beaux Arts, le fort Montluc, le centre d'histoire de la Résistance et de la déportation, la brasserie Georges, les bouchons Lyonnais.

Bref, une semaine pleine de bons souvenirs !

Île du souvenir, parc de la tête d'or Giraffes, zoo du parc de la tête d'or

Croix rousse Basilique Fourvière

Hôtel de ville, Lyon Lyon depuis la basilique Fourvière

La saône