Balade
Thursday, 29 September 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Drapeau du Portugal flottant au château St Jorge

Ce qui manque le plus en revenant en France, ce sont les Portugais ! Il y a au Portugal cette douceur de vivre que partage un peuple chaleureux. Si on y a ajoute un climat doux (bien que le mercure s'amuse parfois à flirter avec les 40°C), ainsi que des prix bas, il n'est pas étonnant qu'il soit devenu un lieu de villégiature privilégié pour nos retraités. Le Maghreb offrait les mêmes prestations (avec la langue française en plus !), mais le printemps Arabe et l'instabilité politique de toute la région a ruiné ce levier économique. Espérons que la chute des dictateurs profitera rapidement au peuple. Néanmoins, la barrière de la langue n'en est pas vraiment une. Les Portugais (surtout les jeunes) sont très à l'aise avec l'anglais, et, souvent, parlent quelques mots de français. Sinon, des bases d'espagnol suffisent pour comprendre l'écrit.

Si en tant que touriste, on ressent bien cette douceur de vivre, il ne faut pas croire que les locaux se la coulent douce. Bien au contraire, c'est un peuple qui ne rechigne pas à la tâche ! Et même sous 40°C, en uniforme, un agent de la police municipale fait la circulation sans sourciller, des ouvriers de la voirie refont le pavage des trottoirs. Les commerces, s'ils ouvrent plus tard que chez nous (10h en général), ferment aussi plus tard (20h/21h). Les restaurants et les bars sont ouverts tard le soir.

Car, oui, tous les trottoirs sont pavés ! Avec des petits pavés blancs quasi rectangulaires, parfois intercalés par des pavés noirs afin d'imprimer des motifs. C'est un travail énorme qui offre un résultat authentique. Attention cependant, si les portugais connaissent l'art du pavage, il n'en est rien concernant celui du terrassement ! Sans de bonnes chaussures, les promenades deviennent vite usantes pour les membres inférieurs (mollets, chevilles, pieds). Cet art du pavage se retrouve également sur les murs avec les fameux Azulejos qui font partie de la caricature classique des Portugais (bien qu'ils furent importé par les Maures). Ce sont des carreaux ou des faïences marqués par des motifs plus ou moins élaborés, mono ou polychrome, que l'on retrouve sur les murs (tant intérieurs, qu'extérieurs) des maisons traditionnelles.

Autre anecdote de voyage : celle d'une employée d'un hôtel qui parcourt tout le village en courant parce que j'avais payé 10€ de trop sur la note. D'ailleurs, pour ceux qui prennent un hôtel, il ne faut surtout pas souscrire à un petit déjeuner ! Certains établissements, peu chers, offrent de l'oasis comme jus d'orange (...). La plupart n'ont rien d'extraordinaire (petit déjeuner continental classique). Il est en réalité beaucoup plus intéressant d'aller dans une des nombreuses pastelarias. C'est l'équivalent de nos boulangeries/pâtisseries qui proposent un petit déjeuner complet pour quelques euros seulement (entre 3€ et 5€). Concernant la nourriture justement, les prix sont divisés par deux ou trois (compter 7€ à 15€ pour un plat principal, l'eau en sus). Attention : il faut absolument éviter les zones touristiques ! Là encore, le Portugal regorge de petits restaurants et snacks/bars qui, s'ils n'offrent pas un grand standing (on hésite souvent à y rentrer), proposent des plats typiques, préparés sur place, à base de produits frais et permettent en plus de soutenir l'économie locale. Rien n'empêche pour autant de faire quelques restaurants un peu plus haut de gamme. De toutes façons, du nord au sud, la carte est quasi identique : poissons grillés, variantes autour de la morue, quelques viandes. Pour autant, une semaine ne suffira pas à tout goûter. On trouve également des spécialités propres à chaque ville : francesinha à Porto, ovos moles à Aveiro, ginjinha à Óbidos, pastéis de nata dans le quartier de Belém (Lisbonne), queijada et travesseiros à Sintra... Par contre, je déconseille de suivre les suggestions du guide du routard en matière gastronomique. Les adresses données n'ont rien d'extraordinaire (voir sont décevantes) pour, au moins, les quatre cinquième. Pour autant, il s'agit d'un très bon guide concernant les informations générales et les bons plans.

En parcourant un peu le Portugal, on se rend compte que la société est en pleine mutation. Nostalgique de ses heures de gloire portées par le commerce maritime, elle semble s'être endormie et a raté l'ère industrielle pour ne se réveiller qu'après la chute de la dictature de Salazar dans les années 70. Ainsi, le Portugal assume un retard technologique important et s'est trouvé contraint d'acheter leurs savoir-faire aux autres puissances Européennes. Deux mondes y cohabitent actuellement : une société traditionnelle, pauvre, mais auto-suffisante, faite de petits villages, de pêcheurs, d'agriculteurs, d'oléiculteurs, de viticulteurs, de bâtisseurs, et une société moderne, plus dynamique, ouverte sur le monde, tournée vers les arts, les langues et le tourisme. C'est dans cette seconde voie que le gouvernement souhaite s'engager, même si c'est une voie coûteuse (et Bruxelles le lui rappelle régulièrement). L'exemple le plus flagrant de ce fossé est l'image de quelques bouts de terres encore cultivées aux pieds de grandes barres d'immeubles de la périphérie Lisboète. L'attrait touristique qui profite aujourd'hui au pays (et qui ne sera pas éternel), est parfaitement exploité : la plupart du patrimoine historique requiert un droit d'entrée (pas forcément élevé). Espérons simplement que le gouvernement profitera de ces rentrées d'argent pour faire les bons investissements. Personnellement, je trouve que l'attraction touristique (tant national qu'international), y est même trop forte : les rues sont encore bondées en septembre, certaines bourgades ne ressemblent plus qu'à un grand parc à touriste, loin de l'aspect typique et de la quiétude qu'ils inspirent.

Porto

Porto, la capitale du Nord, seconde ville du pays après Lisbonne. Port originel de la région du Douro, qui prête son nom au fameux "vin de Porto" abrégé en "Porto", bien que le raisin soit cultivé 100km plus au nord. C'est une grande ville très typique de la société Portugaise (beaucoup plus que Lisbonne), avec ses façades entières recouvertes d'azulejos. Elle semble malgré tout assez pauvre (sans pour autant que l'on se sente en insécurité). La plupart des immeubles sont dans un état de délabrement avancé, mais aussi, beaucoup sont en rénovation. De l'autre côté du Douro, Vila Nova de Gaia abrite les caves des grands noms du Porto : Cruz, Cálem, Ferreira, Grahams, Dow's, Barros...

Pâté d'immeubles de Porto Façade d'une église couverte d'Azulejos

Vue sur la ville de Porto 1 Vue sur la ville de Porto 2

Une rue à Porto

Aveiro

Rue pavée d'Aveiro

La vieille ville, cernée d'immeubles modernes, a su conserver l'aspect typique d'un petit port charmant où les pêcheurs partaient tôt le matin. Il y a également une exploitation de marais salants. Aujourd'hui, ce petit coin est quasi exclusivement tourné vers le tourisme. Pour les voyageurs de passage et les curieux, il existe une spécialité pâtissière : les "ovos moles" ou "œufs mous" en français : 1kg de sucre, 60 jaunes d'œufs... il faut aimer le goût de l’œuf et ne surtout pas être diabétique ! En réalité, ce n'est pas un dessert qui présente un grand intérêt. Il ne faudra pas non plus manquer la gare traditionnelle dont la façade est une œuvre d'art, ainsi que les rues pavées qui ont fait la réputation de la ville.

Marché aux poissons d'Aveiro Canal Aveiro

Gare Aveiro

 Fátima

La vierge Marie y serait apparu à trois jeunes bergers au début du siècle dernier. On y a donc construit une immense basilique (plutôt petite à l'intérieur) en face d'une esplanade de 28 hectares pour accueillir les pèlerins, mais aussi des hôtels à foison, des commerces ésotériques à n'en plus finir et pas moins de 13 immenses parkings. Sa dimension s'approche de Lourdes pour les Portugais. Beaucoup parcourent une partie de la place à genou en espérant un miracle. Messes à toute heure et brasier permanent pour les cierges. Un peu "too much"... Les promeneurs égarés auront remarqué qu'un bout du mur de Berlin y est exposé.

Grande esplanade de Fátima Mur de Berlin à Fátima

 Nazaré

Une rue de la vieille ville de Nazaré

Ancien petit port de pêcheur autrefois très typique. Aujourd'hui, station balnéaire très prisée. La vieille ville aux rues étroites reste un peu préservée devant l'urbanisation galopante. Le seul intérêt réside dans la proximité de plage (surveillée).

Nazaré aujourd'hui

Óbidos

Autre parc à touriste au charme fou. Il est peu conseillé d'y rester dormir tant tout est tourné vers le tourisme (qui doit représenter 90% du bassin de l'emploi local), donc cher ! Une demi-journée suffit amplement. Pour les plus fortunés ou pour un week-end dépaysement, il est possible de dormir/se restaurer dans la pusada du château (300€/nuit), classée monument historique. La spécialité d'Óbidos est la ginjinha, une liqueur de griotte que l'on consomme dans une petite coupe en chocolat. On en vend à tous les coins de rue. Loin de la pagaille de ses rues étroites, il ne faut pas hésiter à aller voir le sanctuaire qui se situe à l'extérieur de la ville (~500m, accessible à pieds), malheureusement presque en ruine. Néanmoins, les restaurants qu'il cache sont les meilleurs du coin (penser à réserver avant).

Rue d'Óbidos 1 Les toits d'Óbidos

Rue d'Óbidos 2 Rue d'Óbidos 3

Le sanctuaire d'Óbidos

 Sintra

Palais de la Regaleira 1

Loin de l'agitation Lisboète, elle fut prisée des bourgeois de l'époque qui n'ont pas hésité à y construire des maisons et palais extraordinaires. Particulièrement la quinta de Regaleira de la famille Monteiro (sur les plans de Luigi Manini) dont les 4 hectares du domaine valent vraiment le détour. Les plus courageux pourront monter à pied jusqu'aux remparts (entrée 8€ au-delà), sinon il faudra prendre le bus pour les découvrir.

Coline de Sintra 1 Palais de la Regaleira 2

Coline de Sintra 2

Lisbonne

Tour de Belém

La ville aux 7 collines. Non, Lisbonne, malgré sa proximité avec la mer, n'est pas plate ! Pour atteindre certaines parties (dont le château Saint Jorge, fief du premier roi du Portugal Afonso Henriques dit Alphonse 1er), il est recommandé d'emprunter le vieux tramway de 1901 ! Ce ne sont que quelques unes des merveilles qu'elle renferme. Les Portugais revenant de voyages à l'autre bout du monde autant que les locaux éprouvent ce plaisir immense lorsqu'ils passent la tour de Belém, chef d’œuvre posé sur le Tage, à la fois signe de fierté et de puissance. Pourtant, au delà de ses sites historiques et culturels majeurs, la ville, qui fut quasiment rasée par le tremblement de terre de 1755, apparaît plutôt policée. En s'y promenant, il n'y a rien de plus que ce que l'on pourrait trouver dans une autre capitale Européenne. Si elle laisse un très bon souvenir au voyageur occasionnel, il ne faudra pas trop s'y attarder (2/3 jours maximum) et plutôt s'aventurer dans la campagne (ou Porto, voire même Coimbra) pour découvrir la véritable culture Portugaise. Dans tous les cas, un saut dans le quartier de Belém (toujours en tramway !) est essentiel. On pourra y déguster les fameux pastéis de nata accompagnés d'une bonne caïpirinha rafraîchissante (venue du petit frère Brésilien).

Lisbonne de haut

Place du commerce Lisbonne Tramway 1901 château St Jorge

Tour de l'exposition universelle Une façade Lisboète

Lisbonne depuis le château St Jorge Un couple dans Lisbonne

Tramway 1901 Belém Monastère des Hiéronymites

Thursday, 02 June 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Qui dit Tarn, dit sud-ouest : foie gras, magret de canard, confit, pâté, saucisson, jambon, vins... Que de bonnes choses qui régalent nos papilles tant les jours de fêtes qu'au quotidien. C'est aussi un lieu où l'on passe ses vacances d'été, dans un des nombreux campings. Pourquoi ? Parce qu'il offre un cadre privilégié au cœur d'une nature encore préservée et avec des activités tout aussi bien ludiques que culturelles : territoire disputé de part sa proximité avec l'actuelle Espagne, Néandertal y a séjourné, les Wisigothes, les Francs, les Romains...

Tout ceci transparaît lors des visites dont voici un petit avant-goût.

Albi

Chef-lieu du Tarn, la "ville rouge" fut un fief du Catharisme. Le monument le plus important est sans-doute la cathédrale Sainte Cécile (XIIe siècle - XVe siècle). Ses dimensions parlent d'elles-mêmes : 113m de long, 35m de large et 78m de haut, on ne peut pas la rater !

Albi Albi - L'autre rive

Le Tarn sépare La ville en deux rives, mais seule celle qui abrite la cathédrale est intéressante à visiter. Elle fut le berceau d'Henri de Toulouse-Lautrec, qui bénéficie de son musée, ainsi que du comte de La Pérouse.

Albi - La cathédrâle Sainte Cécile

Castres

Castres, seconde commune du Tarn en termes d'habitants. Seule représentante du département à être encore en top 14, c'est la ville de Jean Jaurès et de Pierre Fabre (fondateur des laboratoires du même nom). Elle possède quelques hôtels particuliers du XVIe et XVIIe siècles. Mis à part cela, l'hôtel de ville et le théâtre municipal, il n'y a rien de spécial à voir. En dehors de la place Jean Jaurès, le centre historique est gangrené par la circulation.

Castres - Place Jean-Jaurès Castres - Maisons sur l'Agoût

Castres - Une rue Castres - théâtre municipal

Pradelles - Cabadardès

Petit village situé au pied du pic de Nore, à quelques 820m d'altitude. Il se situe en réalité dans l'Aude (à la toute frontière du Tarn). Outre son bar-restaurant (ouvert toute l'année !) bordant un petit lac, Pradelles s'est autrefois illustrée en profitant du climat rude de la montagne pour construire des "glacières" et ainsi vendre de la glace aux grandes villes des alentours. Ce commerce durera jusque dans les années 20. Le pic de Nore est, quant-à-lui, le point culminant de la montagne noire (1200m d'altitude) sur lequel est implanté un émetteur TV/Radio. La montagne noire est ainsi nommée, non pas parce qu'il y pleut tout le temps, mais parce qu'elle est composée de conifères sombres, en partie utilisés par des exploitations forestières.

Pradelles - Église Saint-Jean-Baptiste Pradelles - Le petit lac

Hautpoul

Sur l'autre versant, Hautpoul garde les portes de la montagne noire. Il s'agit d'une cité très ancienne (on parle de 413, voire moins). Elle possède une place forte convoitée de part sa position dominante. Au XIIe siècle, une partie des habitants en sont chassés (toujours cette histoire de Catharisme). Ces derniers vont se réfugier dans la vallée pour fonder Mazamet. Toute la région profite de l'essor de l'industrie du textile à partir du milieu du XIXe siècle. Mazamet est alors une place forte, à la fois industrielle (délainage, cuir notamment), mais aussi économique avec le développement des banques (une des rares places à pouvoir effectuer un transfert bancaire international en quelques jours). Comme personnalité Mazamétaine, on pourra citer Laurent Cabrol et les frères Jalabert (Nicolas et Laurent). C'est aussi dans la commune de Mazamet (composée principalement de protestants), que se déroule l'affaire Sirven (en parallèle de l'affaire Calas).

Hautpoul - Mazamet depuis Hautpoul

Hautpoul - Dans le village Hautpoul - La taverne

Hautpoul - La place forte 1 Hautpoul - La place forte 2

Carcassonne

En bordure du Tarn, l'Aude, avec comme préfecture Carcassonne. Ville célèbre pour son cassoulet (même si plusieurs bourgades en revendiquent la paternité) et sa citadelle. L'histoire de la cité est au moins aussi ancienne que celle d'Hautpoul. Située au bord de l'Aude, elle est un lieu idéal pour construire une cité (époque gallo-romaine). Elle deviendra plus tard un point stratégique et des fortifications y seront construites tout au fil des années. À tel point qu'au XIIe siècle la ville se divise. Une cité basse naît en dehors des fortifications. Quatre siècles plus tard, la cité médiévale autrefois meilleure place forte du royaume de France est complètement abandonnée. Alors que cette dernière tombe en ruine et est pillée par les locaux, des travaux de restaurations sont entrepris. Les architectes Eugène Viollet-le-Duc, Paul Boeswillwald et Henri Nodet contribuent à dessiner les plans de ce qu'a pu être le château et l'église (devenue basilique) Saint-Nazaire. Si la visite vaut le détour, on pourra déplorer l'aspect vraiment commercial de la cité.

Carcassonne - fortifications Carcassonne - église

Carcassonne - la ville basse depuis les remparts Carcassonne - les remparts et la basilique

Carcassonne - à l'intérieur des fortifications Carcassonne - une rue dans la cité

Carcassonne - chemin de ronde Carcassonne - la forteresse

Friday, 01 January 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Baou de la Gaude depuis Saint-Jeannet

C'est les vacances de Noël sur la Côte d'Azur. Profitons de ce temps automnal pour faire une belle balade au baou de la Gaude. Automnal un 27 décembre ? Avec environ 14°C au soleil, c'est effectivement un temps automnal... On supporte d'ailleurs très bien le t-shirt durant l'ascension, même s'il faut se couvrir une fois arrêté.

Un platane en automne

Le baou de la Gaude est plus confidentiel que celui de Saint-Jeannet. Plus raide aussi (compter 3h aller-retour avec un pause déjeuner) ! Pourtant, il offre un environnement et un panorama bien plus intéressant. On peut y accéder depuis Gattières (indiqué par randoxygéne) ou Saint-Jeannet.

Depuis Saint-Jeannet, ce n'est pas très compliqué. Après avoir garé la voiture dans le grand parking du bas, il faut suivre le même chemin que le baou de Saint-Jeannet. L'idéal étant de faire le circuit du Castellet dans le sens inverse pour finir par le baou de la Gaude.

Départ du chemin des baous Portail entouré de verdure

Les couleurs automnales offrent un plaisir différent, mais tout aussi plaisant que celles printanières.

Chêne aux couleurs terre Contre jour sur un chêne

Même si le ciel est relativement clair, il persiste ce petit filet opaque, signe de l'activité humaine...

Colline de Nice avec restanques

Début de l'ascension.

Colline de Nice avec restanques

Quelques arbustes sont encore en fleurs.

Pissenlit

Un pissenlit Une marguerite

Le chemin étant caillouteux, il vaut mieux s'équiper de bonnes chaussures.

Chemin caillouteux

Au moment de l'ascension, il faut bifurquer sur la droite et continuer sur la partie plane jusqu'au prochain panneau.

Bifurcation Bifurcation 2

Les choses sérieuses commencent. Les chemins sont plus accidentés que ceux de l'autre baou.

On grimpe dans les cailloux On grimpe dans les cailloux

L'ascension se fait sur le versant nord-ouest, ça-et-là le chemin reste donc humide et glissant.

On grimpe dans les cailloux Le sol est encore humide

Un petit coup d'œil à mi-parcours.

Panorama colline opposée

Le sommet est un plateau (pour reposer un peu les jambes).

Panorama colline opposée

On continue ensuite vers la falaise.

Chemin vers le baou Chemin vers le baou 2

Il faut s'arrêter admirer le chêne quadri centenaire et se restaurer dans la clairière attenante.

Le gros chêne quadri centenaire

Il y a peu de monde en cette saison, contrairement au printemps et en été où beaucoup de familles viennent passer l'après-midi.

Clairière du gros chêne

On ne boudera pas le panorama de la plaine du Var.

Panorama de la plaine du Var

Ensuite, il faut s'aventurer jusqu'à la falaise en contournant par la gauche le monticule de pierres.

Chemin vers le baou 3 Monticule de pierres

Point d'orgue de la randonnée.

Méga panorama depuis le baou de la Gaude

Même de l'autre côté, le baou de Saint-Jeannet reste la star.

Le baou de Saint-Jeannet depuis le baou de la Gaude Saint-Jeannet depuis le baou de la Gaude

Un petit coup d'œil en arrière.

En tournant la tête

Il est temps de rentrer, le soleil ne va pas tarder à tomber.

Chemin du retour Chemin du retour : tout est brun

Quelques arbres sur des restanques Chemin avec un flou artistique

Retour au village.

Le clocher domine le village

Tuesday, 20 October 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Un canal

Amsterdam

Amsterdam, la Venise du nord est une ville-capitale incroyable. Belle et cosmopolite, elle a su préserver son âme tout en évoluant dans la modernité. Ce n'est, hélas, pas le cas des constructions modernes en périphérie, d'une laideur effrayante. À contrario, les maisons du XVIIe de style baroque longeant les berges d'innombrables canaux sont magnifiques avec leurs grandes fenêtres et leurs plafonds immenses, le calme paisible de certains quartiers et la foule de la rue adjacente.

Une rue

Un pontUn autre canal

Qu'est ce qu'il y a à voir ? Simplement tout ! Il suffit de prendre la carte et de se balader dans les rues d'Amsterdam. Chaque quartier a ses spécificités. Tout est atteignable à pied (< 25 minutes) qui permet, contrairement au vélo, de mieux s'immerger.

Il faut dire que le vélo est une institution. La quasi totalité de la population l'utilise pour ses déplacements, même quand il pleut (ce qui n'est pas rare). Et pour cela, il existe de réelles infrastructures. Les pistes cyclables ne sont pas ces espèces de bandes discontinues coincées entre la route et le caniveau, où un vélo a du mal à circuler seul (quand elles sont praticables) et où l'on risque de se faire renverser tous les 100 mètres.

Vélo pour 12 personnesVélos rempli de canard en plastique

Non ! Aux Pays-Bas, les pistes sont de vrais voies séparées à double sens où quatre vélos peuvent circuler de front. Elles ont souvent la priorité sur les voitures. Les infrastructures sont pensées avec cette contrainte et non rajoutée à posteriori. Chose amusante (ou pas) : Il est rare de trouver un mur sans vélo stationné à proximité. Sans parler des immenses garages à vélo ça et là. Il existe également des panneaux "Interdit de stationner son vélo", plutôt amusant.

Un parc à vélos !

Néanmoins, pensez à bien vous couvrir ! S'il ne fait pas forcément froid en soit, le vent peut être glacial. Après quelques heures de marche, on prendra donc une pause dans un des nombreux bars pour déguster une bière ou un café/thé en compagnie d'un waffel (gaufre) ou (plus typique encore), d'un stroopwaffel : gaufrette fourrée au miel. Côté bière, ce sera une Amstel ou une Heineken.

Centraal Station et la basilique van de H. Nicolaas

Froid oblige, la nourriture est riche. Il y a beaucoup de steak house (argentins) et pas mal de "all you can eat" (à volonté), de frites, de burgers... De la street food quoi. Pour le reste, les Français seront agréablement surpris de voir beaucoup de références culinaires, voir de menus complets, en français ! De manière générale, les Néerlandais ont l'air d'apprécier notre culture. Autre spécialité locale : le fromage, Gouda en tête.

Rijskmuseum

Deux jours suffisent pour tout voir, plus une demie journée par vrai musée. Les principaux étant : le musée national (Rijksmuseum), le musée d'art contemporain (Stedelijk museum), le musée de cire (Madame Tussauds), et surtout le musée Van Gogh. Très prisé des touristes, la circulation y devient difficile passé 10h30. On pourra découvrir la vie et l’œuvre de ce peintre de génie qui s'est suicidé à 37 ans. Le musée propose un parallèle intéressant avec le Norvégien Edvard Munch et montre comment Vincent a été influencé par ses contemporains (notamment français) avant de développer son style unique.

TulipmuseumDans le KattenKabinet

Mais Amsterdam abrite plein de mini musées de quelques pièces seulement, qui font parfois office de façades commerciale. Pêle-mêle, il y a : le musée du fromage, de la tulipe, des sacs, du diamant, de l'art félin (KattenKabinet), de la torture, de l'érotisme, du sex, de la prostitution. L'entrée est généralement de 7/8€.

Magasin cheese & more

Ce sera l'occasion de rentrer dans ces demeures aux plafonds immenses, comme les vitres, par lesquelles on peut voler un peu d'intimité aux locaux.

Une maison de nuit

Autre curiosité : le Néerlandais est grand. Ce ne sont pas des escaliers qu'ils ont, mais des échelles ! Ce qui ne les empêche pas de courir dedans !

Marché aux fleurs (de dos)Vondelpark

Parmi les attractions touristiques, on peut compter sur : le marché aux fleurs (qui vend principalement des tulipes), les coffee shop où l'on peut fumer du cannabis légalement (ils vendent des graines au marché aux fleurs), le quartier rouge (la nuit), Centraal station, les maisons d'Anne Franck et de Rembrandt, le zoo, les parcs, les galeries marchandes, les bars, les boîtes (Amsterdam ne dort jamais), l'usine Heinekein et tous les autres musées que je n'ai pas cité.

Un café au bord du canal

De plus, les Amsterdamers sont vraiment très sympa et n'hésitent pas à venir vers vous quand vous semblez perdus. Pour la langue, pas de panique, ils sont quasiment tous bilingues Neerlandais/Anglais. De plus, tout est systématiquement traduit en Anglais.

Tout ceci fait d'Amsterdam une ville très agréable, si ce n'est à vivre, en tout cas à visiter !

Une péniche habitéeUne péniche

Quelques bonnes adresses à Amsterdam :

  • The pantry près de Liedsplein. Un des rares restaurants typique
  • El Vino sur Liedsplein. Un excellent Mexicain. Je recommande fortement le burrito !
  • Le Starbucks sur Rembrandtplein pour un bon café/thé/chocolat chaud

Bordeaux

Place du parlement

Très grosse déception pour la deuxième étape des vacances. Il faut dire que le contraste avec Amsterdam a été trop fort pour réellement apprécier cette ville. Les conditions d'arrivées n'ont en rien aidé : levé à 6h pour se rendre à l'aéroport, 1h30 de voyage inconfortable dans un siège étroit et trop droit (devant la sortie de secours), pas de place pour les jambes (avec un billet à 23€ il ne faut pas s'attendre à mieux...), arrivée à Mérignac, la banlieue Bordelaise, dans un terminal ressemblant plus à des toilettes publiques, quelques averses aléatoires...

Sur les berges

J'avais placé trop d'espoirs (et peut-être de fantasmes) dans cette ville, surtout après avoir été enchanté par Lyon. Bordeaux a 2000 ans, et 2000 ans que les façades n'ont pas été ravalées. Bordeaux est bruyante, polluée, les trottoirs y sont de mauvaise qualité. Bordeaux n'est qu'un amas d'habitations sans charme, Bordeaux n'a pas d'âme.

Porte Cailhau

Voilà, il fallait le dire, et c'est la prime impression qui s'en dégage. Les deux jours suivants ont permis de nuancer un peu ce désastre.

Des façades ravalées, c'est mieux !

Tout d'abord, les habitations : un ou deux étages maximum, et ceci sur l'ensemble de la ville. Il s'agit d'anciennes maisons bourgeoises de négociants avec des façades très travaillées, mais qui sont construites à partir de pierres calcaires, donc qui pompent la pollution (surtout lorsque les Bordelais se chauffaient au charbon). Résultat, on déambule dans des quartiers "sales". Le pire étant le quartier Saint Michel où tout semble à l'abandon.

Basilique Saint Michel Mais que vient-faire ce panier de basket à côté de la Basilique et de son clocher ?

Comme la plupart des grandes villes, les voitures (ou autre beaucoup plus bruyant) font la loi. Résultat : bruit et pollution dans des rues qui font caisse de résonance. Ajouter à cela le fait qu'il faille parler d'agglomération Bordelaise, donc qu'il y a beaucoup de personnes immigrant le matin pour émigrer le soir.

Bordeaux n'a pas d'âme. Très peu de caves à vin, très peu de vente de spécialités. Les cartes des restaurants sont uniformes et orientées brasserie du midi, sans les spécialités locales. Pas d'huîtres (le bassin d'Arcachon est à moins d'une heure de route). On est dans le sud-ouest, en pleine Gascogne, bordel ! Pas de vie de quartier non plus (juste des habitations).

Tour Pay BerlandMonument des Girondins sur la place des Quinconces

Pourtant Bordeaux possède d'immenses richesses. Le quartier des Quinconces, par exemple, est tout simplement splendide. Plusieurs chefs étoilés ont des établissements. La jeunesse Bordelaise est très présente et ingénieuse (voir la réhabilitation des entrepôts "Darwin" sur l'autre rive).

Entrepôts Darwin

Bordeaux possède un système de déplacement (bus et tram) performant et peu onéreux (à condition de rester dans l'enceinte de la ville).

Le tramLe grand hôtel

Le jour où elle arrivera à se débarrasser du carcan des voitures, à rénover et faire vivre ses quartiers, elle sera un petit paradis.

Mais ne soyons pas complètement pessimiste, des travaux sont en cours comme la rénovation du quartier de l'hôtel de ville (forcément le maire y pose ses fesses), la rénovation des berges, l'ouverture d'une (future) quatrième ligne de métro. Il reste encore beaucoup de travail (on part de loin...) et il faudra une vraie volonté politique pour que dans 10 ou 15 ans elle atteigne des critères d'excellence. Pour le moment, Bordeaux est belle la nuit, quand la pénombre fait disparaître tous ses défauts pour ne laisser qu'un flot de lumière.

Les berges rénovéesLe pont Chamband Delmas

En attendant, il ne faut pas trop s'y attarder, mais prendre du temps pour visiter le Bordelais, qui offre (sûrement) plus de richesses.

Bordeaux depuis l'autre rive

Quelques bonnes adresses sur Bordeaux :

  • Le restaurant de l'hôtel quatre étoiles De Sèze derrière la place des Quinconces : cuisine gastronomique pour tarifs très abordables.
  • Le Japonais près de la place de la victoire (rue Sainte Catherine) : prenez-y un bol de ramens !
Tuesday, 02 June 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Baou de Saint-Jeannet lors de l'ascension

La cérémonie de clôture du 68e festival de Cannes vient de se dérouler. 10 jours pendant lesquels le monde occidental avait les yeux braqués sur le tapis rouge du célèbre palais des festivals. Pourtant, les festivaliers qui ont fait le déplacement (comme beaucoup de locaux) ne savent pas que les véritables perles de la "Côte d'Azur" ne se situent pas sur le littoral, mais bel bien dans l'arrière pays, et plus particulièrement l'arrière pays Vençois.

Baou de Saint-Jeannet depuis le parking - panorama

Ils se confondent dans le paysage, se faisant oublier. Pourtant, il est difficile de ne pas avoir aperçu ces immenses blocs rocheux jaillissant hors de la montagne. Ils sont au nombre de 4 : le baou des blancs (au-dessus de Vence), le baou des noirs, le baou de Saint-Jeannet et le baou de la Gaude. Aujourd'hui, c'est le baou de Saint-Jeannet qui nous intéresse. La balade commence donc à Saint-Jeannet, village pittoresque de l'arrière pays Vençois qui mérite à lui seul le détour.

Après s'être garé sur le parking à l'entrée du village, il faut traverser ses rues venteuses en suivant les panneaux. La première partie est plutôt raide et caillouteuse.

Début de la promenade Arrivée dans le parc

Sur le chemin - vue du ciel Vue de Saint-Jeannet

On arrive ensuite à un embranchement qui permet de rejoindre le baou de la Gaude. C'est le début de l'ascension à proprement parler.

Croisement baou de la Gaude Chemin sous les arbres

L'ascension se termine en arrivant sur un plateau. Direction la plateforme du baou sur un chemin de pierre peu agréable. Une fois arrivé, on a droit à un magnifique panorama à 360°C de tout le littoral.

Plateforme baou de Saint-Jeannet

Panorama 360°C depuis le baou de Saint-Jeannet

Un petit coup d’œil dans le vide pour voir Saint-Jeannet. Au loin on aperçoit Vence. À ce moment-là, il est bon de sortir son coupe-vent, car ça souffle (en plus du fait que l'on soit plus ou moins transpiré).

Saint-Jeannet depuis le baou Fleurs violettes sur la paroi rocheuse

Vence depuis le baou

C'est aussi l'occasion d'admirer la flore de moyenne montagne dans toute sa splendeur printanière.

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Après une petite pause, il est temps de repartir. Ceux qui sont trop fatigués pourront redescendre directement au village, sinon il y a une étape intéressante qui est le Castellet. C'est une ancienne bergerie que l'on aperçoit au centre de la photo (oui oui).

Vence depuis le baou

Pour se faire, on peut couper au niveau du dernier embranchement (GR52), puis rejoindre le chemin du Castellet, ou revenir en arrière jusqu'à l'embranchement indiqué. La première option est plus courte, mais nécessite de grimper un peu dans les rochers (en serrant le plus à droite). Néanmoins, elle permet d'admirer de magnifiques clairières.

Chemin pour aller au Castellet à travers champs

Chemin Champs en fleur

Clairière - panorama

Chemin Champs avec restanque

On rejoint ensuite le chemin classique qui est très agréable et relativement facile.

Chemin du Castellet Chemin du Castellet Chemin du Castellet

Une heure plus tard, arrivée au Castellet. C'est le moment de se restaurer et de faire un petit tour des ruines.

Arrivée au Castellet Le Castellet Le Castellet Point de vue depuis le Castellet (Mer) Point de vue depuis le Castellet (Montagne)

Pour le retour, il y a deux options : soit prendre le chemin inverse, soit bifurquer immédiatement sur la droite juste après le Castellet (dans la direction du retour). Dans ce cas, il faut prendre un chemin interminable, plutôt étroit et relativement casse patte, mais qui a l'avantage de n'être qu'en descente jusqu'à Saint-Jeannet. En été, on pourra faire un détour vers la rivière la "Cagne" afin de se rafraîchir.

Sur le chemin du retour Sur le chemin du retour

Il faut compter environ une demie journée. L'idéal est même de revenir en arrière et de grimper sur le baou de la gaude, avec son chêne centenaire. Il offre une expérience beaucoup plus intéressante que celui de Saint-Jeannet.