Courses de printemps 2022

Tuesday, 22 March 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

Malgré l'invasion en cours de l'Ukraine, le printemps est là. La vie continue pour nous qui avons, pour le moment, la chance d'échapper à toute cette violence. Il est donc temps de se projeter sur le mois de mai avec deux courses qui nous avaient bien manquées depuis le début de la pandémie.

Affiche ascension du Col de Vence

Le dimanche 1er mai, à défaut de pouvoir en profiter en tant que jour chômé, sera l'occasion de gravir les 10km (12km de course au total) du col de Vence (620m de dénivelé positif, pente moyenne de 6.63% avec un pic à 9%). Un beau challenge en perspective dans un cadre naturel encore un peu préservé.

Retour : "Seulement" 247 participants sur les 400 places ouvertes. Entre les anciennes restrictions COVID et le fait que l'épreuve se déroule un 1er mai, difficile de mobiliser... Il faut aussi compter environ 250 personnes pour la marche solidaire (10.5km) organisée en parallèle par l'agence locale de la ligue contre le cancer, suivant (presque) le même circuit mais avec un départ 1h plus tôt. Pourtant, il faisait bien beau ! J'avais justement peur de souffrir de la chaleur (il n'y a que peu d'ombre), mais l'air frais (et pas froid) est venu contrebalancer. C'était donc une première et j'avoue avoir sous-estimé la difficulté (même si le but n'était pas de gagner). Si le premier kilomètre est tout plat (parcours dans la vieille ville de Vence), on attaque ensuite une première partie raide, mais ça se calme jusqu'au kilomètre 4, on est encore un peu frais. Puis tout bascule, les 2 kilomètres les plus difficiles sont devant nous ! À la sortie, il reste encore 6 kilomètres à 7% de moyenne, qui n'offrent aucun répit, aucun moment pour relancer. L'important est de garder le rythme, mais le rythme est relativement lent (6'30, 6'40), loin de mes standards habituels, et ça continue de monter inlassablement rendant chaque kilomètre plus difficile. Impossible d'accélérer même avec un cardio qui ne monte pas (trop)... Le seul avantage de ce train de sénateur est de pouvoir observer le paysage et de faire un joli sourire au photographe. Dernier raidillon à 500m de l'arrivée, puis 300 mètres de plat (sur une piste de terre avec quelques cailloux). On franchit la ligne d'arrivée, le quatrième ravitaillement nous attend, ainsi qu'un léger vent. Ensuite, trois options se profilent : attendre la navette jusqu'à 11h30 ou redescendre, soit en passant par la route, soit en coupant par le chemin de randonnée qui monte jusqu'au col (6km jusqu’à Vence), option plus courte mais moins roulante à cause des cailloux. Cette dernière que j'ai choisi est plutôt agréable car une fois bien descendu, on se retrouve dans la forêt, parcours relativement plat. Le final, dans un quartier cossue très pentu, n'est pas très plaisant. Bilan, j'ai fait de mon mieux dans une course difficile qui accueillait le gratin régional (étape du tour de France montagne). Alors certes, avec 1"07'38 (138/247), je suis loin des 43'23 du premier, mais ce fut malgré tout une belle expérience et une très belle journée !

Affiche Foulées des Baous 2022

Une semaine plus tard, le dimanche 8 mai 2022 signera le retour de La foulée des Baous. Une course toujours aussi festive au pied du baou de Saint Jeannet. Cette année, l'association Ensemble avec Benoît a passé le relais à Longo Trail, une petite équipe de passionnés de trail qui sillonnent les massifs de la région. Ils ont choisi de reverser les bénéfices à l'association Endo France (notamment parrainé par Thomas Ramos) pour la reconnaissance, le soutien et la lutte contre l'endométriose. Comme à son habitude, la course offre deux formats (5km et 10km) afin que chacun puisse s'épanouir.

Retour : Là encore, petite affluence en ce dimanche 8 mai avec seulement 198 partants (5km et 10km) pour 218 inscrits. Le temps était, certes, nuageux, mais l'on a juste senti quelques larmes tomber pendant la course. Qu'en est-il de la nouvelle organisation ? Et bien, rien n'a changé ! Quelques stands, parcours identiques, des joëlettes pour les PMR ainsi que quelques personnes déficientes visuelles (avec leur guide), des bénévoles toujours aussi sympathiques. Bref, encore un très bon moment. De mon côté, bonne performance avec une allure moyenne d'environ 4'50, temps total 49'09 (ma puce s'étant détachée, j'ai perdu inutilement du temps) et un très bon classement 31/146, en trompe l’œil, le niveau n'était pas très relevé.

Un petit acte

Sunday, 06 March 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

/etc/nginx/sites-available/default

location / {
    if ($http_referer ~* ^.*\.ru$)
    {
        rewrite ^ https://www.lemonde.fr/crise-ukrainienne/ redirect;
    }
}

Ces quelques lignes de configuration de mon serveur web sont un petit soutien au peuple Ukrainien. Concrètement, il s'agit de rediriger toutes les requêtes dont l'origine provient d'un site Russe vers une source d'information (certes en Français) plus fiable que la propagande mise en place par le gouvernement l'autocratie Moscovite. Il s'agit d'une mesure facilement contournable, mais le but est surtout d’éveiller les consciences quand tous les médias non conformes à la ligne éditoriale dictée par le Kremlin sont muselés. Car l'information et l'éducation restent encore le meilleur moyen d'éviter les guerres (et autres aberrations). Dans l’idéal il aurait fallu mettre un filtre sur les adresses IP, mais cela aurait nécessité beaucoup trop de calcul pour mon petit serveur.

Il ne faut pour autant pas faire d'amalgames : Il n'y a qu'une poignée de personnes qui décident de faire la guerre, seulement quelques centaines de milliers qui la font vraiment et le reste de la population qui la subie (Ukrainiens, Russes, Européens...). En l’occurrence, Vladimir Poutine et son état major sont les seuls vrais responsables de la situation actuelle.

On pourra d'ailleurs reconnaître à quel point cette opération, dont la source remonte à la chute du gouvernement pro Russe en 2014, a été longuement mûrie et préparée en augmentant progressivement la dépendance des Européens aux ressources fossiles Russes (seul secteur avec celui du militaire dans lequel la Russie peut prétendre exister au niveau international) pour profiter d'une fenêtre de tir parfaite (une Europe divisée, en période électorale, dont le Royaume Uni ne fait plus partie, affaiblie par la crise sanitaire et en période hivernale, sans oublier un président Américain relativement faible) durant laquelle Poutine a joué jusqu'au bout la carte de l'issue diplomatique afin de peaufiner les préparatifs de l’opération. Car il est impensable pour le chef de la fédération de voir l'Ukraine, berceau de la grande Russie basculer à l'Est dans les bras Européens. Le reste n'aura servit que de prétexte pour attiser les tensions et justifier cette offensive qui se voulait dès le départ totale.

Malheureusement cette crise en cours (il n'y aura plus de relation normale avec la Russie sans un changement de gouvernance) et à venir une fois que les chars auront tout détruit, va encore reléguer au second plan une crise bien plus importante, dont on ignore sciemment tous les avertissements depuis plus de 50 ans. Une crise qui touchera l'ensemble du monde vivant sur toutes les parties du globe et dont personne ne pourra échapper : la crise climatique, qui se précise de jour en jour. Mais il est plus facile de toujours rejeter la faute sur les autres alors que chacun est en devoir d'agir, quel que soit son niveau de responsabilité (personnelle, entreprise, état...). Après tout, quelle importance ? Puisque la plupart des responsables ne seront plus de ce monde quand les véritables catastrophes arriveront... Encore une fois on touche du doigt les limites de la mondialisation, de l'uniformisation généralisée et de la recherche toujours plus extrême de la rentabilité.

Il est d’ailleurs intéressant de voir que nous choisissons (de manière plus ou moins suggérée par les médias) les causes que nous souhaitons défendre. La preuve en est avec le conflit en Ukraine, un quasi état membre de l'Europe (donc proche géographiquement et culturellement) qui doit faire face à un envahisseur souvent dépeint comme hostile par le monde de la culture (notamment Américaine). Ainsi, les guerres en Libye et Syrie (par exemple) ont beaucoup mois touchées l'opinion publique (trop loin, trop simples d'un point de vue géopolitique). On s'occupe en priorité de ce qui nous touche directement ou à nos voisins proches. Hors, aujourd'hui on voit plutôt d'un bon œil de pouvoir sortir dans la rue en t-shirt en plein mois de février...

Drapeau Ukrainien

Gimp tutorial : Custom sepia tone effect

Sunday, 06 February 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

Sepia filters were re popularized some years ago with instagram filters before disappear once again. It helps create some nice "old style" picture effects or simply for artistic pictures. Gimp offers a quick menu to change your picture into sepia colors. But I don't really agree with this filter as it's more N&B + dark yellow rather than red/brown/bronze tones. Here is a small and simple tutorial to get custom effect.

First, let's take a random picture from unsplash.com

Original picture

Then, we simply apply Gimp effect

Colors -> Desaturate -> Sepia

Gimp sepia effect

After that, we have to create a new transparent layer and select a red like color (195 / 22 / 22 for instance)

Fill created layer with this color and change mixing mode to "Hard light"

Select Mode -> Hard Light

Finally, play with opacity (here 30%)

Final result

Source color is a key parameter for effect tuning. It allows lighter or darker result. Opacity has also to be adjusted for each picture depending on original luminosity.

Another example with a darker color mask (108 / 19 / 19) and 50% opacity. We get something more brown and heavier :

Brown result

Cachemire

Sunday, 09 January 2022
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Écrit par
Grégory Soutadé

Groupe Cachemire

Il y a des fois dans la vie où, par un jugement trop hâtif, incomplet ou simplement par manque d'information, l'on passe à côté de certaines choses ou de certaines personnes. C'est aussi le charme des rencontres éphémères, qui laissent parfois un arrière goût de regret. Et puis, de temps en temps, la vie vous offre une seconde chance. Ce fut le cas en ce qui concerne la découverte de Cachemire (des "potes" de ce super groupe Manceau qu'est Outrage). Ma première impression les concernant fut très moyenne. Pourtant, lors de la promotion d'un prochain festival, il n'aura fallu qu'un petit extrait de 20 secondes (Moi être roi) pour prendre une grosse claque ! J'ai alors tendu avec joie la seconde joue avec l'écoute de la reprise de Alors on danse. Direction la section boutique sans même avoir entendu le reste de l'album. Dix jours plus tard, un nouveau CD (qui achète encore des CD en l'an 2000 ... 22 ???) venait s'ajouter à la longue série de pensionnaires déjà présents, avec en prime une photo dédicacée !

Commençons par le début. Cachemire c'est avant tout quatre garçons (Fred, Sven, Seb et Farid) qui ont décidés de faire du rock, du vrai ! Le nom, bien que trop générique à mon goût (ce qui rend le référencement parfois difficile), provient du titre Kashmir (ici francisé) de Led Zeppelin. Le groupe se forme sur Rennes en 2012 et sort un premier EP de 4 titres Blonde Box. Deux ans plus tard, en 2014, Photochope-moi est la version "finale" du cet Extended Play. On parle ici d'un rock relativement trivial, qui reprend les influences des quatre garçons. Le tout manque clairement de caractère.

Quatre ans plus tard le quatuor revient sur le devant de la scène avec Qui est la punk ?, une véritable petite bombe. Les p'tits gars ont prit de l'épaisseur. Le son est propre, profond, percutant. Ils nous gâtent d'un équilibre entre compositions originales et riffs plus classiques dans le milieu du rock, ici habillés par Cachemire en mode "gros son". Les textes sont acérés, frontaux ou légèrement décalés. Le tout chanté en Français s'il vous plaît ! Fred (auteur et interprète) est énervé et il le fait savoir. Il a d'ailleurs dû prendre des actions chez Marlboro afin de nous offrir une voix délicieusement rauque, tout en étant capable de monter haut dans les aigus et ce, de manière totalement maîtrisée. Ce dernier s'occupe en plus de tous les aspects esthétiques du groupe. Une esthétique clairement léchée à base de N&B / orange que l'on retrouve aussi bien sur les diverses photos promotionnelles, le livret que dans les clips (ses études dans le design n'y sont pas étrangères).

Qui est la punk ? (2018)

Pochette de l'album "Qui est la punk ?"

Qui est la punk ? commence "gentiment" avec La veste. Satire politique un brin décalée mais au combien d'actualité ! Le clip intègre de bonnes idées, mais est déconseillé pour les personnes épileptiques... Il n'en fallait pas moins pour introduire un des gros morceaux de l'album Moi être roi, qui passera sûrement en boucle pendant un certain temps. Il s'agit d'un bel hymne à notre cher président (les présidents changent, pas les mentalités...). On poursuite avec Sexy Beat qui a un léger goût des années 90'. Qui est la punk ? est le deuxième coup d'éclat de cette galette. Il met en avant la vie de Pierrette (égérie de l'album), ancienne déportée dont l'existence est à la fois proche et tellement éloignée de la notre. Tandis que Come on baby hérite des influences pop/rock anglaise du groupe. Dans le genre complètement décalé, on a droit à un surprenant Éric Cantona. Après une "petite" critique ecclésiastique, Joue avec nous envoie du lourd. Vient alors It's only you, clin d’œil au rock des années 80. Tic tac étant le seul titre un peu calme et mélancolique (parce qu'il en faut aussi dans le rock), réflexion sur le temps qui passe. Pour finir sur une excellente note, M. Ducontoir avec ses éléments clairement métal ainsi que quelques touches électro vient parfaire un superbe opus.

Dernier Essai (2022)

Pochette de Dernier Essai

Février 2022, Cachemire sort son nouvel album Dernier Essai. Hasard ou non, le tournoi des 6 nations 2022 s'achève sur un grand chelem du XV de France, ce qui n'était plus arrivé depuis 12 ans ! Personnellement, je n'aurais pas eu à attendre les 4 années qui nous séparent du précédent opus.

Si on devait résumer, il s'agit d'un album en deux parties. La première est plus proche de Qui est la punk ?, tandis que la seconde est plus dans l'esprit de Photoshope moi. Autant dire que tout le monde n'y trouvera pas forcément son compte (ce qui est d'ailleurs mon cas !), ou inversement... Commençons par ce qui fait mal : Pour l'enregistrement et le mixage, le groupe a choisi de faire confiance aux même personnes que précédemment (notamment Charles De Schutter au Rec'nroll studio), ce qui est une bonne chose. Malheureusement (le succès aidant ?), la distribution est assurée par Sony Music France et (conséquence ou non ?), quelqu'un d'autre a pris en charge le mastering. Résultat, on se retrouve avec des basses gonflées à bloc, des aigus ultra compressés, le tout venant surcharger la bande des médiums produisant une bouillie assez infâme à l'écoute... Autre grosse déception, la superbe reprise de Alors On Danse pointe aux abonnés absents. Choix artistique ou technique/financier (pas facile de toucher au demi-dieu Stromae) ? Cela restera dans les petits papiers du groupe. Toujours est-il que Fred semble avoir arrêté la cigarette (...), ce qui est fort dommage (pour nous en tout cas).

L'album commence pourtant très bien avec un énergique Criez dont le clip avait été dévoilé quelques semaines plus tôt. On enchaîne avec un superbe Je, critique de cet homo sapiens qui se prend pour le roi du monde. Influenceur, parodie du système d'influence des réseaux sociaux correspond au nouveau chemin emprunté par Cachemire avec un rythme rapide, teinté de sonorités pop ainsi que des montées plus fréquentes dans les aigus durant le refreain. Rester mort est sans doute le meilleur morceau de l'album : à la fois mélodique, agressif et puissant, une très belle réussite ! Rouge, fruit de la collaboration avec Kemar de No One Is Innocent, commence très fort et aurait pu être excellent s'il ne se vautrait pas lors du refrain chanté. Le reste de l'album, malgré quelques bonnes intentions (comme sur Les Petit Poings en partie chanté par Niko Jones de Tagada Jones ou encore Dernier Essai), ne correspond pas mes "standards" et est très difficilement écoutable tant au niveau de la composition que du mastering.

On sent que le groupe prend de l'envergure, poussé par une scène rock française renaissante, après des années de relégation. Avec ce nouveau statut vient également le choix des collaborateurs et des contraintes plus importantes. Ce genre de mutation n'est jamais facile à gérer et, là où beaucoup de groupes se sont perdus en chemin, espérons que Cachemire fera les bons choix !