Courses de printemps 2026

Monday, 02 March 2026
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Écrit par
Grégory Soutadé

RoureTrail (du camp Romain)

Affiche trail du Rouret

La tête dans les nuages cette année, j'ai failli louper l'inscription pour le trail du Rouret. Déjà une 4e édition et un nombre de places limité avec un tarif progressif à la clé (je ne suis pas fan de ce système). Cette année, nouveau défi, je me lance sur le 16km et ses 600m de dénivelé positif après avoir arpenté trois fois le 9km. Les courses (9km, 16km, enfant et rando) auront lieu le dimanche 29 mars.

Retour: Encore une très belle édition cette année avec 448 participants (9km + 16km), et ce malgré la concurrence du calvaire Antibois. Je pense que l'inscription au "Challenge Trail 06" n'y est pas étranger. Le niveau des participants est d'ailleurs élevé. Côté météo, soleil voilé, un peu frais au départ (~10°C), mais qui n'est pas gênant en pleine course. Pour ma part c'était une première sur ce parcours de 16km et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas fait pour moi. Certes, je suis loin de mon meilleur niveau : manque de sommeil, maladie, entorse aux 2 chevilles (dont une la semaine précédent la course), même si tout est lié. Si j'ai bien aimé la première partie jusqu'à ~6.5km et que j'y ai mis toute mon énergie dans les 2 premières difficultés, j'ai trouvé la seconde partie très pénible : beaucoup de pierriers, passage sur la route de 2km désagréable quand on sort de la forêt (avec un fort dénivelé négatif), puis une fois redescendu quasiment jusqu'au village, il faut tout remonter avec des pourcentages importants. Heureusement, la descente finale (en commun avec le 9km) était toujours aussi agréable. Pour autant les statistiques ne sont pas si mauvaises : 1h43 (6'30 d'allure moyenne) et une 77/271 place. Assurément, je re passerai sur la version 9km l'année prochaine.

Ascension du col de Vence

Affiche ascension du col de Vence

La 22e édition de l'ascension du col de Vence est prévue le dimanche 10 mai 2026. 12km pour un total de 620m de dénivelé positif. Soleil et bonne humeur sont les ingrédients principaux de ce rassemblement, sans oublier la compétition avec des coureurs très talentueux et une bonne cause à l'arrivée.

Retour: 334 participants inscrits cette année (dont une bonne quarantaine sur place), cela fait plaisir à voir. En parallèle, la marche solidaire était organisée par l'association Vençoise Handica Services 06 qui a pour objectif de favoriser l'intégration sociale des personnes en situation de handicap. Malgré le temps menaçant, les bénévoles, ainsi que les supporters massés le long de la route, étaient encore une fois au rendez-vous ! Autant de bonnes raisons de participer à cet événement. Et quelle performance personnelle, puisque j'arrive en 1h04 et 20 secondes, soit 2 minutes et 10 secondes de moins que mon précédent record. Encore mieux, je suis positionné à la 57e place. Plusieurs facteurs expliquent ce bon résultat. Tout d'abord, avec un temps nuageux, environ 16°C et une légère brise fraîche, les conditions étaient parfaites pour performer. Ensuite, j'avais en ligne de mire un coureur (rouge), que j'ai rejoint à mi course. Un troisième (vert) en a profité pour se greffer à nous. Nous avons pris quelques dizaines de mètres d'avance sur le rouge et j'ai pu m'accrocher au vert pour développer une cadence un peu plus importante que si j'avais été seul. Malheureusement, arrivé au dernier kilomètre, j'étais obligé de baisser le rythme car le dénivelé y est important (>= ~7%) tandis que les deux autres ont accélérés. Malgré mon sprint dans les 500 derniers mètres, je n'ai pas pu les dépasser. Nous arrivons quasiment ensembles (à 3 secondes d'écart). Troisièmement, on peut dire que mes Brooks font des merveilles. Mais le point où j'ai le plus gagné trouve sa source un mois plus tôt. En effet, le début d'année a été assez catastrophique entre fatigue, blessures et maladie. Donc une période où je me suis relâché pour essayer de me rétablir (il faut laisser le corps se reposer). Ajouté à cela, des anniversaires et réunions familiales où il est important de se faire plaisir (il n'y a pas que le sport dans la vie). Une fois monté sur la balance, j'avais un kilo de trop. Je me suis donné comme objectif de faire baisser cette masse graisseuse en travaillant au plus proche d'elle : la sangle abdominale. Donc, pendant un mois, j'ai travaillé quotidiennement (mis à part 2 jours où j'ai eu une contracture dorsale) avec 2 circuits d'exercices (10 minutes et 20 minutes) selon si j'avais entraînement ou pas. Résultat : 800/900 grammes de moins, mais également plus de masse musculaire, donc objectif atteint ! Mais ce renforcement n'est pas qu'esthétique, il me permet également d'aller plus vite avec moins d'effort ! En effet, c'est toute la zone entre le bas des abdos et les quadriceps qui est plus puissante et qui m'a clairement permis de développer les watts nécessaires pour suivre mon lièvre vert. Bon, le retour a été plus difficile qu'à l’accoutumé, avec un quadriceps en souffrance, mais ça ne m'empêchera pas de revenir l'année prochaine.

Kyiv sous les bombes

Tuesday, 24 February 2026
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Écrit par
Grégory Soutadé

Encore une année écoulée et toujours la même actualité. Kiev brûle ! Le soutien général autour de ce conflit, pourtant si proche de nous, a largement baissé. Et pour cause, les informations sont plutôt redondantes : l'armée russe bombarde quotidiennement des cibles militaires, mais surtout civiles, particulièrement lors des raids nocturnes. Les Ukrainiens répliquent tant bien que mal. L'Europe va de sommets en sommets. Sans êtres divisés, ses membres ne sont pas pour autant totalement unis. Quant aux Européens, ils sont plus prompte à regarder la facture s'alourdir, car on vit tranquillement en paix, pendant que les autres font le sale boulot. Surtout que depuis l'investiture de Donald Trump, il y a eu un net ralentissement de l'effort Américain. En tout cas cet effort n'est plus gratuit. Les armes arrivent, mais sont financées par le vieux continent.

Sur le terrain, la Russie a principalement progressé à l'Est et au Sud, mais finalement pas tant que ça si on regarde la carte sur un an. En plus de celui de Belgorod, un nouveau front a été ouvert au Nord dans la région de Soumy. Les avancées y sont marginales. Il faut dire que l'Ukraine est passé en mode défense en sécurisant au maximum les zones proches de la ligne de front, rendant toute progression coûteuse et compliquée. En effet, face au nombre de soldats en opposition, il est difficile d'inverser le scénario sans aide extérieure massive. Pourtant, chaque mètre carré est défendu avec férocité et bravoure. Pour preuve, il y a un an, j'écrivais "Pokrovsk est quant à elle quasiment encerclée". Il aura fallu quasiment un an pour la faire tomber, et encore, il reste quelques quartiers à conquérir dans cette zone. Certes quasiment rien, mais les soldats n'abandonnent pas. Non loin de là, Zaporijia et sa centrale nucléaire constitue le nouveau point chaud de la région.

Si la victoire ne peut être militaire, même pour une armée aussi importante que celle de la Russie, alors il faudra tordre les esprits. Comme en 2014, face à l'échec de l'invasion, l'objectif est désormais de prendre les territoires du Donbass, faire une pause pour se régénérer avant de repartir à l'assaut. Pour contraindre la population à l'abdication, Poutine joue sur le levier psychologique en touchant (in)directement tous les citoyens. En effet, l'hiver est rude, surtout dans cette partie du monde. Avec des températures avoisinants les -20°C, le secteur de l'énergie est crucial. Non seulement pour se chauffer, mais également pour faire fonctionner l'ensemble de l'économie. Alors les russes ciblent délibérément les centrales énergétiques, qu'il est difficile de protéger en tout point tant le réseau est étendu. À cela s'ajoute la pression psychologique : les sirènes des bombardements, le bruit des explosions, l'odeur de la poudre et du sang. Les nuits passées dans des bunkers ou le métro sont harassantes. Il n'y a aujourd'hui plus une seule région épargnée et surtout pas la capitale Kyiv.

Mais la vie n'est pas forcément plus rose côté russe qui voit régulièrement son secteur pétrochimique attaqué, quel que soit sa position géographique. D'autant plus que L'Europe continue son soutien avec l'envoie d'armes et de matériel humanitaire, dont des générateurs électriques. Avec le support de pays "alliés" (qui sont surtout opportunistes) comme la Chine, l'Inde, la Turquie et toutes les régions d'Asie centrale, les sanctions économiques n'ont pas fait flancher le pays-continent, mais l'on observe malgré tout un ralentissement très net de l'économie qui de gros problèmes : à peine 1% de croissance et 5,6% d'inflation d'après les chiffres officiels. Autant dire qu'il s'agit d'une récession, notamment dans une économie portée par l'effort de guerre.

Cela démontre, l'on voit que pour être efficace, il aurait fallu imposer ces sanctions (on en est à la 19e vague et bientôt le 20e) beaucoup plus tôt. Comme pour le COVID, il faut frapper fort, immédiatement afin d'endiguer au plus tôt l’hémorragie.

De son côté, l'armée Ukrainienne capitalise un retour d'expérience d'une valeur inestimable et des compétences très avancées en matière de drones. D'ailleurs, l'Ukraine est en passe de devenir un acteur majeur de la production d'armes en Europe, même si elle reste encore loin derrière en matière d'équipement lourd et plus complexe. D'après les sources gouvernementales, près de la moitié du matériel utilisé au combat est produit en Ukraine. Fait notable, la désactivation des terminaux Starlink a porté un grand coup à l'offensive Russe, permettant des reconquêtes opportuniste de la part de Kiev. Le renseignement et la communication sont des atouts majeurs lors d'un conflit, après l'argent bien sûr. D'ailleurs le Kremlin est en train de vendre (principalement à la Chine) de grandes quantités d'or de ses réserves stratégiques, car, pour elle aussi, la facture s'alourdit de jour en jour. Notamment par l'utilisation régulière de missiles sophistiqués qui ont un coût unitaire de plusieurs centaines de milliers d'euros (si ce n'est plus).

Il est difficile aujourd'hui d'entrevoir l'issue de ce conflit et encore moins une issue positive. Mais on ne peut être qu'admiratif face à la résilience de tout un peuple et espérer que ce drame qui se joue quotidiennement sous nos yeux puisse prendre fin avec le retrait des troupes de l'envahisseur.

Libgourou v0.8.8

Monday, 09 February 2026
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Écrit par
Grégory Soutadé

Reminder : Libgourou is an open source ADEPT protocol implementation (ePub DRM management from Adobe) that helps download ACSM files on Linux system (and remove DRM).

Libgourou v0.8.8 is out ! After a quiet year, world of libgourou has moved a lot since one month. 3 tickets opened an one direct contribution to code. Not big changes, but it's interesting to see that the project is alive and used.

What's new ?

  • Some bugfixes (git address, mkstemp(), constructor error)
  • Adobe server now require PKCS1 type 2 padding for signature, which is not activated in all OpenSSL versions
  • Big code reformating (remove tabs)
  • Jake Waksbaum added to support for compilation in MacOS (and some bugfixes)

You can find source code and binaries in my forge