Wednesday, 20 January 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

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En premier lieu, je tiens à préciser que je ne suis nullement lié à la plateforme ni à leurs dirigeants d'aucune manière (si ce n'est en tant qu'utilisateur) et que je ne suis pas rémunéré pour l'écriture de cet article (ni pour aucun autre d'ailleurs)

Aujourd'hui nous allons parler d'un problème de riches (mais pas que). Que faire quand on de l'argent qui dort sur un compte ? Certes, la tendance actuelle due à l'incertitude pesante est plutôt à l'épargne. À ce titre, en 2018, il y avait 55 millions de Livret A ouverts pour un encours de 263 milliards d'euros et encore plus aujourd'hui ! Pour autant, l'encours moyen de 4800€ est à nuancer puisque seulement 48% des comptes dépassent les 1500€. Malgré son taux de rémunération faible, il reste le placement préféré des français (puisque l'argent est disponible à tout moment).

Mais revenons au sujet initial : que faire quand l'on a des sous de côté ? Les PEL et CEL actuels affichent des taux misérables (directement liés à l'inflation). Votre banquier vous proposera sûrement de souscrire à une assurance vie le plus rapidement possible afin de bénéficier des avantages fiscaux au delà de 8 ans. Certains proposeront également un "prêt à terme". La dernière option étant l'achat total ou partiel, financé ou non, d'un bien immobilier. Même si l'investissement dans la pierre représente un risque moindre, les plus-values ne se font généralement qu'à long terme et demandent beaucoup d'investissement personnel pour un rendement parfois décevant.

En ce qui concerne les assurances vies, ces placements sont en général pilotés par les banques qui les investissent elles-même dans différents produits financiers. C'est le premier rempart à partir duquel on (le client) perd la traçabilité de son argent. Ce dernier peut aussi bien servir à financer Total que le boucher du coin (ou même les deux à la fois). Par exemple, le Crédit Agricole propose un fond "vert" Amundi (labellisé finasol) sans pour autant connaître exactement les bénéficiaires et leur projet.

Depuis quelques années les plateformes de financement participatif, qu'elles soient généralistes ou spécialisées, connaissent un vrai succès. Et dans le cas qui nous intéresse, il s'agit de LITA.co (anciennement 1001pact) dont le but est de soutenir des actions sociales ou environnementales. Ce n'est pas la seule sur ce créneau, mais elle a plusieurs avantages :

  • Les projets sont sélectionnés en amont de manière sérieuse
  • Il y a une véritable analyse de la société/l'association avec les risques associés
  • Il est possible de questionner les porteurs en direct ou par message
  • Les projets sont suivis à long terme
  • Les projets sont tous d'envergure (le montant à lever l'est aussi)
  • Les acteurs institutionnels peuvent participer à la levée de fonds
  • La co-fondatrice (et directrice) Eva Sadoun a un réel passif associatif solidaire

Je trouve que c'est une bonne solution pour financer l'économie réelle et utile. On sait exactement où va l'argent et à quoi il sert (sous réserve du respect des engagements de chacun).

La question qui nous brûle les lèvres : est-ce que l'on peut devenir riche grâce à LITA ? La réponse est non. Même en investissant en action dans une entreprise, il y a peu de chances que le cours de celle-ci s'envole, surtout qu'elles ne sont pas côtés en bourse. Ce n'est pas leur vocation première. Pour ceux que ça intéresse, mais dans ce cas il faut devenir semi-professionnel, la bourse avec les paris sportifs est le meilleur moyen de réaliser des plus-values importantes à court terme.

La question qui fâche : est-ce que l'on risque de perdre son argent ? La réponse est oui. Tout investissement financier est soumis à un risque de perte partielle ou totale en capital. Il faut également rappeler qu'en bon père de famille il faut diversifier ses investissements et toujours garder une marge de sécurité quant à ses liquidités

Deux grandes familles d'investissement sont proposées : les obligations (c'est un prêt à taux fixe avec remboursement in fine) et les parts sociales (investissement soumis à déduction fiscale (18%-25%) ouvrant un potentiel droit de vote et des éventuelles dividendes). Le premier a l'avantage d'être à court/moyen terme (2/3/5/8 ans) quand le second s'inscrit plutôt dans la durée.

Il n'est pas nécessaire d'être riche pour investir puisque le montant minimal est de 100€ auquel il faudra rajouter entre 1% et 3% de commission pour la plateforme. Côté bénéficiaire, LITA prélève également une commission d'environ 2000€ ainsi que 4% à 7% du montant de la campagne. Donc, d'un côté comme de l'autre, on peut considérer que les intérêts de la première (voir la seconde) année revient à la plateforme (un peu comme dans une assurance vie). Cela fait toujours râler de payer des commissions, mais il faut bien faire vivre les personnes qui travaillent pour LITA, surtout que celles-ci font un travail remarquable. On pourra gager que les frais sont clairement indiqués depuis la page d'accueil. Pour information LITA a elle-même bénéficié de levées de fonds (par des acteurs institutionnels) et possède des filiales en Belgique et en Italie.

Saturday, 09 January 2021
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Écrit par
Grégory Soutadé

Set à raser

L'aventure a commencé il y a presque trois ans, je débutait dans le rasage droit. Il est l'heure de faire un petit bilan.

Dans l'ensemble je n'ai pas éprouvé de grosses difficultés dans cette nouvelle pratique, ni de grosses coupures d'ailleurs. Il s'agit plutôt de maîtriser chaque petit aspect de la chaîne (qui sont détaillés plus bas) pour que le rasage soit fluide. Mais avec de la concentration ça marche plutôt bien.

Bol en céramique

Tout d'abord niveau matériel : je n'ai pas changé de lame et il me reste un bon tiers du savon que j'avais commandé. Il faut noter que j'ai commencé à l'attaquer par le côté alors qu'il fallait y aller par le haut. Ensuite, on m'a offert un petit bol à savon en céramique, ce qui permet de conserver une mousse chaude plus longtemps qu'avec son pendant en olivier. Il aurait mérité d'être un peu plus gros et avec des striures à l'intérieur pour mieux faire monter la mousse, mais dans l'ensemble j'en suis satisfait. Le blaireau est resté parfait et le cuir toujours en bon état.

Concernant mes habitudes : je ne me rase plus qu'une seule fois par semaine (j'ai la chance d'avoir un travail qui ne m'impose pas de contrainte de ce point de vue là), ce qui fait que ma barbe (légère) est plus tendre que lorsque j'étais à deux fois par semaine. Mais surtout, je me rase après une douche chaude ce qui augmente d'autant plus la tendreté du poil. Qui dit barbe plus tendre, dit rasage plus rapide, il faut désormais compter entre 15 et 20 minutes (hors préparation). Je fais un premier passage plus un passage d'appoint sur les zones où cela est nécessaire. Malgré l'expérience, il m'arrive encore de me faire des petites coupures (j'ai la peau fine), mais au final je ne pratique pas tant que ça. Il faut noter que les petites coupures (micro coupures) guérissent en une nuit.

D'un point de vue plus technique : la clé d'un bon rasage est l'eau chaude (et la chaleur de manière générale) ! Chose que j'avais un peu négligé (et qui n'était pas forcément accessible par nos aïeux jusqu'à il y a peu). De bout en bout de la chaîne elle est indispensable. Le froid assèche le savon rapidement et donc il glisse moins. Il fait également moins bien monter la mousse. Une lame froide provoque elle aussi une chute de la température du savon sur le visage.

En conclusion : je suis satisfait de ma démarche ! Je me sert occasionnellement de mon rasoir électrique quand je n'ai pas le temps/l'envie/que je ne veux pas me risquer de me couper ainsi qu'un rasoir de sécurité en appoint pour les petits poils que je n'aurais pas vu.

Si je devais donner quelques conseils :

  • Se raser après une douche chaude
  • Pour les débutants, commencer par les joues et le cou avant de finir au rasoir de sécurité le temps de maîtriser la technique
  • Ne jamais passer une lame sans savon ou sur un savon trop sec !
  • Bien tendre la peau
  • Y aller petit à petit pour éviter les bourrelets (surtout en fin de course)
  • Ne pas vouloir un rasage parfait en un seul passage
  • Mettre un maximum d'éclairage
  • Éloigner les personnes et les animaux autour de soi
  • Le rasage doit rester un plaisir et se forcer ou essayer d'accélérer les choses augmente fortement le risque de coupure
  • Ne pas avoir peur de se couper, c'est inévitable