Debian stock on Cubox-i, USB issue

Sunday, 25 February 2024
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Écrit par
Grégory Soutadé

My backup server was off for a while now. Something broken in my Sheevaplug power supply. And, if I do regular backup of my data on laptop, this is not the case for my server, so it was urgent to find a solution. I first though to buy a Cubox-M which is more powerful, but it's 250$ ! Quite expensive for this kind of stuff ! So I bought a second hand Cubox-i for for only 30€. This is a clone of my current server. I had to install everything from scratch, so I follow Solid Run instructions to prepare my SDCard with UBoot (with a new 2022 release and the ability to read ext4 partitions !).

> sudo dd if=SPL of=/dev/sdX bs=1k seek=1 conv=sync
> sudo dd if=u-boot.img of=/dev/sdX bs=1k seek=69 conv=sync

Then, I wanted to try to install a Debian distribution in stock version (with "nothing" from SolidRun) for an easier maintenance.

My SDCard partitioning looks like (partitioned with gparted) :

Cubox SDCard partitioning

On the main partition, I downloaded generic netboot console install from Debian server (netboot.tar.gz) and uncompress all files in the main partition. But I think it's better to put all in a directory named boot. Then put it in my Cubox and start to install using serial console.

> screen /dev/ttyUSB0 115200

Everything went fine, except that the image is configured for old stable release. So, I have to migrate to stable one (and don't forgot to remove installation files !).

When all was installed, I tried to put a USB key, but nothing happened... USB seems to work :

> lsusb
Bus 002 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub
Bus 001 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub

After looking for kernel logs for a while (and a bit despairs), I found the solution : Debian compile its kernel with only few drivers linked. Most of them are in modules (located in /lib/modules/kernelname). And the one missing is USB PHY driver phy-mxs-usb ! In my main server, I had it compiled because I use target imx6/7.

So, then simplest way to test is :

> sudo modprobe phy-mxs-usb

And for automatic loading at boot time :

> sudo echo phy-mxs-usb >> /etc/modules

I also added tun, dm-mod and dm-crypt.

Ukraine : Chapitre 3

Sunday, 18 February 2024
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Écrit par
Grégory Soutadé

L'invasion de l'Ukraine par la Russie va entrer dans sa troisième année le 24 février. Depuis un an désormais, le conflit s'est mué en guerre de position. La ligne de front, bien que s'étalant sur 2000 kilomètres, n'a quasiment pas évoluée, mis à part quelques points de tension : sur la rive gauche du Dniepr où des soldats Ukrainiens maintiennent une tête de pont après l'abandon de Kherson par les troupes Russes, le sud de Zaporijia où il y a eu une percée de la défense Russe lors de l'été 2023 et autour d'Avdïivka, près de Donetsk, qui, comme l'aciérie Azovstal, représente un symbole à prendre (ou à conserver). Que ce soit pour l'armée, la population locale ou internationale, il y a une certaine normalité qui s'est installée. Entendre des missiles est devenu courant, on espère juste qu'ils tomberont plus loin... Normalité malheureusement régulièrement rattrapée par les nouvelles du front, jamais bonnes.

L'été 2023 fut un moment charnière quant à l'issue du conflit, avec la grande offensive Ukrainienne. Offensive avec des soldats expérimentés et entraînés, mais en sous-nombre, sans maîtrise du ciel ni du champs profond, et face à de solides fortifications défensives. Quelques tests de résistance ont été réalisés le long de la ligne de front avant une première percée au sud de Zaporijia, et puis plus rien... Plus rien ou presque, car les services spéciaux réalisent régulièrement quelques exploits en territoire occupé : élimination de gradés, destructions de bâtiment militaires (qui sont mis en scène non sans une pointe d’orgueil), destructions d'infrastructures et même la jonction de la rive gauche du Dniepr. Ajouté à cela, l'envoie régulier de drones explosifs en territoire Russe afin de rappeler à la population qu'elle est engagée dans une guerre (et pas une opération spéciale réservée aux militaires), mais également disperser les moyens d'interception ennemi. D'ailleurs, si l'Ukraine communique beaucoup sur les pertes ennemies, les chiffres de ses propres pertes sont tenus secret défense.

Face à cet échec, le commandement Russe est passé à l'offensive (et inversement l'Ukraine en position défensive). Arguant d'une nette supériorité numérique, malgré des soldats beaucoup moins bien aguerris, les assauts du côté d'Avdïivka sont quotidiens. Ailleurs sur la ligne de front, c'est l'artillerie qui est de sortie avec un pilonnage régulier des deux côtés. Ce bras de fer tourne à l'avantage de la Russie qui déploie des moyens presque illimités. D'autant plus que les "élections" présidentielles vont se dérouler en mars. Après avoir modifié la constitution, éliminé tous ses adversaires politiques (dont le plus sérieux Alexeï Navalny, prisonnier dans une colonie pénitentiaire proche du cercle arctique) et muselé toute protestation populaire, il ne fait aucun doute que Vladimir Poutine sera ré élu, d'autant plus que les Russes eux-mêmes ne sont pas vraiment prompt à aller voter. Dans cette perspective présidentielle, il est important pour le pouvoir d'offrir à l'opinion publique une victoire militaire, d'où l'intensification des combats depuis le début de l'année, même si le prix à payer en terme de vies humaines et colossal.

Quel que soit le sort d'Avdïivka, l'Ukraine n'est actuellement pas en position de négocier autre chose qu'un cessez le feu avec conservation des frontières. Mais cela ne fait pas partie des objectif du gouvernement de Volodymyr Zelensky. Avec la récente nomination d'Oleksandr Syrsky au poste de commandant en chef des forces armées, le président a clairement une volonté de réaliser une seconde offensive cet été (et probablement sa dernière chance de reconquérir ses territoires). D'où le récent élargissement de la mobilisation militaire, afin de préparer au mieux les futurs soldats appelés à combattre. Soldats qui seront forcément moins performants que la première vague (dont l'état major peine à relever). Ainsi, l'offensive est autant vouée à l'échec que la première si l'Ukraine ne dispose pas d'avantage technologique sur son adversaire. Donc, sans le soutien occidental, avec notamment des missiles longue portée, ainsi que des moyens de reprendre le contrôle du ciel (avions de combat), la défaite est déjà actée. De son côté, l'état major mise beaucoup sur les technologies de drones pour pallier à son infériorité.

Du côté du kremlin, les étoiles semblent s'aligner pour Vladimir Poutine avec les futures élections présidentielles Américaines. Comme à son habitude, l'ingérence et la désinformation Russe tourne à plein régime pour faire monter chez les Républicains un mouvement de contestation face aux milliards dépensés dans un conflit lointain. Mieux encore avec l'imbécile utile qu'est Donald Trump, qui a eu des liens étroits avec des ressortissants Russes lors de sa dernière campagne, et qui jette de l'huile sur le feu à tout va, voyant dans ce conflit une faille béante lui permettant de briguer un second mandat face à un adversaire qui a déjà un pied dans la tombe. Il n'y a pas non plus de lien officiel, mais le conflit entre Israël et le Hamas (proche de l'Iran, lui même proche de la Russie) est une autre épine dans le pied des alliés qui doivent ré orienter tout ou partie de leur effort au Moyen Orient.

Reste l'Union Européenne, qui ne s'engage pas (pour le moment) totalement, mais dont le soutien est fondamental. D'autant plus avec la montée globale de l'extrême droite, signe évident des multiples fractures de notre époque et de son contexte morose à tous les niveaux. Comparé aux autres puissances mondiales, il est forcément plus difficile de s'entendre dans une Europe multilatérale, multiculturelle, où chaque pays défend des intérêts parfois différents. La Hongrie avec Viktor Orban, dont la politique enfreint beaucoup de règles, en est le parfait exemple. Idem au niveau de l'Otan avec la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan, qui, comme une bonne partie de l'Asie, tire profit de ce conflit en jouant sur plusieurs tableaux à la fois. Car, malgré les importantes sanctions internationales, l'économie Russe tient le coup dans sa globalité. Pourtant, je ne suis pas sûr qu'une économie de guerre soit très profitable à la population en général. Les chemins qui étaient autrefois directs entre l'Europe et la Russie passent désormais par des intermédiaires, mais l'industrie Russe continue d'être alimentée. Elle utilisera, à défaut, du matériel Iranien ou Nord Coréen, eux aussi sous le coup de sanctions internationales depuis de nombreuses années...

Il serait ainsi facile de se décourager, ou de rester indifférent, surtout quand l'on n'est pas directement touché par ce conflit. Mais dans ce cas, il est peut-être bon de se rappeler pourquoi dans chaque commune Française, il y a une stèle avec comme inscription majuscule 1914-1918. Abandonner le peuple Ukrainien, c'est abandonner nos idéaux de justice et de liberté, c'est se renfermer sur nous-même jusqu'à ce que, un jour, peut-être, les troupes blanc-bleu-rouge se retrouvent sur nos propres terres. Abandonner l'Ukraine, c'est abandonner tous les peuples qui souffrent ou qui souffriront d'un conflit majeur avec leur voisin, Taïwan en tête. Abandonner l'Ukraine, c'est signifier au monde entier que l'Occident a perdu.

D'ici trois mois, ce seront les élections Européennes. L'occasion de décider de l'avenir des quelques 450 millions de personnes vivants dans l'Union Européenne, à travers 720 euro députés. L'occasion de décider d'une Europe forte et unie, qui crois en un avenir commun et en ses valeurs fondatrices. L'occasion de ne pas abandonner l'Ukraine face à ceux qui prônent le repli identitaire et le chacun pour soi.

Edit: Les troupes de défense Ukrainienne se sont retirées d’Avdïivka le 17 février.

PS: France TV diffuse la série franco-germano-belge Parlement qui nous plonge dans les entrailles du fonctionnement du parlement Européen à travers Samy, jeune assistant parlementaire fraîchement élu. À la fois drôle et instructive, elle permet de mieux nous rendre compte de nos institutions, de ses pouvoirs, des jeux politiques, mais aussi de ses limites.

Courses de printemps 2024

Sunday, 18 February 2024
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Écrit par
Grégory Soutadé

RoureTrail (du camp Romain)

Affiche trail du Rouret

Enchanté par l'édition précédente (et première édition) du RoureTrail, je remet le couvert cette année ! Ce sera le dimanche 24 mars 2024 avec la même formule : 9km, 16km, rando 9km qui proposent de monter jusqu'au camp Romain situé au dessus du village du Rouret, en foulant une multitude de surfaces différentes (goudron, pierres, sentiers), le tout avec des bénévoles au top et au profit de l'association des parent d'élèves du Rouret (afin de financer des projets et du matériel scolaire). Cerise sur le gâteau : une bière offerte à tous les participants.

Retour : Encore une belle réussite pour cette seconde édition avec pas moins de 358 participants + les randonneurs. En prime, le soleil était de la partie ! Comme d'habitude, la joie et la bonne humeur étaient au rendez-vous, mais également bière ou limonade à l'arrivée, non plus de chez CraftAzur, mais de chez A La Fut (brasseur basé à Mouans-Sartoux) avec une bouteille aux couleurs de l'événement. Pour ma part, après une année galère et une préparation express depuis février avec une réintégration du dénivelé, j'ai pas mal souffert. Malgré tout, mon temps est équivalent à celui de l'année passée : 56'43 contre 56'26 l'an dernier et une sympathique 13e place.

Ascension du col de Vence

Affiche ascension du col de Vence

La 20e édition de l'ascension du col de Vence est prévue le dimanche 5 mai 2024. 12km à 6% de pente moyenne (620m de dénivelé positif), un vrai défi entre mer et montagne. Après le forfait de l'an passé, j'espère bien pouvoir y participer cette année !

Retour : Une bien belle journée ce dimanche 5 mai avec 14°C et un ciel voilé pour ne pas avoir trop chaud. Des conditions idéales qui ont permis aux 269 participants (+ les marcheurs) de s'élancer depuis Vence. Cette années, l'association soutenue était l'IME Henri Wallon (Institut Médico Éducatif) de l’UGECAM PACA et Corse qui favorise l’accès aux soins des personnes fragilisées médicalement et socialement par la maladie ou le handicap. L'ascension est aussi toujours difficile, mais, avec une meilleure préparation et une connaissance du terrain, j'ai pu gagner 1 minute et 38 secondes par rapport à 2022. Tout se joue dans la tête, ne rien lâcher, ou du moins repousser ce moment le plus loin possible, notamment à l'approche des deux derniers kilomètres ! Et finalement le coup de froid que j'ai pris quelques jours plus tôt n'aura pas eu (trop) d'incidence. Pourtant, sur les deux premiers kilomètres, j'avais 32 secondes de retard. En réalité, tout se joue sur la gestion du souffle (et du mental). Résultat : 98e place/269 en 1h06 minutes et 30 secondes.

L'œil de la photographie

Sunday, 04 February 2024
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Écrit par
Grégory Soutadé

Photo "Le baiser", Robert Doisneau, 1950

Nous vivons clairement dans l'ère de l'image et des réseaux : instantanéité, visuel et connexion. Cette ère arrivera bientôt à son terme avec l'avènement de l'intelligence artificielle génératrice, capable de produire des œuvres quasiment aussi réalistes que la réalité elle-même (elle est donc en passe de la supplanter). Il faut dire que depuis l'arrivée de l'iPhone, le matériel photographique (conventionnel ou miniaturisé dans un téléphone), ainsi que les outils de retouche numérique ont énormément progressé. Pour un coût acceptable, il est possible d'acquérir du matériel performant et obtenir un rendu professionnel pour peu qu'on y passe un peu de temps. D'ailleurs, parmi le flot continu de contenu poussé sur les méga serveurs des réseaux sociaux, certains sont de très grande qualité.

Le site L'Oeil de la photographie propose de faire un pas de côté. L'objectif est d'être la référence de l'actualité photographique à travers le monde. Non d'un point de vue technique (comme Les Numériques), mais d'un point de vue artistique. Cette actualité ne se trouve pas sur les réseaux, mais bel et bien dans les musées et les galeries à travers différentes expositions. L'occasion donc de mettre en valeur le travail de photographes professionnels qui œuvrent de manière plus "traditionnelle". Il propose également des rétrospectives ainsi que des interviews. Le tout, sans se limiter à un style particulier, ni même en boudant les nouveaux entrants sur ce marché. La preuve en est avec la récente interview d'Ael Pagny. Pour faire face à ses coûts de fonctionnement, le site (traduit entièrement en anglais et français) requiert un abonnement de 8€/mois.

La photographie est un domaine extrêmement vaste. Il est donc enrichissant pour tous les professionnels et même les amateurs passionnés de s'abreuver des travaux passés et présents afin de développer son propre style et de se sortir ainsi des modèles pré fabriqués présents en abondance sur la toile. Il est d'ailleurs amusant de constater à quel point les créations des "véritables" artistes sortent du lot, même quand elles sont simples. Et inversement, les photos d'un artiste reconnu ne sont pas forcément intéressantes.

Libgourou v0.8.4

Thursday, 18 January 2024
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Écrit par
Grégory Soutadé

Reminder : Libgourou is an open source ADEPT protocol implementation (ePub DRM management from Adobe) that helps download ACSM files on Linux system (and remove DRM).

Just two little fixes after a user reported an issue downloading his ebook from Kobo. Unfortunately it doesn't fix his issue as it's more a problem with new cloudflare firewall setup by Kobo.

Changes :

  • Bugfix : Operator URL only written when the full certificate is retrieved
  • Raise an error for HTTP request with status != 200
  • Set up cookie jar file for each session
  • Fix for compilation in Android (strptime() format)

You can find source code and binaries in my forge