Eskimo Callboy
Monday, 07 April 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Eskimo Callboy

Eskimo Callboy, c'est la nouvelle étoile montante du metalcore. Le groupe, originaire d'Allemagne, existe depuis 2010, mais explose depuis 2 ans. Eskimo Callboy adopte un style à la fois violent et énergique, tout en intégrant des samples électro voire carrément des passages entiers. Autre particularité : il n'y a pas un, mais deux beugleurschanteurs, dont un qui peut, comme Candice de Eths, passer du saturé au clair, l'autre ne faisant que du saturé, ce qui permet de couvrir tout le spectre et laisse peu de place au vide. Personnellement, je ne suis pas un grand fan des parties en clair comparé à ce qu'on peut trouver chez Maximum The Hormone (la référence ??).

Bury Me In Vegas (2012)

Pochette Bury Me In Vegas

Premier album studio du groupe, deux ans après leur premier EP. Il est assez violent à l'oreille avec peu de constructions originales. Sans être mauvais, il est juste banal, même si Eskimo commence doucement à se trouver son propre style. Le groupe a réalisé deux clips Muffin Purper Gurk et Is Anyone Up ?. Les meilleurs titres sont sûrement "Transilvanian Cunthunger" et "Muffin Purper Gurk", en tout cas, ce sont les plus complets.

We Are The Mess (2014)

Pochette We Are The Mess

Deuxième album studio. Celui-là vaut VRAIMENT le détour. Plus puissant, plus dynamique qu'à Végas, les Eskimos ont trouvé un style qui déchire tout, même si les parties claires ne sont pas terribles (heureusement souvent secondé par un chant saturé du tonnerre). Les parties électro, quant à elles, sont beaucoup mieux intégrées que dans le précédent opus. Cet album est vraiment mâture. Bref, avant de le mettre dans le mange-disque, pensez à bien monter le son à fond !

Après une intro très R'n'B, on attaque les choses sérieuses avec un "We Are The Mess" qui donne le ton : puissant et dynamique. Mais, on n'a pas pour autant encore attaqué le meilleur. Les titres s'enchaînent avec une puissance rare : "Party At The Horror House 2", "Blood Red Lips 1", "Jagger Swagger", tous meilleurs les uns que les autres jusqu'au point d'orgue "Final Dance". On amorce alors la descente avec "Voodoo Circus" et "Broadway's Gonna Kill Us" pour terminer calmement sur une version acoustique de "Never Let You Know" tout aussi sympa que la version brute.

Crystals (2015)

Pochette Crystals - Eskimo Callboy

Eskimo Callboy est un groupe prolifique, c'est le moins qu'on puisse dire, déjà le troisième album en quatre ans ! Après un premier EP passé un peu inaperçu, les deux dernières moutures ont fait un véritable carton. Si bien que l'étoile montante du metalcore a basculé sous le giron d'Universal Music (adieu Redfield records). Si cela représente un soutien logistique exceptionnel pour ces jeunes métalleux, c'est sans compter la nouvelle équipe de production...

Et c'est là où le bât blesse. Leur troisième album "Crystals" n'est pas mauvais en soi (même si un peu en dessous du précédent), mais le mixage anéanti tout ce qui avait fait la force d'Eskimo Callboy. Les gueulantes sont désormais reléguées au second plan dans un son totalement compressé. Sur le fond (qui n'est pas lié à Sony), les textes sont devenus plus mielleux. Bref, on passera rapidement en attendant l'année prochaine !

Pourtantn tout commence bien, le premier morceau est très énergique, même si le refrain est un peu faible. Le second est déjà plus mielleux, le nouveau style d'Eskimo semble s'adresser aux ados... Ils se rattrapent un peu avec "My Own Summer". Puis, "Kill Your Idols", avec un titre pareil, on s'attendait à quelque chose de bien péchu, encore une déception... La suivante n'est qu'une introduction à "Monster", elle même gâchée par un mixage catastrophique. Vous n'avez jamais entendu de rap Allemand ? Il faut écouter "Best day", l'effet est "particulier". Le huitième titre est plutôt punk, ce qui est fort sympathique. Petit morceau à la "elchtransformer". Ensuite, "Paradise In Hell" propose un refrain vraiment trop faible, c'est dommage. On ne retrouve du véritable Eskimo que dans "Crystals" et "Walk On The Thin Line", un peu tard pour sauver l'album. Enfin, un final acoustique plutôt réussi pour aller se reposer.

En conclusion ? Eskimo Callboy évolue et devient plus grand public. C'est un choix qui ne me plaît personnellement pas, mais ils ont encore le temps de s'améliorer !

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