Archives 2020

La vallée de l'Estéron

Thursday, 24 December 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Vallée de l'Estéron depuis le Mas

C'est une sortie que je voulais faire depuis longtemps : la visite des villages de l'arrière pays. Pas de l'"arrière pays" tel qu'on le trouve dans les guides touristiques (du style Grasse). Non, le vrai, celui qui borde la frontière des Alpes-Maritimes, avec une percée en terre des Alpes de Haute Provence. Une grande boucle de plus de 200km. En y regardant de plus près, je me suis rendu compte que tous ces villages (ou presque) étaient accrochés sur les pentes de la vallée de l'Estéron. Moins connu que le Var, la Tinée ou la Vésubie, il n'en est pas moins magnifique.

Le voyage s'est déroulé en deux parties : une en janvier 2020 et une autre en septembre 2020, la route après Roquestéron étant coupée pour cause de travaux... Oui je sais, c'est l'article le plus en retard, mais vaut mieux tard que jamais !

Tous ces villages ont comme point commun d'être éloignés des grands centres. C'est à la fois une force, qui leur a permis de garder cette authenticité, ce caractère, cet environnement naturel protégé, et une faiblesse car ils sont vidé peu à peu de leur population. Parfois subsiste un petit commerce de proximité, mais souvent il ne reste (au mieux) qu'un bar. Ils vivent surtout l'été avec l'arrivée de touristes ou de propriétaires en quête de fraîcheur, le reste du temps ils sont plutôt vides. Peu d'actifs y vivent à l'année.

Là-bas, tout le monde se connaît, difficile donc de passer inaperçu !

Gilette

Gilette Gilette

Château de Gilette

La première halte se situe au village de Gilette, non loin de Nice. Il possède un style qui présage des villages montagnards que l'on retrouve plus haut (en direction du Nord) tout en ayant ces influences Provençales que l'on retrouve à Nice. Comme souvent, en haut de la falaise, l'ancien château domine. Ici, c'est celui construit par le comte de Provence.

Roquestéron

Roquestéron

Plus à l'ouest se trouve Roquestéron. Ce dernier est au pied de l'Estéron. C'est une petite bourgade de presque 600 habitants qui vit surtout l'été grâce à ses chemins de randonnées et les sports aquatiques. En dehors, il semble un peu à l'abandon.

Il y a 5km de route jusqu'à Sigale. Cette dernière étant fermée, il a fallu trouver un autre itinéraire pour revenir. Ne voulant pas revenir sur Gilette, une petite route permet de bifurquer par Conségudes, Bouyon, Bézaudun-les-Alpes et Coursegoules. En l'empruntant, on se sent complètement perdu, entouré par les montagnes, sans signe de vie aux alentours, alors que nous sommes à quelques dizaines de kilomètres de la sixième ville de France. Il faut dire que la nuit tombe vite en cette période.

Bouyon

Place du village de Bouyon

Un petit aperçu de la place du village refaite à neuf. Elle offre un panorama fantastique sur les collines avoisinantes. Au fond du ravin, coule le Bouyon.

Le Mas

Le Mas Le Mas

Le Mas

Deuxième partie du voyage huit mois plus tard. Le Mas est un des villages les plus charmant du coin. Situé non loin de Saint-Auban, il offre un cadre verdoyant propice à la méditation. Son architecture Provençale est restée authentique.

Le Mas

Aigluin

Point besoin de se rendre à Disney Land Paris pour avoir des sensations fortes. La route qui relie Le Mas à Aiglun suffit ! À flanc de falaise, sans visibilité, sur une route à double sens à peine assez large pour une voiture, le stress est à son comble. Point d'arrêt dans ce minuscule hameau qui n'offre à priori pas grand chose.

Sigale

Sigale Sigale

Un peu plus froid que le Mas, Sigale nous offre le charme de ses ruelles étroites. Petite anecdote qui ne fera sourire que les citadins : le village est sur la tournée d'une épicerie itinérante.

Sigale Sigale

Saint Antonin

Le Mas

Petit crochet par Saint Antonin situé dans la vallée juste après la frontière des Alpes de Haute Provence. Le paysage y est moins abrupte que précédemment.

Puget Théniers

Grosse déception pour cette "grande" ville (1900 habitants) qui semble livrée à elle même. Un peu comme Grasse au début des années 2000. Elle possède pourtant un riche patrimoine historique.

Entrevaux

Entrevaux Citadelle d'Entrevaux

Plutôt que de faire simplement demi-tour pour rentrer, direction l'ouest. Frappé par la beauté inattendue de ce village, une halte s'est imposée. Bien que très touristique, la ville garde un fort caractère avec sa citadelle au sommet de la colline. La balade dans le dédale des rues offre un spectacle tout aussi intéressant.

le pont levis, désormais scellé, enjambe le Var.

Ruelle d'Entrevaux

Le retour se fera par Vergons, le lac de Castillon, et Castellane.

Gnome Shell Generic Monitor v3

Thursday, 03 December 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Capture Gnome Shell Generic Monitor

La version 3 de mon extension Generic Monitor pour Gnome Shell vient d'être revue et validée ! Tout est parti d'un ticket ouvert sur ma forge me demandant si l'on ne pouvait pas ajouter un popup pour faire une prévisualisation d'une image ou autre. Je me suis dit qu'il suffirait de dériver mon objet principal d'un objet menu et le tour serait joué.

Finalement j'ai dû retravailler tout le code, changer le protocole et ajouter des nouveaux signaux !

Changements principaux :

  • Nouveau protocole DBUS un peu plus verbeux car l'on passe désormais des "objets" JSON en paramètre (pour le moment la rétro compatibilité est assurée)
  • Ajout d'un exemple picture.py permettant d'afficher une image aléatoire du site unsplash.com
  • Possibilité d'avoir des actions différentes pour les sous catégories de clicks : gauche, double et droits
  • Ajout des signaux onEnter, onLeave, onScrollUp et onScrollDown
  • Ajout d'un objet popup pouvant accepter des objets textes et images

Les sources sont disponibles sur ma forge

L'ogre

Wednesday, 25 November 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

En cette période de fin d'année propice à l'achat de cadeaux pour les fêtes, de black friday, on parle beaucoup de numérisation, de digitalisation, afin que les petits commerces soient présents sur le marché, désormais virtuel. D'autant plus en cette année si particulière de confinement général dont les grands gagnants sont les vendeurs de gel hydro alcoolique, de masques jetables et de commerce en ligne.

En France, un des leader et, au demeurant, grand méchant loup est nommé Amazon. Chiffre d'affaire en 2019 : 280 522 millions de dollars pour un bénéfice net de 11 588 millions de dollars. On ne peut pas le cacher : Amazon est un monstre tentaculaire qui a envahit le monde (à l'exception de la Chine où le groupe Alibaba règne en maître).

Si l'on entend surtout parler du groupe via son activité de vente de détail, il a massivement investi dans la high tech : cloud, intelligence artificielle, espace, liseuse, assistant personnel, films. On est loin du vendeur de livre en ligne des débuts, par ailleurs longtemps déficitaire.

En effet, Amazon est devenu incontournable comme place de marché. Il a une situation de quasi monopole. Les grandes enseignes n'hésitent d'ailleurs pas à avoir un compte officiel sur le marketplace d'Amazon en parallèle de leur propre site de vente. Pour les acteurs plus petits, moyennant une commission, le groupe assure un forfait : visibilité, logistique, système de paiement. Une aubaine pour se concentrer sur son activité de vente. Surtout quand on sait combien prennent les banques pour un module de paiement en ligne auquel il faut ajouter le coût de création et de maintien d'un site internet, ainsi que tout ou partie des frais de transport. Mais les griefs contre ce géant sont nombreux, notamment le fait qu'il tue ces fameux petits commerces qui ont du mal à exister en dehors.

C'est pourquoi l'on entend de toutes parts des appels au boycott. Pour sauver les emplois, pour sauver la planète. Pourtant les gens continuent de consommer via Amazon. La raison est simple : il y a tout, c'est simple, l'achat est rapide, la livraison également, le retour est gratuit en cas de soucis. Pourquoi se bouger les fesses pour aller au Décathlon du coin, alors que l'on peut commander et se faire livrer depuis son canapé ? On pourrait faire le parallèle avec les hypermarchés : avant (années 50) on allait au marché pour les fruits et légumes, chez le boucher, chez le poissonnier, chez l'épicier, chez le boulanger... Bref, il fallait faire un circuit pour ses courses. Désormais, on va à l'hypermarché avec un gros caddie : "tout" est disponible à un seul endroit, ce qui permet d'économiser un temps précieux (mis à part lors des heures de pointe). Amazon est devenu cet hypermarché du web.

C'est d'autant plus incroyable, qu'en France, il n'a eu besoin d'aucune publicité pour y arriver. Il a grignoté des parts de marché petit à petit, grossit dans l'ombre du numérique longtemps ignoré des grandes enseignes, profitant du bouche à oreille. Rageant pour la concurrence quand on sait par exemple que E.Leclerc a un budget communication annuel de 325 millions d'euros. Jeffrey Bezos (fondateur et PDG d'Amazon) a eu du flair en proposant un service numérique au début de l'Internet. Il a su investir ce monde d'alors vierge et être le meilleur afin d'engloutir petit à petit ses concurrents (comme eBay) à l'image de Google, Facebook, Paypal, et surtout en se diversifiant !

D'un point de vue environnemental, le groupe pollue incontestablement : ferme de serveurs, entrepôts, transport. Mais quand on regarde de près, il n'y a que peu de produits estampillés Amazon. La grande majorité du business est de fournir des infrastructures physiques et digitales. Beaucoup de gros sites d'entreprises utilisent leurs serveurs directement ou indirectement, surtout quand il s'agit de gérer des pics de charge ponctuels. En ce sens, Amazon est un catalyseur de la mondialisation, un catalyseur de la consommation des ménages. Qui dit consommation et transport, dit pollution.

Quant à Jeffrey, l'homme à la base de cet empire, il n'est rien de moins que l'ex homme le plus riche du monde avec un patrimoine estimé à 183 milliards de dollars. Naturellement, il s'agit de la valeur de son patrimoine et non d'argent sur son compte en banque. Il ne détient "que" 11% du capital d'Amazon, mais garde la majorité des droits de vote (du coup, il reste PDG). À ce titre, il fait beaucoup de jaloux et d'envieux, de personnes qui ne comprennent pas pourquoi et comment on peut être aussi riche, de l'indécence de cette fortune face à la misère du monde. C'est vrai, mais je pense que la jalousie ne mène à rien, elle ne crée rien, est contre productive. Il ne faut pas non plus être dupe : si ce n'avait pas été M. Bezos le fondateur, d'autres l'auraient fait à sa place. C'est le cas pour Jack Ma avec Alibaba en Chine !

Bref, tout ce laïus pour dépeindre partiellement la galaxie du groupe. Rien de bien reluisant à priori, et encore, on passe sur les conditions de travail auxquelles sont soumit les ouvriers du groupe (les ingénieurs étant plutôt chouchoutés) et qui font l'objet d'une campagne de communication récente pour redorer le blason de l'entreprise.

On peut ne pas aimer Amazon, on peut détester Amazon. Sans aller jusque là, je l'utilise moi même en dernier recours. Pour autant, il y a une nouvelle majeure (16 novembre 2020) qui n'a pas été relayée par la presse nationale : via son fond pour la planète (Bezos Eart Fund), Jeff vient de faire un don de 791 millions de dollars à l'attention de 16 associations qui luttent pour la protection de l'environnement. Pour être précis, 5 associations (Nature Conservancy, Natural Resources Defense Council, Environmental Defense Fund, World Resources Institute et World Wildlife Fund) recevront 100 millions de dollars, les autres se partageront le reste soit à peu près 26 millions de dollars par association (en une ou plusieurs fois). L'objectif à terme étant d'investir 10 milliards de dollars via ce fond.

Un super riche qui fait un super don, il y aura toujours des gens pour critiquer, dire que ce n'est pas assez et proposer plus simplement de stopper les activités du groupe pour diminuer la pollution. Je trouve que cet effort est minime par rapport à la tâche globale et collective qu'il faudrait produire pour s'en sortir, mais j'ai envie de dire bravo. Le monde n'est ni tout blanc, ni tout noir et il faut savoir saluer les actions qui vont dans le bon sens. Il faut saluer ce genre d'initiative et les encourager car c'est un geste effectif et concret, loin des vaines paroles et discours en l'air de la plupart des pseudo philanthropes presque aussi fortunés.

De mon point de vue, il ne faudrait pas seulement investir dans des associations qui vont "réparer" la nature, mais également dans l'éducation des populations à ne plus la détruire. Il faut soigner le mal autant que ses conséquences, sinon les actions entreprises par ces associations seront vaines à long terme. Il faut également créer des conditions favorables à une vie en équilibre pour l'ensemble des habitants de la planète, créer des alternatives durables face un système qui joue sur la facilité, l'ignorance, la naïveté, voir la peur des personnes. Le défi est immense, tout reste à inventer.

En bonus (mais pas en promo), le titre Trash Friday des Freddy's sorti pour l'occasion

Black Friday des Freddy's

Configuration Novembre 2020

Friday, 20 November 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé
Cooler Master MasterBox MB511							  53.99 €
COOLER MASTER Cooler Master ATX 550W - MWE Gold 550				  75.99 €
AMD Ryzen 5 3600								 229.99 €
Ventilateur Radiateur Be Quiet DARK ROCK 4 				  	  69.99 €
ASUS PRIME B450-PLUS   							 	 115.99 €
Memoire DDR4 Ballistix (2x8Go DDR4 3200 PC25600) 16Go 3200MHz PC25600		  91.99 €
SAPPHIRE Sapphire Radeon PULSE RX 5500 XT 4G 			 		 199.99 €
Crucial SSD MX500 500Go  						  	  78.99 €
SEAGATE Barracuda 1TO 7200 Tr/min 						  45.99 €
LOGITECH M500									  34.99 €
LOGITECH Wired Keyboard K120 							  12.99 €
LOGITECH Z313- Ensemble 2.1							  31.99 €

Total :										1042.88 €


En sus :

SAMSUNG LC27JG50QQUXEN						
Ecran Incurvé 2560 x 1440 pixels - 4 ms - Format large 16/9 - Dalle VA incurvée - 144 Hz - HDMI - DisplayPort - Noir
										 279.99 €

Protect The Land

Friday, 06 November 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Pochette

Quelle surprise de découvrir la nouvelle ce matin : System Of A Down (le groupe qui avec Toxicity n'a sorti pas moins que le meilleur album metal du siècle) vient de composer deux nouveaux titres : Protect The Land et Genocidal Humanoidz !

Bien que vivants aux États-Unis depuis leur plus jeune âge, ils gardent un attachement très fort pour leurs racines Arméniennes. En témoigne la tournée de 2015 : Wake Up The Souls qui s'est terminé à Erevan, mais aussi l'association Axis Of Justice. La situation dans le Haut-Karabakh étant critique, les membres ont décidés de se réunir en studio et d'enregistrer ces deux titres (disponibles sur Bandcamp) et dont les droits seront reversés à l'association Armenia Fund.

Si le groupe a reprit les concerts depuis 2011 (et beaucoup plus régulièrement ces dernières années), c'est la première fois depuis 2005 qu'un nouveau morceau est produit par le quatuor. À l'écoute, on reste dans la lignée du dernier double album Mezmerize/Hypnotyze avec un gros coup de cœur pour Protect The Land, très accessible pour le grand public. Ce dernier a été écrit à la base pour Scars On Brodway dans lequel officie Daron Malakian. Morceau de circonstance composé bien avant le début du conflit, il a été ré enregistré par tous les membres du groupe. Genocidal Humanoidz étant, quant à lui, plus hardcore.