Musique
Tuesday, 15 May 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

The CNK

Quatre gars qui font du métal indus' déguisés en pseudo nazis, cela ressemble furieusement à la référence du genre : Rammstein. Néanmoins la comparaison s'arrête là ! The CNK (Cosa Nostra Klub) propose quelque chose de beaucoup plus brutal et rapide. Si le style est clairement du métal industriel, on retrouve un chant qui alterne black et death, et pas n'importe quel chant, puisqu'il s'agit de Mr Hreidmarr, figure du métal underground très appréciée pour sa participation dans Anorexia Nervosa. Bref, CNK est un des rares groupes Français à avoir pris la direction du métal indus, et ça envoie du lourd. Ils ne proposent hélàs pas de clip :( Je les ai découverts grâce à ce blog (confiture & cake). Globalement je ne suis pas fan de ce que demi propose Guillaume, mais à côté de CNK, il y a également "The Cat's Pajamas" de iwrestledabearonce qui est aussi une très bonne surprise.

Ultraviolence Über Alles (2002)

Album Ultraviolence Über Alles

Après deux démos datant de 1996 et 1998, le Count Nosferatu Kommando sort son premier album "Ultraviolence Über Alles" en 2002. Le groupe arbore des sujets très politisés sur des riffs puissants avec une rythmique quasi militaire (du métal indus' quoi) tout en incluant ça et là quelques samples electro. Cet album est "une bonne petite fête d'ultraviolence" et durant 40 minutes l'intensité ne baisse pas d'un iota. 40 minutes pour seulement 8 morceaux, c'est la grande force de CNK : la qualité plutôt que la quantité. Le groupe pousse à fond les univers de leurs morceaux, il y a un gros travail de composition pour arriver à cette moyenne de 5 minutes/morceau là où d'autres peinent à dépasser les 3 minutes. Autre point caractéristique : ils n'hésitent pas à changer brutalement de thème en plein milieu d'un morceau (ce sont des bouchers). Si ça peut paraître déroutant au début on s'y fait rapidement (surtout que ce n'est pas si fréquent). Trois morceaux à écouter absolument : "Political Police" qui donne le ton d'entrée de jeu (l'intro est particulièrement réussie), "Get A Gun, Shoot A Random" et "Love Game Over".

L'album (difficile à trouver dans le commerce) a été réédité en 2007 et contient un remix de chaque morceau par 8 groupes différents. Il faut écouter cette partie au moins une fois car elle contraste avec les morceaux originaux, ce qui permet parfois de mieux apprécier certains détails que l'on a n'a pas entendu parce qu'on sautait partout.


L'hymne à la joie (2007)

Album l'hymne à la joie

Après un détour par Anorexia Nervosa, Mr Hreidmarr revient se consacrer au Cosa Nostra Klub. Cet album (censuré pour sa pochette) marque le pas avec ce qui a été fait 5 ans plus tôt, c'est pourquoi beaucoup de fans du Kommando et d'Anorexia sont déçus. S'il est moins brutal que le premier, "L'hymne à la joie" montre encore une fois tout le travail de composition du groupe. En effet, CNK pousse le vice jusqu'à détourner des pans entiers de classique pour les incorporer dans leur univers de métalleux. Certains groupes ont déjà tenté l'expérience avec un résultat très moyen car, c'est soit le classique qui s'adapte au métal, soit l'inverse, alors que dans cet opus les membres ont vraiment re travaillé chaque sample afin qu'il soit parfaitement intégré, ce qui donne un résultat très cohérent. On le remarque très bien dans "C[osa] N[ostra] K[lub]" où les choeurs reprennent le refrain du morceau. Bien sûr cela diminue l'intensité (violence et rythme) et donc déçoit les fans, comme avait pu le faire "Vol. 3: (The Subliminal Verses)" en son temps, mais il n'en reste pas moins très agréable à écouter. Comme pour le précédent album : un set réduit de 9 morceaux pour un total de 40:40 (soit 4 minutes 52 en moyenne). L'immanquable titre étant "C[osa] N[ostra] K[lub]", suivi de "Dinner Is Ready". Les fans de black seront séduit par "The Doomsday" (qui ne colle pas vraiment avec le reste).

Le prochain album devrait sortir incessament sous peu (ils se consacrent beaucoup à la scène). Il est attendu avec impatiente ! Pour ceux qui veulent découvrir un peu plus le monde de CNK, il y a une interview de Radio Métal réalisée peu après la sortie de "L'hymne à la joie".


Révisionnisme (2012)

Album Révisionnisme

Les premiers enregistrements datent du début 2011, mais ce n'est que le 19 octobre 2012 que sort Révisionnisme, un album uniquement composé de reprises. Valnoir ayant cédé sa place à Zoé, ce dernier s'occupe de la basse, des samples et d'une partie de l'enregistrement. Pour ce nouvel album les CNK ont invité leurs potes : Snowy Shaw vient tenir la gueulante auprès de Mr Hreidmarr, mais aussi Pills des Prime Sinister ainsi que Swan des BlackRain. L'objectif est de retrouver l'essence du métal, à savoir une bonne dose de violence. Le son devient donc un peu plus lourd. On gagne en volume, mais on perd un peu en intensité. Autre point marquant, principalement dû aux guests, est l'exploration de sonorités heavy et glam.

Encore une fois, CNK livre une oeuvre aussi bien travaillée sur le fond que sur la forme. Sur la forme, on a droit à un album au format digipack A5 tournant en dérision l'univers de la mode : c'est sobre, beau et caricatural. Tour de force du groupe : la face avant du CD est quasiment vierge tandis que la face arrière est noire (comme les CD de playstation). C'est dans ce soucis du détail que l'on reconnait les grands groupes. Sur le fond, on voit encore un gros travail musical, ne serait-ce que par la durée : 50 minutes 34 secondes pour seulement 11 morceaux.


Comme à l'accoutumée, l'album commence fort avec un "Gadd ist Gott" où on a le plaisir de (re)découvrir la voix de Snowy. "Sabotage" des Beastie boys, bien pêchu, n'est pas réellement une surprise dans le sens où elle était disponible sur internet depuis quasiment deux ans. C'est finalement ce morceau qui adopte le plus la philosophie de CNK : Ultra Violence. Dans le plus pur style heavy, Pills réalise un superbe solo à l'entrée de "You Could Be Mine", l'expérience de Snowy fait le reste. "Everybody Knows" était, elle aussi, disponible depuis longtemps sur la toile. Néanmoins cette version est plus lourde avec les guitares en fond. "Blood Is Thicker Than Water" est, de mon point de vue, le morceau le plus réussit de l'album. Il aurait pu être entièrement composé par le groupe. Tandis que "Seasons In The Abyss" propose un interlude sombre avec une pointe de heavy. Swan intervient pour la reprise de "Too Fast For Love", du glam ! Puis vient "Weißes Fleisch", un des succès de Rammstein. Cette version est proche de l'originale. Fait rare, mais fort sympathique, "Where The Wild Roses Grow" est une ballade. Pour (presque) finir, le groupe reprend "I Am The Black Wizards". L'album conclut sur une version plus calme de "Blood Is Thicker Than Snow" avec (encore) Snowy Shaw.


7 ans ce sont écoulés depuis leur dernier album et le résultat est très bon. Personnellement je n'aime du tout les voix du heavy ni du glam, donc je passe sur un tiers de l'album. Pour ce qui est du reste, CNK a réussi la difficile épreuve des reprises : non pas refaire ce qui a déjà été fait, mais réellement s'approprier chaque morceau pour pouvoir imprégner sa marque, au-delà du fait que les reprises soient meilleures ou mien bonnes que les originales. Comparé aux précédents, l'album perd en cohérence du fait des différents univers explorés. Étrangement le groupe, préférant communiquer via Facebook, a mis longtemps à mettre à jour son site (un mois après la sortie de l'album), il n'avait de toutes façons pas été mis à jour depuis mars 2011, mais le résultat est à la hauteur de l'attente. Il ne reste plus qu'à attendre le prochain comme qui dirait, et d'aller les voir lorsqu'ils passent pas loin de chez vous !

Paris brûle-t-il ? (2015)

Jaquette du DVD

Je sais, je suis en retard... Sorti trois ans plus tard, ce live est celui du divan qui date du 1er mars 2012. De ce que j'ai compris, le DVD a surtout été poussé par Dooweet Records, mais, comme d'habitude, The CNK ne fait pas les choses à moitié : bien qu'un peu épileptique, tant le son que l'image sont parfaits. Trois bonus (dont deux lives exclusifs) complètent le DVD.

L'épreuve du DVD musical est toujours complexe : arriver à faire ressentir les émotions d'un concert au travers d'une vidéo (qui a tendance à aplatir les choses), tout en fournissant une prestation de qualité (stress du tournage). Même s'il y a du travail en studio pour peaufiner le live, le challenge est réussi. Il faut avouer que les 1h16 de projection donnent vraiment envie. Tout le concert est agrémenté de vidéos projetées sur écran géant. De plus, le spectacle regorge de pleins de surprises, de guests... Un point noir ? En cherchant bien, on pourrait trouver qu'Hreidmarr est un peu sur la retenue afin d'économiser sa voix. Le public est quant-à lui plutôt calme, si ce n'est quelques slams, la base de fans n'étant, hélas, pas très grande. On ne peut d'ailleurs que regretter de ne pas avoir plus de prestations de leurs part !

The CNK nous emmènent ce soir dans l'Afrique des années 50 : un petit film d'introduction sur l'écran géant, entrée sur scène, costume, maquillage avant d'entamer "Dinner Is Ready" pour se mettre dans l'ambiance. Puis vient "Vote For Winners". Pour se détendre un peu, on écoute "Blood Is Thicker Than Water".

Les chemises tombent lors de "Jim Beamed Ahnenerbe TV". La voix off annonce le prochain titre "Total Eclipse Of Dead Europa". Vient le premier live de "Bunkermoon Khaos 3", puis le moment le plus chaud du DVD (il faut bien vendre ;)) avec "Cosa Nostra Klub" où le groupe joue son morceau mythique entouré de deux hôtesses. Alors que Zoé se requinque au Jack Dianel's, ils entament "I Am The Black Wizards" puis "The Doomsday". Un guest monte sur scène à la rescousse pour "Kommando '96 Übercharged". On enchaîne avec le très populaire "Political Police". Trois guests pour "Too Fast For Love", dont seulement un qui était prévu ! La dernière étant "Sabotage", mais tout le monde sait que ce n'est pas le final de The CNK. Cette fois Hreidmarr tombe la chemise pour "Gadd Ist Gott" avant de conclure par "Get A Gun Shoot At random".

La conclusion est comme l'introduction : une belle réussite, que je regrette de ne pas avoir acquis plus tôt ! La liste des morceaux est vraiment bien équilibrée sur tous les albums, sans faux rythme et avec des transitions rapides. S'il fallait une seule raison pour l'acheter ? La reprise absolument géniale de "You Spin Me Round" (Dead Or Alive) en bonus. En plus, Findie propose une remise de 25% sur l'album. Il est aussi possible de n'acheter que la bande son du concert sur bandcamp.

Sunday, 04 March 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Furia band

Furia est un groupe de black/death métal qui nous vient tout droit de Mâcon (oui, oui, en France). Ils ont débuté en 1997, et si (personnellement) je trouve que l'ensemble de leur oeuvre n'est pas terrible (leur composition est superbe, mais le chant est vraiment mauvais), ils ont néanmoins sorti en 2003 une véritable pépite : "Un lac de larmes et de sang". Il s'agit d'un album concept, c'est à dire un album qui relate une histoire tout au long des morceaux : Harès est enfermé depuis une éternité dans un monde où il n'y a qu'un lac, un lac de larmes et de sang, qui est le reflet de sa vie. Exaspéré de se retrouver sans cesse devant ce lac, il va tenter de s'en échapper.

 

Un lac de larmes et de sang

Ce sont les bases sur lesquelles Furia va développer pendant 45 minutes un death métal mélodique puissant, et dynamique du début à la fin. Seuls les morceaux 1, 9 et 13 (dernier) sont plus calmes. Pour notre plus grand plaisir l'album est tout en français (même s'il est difficile de tout comprendre si on n'a pas les paroles sous les yeux). Hélàs, Il est impossible de retrouver sur internet l'histoire complète de l'album, il manque les transitions entre chaque morceaux. Le chanteur réalise la prouesse de faire toute les voix masculines (ce qui n'est pas évident quand on fait du black). On appréciera également les passages de violon (souvent remplacé par le clavier dans d'autres groupes) ainsi que les quelques interventions féminines.

Furia était (2010) en route pour un quatrième album, mais leur site officiel (furia-metal.com) n'est plus accessible. On se contentera donc de quelques videos youtube :


Les deux premières sont issues du DVD live "La source noire" sorti en 2004.

En conclusion "Un lac de larmes et de sang" est un album entier qui n'a pas pris une ride depuis sa sortie. Il est difficile de mettre en évidence un morceau plutôt qu'un autre, il faut l'écouter en entier du début à la fin.

Sunday, 04 December 2011
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Écrit par
Grégory Soutadé

Maximum The Hormone band

Ceux qui ont vu l'anime Death Note doivent connaitre "Maximum The Hormone" ou au moins les titres de "What's up, People?!" et "Zetsubou Billy" qui ont fait l'opening et l'ending d'une des saisons. "Maximum The Hormone" est (comme son nom l'indique) un groupe Japonais de métal progressif : ils passent du black métal au punk/pop et inversement. C'est un groupe assez atypique : à la batterie une femme (fait rare), qui fait aussi les choeurs et certaines parties du chant. Le guitariste est un peu énervé sur les bords et assure à mi-temps le chant (en clair) et les choeurs. Hors passages saturés, il nous gratifie de quelques riffs plutôt sympa. Le chanteur quant à lui a une voix plutôt aigüe et surtout un débit très rapide, il n'hésite pas à gueuler quand c'est nécessaire. Quant à la basse, elle trouve une place plus importantes que dans une formation classique, notamment avec beaucoup de passages en slapping (il est fan des Red Hot Chili Peppers). L'ensemble de leurs titres sont en japonais.

Le groupe existe depuis 1998 et a une présence toute particulière sur scène.

Yoshu Fukushu

Pour son 15e anniversaire, Maximum The Hormone sort son 5e album studio. Il faut dire que ça faisait longtemps qu'on l'attendait ! On retrouve donc certains titres déjà parus en single. Allons droit au but : l'attente a été longue, mais pas inutile. Ce dernier cru est tout simplement excellent. Il n'y a pas eu de révolution de style, néanmoins il y a des éléments nouveaux comme par exemple l'introduction d'effets électro, notamment sur la voix de Nao, mais aussi quelques solos bien sentis. Le reste, on le connaît : des phases puissantes qui s'enchevêtres avec des passages carrément dynamiques. C'est en effet le sentiment que l'on a lors de l'écoute : un album très dynamique avec très peu de lourdeur et quelques titres surprises. Certaines parties de basse sont toujours aussi démentielles.

Le premier titre éponyme est assez sombre, il a droit à son propre clip. Jusqu'au titre 6, on retrouve ce que Maximum The Hormone sait faire de mieux, puis "F" arrive, c'est une très grosse claque. Le 8e morceau comporte des réminiscences de "Rokkinpo Goroshi". Surprise sur le suivant avec un son rock, voir jazzy et quelques voix qui tirent sur du hip hop. "Mesubuta no Ketsu ni Binta(Kick mo)" ressemble furieusement à du Offspring. Au bout de 15 ans, il fallait le faire, le 15e titre est "Maximum The Hormone", on avait déjà eu droit à un clip il y a trois ans, ici on a la version sans l'introduction, c'est dommage. Pour son final, MTH donne dans du tout neuf et c'est vraiment réussi.

Comme dit en introduction, le groupe sort son meilleur album, en introduisant des nouveautés tout en conservant l'esprit originel. Pour ceux qui prendront le soin de commander le CD (en import uniquement...), il est assorti d'un manga dessiné par Maximum the Ryo. Il me semble qu'il y a une histoire pour chaque morceau (avec parfois des membres du groupe), mais je n'ai pas le plaisir de pouvoir le lire.

Buiikikaesu


Leur dernier album "Buiikikaesu" (et le meilleur) est sorti en 2007, ils ont trouvé le style puissant qui les caractérise. Tous les morceaux sont construits sur l'alternance hard/soft.

Le premier titre est plutôt sympa à écouter (surtout pour ceux qui ne sont pas fans de métal). Ensuite "Zetsubou Billy" vient nous rappeler de bons souvenirs, il reste assez accessible. Avec "Kuso Breakin Nou Breakin Lily" on reste dans la pop/rock tandis que les titres 5 et 6 sont beaucoup plus agressifs, on pourra notamment apprécier les mesures de basse. "Akagi" est le titre éponyme de l'anime. Suivent "Kyoukatsu" et "Bikini Sports Punchin". Après "What's up, people?!" on a droit à un morceau dans la plus pure tradition japonaise : "Chu Chu Lovely Muni Muni Mura Mura Purin Purin Boron Nurururerorero". On finit par "Koi no Mega Lover", un des titres les plus populaires de "Maximum The Hormone".

Après 49 minutes on est content, mais assez fatigué.

Rokkinpo Goroshi


L'album précédent est "Rokkinpo Goroshi" (2005). La qualité d'enregistrement n'est pas exceptionnelle. Maximum y cherche encore son style, ici on est plus dans le rock/punk/pop. L'album semble plus dynamique (moins agressif) mis à part "Anaru Whiskey Ponce (Re-rec.)" qui ressemble plus à ce qui se fera dans le prochain. Il est très agréable à écouter. Les principaux titres sont "Rockimpo Goroshi", "ROLLING 1000 tOON" et "Rock Bankurawase". Rien d'autre à dire de spécial, sinon qu'il faut l'écouter !


Et pour finir leur dernier clip en date

Sunday, 29 May 2011
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Écrit par
Grégory Soutadé

Sinké Zakéou

Sinké Zakéou, un groupe qui sent bon le soleil de Provence. C'est à partir de 2001 que les 8 musiciens se retrouvent sur la région PACA pour former Sinké Zakéou. Sinké fait sa renommée grâce à son SKA festif : plusieurs concerts auprès de grands noms (Tryo, Marcel & son Orchestre, Pierpoljak ...). Une composition admirable et tout en français (et oui mon p'tit monsieur). On s'éloigne des bases classiques du SKA pour monter en puissance tant au niveau de la mélodie que du fond, bref on ne s'en lasse pas. J'ai assisté à leurs deux derniers concerts en date (2009 et 2010), alors autant le premier (pour le Polytech'Festival) était très moyen, surtout à cause d'un son vraiment pourri, autant le second était absolument génial où ils ont réussi à mettre une ambiance phénoménale !

Contrairement à ce que je pensais, le Sinké n'est pas totalement mort avec un nouveau concert le 21 juin 2011 à Draguignan pour la fête de la musique.

C'était soirée moustache ! C'est sur la scène principale de Draguignan que Sinké a eu l'honneur de jouer. Il y avait un peu moins d'ambiance qu'au concert précédent, mais sur scène ils se sont vraiment éclatés, et ça, ça fait plaisir. Il faut dire aussi que le concert a commencé à 22h50 (pour 1h20) et que le mixage était un peu aléatoire (il y a quand même 10 instruments plus 2 voix), ce qui rend les choses un peu plus compliquées pour un public qui découvre le groupe. Enfin, c'était une très bonne soirée et on espère les revoir très rapidement !

 

Qué Cavalcade

"Qué Cavalcade" première aventure de la cigale du Sinké, CD auto-produit, le style est SKA/Rock avec 7 longs morceaux (en moyenne 6 minutes par morceau), beaucoup de passages instrumentaux qui donnent la part belle aux cuivres et au clavier qui, même si souvent en fond, est absolument terrible. Mais aussi le style de Sinké qui réside dans ses textes, chaque morceau est l'occasion d'une nouvelle histoire. Premier titre "Le Yench", ça commence à 100 à l'heure : rythme endiablé pour savoir où est passé ce satané clébard. "Le 6e moulskataire" raconte le périple des moulskataire, du pur SKA. "Sinfunkeou" entièrement instrumentale est un régal pour les oreilles. Sans transition Le 4ème titre est une éloge à la Provence (un hasard ??) avec encore une fin toute instrumentale. A l'écoute on croirait qu'il n'y a qu'un seul morceau tellement la transition est parfaite. "El barudo", une chanson en espagnol pour nous faire voyager un peu, avec une partie plutôt rock (la technique n'est pas encore au point). Pour finir en beauté par "Tel une folie altruiste", thème qui leurs est cher et que l'on retrouvera dans le prochain album : l'enfance, la folie, l'incompréhension du monde qui nous entoure. Les plus patients pourront entendre le morceau caché.

 

L'étrange Brasserie

C'est en voulant souligner son "nouveau" style réunissant des influences diverses et variées comme le Ska (toujours !), le rock, le hip hop que Sinké revient en 2005 avec "L'étrange Brasserie". Un album moins instrumental que le précédent mais tout aussi bon, les textes ont pris encore plus d'importance et chaque morceau est une histoire à part entière. La durée moyenne a légérement diminuée, mais reste toujours au dessus de la moyenne. "Sergueï Zakowsky", génération Tchernobyl, que faire quand une centrale nucléaire s'emballe ? Le deuxième morceau s'attache à dénoncer les problèmes d'apparence ,tandis que le "Ménach" relate le fardeau des tâches ménagères. Dans le 4ème morceau on retrouve le même thème que "Tel une folie altruiste" du dernier album. "Ghost Town Station" nous plonge dans une ambiance "Resident Evil", tout en Anglais. Petite ballade avec "Gaston". La suivante "Le marchand de Glaire" est assez drôle, encore un univers déjanté. Le Sinké se lâche sur "One Shot" qui se rapproche d'un morceau rap/hip hop (c'est important pour la suite). On revient aux base, avec une partie très rock sur "Bimbo", un petit coup de gueule ? "Papyrus" nous fait voyager dans l'Egypte antique. "Trip et Déclic" propose un sond vraiment sympa. On finit avec Valska dans lequel les Sinkés se laissent aller aux impros des plus délirantes.

 

Sinké Zakéou

Troisième album éponyme sorti en 2008. Techniquement il y a eu de gros progrès (surtout au niveau du mixage). Le style est ici encore un peu différent : un peu plus rock, avec une tendance plus politique dans les textes. On commence très fort avec le premier morceau "American hysterie X", ça claque dans tous les sens. Le deuxième titre "La bourse ou la vie" dénonce habilement les mécanismes boursiers. "Salamalaïa" est une belle ballade tout en nissart (occitan de Nice), puis on enchaîne sur un Medley avec "Muzik". "Feignant" est elle aussi assez "rock". "Porqué no", petit voyage en espagnol a le même effet que "Salamalaïa". "Sac d'os" est politiquement caché. "Tic et déclic" reprise de "Trip et déclic" de l'album précédent en plus touffu. On finit encore une fois en beauté avec un "Jeux De Boules" plein de sous-entendus.

 

 

Haute Couture Records

En recherche permanente de nouvelles vibrations, le coeur de Sinké (Chill, Djeep, Piew et Gregg) s'associe à la voix de Laurence pour créer en 2009 le projet "Haute Couture Records" : un projet à la fois esthétique et musical. C'est de l'électro avec des samples électros (Chill et Gregg), un sampler pour la voix mélodique et puissante de Laurence, tandis que Djeep se lâche enfin au niveau du chant (ça le démangeait vraiment), style hip hop, un débit très rapide (tout en anglais cette fois). On n'oublie pas les instrus acoustiques avec une batterie (parfois), la guitare électrique de Piew et le Sax de Djeep, qui se met aussi à la guitare sèche. Le résultat est aussi inattendu qu'excellent. On sent que la source est la même que pour Sinké, même si l'expression en est différente : un style connu mais renouvelé d'une façon magistrale. Hélas tous les éléments audios et vidéos ont été supprimés du web... C'est vraiment dommage, car il y avait largement la place pour un album, les représentations scéniques étaient plus que positives et déjà un clip surréaliste.

Saturday, 09 April 2011
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Écrit par
Grégory Soutadé

Pink Ponk

Pink Ponk, avec un nom comme celui-ci on ne pouvait s'attendre qu'à du ... Punk ! J'ai découvert Pink Ponk par hasard, c'est un cadeau de Chill (Sinké Zakéou) pour un retard de livraison à la sortie de leur dernier album. Bref Pink Ponk est un groupe Azuréen qui a sévit de 2002 à 2005, leur premier (et dernier) album Hun Don Zen est juste exceptionnel. Ces 5 gars apportent quelque chose d'assez extraordinaire : un style néo métal mélodique/punk, la musique a quelque chose de puissant, mais aussi de complexe. En effet dans chaque morceau on retrouve plusieurs mélodies, ce qui n'est pas évident à comprendre quand on est habitué au classique couplet/refrain/couplet/refrain/refrain. Bref on en prend plein les oreilles du début à la fin sans aucun moment de répits. La production est d'une excellente qualité, on croirait réellement à un album pro (s'en est un).

Il y a peu de ressources sur le net sur Pink Ponk, mais on peut encore écouter les 4 premiers morceaux de "Hun Don Zen" sur leurs MySpace.

 

Hun Don Zen



"Hun Don Zen" est un album post mortem, il regroupe 12 nouveaux titres ainsi que leur première démo. On attaque très fort avec "A Self Esteem View", suivi de "Back In Your Womb" qui propose une fin puissante à la The Used. Le troisième morceau est un peu plus "doux" avec un superbe solo. Pas le temps de respirer qu'on enchaîne déjà sur la piste quatre qui après une intro très sympa repart sur du classique. Le morceau suivant part dans tous les sens. Ensuite c'est du Pink Ponk comme on commence à en avoir l'habitude, "Hun Don Zen" ayant une intro sympa avec une voix modulée. Le 8ème morceau (Heistonmanjlagrov) se rapproche de ce dont on a plus l'habitude avec quelque chose qui ressemble à un refrain. Comme pour finir sans nous arracher complètement les oreilles, la fin du dernier morceau "Neither In An Entire Life" est très doux après la tempête et le terrible "Spiteful Joe".

Une transition tout à fait originale nous attend. Comme mentionné plus haut, cette seconde partie est leur première démo. Le style est plus punk et laisse pressentir tout le potentiel de Pink Ponk. "Rendez vous" est LE morceau à écouter dans cette seconde partie, l'intro est absolument géniale ! Les deux suivantes sont aussi vraiment bonnes. Le final à la sèche est particulièrement sympa, on en redemande encore !