Balade
Friday, 07 June 2019
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Écrit par
Grégory Soutadé

Thym en fleur

Quoi de mieux pour occuper un vendredi de l'ascension qu'une petite balade sur les hauteurs de Grasse ? Comme en Décembre dernier, l'objectif est le radar de l'aviation civile (Haut-Montet) situé à 1335m d'altitude. Cette fois, il n'est plus question de suivre la conduite de gaz, mais de faire le détour par le col du Clapier. Autre changement : le point de départ qui se fait désormais à partir des terrains de tennis, juste au dessus d'altitude 500. Le parcours est donc porté à un peu plus de 10km aller et autant pour le retour.

Fleur

Début de la randonnée sur les coups de 10h afin de profiter encore un peu de la fraîcheur matinale (~20°C). Le départ est le même que pour le tour de la Marbrière, autant dire que l'on grimpe pas mal sur les premiers kilomètres.

Une fois arrivé tout en haut, il ne faut pas bifurquer vers la Marbrière, mais suivre le chemin principal qui débouche sur le vallon de St Christophe.

Ne pas bifurquer vers la Marbrière

La partie suivante est moins intéressante puisqu'il faut suivre la route sur 1km avant de prendre le chemin forestier en direction du col du Clapier.

Bifurquer vers le col du Clapier Chemin forestier

C'est alors que l'on rejoint la conduite de gaz. Attention à bien poursuivre sur le sentier balisé blanc et rouge et non sur le chemin de la conduite.

Vers la conduite de gaz Les antennes

Vallon St Christophe Continuer sur le chemin balisé

La sortie se fait juste avant la GAEC de la Malle. Poursuivre dans cette direction et prendre le sentier qui la contourne (sur la droite) avant le portail principal sans trop prêter attention aux panneaux d'interdiction d'entrée.

Le plateau de la Malle, d'en bas

Un peu plus loin, il faut tourner sur la gauche en direction du col du Clapier.

Ascension du col du Clapier Ascension du col du Clapier

Vue sur la mer

Au fur et à mesure de l'ascension, le superbe plateau de la Malle se dévoile et même à une centaine de mètres, l'odeur des ovins picote le nez.

Plateau de la Malle

Herbes sèches battues par le vent, thym en fleur. Le comité d'accueil du Clapier est splendide.

Herbes sèches et thym Fleur

Depuis les 1257m d'altitude, on a une vue époustouflante sur le plateau de la Malle, celui de Caussols et celui (au loin) de Calern. Ce détour se révèle au final plus intéressant que le chemin de la conduite de gaz ! On pourra aller explorer les quelques bergeries en ruine.

Plateau de Caussol et Calern

La suite se fait en direction du Haut-Montet, soit par la gauche (chemin balisé en jaune), soit en suivant le bord de la falaise sur la droite. L'idéal est de passer par le second à l'aller même s'il est moins évident.

Traverse du col du Clapier

Retour sur le chemin principal de la conduite. Cette fois, c'est tout droit.

Sans traîner, mais sans courir non plus, il faut bien compter ~2h30 pour atteindre le radar. Après quelques photos, il est temps de faire une pause bien méritée avec un bon casse-croûte.

Le radar du Haut-Montet

Le temps est assez brumeux sur la côte, dommage.

Depuis le Haut-Montet

Le retour suit le même chemin (sauf traverse depuis le col du Clapier), mais est plus rapide (~2h10).

Chemin balisé jaune

Pour l'anecdote, la semelle de ma chaussure droite, sûrement sous le charme du paysage, a décidé de rester sur place à mi-chemin, autant dire que les descentes dans les cailloux avec seulement une mini-semelle s'est révélée plutôt désagréable !

Monday, 31 December 2018
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Écrit par
Grégory Soutadé

Départ depuis le col du Pilon

C'est une boule blanche qui trône au dessus du plateau de la Malle. Beaucoup la prennent pour un télescope (du fait de la proximité du plateau de Caussols). Il s'agit en réalité d'un radar de l'aviation civile ! C'est également l'objectif du jour.

Pour s'y rendre, deux options s'offrent à nous : commencer le tour de la marbrière, puis tourner vers St Christophe, ou démarrer à partir du col du Pilon. C'est la deuxième option (plus courte) qui a été choisie. Autant le dire de suite, il s'agit d'une randonnée difficile (distance et dénivelé importants).

Il faut donc se rendre au col du pilon, à l'entrée de St Vallier-de-Thiez, peu après la maison d'arrêt de Grasse. L'objectif est de suivre le chemin tracé à travers la montagne. C'est une canalisation de gaz à haute pression. Elle est symbolisée par des nichoirs jaunes.

La randonnée commence tranquillement avec un beau parcours forestier.

Dans les bois Dans les bois, contre jour

Puis, la pente se fait plus forte, le sol est instable (beaucoup de cailloux).

Chemin qui suit la canalisation panorama à mi côte

Une fois arrivé au sommet, on aperçoit le second objectif : les antennes !

Aperçu des antennes

Si le chemin semble tout tracé, il faudra pourtant contourner par la gauche une propriété privée et clôturée afin de rejoindre une route. À 11h du matin, elle est encore gelée. Pourtant, le temps est idéal pour se promener.

Chemin encore gelé

C'est à ce moment qu'il faut être vigilant et bifurquer sur le GR4 signalé en rouge, sous peine de faire un grand détour ! Il faut bien penser aux nichoirs jaunes qui "balisent" le chemin.

Bifurcation du GR4

Une fois passé les antennes, on n'entend plus le bruit de la route, l'air est pur, le soleil nous réchauffe généreusement, c'est un vrai régal.

Au loin, une maison Cabane en pierre

Il va falloir attaquer la descente, le radar en ligne de mire. Un peu moins raide que la précédente, elle n'en reste pas moins instable par endroit.

Descente vers le plateau de la Malle

Au loin on aperçoit un château. On n'imagine pas, du fait que l'endroit est reculé, mais il y a plusieurs maisons sur le plateau et quasiment toutes sont habitées (même en hiver).

Au loin un château

En regardant plus près, un chamois a coupé le chemin en deux bonds. Trop rapide pour prendre une photo ! Une fois au bas de la pente, il faut être de nouveau vigilant et tourner sur la gauche pour suivre le GR4 qu'il faudra laisser de côté un peu plus tard et poursuivre sur l'arrête de la montagne en direction du radar.

Malheureusement la randonnée s'est arrêtée devant la clôture des maisons bordants la route (au pied de l'ascension finale !!), il n'y avait à priori pas de chemin pour la contourner et l'information du GR4 n'a été connue que lors du retour en discutant avec un autre randonneur. C'est rageant, surtout que le détour par le GR4 fait quand même 2km.

Autre déception : les nuages sur le littoral qui ont gâché le panorama.

Panorama brumeux

Attention à la descente finale, le dénivelé est important et les pierres toujours aussi roulantes. Malgré tout ce fut une très belle journée de décembre.

Saturday, 08 July 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Drapeau de l'Écosse

"You didn't come here for the weather, did you ? Drink it in". Dès la sortie de l'aéroport d'Édimbourg, le ton est donné. Le pub, principal centre de vie écossais où l'on consomme des produits locaux (boissons et repas) en écoutant des groupes jouer en live. Voilà pourquoi se massent tant de touristes venus des quatre coins du globe. Mais l'Écosse c'est également les highlands, ces immenses étendues bordées par des montagnes offrant au visiteur solitaire une splendeur rare. Ces terres, selon les goûts, majestueuses ou hostiles.

Le pays est coupé en deux : la campagne Écossaise dans le sud qui concentre la majorité de la population avec les deux plus grandes villes du pays (Glasgow et Édimbourg). Les montagnes dans le centre et le nord où la population est très éparse. Le sport national (outre le football, le golf et le rugby) est le Bed and Breakfast qui accueille chaque année des millions de visiteurs. Malgré leur nombre important (il y a peu d'hôtels comparativement), ils sont quasiment tous complets pendant la saison estivale ! (Il faut donc penser à réserver à l'avance).

L'histoire de l'Écosse est également marquée par cette distinction nord/sud. Au nord, des régimes semi-féodaux de clans et au sud une monarchie traditionnelle. L'incorporation au Royaume Uni se fait au XVIIIe siècle (avec l'ennemi de toujours qu'est l'Angleterre) accompagnée d'une "purge" des highlands dont une partie de la population émigrera dans les colonies. Le pays profite alors de l'élan industriel, économique (avec des banques puissantes) et intellectuel des XVIIIe, XIXe et XXe siècle pour prospérer. Le déclin de l'industrie Européenne a ensuite coûté cher au développement du pays qui s'est tourné vers les services, la finance et les nouvelles technologies en gardant toutefois des activités locales comme le tourisme, l'élevage, la pêche, le cachemire, l'exploitation forestière, la distillerie ainsi que des réserves pétrolières.

Panorama : Le soleil, les nuages et la mer

La beauté de l'Écosse lui vient du ciel. Dieu ? Non, les nuages ! Dans un balai continue, ils arrosent ça et là les terres avec plus ou moins d'intensité. Le soleil, lui, joue à cache-cache. La proximité maritime permet de tempérer le climat, ni trop chaud, ni trop froid. Ce cocktail unique offre des contrasts saisissants. Il permet également la pousse d'un gazon généreux qu'il faut tondre régulièrement (et toute l'année) ! Du velours dans lequel on a envie de se rouler.

Ce n'est pourtant pas le climat idéal pour l'homme qui, en général, préfère un bon bain de soleil et quelques degrés (Fahrenheit) de plus. Mais comment souvent, quand le climat est hostile, les gens qui le subissent sont chaleureux. La nation au chardon ne déroge pas à cette règle. Passé outre l'accent du coin, ces derniers sont toujours enclin à tailler le bout de gras avec leurs hôtes du moment.

Un champs, temps ensoleillé

On l'aura compris, l'Écosse n'est pas le sud de la France où l'on reste 3 semaines dans le même camping. Pour apprécier toute sa beauté, rien de tel que de louer une voiture et d'en faire le tour ! Il n'y a pas de péage, mais il n'y a pas non plus réellement d'autoroute. Hors des villes principales dans le sud, leurs "grandes" routes sont l'équivalent de nos départementales à une voie. Naturellement, il faudra s'habituer à rouler à gauche. La règle d'or est qu'il faut toujours que la ligne de séparation (médiane) soit du côté du conducteur. Tout ce qui en découle est logique et suit les mêmes règles qu'en France (mais à l'envers). Tant que le conducteur reste concentré, tout se passe bien. Pour faciliter la tâche du néo gaucho conducteur, il n'y a (hormis dans les grandes villes) pas de passages piétons...

On se balade ainsi de BnB en BnB au travers de paysages grandioses tout en faisant connaissance avec les locaux. Pour le petit déjeuner, le choix est simple : continental (Européen) ou le full Scottisch breakfast (œufs, saucisses, pain grillé, boudin noir, bacon). Sur demande, on peut également avoir des œufs à la coque, des œufs brouillés ou du porridge. La plupart des restaurants ne proposent pas des plats très compliqués, mais ils sont toujours préparés avec de bons produits. Point de plats réchauffés comme on en trouve beaucoup trop en France. Cela a également un coût, puisqu'il faut en général attendre 20/30 minutes pour être servi. Au niveau des tarifs, ils sont équivalents (en livres). Il faudra également goûter au plat national, à savoir le Haggis : un hachis épicé d'abats de mouton cuit dans sa panse et servi avec de la purée, ou le plus british et traditionnel fish'n chips, sans passer à côté du saumon !

Il y a néanmoins deux inconvénients majeurs au Bed and Breakfast : les horaires d'arrivée et le fait que, comme dans beaucoup de pays "nordiques", il n'y ait pas de volets aux fenêtres, mais seulement des rideaux souvent peu occultant. Pas très pratique quand on sait qu'en été le soleil se lève vers les 5h du matin et se couche vers les 23h. Malgré cet ensoleillement important, la plupart des commerces et des lieux culturels ferment à 17h, ne laissant que les pubs ouverts. Le repas est généralement servi entre 18h et 21h. Attention donc à bien prendre en compte ces horaires, surtout quand il faut joindre deux destinations éloignées.

Château à Édimbourg Château à Édimbourg

L'idéal pour se plonger dans l'ambiance est de commencer par un tour (2/3 jours) à Édimbourg. La ville n'est pas très grande et permet de se familiariser avec la culture Écossaise : pubs, parcs, musées, châteaux, architecture, gastronomie, sport et concerts (le stade de Murrayfield est sur la ligne de tram). Il y en a pour tous les goûts, surtout quand il pleut et que l'on cherche des activités plus au sec. Plein de visites touristiques sont organisées de jour comme de nuit afin de découvrir la capitale en profondeur. Conseil : le tea room du rez-de-chaussée du musée national est un des meilleurs de la ville !

Cathédrâle St Gilles Vue sur le château d'Édimbourg

Malheureusement, si Édimbourg possède une architecture Victorienne délicieuse, elle est rongée par la pollution (les facades sont noires), le bruit, la circulation dense, le nombre impressionnant de touristes. Ce qui tranche énormément avec les highlands !

Dunnottar Castle Stonehaven

On peut ensuite partir à la découverte du reste de l'île. Parmi les sites incontournables, il y a le château de Dunnottar, un des plus grand château d'Écosse, qui abrita jadis les joyaux de la couronne (avant qu'ils ne soient transférés à Édimbourg). Il se situe en bord de mer sur la côte Est, à environ deux heures de la capitale. L'idéal est de séjourner dans la bourgade de Stonehaven à quelques miles de là (il est possible de s'y rendre à pieds). Attention à arriver tôt (9h) pour les visites, car le château se retrouve rapidement assaillit par les touristes !

Château de Ballindalloch Boeuf Angus

Le voyage se poursuit plus au nord dans l'Aberdeenshire, fief du célèbre boeuf Angus. Ici le château de Ballindalloch, encore occupé, mais dont une partie, ainsi que le parc alentour, est accessible aux visiteurs (11.5£/personne).

Fût de chez Glen Grantt

Un peu plus loin à Rothes, dans la vallée du Spey (qui abrite la moitié des distilleries d'Écosse), la distillerie Glen Grantt. Considérée comme l'une des meilleures jusqu'au XXe siècle. Elle est passée entre les mains de Pernod Ricard puis de l'Italien Campani. Son principal marché est ... l'Italie et la France ! La visite guidée avec dégustation de deux crus n'est qu'à 5£/personne ! Outre le whisky, les écossais utilisent également la fermentation du malt pour faire du Gin (en l'aromatisant avec des baies de genévrier) ou de la bière !

Inverness

Inverness se situe un peu plus haut. Il s'agit du fief des highlands (6e ville du pays). Elle est traversée par la rivière du Ness.

Loch Ness

En redescendant vers l'Est et l'île de Skye, on pourra passer entre les différents lochs, dont le réputé loch Ness. Grand lac de 56.4 km2 qui n'a pour intérêt que sa légende.

Les highlands

Les highlands

L'aventure commence à ce moment avec la traversée des highlands. Immenses, sauvages !

Eilean Donan

À l'Est de la côte, non loin de Kyle of Lochalsh, la dernière place forte et stratégique se trouve sur l'île de Donan avec le château d'Eilean Donan qui repoussa autrefois (ou pas) les raids Vikings. Il s'agit d'une version restaurée (comme la citadelle de Carcassonne) par le clan MacRae au début du XXe siècle.

Depuis le point de vue

À la sortie (et s'il fait beau) il y a un point de vue. Attention, la route est à double sens sur ... une seule voie étroite.

Portree Le port de Portree

Une fois passé le pont qui joint l'île de Skye, on pourra s'arrêter à Portree pour le déjeuner, rien de plus, c'est un piège à touristes.

Des moutons

Les moutons, omniprésents, craignent la proximité de l'homme (mais pas des voitures...).

Sur le chemin du Old Man of Sotrr

Une fois sur l'île la balade à faire est l'ascension de la montagne du Storr sur lequel siège le Old Man of Storr, un monolithe de 55m de haut. Il faut prévoir de bonnes chaussures de randonnée contrairement à ce que laisse présager les premiers hecto mètres. Le sommet culmine à 719m d'altitude et permet d'avoir un panorama splendide sur toute la vallée, quand il fait beau... Quand il pleut, qu'il y a du vent et du brouillard les conditions sont de plus en plus difficiles à mesure de l'avancée et rendent les efforts inutiles.

Des moutons sur la route L'océan

La côte Est se situe sur le front Océanique, les conditions y sont plus rudes. Tous les moutons ne sont pas parqués !

Encore des moutons Des vaches des Highlands

Autre curiosité des highlands : les vaches. Spécialement sélectionnées pour paître dans cette région, leur chevelure les empêche de voir correctement.

Fort William

Au fur est à mesure que l'on retourne dans le sud les villes se font plus denses, plus touristiques : Fort Williams, ancien fort aujourd'hui rasé qui possède un musée très intéressant. On y apprend notamment comment étaient formés les unités d'élite devant être envoyées sur le continent pour des missions spéciales pendant la seconde guerre mondiale. Ce camps d'entraînement était le plus dur tant physiquement que mentalement. Les braves qui arrivaient au bout de la formation pouvaient donc intégrer les fameuses unités des "bérets verts".

Pont à Inveraray

Inveraray. Soit disant les geôles sont intéressantes, si on n'arrive avant l'heure de fermeture...

Oban

Panorama Oban

Autre réservoir à touriste, certes charmant, mais surpeuplé : la ville d'Oban qui s'est développée autour de sa distillerie.

Avant de retourner sur Édimbourg, on pourra faire une halte à Stirling, ancienne capitale du royaume.

Moins cher qu'un billet pour l'Écosse, il est possible de plonger en immersion dans la mafia de Glasgow grâce à Malcolm Mackay et sa trilogie (Il faut tuer Lewis Winter, Comment tirer sa révérence, Ne reste que la violence).

Prendre des baskets et un kawé trop de monde Bed and breakfast rideaux conduite à gauche meilleur tea room d'Édimbourg Gin bonne cuisine mais long trop touristique état des routes mouton et vaches chaud au soleil Bérets vert Loch Ness Haggis, porridge, breakfast, fish n chips Fermeture des magasins passage puiétons attention à venir tôt voltage Loch Ness

Thursday, 11 May 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Vue depuis le plateau

J'ai récemment découvert le site Terres et Pierres d'Azur qui nous emmène en balade dans toute la Provence. Une randonnée proche et facile en ce mois de Mai un peu frais est le Tour de la Marbrière : 5km, 300m de dénivelé. Les photos sur Randoxygène 06 n'étaient pourtant pas très engageantes ! C'est une erreur, car une fois arrivé sur le plateau se trouve un panorama à couper le souffle. Nos yeux se promènent du lac de St Cassien jusqu'aux sommets enneigés du Mercantour, le vent et la pluie ayant débarrassés le ciel de ce voile laiteux trop souvent présent.

La randonnée débute par un sentier situé à gauche des tennis au dessus de la piscine Altitude 500. La première partie est un peu raide, mais c'est le plus charmant.

Chemin du départ

Ça et là le printemps. Quelques violettes, des parterres de thym en fleur... et même des asperges sauvages !

Ciste Fleur blanche

Violette Thym

Parterre de thym en fleur Fleur jaune

Asperge sauvage

Le chemin est bordé par d'anciennes restanques.

Une vieille restanque

À mi-chemin, on peut déjà observer un superbe panorama (on notera la pureté du ciel).

Un premier panorama

On rejoint ensuite le chemin principal qui nous amènera au plateau. Cette partie est moins intéressante.

Croisement pour rejoindre la piste principale

Mais offre malgré tout quelques points de vues fort sympathiques.

un autre point de vue

Il faut ensuite bifurquer pour arriver au point de vue culminant.

Bifurcation

C'est l'heure de se restaurer un peu en profitant de la vue.

Panorama de Nice jusqu'au lac de St Cassien

Au loin, Grasse.

Au loin, Grasse

Sur le terrain privé situé derrière, un troupeau de mouton (surveillé par le berger et son patou) était tranquillement en train de paître .

Troupeau de moutons

Pour le retour, il ne faut surtout pas suivre le chemin qui nous emmène (entre autre) aux trois puits, mais redescendre "à pic" par un petit sentier situé au niveau du point de vue.

Chemin pour redescendre

La descente peut être délicate par endroits si les pierres sont encore un peu mouillées. Ici, l'on peut voir les sommets enneigés du Mercantour. On tombe au passage sur une ancienne bergerie en ruine.

Les sommets enneigés du Mercantour Ruines de l'ancienne bergerie

La balade se termine sur le chemin principal.

Friday, 27 January 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Canon EOS M10

Le père noël m'a gâté cette année (ou plutôt le pré père noël, mais ceci est une autre histoire) : un canon EOS M10 blanc. Il faut dire que ma famille en avait marre que je squatte leur appareil photo lors des randos !

Habituellement, je photographie avec un reflex Pentax K3 qui a le bon goût d'être tropicalisé. Autant dire que ce n'est pas le plus pratique à transporter. Il est "lourd" et encombrant, d'autant plus que 95% de mes photos sont des paysages (ou monuments). Pendant la rando, je ne peux pas non plus me permettre de passer plusieurs minutes à régler les paramètres pour prendre une photo, je suis donc la plupart du temps en mode automatique (j'ai une grande confiance dans la bête). D'ailleurs, je ne retouche aucun de mes clichés ! J'utilise seulement le logiciel Hugin pour créer des panoramas. J'entends déjà les puristes crier au scandale, mais c'est ainsi.

Du coup, à chaque passage dans un magasin de techno (style fnac, darty...) je lorgnais sur ces grosses bêtes qui ont connu un sacré boom il y a quelques années. Mais le trio prix/encombrement/nombre d'utilisation ne m'a jamais fait céder. Surtout que ma volonté est de faire de belles photos et non pas forcément de la Photographie. Déformation professionnelle oblige, j'étais encore plus attiré par ces fameux compacts experts. Néanmoins, le trio sus-cité reste quand même un frein.

Le père noël est venu à ma rescousse ! Conclusions pour les plus pressés : Après un premier test grandeur nature, le canon EOS M10 est équivalent POUR MON USAGE au pentax K3 auquel je suis habitué.

Ce modèle est sorti il y a un peu plus d'un an maintenant (octobre 2015). C'est l'avant dernier né de la gamme M de Canon. Il est équipé de base avec l'objectif EF-M 15-45mm f/3.5-6.3 IS STM et du SoC Digic 6 pour le traitement de l'image.

Optique

L'objectif de base est réellement bluffant. Si (à vue de nez), l'auto focus (on peut régler le point de focus directement sur l'écran) est un peu plus lent que celui du pentax (mais tout à fait correct), l'objectif est tout aussi performant en ce qui concerne la qualité de l'optique (ouverture, focale, aberrations) tout en étant (beaucoup) plus petit et plus léger. Le bokeh est un peu moins élégant, mais tout à fait correct.

D'après les spécifications techniques, la sensibilité ISO peut monter jusqu'à 12 800. Disons le clairement, au-delà de 3200 la qualité est vraiment sale (restons poli). La balance des blancs est bien calibrée de base et le capteur CMOS 18M de pixels fait des merveilles.

Le flash est intégré, ce qui est une bonne chose. Il semble un peu fragile avec son bras frêle (pur ressenti), je n'ai pas l'habitude de l'enclencher.

Il est également possible d'utiliser les objectifs standards de Canon via une bague d'ajustement (vendue séparément). Vu le prix de l'ensemble et mon utilisation, je reste avec l'objectif fourni de base, plus pratique à transporter.

Boîtier

Le boîtier est de bonne qualité : beaucoup mieux qu'un compact, mais moins bien qu'un reflex (je pense qu'à utilisation égale, il s’abîmera plus vite). La prise en main est forcément un peu moins bonne. Pour autant, ce n'est pas réellement gênant (avec des mains moyennes). L'écran tactile capacitif est réactif. La luminosité y est fixe, mais réglable (une luminosité variable aurait été appréciable). L'écran peut pivoter à 180°C et ON S'EN FOUT, je ne suis vraiment pas amateur de selfies. Le boîtier dispose d'une molette pour ajuster l'ouverture. De mon point de vue, il en manque une deuxième pour la vitesse d'obturation. Quelques touches sont personnalisables, mais un peu limité tout de même (on ne peut pas leurs attribuer toutes les fonctions).

Je regrette sincèrement de ne pas avoir de viseur. L'utilisation de l'écran pour cadrer n'est tout simplement pas pratique, surtout qu'il faut pousser la luminosité au maximum en extérieur !

Côté connectique, nous avons droit à de l'USB, du HDMI, du Wifi et du NFC. Ce dernier ne servant qu'à transmettre les paramètres Wifi à un téléphone. Il me semble que l'USB ne permet pas de recharger la batterie (à confirmer, j'utilise le chargeur fourni). Outre le classique transfert de photo, le Wifi permet (fonctionnalité intéressante) de contrôler son appareil à distance ! Il est également possible d'imprimer directement les photos sans passer par un ordinateur. Il n'y a pas de module GPS intégré, ce qui n'a rien de catastrophique (et permet d'économiser de la batterie).

Vidéo

L'appareil est capable de filmer en full HD (1080p à 30 images/secondes). Je n'ai pas testé ce mode, ce n'est pas un critère pour l'achat d'un appareil photo.

Interface

L'interface est simple et plutôt bien conçue. On arrive généralement à trouver ce que l'on cherche après quelques minutes.

Bilan

je dois faire une confidence. La première fois que j'ai manipulé l'appareil, j'ai été extrêmement déçu du résultat. La faute en revient à Canon qui veut adresser un public amateur, alors que l'appareil dispose de ressources formidables. Pour exploiter tout son potentiel, il faut apprendre à le maîtriser en profondeur (alors que c'est beaucoup plus simple avec un reflex). La première chose à faire est donc de modifier absolument TOUS les paramètres par défaut et en premier lieu limiter la montée en ISO.

Autre point négatif : le temps nécessaire pour déclencher la prise de vue, que ce soit à l'initialisation ou entre deux photos. En effet, même si l'auto focus est relativement rapide, il faut attendre la fin de l'affichage de la photo en cours pour reprendre la main. Paramétré par défaut à deux secondes, c'est parfait dans la plupart des cas, mais peut être très gênant quand on est plus pressé, là où ce processus est instantané pour un reflex. Problème également, le M10 refuse de déclencher tant qu'il n'a pas fait le point. Pour pallier à ce problème (et à un auto focus parfois un peu capricieux), il faut le passer en mode "auto+manuel" puis bouger légèrement la bague du focus pour reprendre la main et pouvoir déclencher.

L'EOS M10 est donc presque parfait. De part sa très bonne conception, son faible encombrement, ses fonctions avancées et son prix abordable, il ravira petits et grands. Pour ma part, le tout récent EOS M5 semble répondre aux quelques défauts que je trouve sur le M10, mis à part qu'il coûte quatre fois plus cher...

Quelques photos

Retour sur le chemin du paradis. La randonnée a été effectuée fin décembre, on ne peut donc pas trop comparer avec la précédente réalisée en mai (la luminosité étant différente). Si les courants d'air étaient relativement froids, le dénivelé combiné au soleil généreux de cette fin d'année permettait tout de même de se promener en t-shirt (uniquement au soleil). Le résultat correspond à mes attentes en matière de photo : mon petit EOS M10 égale le Pentax K3. Pour avoir une comparaison un peu plus juste (mais pas parfaite), il faut regarder les photos de la randonnée du baou de la Gaude de décembre dernier.

Chemin du paradis Point de vue

Le focus peut être capricieux dans certains cas (il faudra passer en manuel)

Le focus est fait sur le coin de la fleur et non les pétales

Le contre-jour est parfaitement géré (mode automatique).

Contre-jour

Le bokeh est un peu léger.

Test de bokeh sur une table dressée

Photo prise sans flash dans un contexte de faible luminosité. Le résultat est vraiment bon, mais le sujet ne doit pas trop bouger sous peine de rendre la photo floue.

Faible luminosité

Pixum

Faire de belles photos, c'est bien. Garder une trace de nos événements, voyages... c'est chouet. Avec l'avènement du numérique, on mitraille à foison et on stocke, on stocke, des photos qui, même superbes, resteront dans un dossier de l'ordinateur parmi tant d'autres. Ce qui est quand même fort dommage. Une photo n'est belle que quand on la voit et nous avons perdu l'obligation le réflexe du tirage !

Pourtant, il existe des services qui permettent de réaliser des livres photos avec nos meilleurs clichés. Bien sûr, la qualité est un peu inférieure au développement classique sur papier photo, mais elle est suffisamment bien pour garder un souvenir ou (idée cadeau) l'offrir à nos proches.

Pour ces fêtes de fin d'année (et avec l'aide de l'EOS), j'ai utilisé le service proposé par Pixum sur conseil du comparatif de tomsguide. Je dois dire que la qualité est au rendez-vous. Le prix est quant-à-lui très raisonnable (~30€) et les délais très courts (4 jours ouvrés pour l'avoir en main propre). De plus, il offre un logiciel hors ligne pour réaliser son livre, ce qui est beaucoup plus rapide et performant que les versions web. Cerise sur le gâteau, c'est un logiciel multi plateforme (attention aux bibliothèques partagées qui peuvent être un peu anciennes, notamment gstreamer...) qui offre plein de possibilités et de cadres pour mettre en valeurs nos photos. Il n'est pas forcément simple à prendre en main au premier abord (notamment, il n'y a pas de redimensionnement des photos à la taille du cadre), mais une fois cette première phase passée, on déroule rapidement.