Balade
Monday, 13 July 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Château de Menthon Saint Bernard

À l'évocation de la Savoie (et de la Haute Savoie), les premiers mots qui viennent à l'esprit sont "raclette", "tartiflette" et "ski". Cette région est, dans l'imaginaire collectif, ancrée depuis toujours à l'hexagone. En réalité, tout comme la région Niçoise, ces deux départements ne sont rattachés à la France que depuis seulement 160 ans (par le traité de Turin de 1860). Avant cela, ils appartenaient au royaume de Piémont Sardaigne (au sens large) qui, de part sa position géographique privilégiée (des Alpes Occidentales jusqu'à la méditerranée) a joué un rôle géopolitique capital au cours du XVIIIe et XIXe siècle.

La région de Savoie est assez schizophrène. Elle est composée à la fois de grandes zones très rurales avec de petits hameaux sans réel centre de vie, le tout entouré de champs (alpages et cultures) et ponctuellement, de villas cossues, héritage de la puissance d'antan et miroir de la proximité des grands lacs (lac du Bourget, lac d'Annecy, lac Léman) qui en font un lieux de villégiature privilégié pour la bourgeoisie locale, Suisse comprise. L'intérêt de la région réside principalement dans son aspect nature : sports en tout genre (randonnée, cyclisme, parapente, ski, sports aquatique, escalade ...), air pur, grands espaces, tranquillité, plutôt que dans la visite des communes (à quelques exceptions près). En effet, l'architecture locale est plutôt rustique, propice à résister aux hivers rigoureux. On est loin du charme des villages Provençaux.

Abbaye Notre Dame de Tamié

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la démographie a doublée en Savoie et triplée en haute Savoie, signe d'un attrait croissant à la fois économique et touristique. On ressent clairement un étalement urbain de plus en plus important, favorisé par les moyens de locomotion modernes. Le souvenir le plus marquant étant un tout petit champs de blé encore cultivé à quelques mètres du lac d'Annecy et entouré de grosses villas.

Deux points frappent lorsque l'on pénètre en Savoie : le fait que la vallée soit toute plate alors que le dénivelé devient tout de suite important quand l'on attaque les routes de montagne (prisées des cyclistes pour leur beauté et leur tranquillité), et la présence d'immenses platanes centenaires. Ces derniers ne sont pas taillés ce qui leur permet de devenir gigantesque. Le soleil également, qui tape fort sans y paraître. Malgré un air assez sec, il peut vite faire très chaud, surtout entre 15h et 18h/19h.

Aix-Les-Bains

Lac du bourget

Le voyage commence par une halte à Aix-Les-Bains, accolée au lac du Bourget, station balnéaire et thermale mondialement connue. Siège des voitures sans permis Aixam, la ville est principalement tournée vers le tourisme. Si l'on peut admirer quelques villas bourgeoises et hôtels (particuliers) de la Belle Époque, il n'y a pas réellement d'intérêt à prolonger le séjour sur place. On pourra néanmoins lui attribuer un bon point pour sa capacité à développer les activités sportives.

Abbaye de Hautecombe

Chapelle de l'Abbaye de Hautecombe

Site remarquable de la région (plus de 100 000 visiteurs par an), l'abbaye de Hautecombe est elle aussi accolée au lac du Bourget. Deux routes y mènent depuis Aix-Les-Bains : soit par les montagnes (col du Chat), soit par le bord du lac. La première étant plus authentique. On doit le style actuel (qui date du XIXe siècle) au roi de Sardaigne Charles-Félix de Savoie et à son épouse Marie-Christine de Bourbon-Siciles. Il est possible visiter l'église abbatiale, qui possède quelques pièces intéressantes, en dehors des heures de prières car l'abbaye est encore en activité (elle est un centre international de formation biblique et théologique et propose également des séjours spirituels).

Annecy

Quai d'Annecy

Chef lieu de Haute-Savoie, La perle des Alpes se trouve au bord du lac éponyme. Située à moins de 50km de la frontière Suisse, elle attire une population plutôt aisée, tout particulièrement dans les communes bordants le lac, un peu à l'image des grands lacs du nord de l'Italie. Comme souvent, la "nouvelle" ville est assez dense.

Rue de vieille ville Rue de vieille ville

L'ancienne est plutôt mignonne, mais quasiment dédiée aux boutiques touristiques. Le château qui surplombe peut se visiter.

Canal d'Annecy Canal d'Annecy

Le plus intéressant étant néanmoins de se promener le long des différents canaux ainsi que dans le parc du jardin de l'Europe avec son Pont des amours, porte d'entrée sur les quais. Le parc est découpé en deux parties : une ombragée et une grande étendue en herbe "nue". On pourra choisir l'un ou l'autre selon la météo.

Canal d'Annecy

La pression urbaine est encore un peu contenue. Ainsi, Annecy et son agglomération fait la part belle aux immenses allées de platanes, mais également aux déplacements à vélo. Il existe de nombreuses pistes cyclables ainsi que des arceaux un peu partout dans la ville. L'exemple le plus flagrant étant la piste cyclable qui fait le tour du lac (terminée à 80%/90%). Il s'agit, certes, d'un atout touristique indéniable, mais l'on sent qu'il y a une réelle politique cycliste avec des investissements conséquents.

Maison sur le lac d'Annecy

Contrairement au lac du Bourget, on trouve régulièrement des plages ou des accès aménagés tout autour du lac. De multiples magasins permettent la location de vélo, notamment pour faire le tour du lac (~40km). Si l'envie vous prend, il ne faudra surtout pas se tromper de sens, car la côte entre Talloire et Menthon-Saint-Bernard est particulièrement longue et raide. Il faut privilégier uen promenade dans le sens horaire.

Lac d'Annecy

Conflan - Albertville

Conflan Conflan

La seule qualité d'Albertville fut l'accueil des jeux Olympiques d'hiver 1992. Par contre, la cité médiévale de Conflans située juste à côté, et désormais rattachée administrativement à Albertville, vaut vraiment le détour. Elle possède un charme fou, ce qui semble assez rare pour la région.

Chambéry

Invité surprise du voyage, le détour par Chambéry fut une belle découverte. Capitale de la Savoie avant son transfert à Turin dû à l'occupation française de 1563, elle possède un centre historique tout à fait charmante. À cause de sa position stratégique, la ville, et surtout sa gare ferroviaire, fut bombardée en 1944 par les alliés, causant d'importants dégâts et l'amputant d'une partie de son centre ancien. La Sainte Chapelle, chapelle du château, a notamment abrité le Saint Suaire pendant 25 ans. Saint Suaire qui a survécu à l'incendie de cette dernière et qui en porte encore les stigmates (brûlures, traces d'eau). Le château des ducs de Savoie, maintes fois transformé, qui surplombe la ville ne se visite malheureusement que très partiellement car il est aujourd'hui le siège de la préfecture ainsi que du conseil départemental, il y a pire comme cadre de travail !

Grenoble

Le passage par Grenoble, épicentre de la région, fut douloureux, principalement à cause des premières chaleurs : 34°C sur une autoroute dense voire saturée. La concentration de chaleur et de pollution s'explique par le fait que Grenoble est la grande métropole du département, donc densément peuplée. Ajouté à cela quelques industries (de pointe), le tout dans une positions géographique de "cuvette" au creux de la vallée et on obtient un cocktail environnemental assez "moderne".

Mont Aiguille

Champs du Vercors Mont Aiguille

Toujours en Isère, mais dans le parc régional du Vercors cette fois ci, la star locale se nomme Mont Aiguille. Berceau de l'Alpinisme, ce massif a toujours fasciné par sa forme de plateau surélevé, donnant naissance à de multiples fantasmes et légendes. L'endroit offre de multiples activités natures : randonnées, lac, escalade, vtt... Cette partie de l'Isère est vraiment un mélange entre campagne et montagne. Un article spécifique à la randonnée du tour du mont Aiguille est disponible ici.

Monday, 13 July 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Mont aiguille

Situé à la lisière de l'Isère et de la Drôme, le mont Aiguille, membre isolé du massif du Vercors, a de tout temps fasciné par son aspect atypique : un haut plateau qui culmine à 2086m d'altitude entouré de falaises (entre 250m et 350m de haut). Cette forteresse naturelle a nourrit bien des spéculations et des fantasmes. C'est ainsi que Charles VIII, roi de France impatient (ou curieux) diligenta son ascension en 1490 au capitaine Antoine de Ville. Ce qu'il réalisa 2 ans plus tard et qui marqua les premières pages de l'Alpinisme. De nos jours, l'ascension du mont est notée comme peu difficile.

La "promenade" du jour est surtout l'occasion de faire une halte sur la route des vacances. Halte qui ne fut pas de tout repos, puisque le tour du mont Aiguille fait pas moins de 19km avec 1100m/1200m de dénivelé positif. Autant dire qu'il faut être un minimum en forme et surtout démarrer tôt pour éviter au maximum les grosses chaleurs (pic de températures entre 15h et 18h). Selon le niveau, il faut prévoir entre 6h et 7h30 de marche, ainsi que 1L à 1,5L d'eau par personne.

Le mont Aiguille sous toutes ses faces

La randonnée, difficile certes, est plaisante car elle permet d'admirer à la fois le paysage local composée d'une flore exceptionnellement riche, mais également le mont selon différents points du vues. Ses faces offrent toutes quelque chose de nouveau à découvrir. Les photos sont pour certaines un peu floues, l'autofocus ayant eu du mal, j'ai dû faire le point manuellement en un temps court. C'est une petite déception de ce côté.

Champs dans le Vercors

L'idéal est de commencer la randonnée depuis le hameau de la Richardière (avec possibilité de loger à l'hôtel/bar/restaurant Au Gai Soleil), près du village de Chichilianne. Il faut partir en direction du col de l'Aupet afin de réaliser la partie la plus difficile dès le début. Les guides sur la toile conseillent le contraire... Le balisage à suivre est celui en jaune et vert.

Profil de la randonnée

L'altitude de départ est d'environ 1041m, il faut grimper jusqu'au col de l'Aupet situé à 1653m en seulement 4km, puis continuer l'ascension jusqu'à être tout proche de la base du mont à 1720m d'altitude.

Chemin de départ Bifurcation dans la forêt de bouleaux

Le début est plutôt facile, le dénivelé est doux. Puis l'on rentre dans une forêt de bouleaux, on marche à l'ombre mais le chemin se rétrécit, il est parfois un peu dangereux, surtout s'il a plu.

Autour du col de l'Aupet, certains points de vues permettent d'admirer une partie du Grand Veymont. La dernière phase jusqu'à la base du mont Aiguille est très caillouteuse. Les 4.5km suivants ne sont pas agréables du tout, puisque l'on perd de nouveau 600m d'altitude jusqu'au hameau de Pellas.

La pente est raide et caillouteuse quasiment tout le long. On ne peut pas voir le massif rocheux sur cette partie.

La suite est plus champêtre, mais pas facile pour autant avec 3 ascensions (200m, 120m et 60m de dénivelé positif). Une fois atteint le col du Papavet (1330m), il est bon de faire une pause déjeuner, le plus dur étant derrière. Le chemin emprunte assez régulièrement des lits de rivières, ce sont des phases accidentées en été et, je pense, non praticables toute l'année (surtout lors de la fonte des neiges au printemps). Certains lits peuvent se contourner en suivant la route. Chose importante : il est possible de se ravitailler en eau au kilomètre 5 (cours d'un ruisseau) et au kilomètre 14 dans le hameau de Trézanne. Cette dernière halte est l'occasion de visiter l'ancienne chapelle rénovée récemment (2015) par des artisans bénévoles. On appréciera son toit de chaume et ses vitraux modernes.

Quelques photos de l'extraordinaire richesse florale en cette saison :

Tuesday, 02 June 2020
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Écrit par
Grégory Soutadé

Profitons de ce lundi de Pentecôte pour s'aérer un peu ! Il faut dire qu'entre le confinement et le mauvais temps, il ne fut pas évident de trouver des créneaux, surtout que l'été et ses grosses chaleurs pointe le bout de son nez. La randonnée présentée ici a été faite "à la main" sur un coup de tête et n'est pas optimale. Le mieux étant sûrement de suivre l'itinéraire proposé par Randoxygène qui utilise une partie du circuit du Malvan. Le ciel voilé de ce lundi et les photos qui en découlent ne rendent pas hommage aux paysages que l'on peut admirer une fois sur place. Il permet, à défaut, de ne pas souffrir de la chaleur (même si les Alpes-Maritimes bénéficient malgré tout de températures de saison).

Le départ se situe sur le parking de Tourrettes-sur-Loup. Après avoir contourné l'école, il faut suivre la route de Canorgues jusqu'à rejoindre la route du Caire. Il s'agit d'une route goudronnée à forte déclivité. Son intérêt est assez faible, mis à part qu'il soit ombragé.

Cette entrée en matière permet d'apprécier les fleurs printanières.

Le ranch se situe à mi-chemin.

Le ranch

Au bout de la route, le Mas de la source. On attaque enfin la partie intéressante de la randonnée en suivant le chemin de Saint-Barnabé (caché derrière les villas).

Départ du chemin de Saint Barnabé

Il est très bien entretenu et propose un dénivelé moindre. Le spectacle des pré Alpes peut commencer.

Chemin de Saint Barnabé Chemin de Saint Barnabé

Une fois arrivé en haut, il faudra partir sur la droite en direction du Puy du Naouri.

Chemin du puy du Naouri

Le belvédère offre un panorama à 360°C.

Vue sur la vallée

On se délecte des champs de thym en fleur bourdonnants.

Champ de thym d'altitude

Dans le ciel, les parapentes cohabitent avec les rapaces en quête de proies.

Au milieu des cairnes

Après une pause déjeuner bien mérité, il est temps de faire demi tour et de repartir en direction du Mas de la source. Vers la fin de la descente, il faudra bifurquer sur la droite pour prendre le sentier parallèle au chemin des Courmettes (attention, il n'y a pas d'indications).

Sentier du chemin des Courmettes

Avant de rejoindre ce dernier, on pourra apprécier de plus près les ruines d'une ancienne Bergerie.

Bergerie en ruine

Nous arrivons sur le chemin principal qui mène au domaine des Courmettes. Il est large, tassé, en pente douce, idéal pour une balade en VTT, moins intéressant à pied.

Chemin des Courmettes

Une fois passé la villa du Villars, il faudra prendre sur la gauche à la balise 185 pour redescendre sur Tourrettes. C'est en réalité la second partie de la randonnée du Pié Saint Martin. Cette partie est entièrement boisée et ombragée, agréable pour un retour.

Circuit du Pié Saint Martin Circuit du Pié Saint Martin

Le circuit du Pié Saint Martin commence et se termine dans le quartier cossu de Saint Martin. Le retour se fait par la route jusqu'au village, en passant par la bastide aux violettes. Cette partie de Tourrettes est moins connue des touristes.

Tourrettes-Sur-Loup

Après 5h de marche et 15km/16km avalé, il est temps de rentrer à la maison et de profiter d'une nuit de sommeil qui s'annonce profonde !

Friday, 07 June 2019
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Écrit par
Grégory Soutadé

Thym en fleur

Quoi de mieux pour occuper un vendredi de l'ascension qu'une petite balade sur les hauteurs de Grasse ? Comme en Décembre dernier, l'objectif est le radar de l'aviation civile (Haut-Montet) situé à 1335m d'altitude. Cette fois, il n'est plus question de suivre la conduite de gaz, mais de faire le détour par le col du Clapier. Autre changement : le point de départ qui se fait désormais à partir des terrains de tennis, juste au dessus d'altitude 500. Le parcours est donc porté à un peu plus de 10km aller et autant pour le retour.

Fleur

Début de la randonnée sur les coups de 10h afin de profiter encore un peu de la fraîcheur matinale (~20°C). Le départ est le même que pour le tour de la Marbrière, autant dire que l'on grimpe pas mal sur les premiers kilomètres.

Une fois arrivé tout en haut, il ne faut pas bifurquer vers la Marbrière, mais suivre le chemin principal qui débouche sur le vallon de St Christophe.

Ne pas bifurquer vers la Marbrière

La partie suivante est moins intéressante puisqu'il faut suivre la route sur 1km avant de prendre le chemin forestier en direction du col du Clapier.

Bifurquer vers le col du Clapier Chemin forestier

C'est alors que l'on rejoint la conduite de gaz. Attention à bien poursuivre sur le sentier balisé blanc et rouge et non sur le chemin de la conduite.

Vers la conduite de gaz Les antennes

Vallon St Christophe Continuer sur le chemin balisé

La sortie se fait juste avant la GAEC de la Malle. Poursuivre dans cette direction et prendre le sentier qui la contourne (sur la droite) avant le portail principal sans trop prêter attention aux panneaux d'interdiction d'entrée.

Le plateau de la Malle, d'en bas

Un peu plus loin, il faut tourner sur la gauche en direction du col du Clapier.

Ascension du col du Clapier Ascension du col du Clapier

Vue sur la mer

Au fur et à mesure de l'ascension, le superbe plateau de la Malle se dévoile et même à une centaine de mètres, l'odeur des ovins picote le nez.

Plateau de la Malle

Herbes sèches battues par le vent, thym en fleur. Le comité d'accueil du Clapier est splendide.

Herbes sèches et thym Fleur

Depuis les 1257m d'altitude, on a une vue époustouflante sur le plateau de la Malle, celui de Caussols et celui (au loin) de Calern. Ce détour se révèle au final plus intéressant que le chemin de la conduite de gaz ! On pourra aller explorer les quelques bergeries en ruine.

Plateau de Caussol et Calern

La suite se fait en direction du Haut-Montet, soit par la gauche (chemin balisé en jaune), soit en suivant le bord de la falaise sur la droite. L'idéal est de passer par le second à l'aller même s'il est moins évident.

Traverse du col du Clapier

Retour sur le chemin principal de la conduite. Cette fois, c'est tout droit.

Sans traîner, mais sans courir non plus, il faut bien compter ~2h30 pour atteindre le radar. Après quelques photos, il est temps de faire une pause bien méritée avec un bon casse-croûte.

Le radar du Haut-Montet

Le temps est assez brumeux sur la côte, dommage.

Depuis le Haut-Montet

Le retour suit le même chemin (sauf traverse depuis le col du Clapier), mais est plus rapide (~2h10).

Chemin balisé jaune

Pour l'anecdote, la semelle de ma chaussure droite, sûrement sous le charme du paysage, a décidé de rester sur place à mi-chemin, autant dire que les descentes dans les cailloux avec seulement une mini-semelle s'est révélée plutôt désagréable !

Monday, 31 December 2018
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Écrit par
Grégory Soutadé

Départ depuis le col du Pilon

C'est une boule blanche qui trône au dessus du plateau de la Malle. Beaucoup la prennent pour un télescope (du fait de la proximité du plateau de Caussols). Il s'agit en réalité d'un radar de l'aviation civile ! C'est également l'objectif du jour.

Pour s'y rendre, deux options s'offrent à nous : commencer le tour de la marbrière, puis tourner vers St Christophe, ou démarrer à partir du col du Pilon. C'est la deuxième option (plus courte) qui a été choisie. Autant le dire de suite, il s'agit d'une randonnée difficile (distance et dénivelé importants).

Il faut donc se rendre au col du pilon, à l'entrée de St Vallier-de-Thiez, peu après la maison d'arrêt de Grasse. L'objectif est de suivre le chemin tracé à travers la montagne. C'est une canalisation de gaz à haute pression. Elle est symbolisée par des nichoirs jaunes.

La randonnée commence tranquillement avec un beau parcours forestier.

Dans les bois Dans les bois, contre jour

Puis, la pente se fait plus forte, le sol est instable (beaucoup de cailloux).

Chemin qui suit la canalisation panorama à mi côte

Une fois arrivé au sommet, on aperçoit le second objectif : les antennes !

Aperçu des antennes

Si le chemin semble tout tracé, il faudra pourtant contourner par la gauche une propriété privée et clôturée afin de rejoindre une route. À 11h du matin, elle est encore gelée. Pourtant, le temps est idéal pour se promener.

Chemin encore gelé

C'est à ce moment qu'il faut être vigilant et bifurquer sur le GR4 signalé en rouge, sous peine de faire un grand détour ! Il faut bien penser aux nichoirs jaunes qui "balisent" le chemin.

Bifurcation du GR4

Une fois passé les antennes, on n'entend plus le bruit de la route, l'air est pur, le soleil nous réchauffe généreusement, c'est un vrai régal.

Au loin, une maison Cabane en pierre

Il va falloir attaquer la descente, le radar en ligne de mire. Un peu moins raide que la précédente, elle n'en reste pas moins instable par endroit.

Descente vers le plateau de la Malle

Au loin on aperçoit un château. On n'imagine pas, du fait que l'endroit est reculé, mais il y a plusieurs maisons sur le plateau et quasiment toutes sont habitées (même en hiver).

Au loin un château

En regardant plus près, un chamois a coupé le chemin en deux bonds. Trop rapide pour prendre une photo ! Une fois au bas de la pente, il faut être de nouveau vigilant et tourner sur la gauche pour suivre le GR4 qu'il faudra laisser de côté un peu plus tard et poursuivre sur l'arrête de la montagne en direction du radar.

Malheureusement la randonnée s'est arrêtée devant la clôture des maisons bordants la route (au pied de l'ascension finale !!), il n'y avait à priori pas de chemin pour la contourner et l'information du GR4 n'a été connue que lors du retour en discutant avec un autre randonneur. C'est rageant, surtout que le détour par le GR4 fait quand même 2km.

Autre déception : les nuages sur le littoral qui ont gâché le panorama.

Panorama brumeux

Attention à la descente finale, le dénivelé est important et les pierres toujours aussi roulantes. Malgré tout ce fut une très belle journée de décembre.