Politique
Wednesday, 14 January 2015
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Écrit par
Grégory Soutadé

Je suis Charlie

Je suis Charlie. Au début on entend une vague news : attentat chez Charlie Hebdo. Où ça ? Dans la rédaction de Charlie Hebdo ! Soit. On apprend ensuite que des hommes sont venus et ont tiré dans le tas, c'est moins drôle. Les dessinateurs emblématiques, ainsi que l'équipe de rédaction, mais aussi d'autres innocents sont morts. Finalement, on suit avec de plus en plus d’assiduité la cavale et le double assaut des forces de l'ordre. C'est un drame qui s'est peu à peu découvert et, prendre un peu de recul, apprendre ce qu'il s'est réellement passé (au-delà du tapage médiatique), laisser passer l'émotion, n'est que plus bénéfique pour en tirer un article.

Je suis Charlie. Qu'est-ce que cela veut dire exactement ? ça veut dire que je suis un homme libre, que je marche droit, que je suis libre de m'exprimer. Plus encore quand on tient un blog sur internet, quand ce qui est écrit est librement accessible de New York à Tokyo, en ne passant pas par la Chine. Plus encore quand, en plus d'être auteur, on est rédacteur en chef et responsable de la publication. C'est le propre de la décentralisation : ce que j'écris, j'en suis seul responsable. Ni Facebook, ni Twitter, ni Skyblog ne pourront l'effacer !

Je suis Charlie. Pourquoi ? Cette question n'a, outre les médias à sensation, qu'une moindre importance. Charlie Hebdo, personne n'en parlait il y a une semaine à peine. Un tirage pour seulement 0,05% de la population française. Aujourd'hui, tout le monde est Charlie. Ceux qui l'aiment, ceux qui ne l'aiment pas, et surtout tous ceux qui ne le connaissent pas. Le pourquoi, c'est une pulsion, ou, à défaut, un ordre survenu brusquement. Un assaut destructeur planifié à la va vite par deux simple exécutants.

Je suis Charlie. La véritable question, c'est comment ? Comment deux jeunes hommes en sont arrivés à prendre les armes pour massacrer de sang froid une tablée d'innocents. Je pense que l'on peut trouver deux explications majeures. La première, et la plus facile pour la société, puise sa source dans ce que l'on appelle communément Al Qaida, l'État Islamique, Daesh... Ces groupes terroristes ont pris une ampleur considérable depuis 2001. Ils disposent d'importants moyens de communication (notamment via les réseaux sociaux). Mais surtout, ils ont un énorme potentiel d'endoctrinement. Sur le terrain, ils ont les financements nécessaires pour mener une guérilla terroriste. C'est le régime de la peur, régime favorisé par le chaos qui règne au moyen orient et en Afrique.

Les États-Unis et l'Europe sont en partie responsables de ce chaos. En envahissant l'Afghanistan et l'Irak, ils ont, certes, mis à mal les régimes dictatoriaux en place, mais se sont retirés sans avoir pu apporter la paix et la sérénité pour les populations locales. Un dictateur au pouvoir n'est pas une solution, le chaos l'est encore moins. La deuxième partie de ce chaos intervient avec la révolution arabe. Elle n'est pas néfaste en soit, puisqu'elle apporte aux peuples la liberté de choisir leur avenir. Mais, c'est surtout la période de transition post révolution, jusqu'à la stabilisation des nations, qui permet aux plus forts de tenter de prendre le pouvoir par les armes (ou du moins d'essayer). On peut aussi noter le silence de la ligue arabe par rapport aux conflits qui se déroulent juste à leurs frontières...

Il ne faut pas oublier non plus que, les dictateurs en place, ne le sont pas forcément par hasard. Certains ont reçu des soutiens extérieurs en échange de contrats commerciaux, avantages politiques ou simplement financiers. C'est un peu clichés, mais le film "Lord Of War" donne un bon aperçu du niveau de corruption que l'on peut trouver un peu partout dans le monde. Si on revient quelques dizaines d'années en arrière, la décolonisation des puissances Européennes a laissé place au même vide que le désengagement de l'Afghanistan et de l'Irak, rapidement comblé par des groupes armés. Ne parlons même pas de la guerre froide qui a vu une prolifération massive des armes de guerre (autant lourdes que légères) que l'on retrouve un peu partout dans le monde.

La deuxième explication est encore moins plaisante. Le massacre de Charlie Hebdo est un problème français. Les exécuteurs sont français. Ils ont le parfait profil psychologique pour mener ce genre d'opération. Des meurtriers ? Pas vraiment. Surtout des personnes en détresse, que la république a abandonnée. Ce sont les laissés pour compte du système. Quel que soit le système en place, il y aura toujours des laissés pour compte, mais, si on veut éviter un nouveau Charlie, il faut avant tout travailler sur ce point. Dans les quartiers où l'état n'a plus d'emprise, construit pour parquer les immigrés au sortir de la seconde guerre mondiale, citoyens de seconde classe, où règne la loi du plus fort, la loi de la délinquance, où les gens grandissent dans un chaos social et familial, dans la haine permanente, exclus (à tort ou à raison) du système, il est facile d'attiser encore plus ces sentiments. Plus encore quand on invoque un motif religieux. On l'oublie souvent, mais la religion (quelle qu'elle soit) est un repère. Un repère là où il n'y en a plus. C'est l'arme des recruteurs, donner l'espoir qu'un homme puisse faire quelque chose d'utile, venger ses frères qui tombent sous les balles. Charlie, malgré sa faible audience, était un symbole, du pain béni (si je puis dire) auprès des recruteurs pour attiser la haine et renforcer ce sentiment de victimisation des combattants radicaux.

Mais, si mourir en martyr est un honneur, assassiner des innocents n'est pas un acte de foi. Les assassins ne sont pas des martyrs, ce sont des assassins. Invoquer le nom de dieu pour tuer, c'est le salir.

À Marseille, il y a eu un règlement de compte par mois en 2014. La violence du procédé est la même. Ne parlons même pas de ce qui se passe en Afrique et au Moyen Orient (Syrie en tête). C'est devenu tellement banal, que l'on n'y prête plus attention. De plus, la censure médiatique existe dans nombre de pays et pourtant, la mobilisation internationale est relativement faible. C'est un peu l'hypocrisie que dénonce certains dessinateurs.

À l'opposé, la tentation de renforcer les contrôles au niveau de la vie privée/liberté informatique est forte. Pourtant, c'est tout le contraire qu'il faut faire ! Les agissements de la NSA, en collaboration avec les services secrets internationaux, sont contre-productifs. Au lieu de se consacrer sur des cibles, tout le monde est espionné. Résultat, tout le monde augmente le niveau de sécurité de ses connexions ! Donc, il est de plus en plus difficile de capter et tracer ce genre d'attentat. Le groupe Anonymous, en réalisant des DDoS de sites islamiques radicaux, ainsi que des défaçages n'ont rien compris non plus. Il faut continuer à garder ces sites en vie et tracer les utilisateurs. Qu'ils en fassent tomber un et dix renaîtrons, c'est exactement la même chose pour les sites pirates dont ils sont les gestionnaires !

Tomber dans la haine n'est pas la solution. D'un côté, ceux qui profitent de cette aubaine pour commettre des actes islamophobes et, de l'autre, ceux qui approuvent ces attentats. Il faut expliquer, surtout aux plus jeunes, ce qu'il en est. Expliquer ce que sont réellement les caricatures, leur contenu, plutôt que de laisser entrer l'idée dans leurs têtes que "le prophète a été insulté" sans autre argument. Expliquer que l'Islam est, au même titre que les autres, une bonne religion. Le point positif que l'on a pu voir lors des manifestations, est le rejet par la majorité de ces actes ainsi que le non amalgame entre Islam et terrorisme. Mais, comme pour les groupes terroristes, c'est toujours une minorité haineuse qui entache la majorité.

La conclusion de la semaine qui vient de s'écouler ? Peut être une prise de conscience de l'aspect global des choses. Moi, en tant que citoyen français, en tant que citoyen européen, en tant que citoyen du monde, que puis-je apporter pour infléchir ce mouvement ? Mais aussi Charlie ? Que va-t-il devenir une fois que le souffle médiatique sera retombé ? Le plus dur reste à faire et le chemin est loin d'être facile !

Wednesday, 18 June 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Nexus 4

Nexus 4

Heureux possesseur d'un Nexus 4 depuis 6 mois (sortie officielle novembre 2012), je me suis demandé : "Et si je devais changer de téléphone, lequel prendrais-je ?". Le marché du téléphone intelligent (smartphone) est saturé, toutes les gammes sont couvertes : de 50€ à 800€ (à la louche). Pourtant, il n'y a plus de réelles innovations depuis un certain temps et, la pression du marché qui veut un nouveau modèle chaque année bride un peu l'impulsion créatrice des constructeurs.

Les principaux axes novateurs sont logiciels avec, d'une part les applications disponibles (mais non lié à un constructeur) et, d'autre part, le système d'exploitation, mais ça reste le plus souvent cosmétique. Côté matériel, c'est la course à la puissance (processeur, mémoire...), à l'affichage haute définition (et/ou taille de l'écran) et au capteur photo. Apple a introduit le lecteur d'empreinte, mais c'est plus un outil de fichage qu'une réelle innovation...

Néanmoins, le Nexus 4 (fabriqué par LG) se distingue dans sa catégorie par deux innovations qu'on ne retrouve pas (ou peu) ailleurs :

  • Une petite LED multicolore en bas de l'écran. Gérée avec des applications comme "Light Flow lite", elle permet de connaître l'état du téléphone (batterie faible, appel manqué, nouveau SMS...) sans avoir à allumer l'écran, ce qui offre un gain de temps et d'énergie incroyable.
  • Il est compatible Qi. Qi est une norme de transmission d'énergie sans fil. Dans notre cas, il s'agit de pouvoir recharger son téléphone par induction. De multiples supports Qi sont disponibles, ils vont en général de 20€ à 80€. La charge complète dure un peu plus de 3h.

C'est deux fonctionnalités ont été reportées dans le Nexus 5, mais je trouve l'écran trop grand. Le reste, c'est Android qui le fournit, et particulièrement le mode glissé (swype) de l'application SMS que j'adore !

Côté batterie, elle tient entre 7 et 10 jours pour mon utilisation (faible). Cerise sur le gâteau : le téléphone est nu de toute surcouche logicielle et c'est le premier (et le mieux supporté) à recevoir les mises à jour pour Android !

Finalement, son prix attractif (< 400€) en fait (de mon point de vue) le meilleur téléphone. Ce qui ne cache pas non plus certains défauts :

  • Pas de tuner radio
  • Bords de l'écran fragiles (dont nécessité ABSOLUE d'avoir une coque)
  • Capteur photo médiocre

Mon chargeur Qi: Chargeur Qi Google

Obsolescence programmée

On parle souvent d'obsolescence programmée, de non réparation des matériels modernes... Pourtant, après une chute d'un petit mètre, l'afficheur LCD s'est cassé (mais pas la vitre). Suite à ce choc, les deux tiers des pixels sont morts. Pour 160€ pièces et main d’œuvre (ça fait mal par rapport au prix du téléphone neuf...), j'ai pu le faire changer (en réalité il faut changer tout le bloc écran).

L'obsolescence programmée est un concept biaisé, une sorte de théorie du complot. Il s'agirait d'introduire volontairement un défaut dans le produit afin que le consommateur le renouvelle régulièrement. Si certaines techniques ont pu être utilisées, voir le sont encore, cela reste assez marginal de nos jours. Ce mythe comme propagé par ce site résulte d'une incompréhension des effets pervers de la société de consommation et d'une progression technologique hyper rapide. Gageons que l'article Wikipediesque est beaucoup plus raisonné.

On la divise en deux causes majeures : causes psychologiques et causes matérielles.

Causes psychologiques

Le consommateur est toujours poussé vers des produits nouveaux. Particulièrement les produits ou gadgets avec une dimension esthétique forte. La cause est le marketing et le matraquage publicitaire. Il est alors opportun de parler de "con sommateur" car, si on regarde précisément les faits, personne ne nous oblige à rester scotché devant la télévision, personne ne nous oblige à renouveler nos appareils fonctionnels. D'un autre côté, le marché (donc les consommateurs) est très friands de nouveauté, toujours, tout le temps. Si, dans un autre monde, la population tentait de faire durer ses produits le plus longtemps possible (marché de l'occasion, réparations...), ce qui est le cas en Afrique, les industriels ne feraient pas cette course effrénée à la nouveauté.

Mais la mode et la jalousie sont des sentiments intrinsèques à l'humain. Le seul reproche que l'on peut adresser à la société est un manque d'éducation par rapport à ces notions. Paradoxalement, la succession des crises économiques et politiques commencent à freiner le mouvement consumériste débuté à la sortie de la dernière guerre mondiale.

I've got an iPhone, an iPad, iPhoto and an iBook... Now I just have to get an iLife...

Causes matérielles

Miniaturisation, réparations à prix exorbitant, manque de pièces de rechange, incompatibilité, pièces de mauvaise qualité. Commençons par les vrais arguments. Les pièces de rechange sont peu ou pas disponibles et les réparations sont chères. C'est vrai, le marché de l'occasion et de la réparation s'est perdu avec l'hyper industrialisation. On considère les biens (quels qu'ils soient) comme des "consommables".

Incompatibilité et miniaturisation ? Désolé de vous apprendre quelque chose, mais le monde évolue et, en tant qu'ingénieur, je suis bien placé pour le voir. Les techniques s'affinent, les outils et les process que l'on met en place permettent d'être toujours plus efficace. C'est le cercle vertueux de la technologie : chaque outil permet de fabriquer un outil encore plus performant. On ne peut hélas pas sauter les étapes pour créer le produit parfait du premier coup. Cela entraîne des incompatibilités : mon lecteur CD ne lit pas les cassettes audio...

La miniaturisation rend les appareils plus performants, mais aussi plus difficile à réparer. C'est mal ? alors, qui de nos jours souhaiterait se balader avec un téléphone "portable" des années 90 ? On ne peut pas demander à un humain d'intervenir sur des composants de taille inférieure au millimètre.

Phone bloks

Des gens ont lancé l'idée d'un téléphone en "blocs", l'idée est bonne, mais la compacité (et l'esthétisme) d'un téléphone vient du fait que tout est intégré, intégration complexe pour assurer des performances maximales (la batterie fait la taille de l'écran par exemple), chose que l'on ne peut pas à l'heure actuelle assurer en séparant les blocs. C'est un peu comme pour une maison, on ne peut pas changer de toit du jour au lendemain, on ne peut pas changer de dimensions de fenêtres à la volée. On la construit d'un bloc.

Les pièces sont de mauvaise qualité ? Comme dans mon article précédent, c'est plus un problème de coûts de fabrication et d'acceptation du marché que de l'obsolescence. Une mauvaise qualité influe sur l'image de marque des sociétés, ce qui n'est pas négligeable (cf Apple).

Conclusion

Réelle ou imaginaire, l'obsolescence programmée cache surtout la surconsommation catastrophique et irréversible de notre société... Il est urgent de n'apprendre à consommer que ce qui est nécessaire !

J'admire les pauvres, ils génèrent tellement moins de déchets que nous !

Tuesday, 03 June 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Je crois que nous sommes perdus !

Contrairement à ce qu'annoncent tous les médias, les élections Européennes n'ont pas été un ras de marrée, ni un séisme, simplement la confirmation que, d'une part nous vivons une période difficile (via le vote Front National) et que, d'autre part, les gens ne savent pas ce qu'est l'Europe (57% d'abstention). Apparement, on ne nous a pas assez expliqué ce qu'était l'Europe et pourquoi il était important de voter.

Qu'est ce que l'Europe ?

L'union Européenne pour être précis est une confédération d'états. Pour simplifier, il s'agit de 28 pays proches géographiquement qui se sont unis pour se développer ensemble. L'Europe est présente dans tous les domaines : politique, économique, monétaire, agricole, industriel, culturel, scientifique, militaire...

Comment ça marche ?

Le développement commun passe par le vote de lois au niveau Européen qui sont directement ou indirectement applicables dans chaque pays, mais aussi par le vote de budgets affectés aux différents programmes culturels, scientifiques, agricoles... Ces lois sont proposées par la commission Européenne à Bruxelle (équivalent du gouvernement) puis votées au parlement Européen de Strasbourg. Les députés du parlement sont en nombre plus ou moins proportionnel avec la population du pays d'origine. Il y a environ 750 députés, élus pendant 5 ans, pour représenter les quelques 500 millions d'Européens.

L'Europe ça ne me concerne pas

Qu'on le veuille ou non, nous sommes Européens. L'union Européenne est partout, il n'y a qu'à voir le logo CE sur les produits que nous achetons, les aides et projets venant de l'Europe, les restrictions agro-alimentaires imposés aux agriculteurs, les normes requises pour construire un bâtiment... Beaucoup de nos lois ne sont que l'application de directives venant de Bruxelle.

L'Europe c'est mal

L'Europe est une entreprise humaine, donc par définition imparfaite. Elle essaie de mettre en place une politique commune pour des pays historiquement liés et pourtant avec des cultures parfois très différentes. C'est toute la différence avec les États-Unis qui ont en commun histoire, langue, monnaie et culture, ce qui facilite bien des choses. Bien sûr qu'il y a des ratés, des milliards qui sont jetés par la fenêtre, des erreurs de casting, des lois absurdes... Sans parler de toute la lourdeur administrative que tout cela requiert. Mais il y a aussi les avantages de la volonté d'unification : les normes (quand elles sont bénéfiques), la monnaie, la libre circulation des personnes et des biens... Il n'y a pas plus d'erreurs au niveau Européen qu'au niveau national. L'Europe est financée par les plus riches ? C'est scandaleux ? Pourtant il s'agit du même système que pour l'assurance maladie ou les impôts...

Le franc c'était mieux

L'euro a été crée pour être une monnaie stable, ce qui empêche de jouer sur le montant de la dette en créant des liquidités à foison et donc devrait responsabiliser les états sur la gestion de leur budget. On ne peut pas vivre éternellement à crédit, c'est une fuite en avant que les politiques essaient de compenser par la croissance supposée. Mais il ne faut pas imputer à l'euro l'augmentation du coût de la vie (sauf lors du passage à l'euro qui a vu les prix arrondis à la hausse, mais pas les salaires...) qui est la combinaison de l'inflation naturelle induite par le système capitaliste et de la situation économique et politique actuelle. C'est pour cela qu'on ne peut comparer tels quels les prix actuels (en euro) avec ceux d'il y a quinze ans (en francs). Les économistes parlent souvent en monnaie constante.

Mon plombier est Polonais et ma voiture Roumaine

Le problème est plus complexe que la simple ouverture des frontières. Il mélange trois facteurs :

  • Le consommateur veut des produits les moins chers possible
  • La concurrence internationale (et la croissance interne) oblige à réduire les coûts de fabrication quitte à réduire la qualité
  • Les entreprises veulent réaliser un maximum de marge, donc délocalisent (même des sites rentables)

Les mots clés sont capitalisme (le marché donne la direction) et société de consommation (posséder des biens). C'est donc cette entente tacite entre les consommateurs et l'industrie qui amène depuis 50 ans la désindustrialisation de la France. Exemple : Vico était leader des chips sur le marché Français, pourtant la plupart des personnes achètent les américaines de Lay's (ou pire) moins cher, mais moins bon. La tendance politique et sociale s'inverse depuis quelques années, particulièrement avec l'arrivée du gouvernement socialiste, même si le ministre concerné est passablement ridicule dans chacune de ses interventions : on essaie de ramener nos usines en France, de retrouver notre savoir faire. Cela va de paire avec le mouvement écologique qui veut que l'on consomme des produits locaux et le mouvement bio qui veut que l'on mange de manière plus saine, donc avec des produits frais de NOS agriculteurs et pas des légumes espagnols qui auraient mûris pendant le voyage.

Les politiques sont tous pourris

Le pouvoir change les hommes (et les femmes), c'est un fait. Mais il ne faut pas oublier que les médias ne couvrent que la politique sensation, les combats de coqs et les déclarations minables de ceux qui sont le plus en vue. Bref, on aime bien s'auto flageller en oubliant de souligner le travail accompli au jour le jour par une grande partie de la classe politique.

Je ne connais pas les personnes pour qui je vote

C'est exact, car le vote est une délégation de pouvoir. On élit (pour ceux qui vont voter...) un représentant sans l'avoir jamais rencontré, sans connaître son passé. On ne peut qu'espérer qu'il fera de son mieux et ira dans la direction que l'on souhaite mais, particulièrement au niveau Européen, on ne peut pas avoir de contrôle sur ce qu'il va faire ou non. Le problème est le même pour les autres élections : un maire, un député, un président...

Conclusion

La conclusion de tout ce blabla ? Il faut aller voter ! Qu'on aime l'Europe ou qu'on la déteste, le seul moyen de se faire entendre est de choisir une liste qui sera la plus proche de nos idées. Ça ne sert à rien de gueuler à tout bout de champs si on ne dit rien le jour où on nous le demande !

Barack, là, je suis sûre que vous m'entedez. Je vous assure que non

Friday, 01 November 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

La bière, le tabac, le timbre, pourquoi pas le café, le déca, le sel, le sucre, le poivre, l'eau, le vin, j'ai même envie de taxer l'heure d'hiver

Tradition semestrielle depuis 1916, le changement d'heure est aussi synonyme de changement de saison. Si en été on "perd" une heure de sommeil, c'est surtout pour pouvoir profiter plus longtemps du soleil en soirée, tandis que l'heure gagnée 6 mois plus tard signifie le retour en période hivernale.

Historiquement, il s'agit de faire des économies : on consomme plus d'énergie le soir que le matin. Néanmoins, le changement d'heure apporte son lot d'inconvénients. Sur la santé d'abord. Les rythmes biologiques doivent être décalés. Si un adulte est en mesure de le comprendre et de le compenser rapidement, ce n'est pas le cas pour les enfants, les personnes âgées, les animaux et, dans une moindre mesure, les plantes. Le changement brusque de lumière le matin et le soir affecte aussi indirectement le moral des personnes. À cela s'ajoute les petits problèmes liés au non changement d'heure (un feu rouge mal réglé, un retard au travail, un bus qui ne passe pas...).

Les partisans avancent un gain d'énergie non négligeable. Si les opposants réfutent ces arguments et ne montrent que les inconvénients (pesants pour la population), c'est en tout cas d'un calcul complexe avec de multiples facteurs et surtout, qui évolue en fonction du temps et des technologies. En France, l'activité sociale se situe dans la tranche juste après les horaires de bureau (17h - 21h) et il est bien agréable de pouvoir profiter d'un peu de lumière après la journée de travail, tandis que, jusqu'à 8h il n'est pas utile (pour la majorité) que le soleil soit levé. Donc, plutôt que d'avoir à trancher entre oui et non, il serait pleut être plus judicieux de prendre le meilleur des deux mondes.

En effet, si l'on restait toute l'année en heure d'été, on pourrait à la fois gagner sur le domaine de l'énergie tout en profitant d'encore un peu de soleil à l'approche de l'hiver. Le tout, sans avoir à subir un décalage semestriel ! Plusieurs pays comme l'Islande, la Russie et la Biélorussie ont déjà recours à ce mécanisme.

Bien sûr, en tant qu'égoïste, cela profiterait surtout au sud puisque le soleil se couche plus tôt, mais se lève aussi plus tôt ! En effet, rester à l'heure d'été à [Paris](https://ptaff.ca/soleil/?l1pays=France&l1etat=Paris&l1ville=Paris&l2pays=&l2etat=&l1cityname=Paris%2C+Paris%2C+France&l1ltd=48&l1ltm=51&l1lts=0&l1ltx=N&l1lgd=2&l1lgm=19&l1lgs=59&l1lgx=E&l1tz=1.0&l1dst=EU&l2cityname=&l2ltd=&l2ltm=&l2lts=&l2ltx=N&l2lgd=&l2lgm=&l2lgs=&l2lgx=E&l2tz=0&l2dst=&year=2015&month=10&day=28&lang=fr_CA&go=Voir+le+graphe!) ferait que le soleil ne se lèverait pas avant 9h pendant deux mois ! Il faudrait aussi que tous les pays Européens adoptent cette réforme afin de ne pas trop pénaliser les économies.

Thursday, 03 January 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Moi je suis pour le travail le dimanche, mais que le dimanche alors !

Il y a quelque temps, un ami qui a séjourné à Londres s'est émerveillé de voir que le dimanche tous les magasins sont ouverts, et a appelé à faire la même chose dans nos contrées. Héritage du Christianisme, le dimanche est traditionnellement chômé en France, mais contrairement à ce que l'on pense il y a beaucoup d'exceptions à cette règle. En Europe la situation est disparate : certains pays autorisent tout, d'autres rien, mais la plupart ont des règles similaires à la France (ou l'inverse).

Cette page donne un très bon aperçu de la législation en cours. Pour résumer : un employé ne peut travailler plus de 6 jours par semaines et doit avoir un repos quotidien d'au moins 11h. La durée légale du travail (concernant les employés) est de 35h, ou 37.5h avec les RTT et même plus pour les cadres. Concernant les exceptions, on dénombre :

  • Les établissements "dont le fonctionnement ou l’ouverture est rendue nécessaire par les contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public" (hôpitaux, cliniques, industrie, restaurants, cafés, ...)
  • Les commerces de détail alimentaire (autorisation d'ouverture jusqu'à 13h)
  • Les zones touristiques ou les grandes agglomérations (>= 1 000 000 d'habitants) par autorisation préfectorale pour les établissements de vente au détail
  • Les établissement sous couvert d'un arrêté préfectoral permanent ou temporaire

À cela s'ajoute la règle des "5 dimanches par an" qui permet aux grandes surfaces d'ouvrir exceptionnellement (en période de fêtes et de soldes généralement). Naturellement, le travail le dimanche peut être refusé par un salarié sans qu'il ne puisse y avoir des mesures discriminatoires à son encontre (enfin sur le papier). Le barème horaire est, lui aussi, plus important que pour un jour travaillé en semaine.

travFaut absolument qu'on se booke un truc. Dites-moi vos disponibilités


Le dimanche chômé est un acquis ardemment défendu par les syndicats. D'un point de vue économique, l'autorisation dominicale apporterait 47 jours de recettes supplémentaires à l'état. Ce qui correspond, à la louche, à plusieurs milliards d'euros par an. Ce serait un petit coup de pouce pour la relance économique et la création d'emplois.

D'un point de vue pratique, il est agréable de pouvoir faire ses courses ce jour là (logique, puisqu'on ne travaille pas), on évite ainsi les rues désertes, même s'il est aussi agréable de les faire en semaine quand l'affluence est moindre. D'un point de vue social (et c'est ce qui est défendu par les syndicats) c'est une catastrophe, car cela brise l'unité familiale déjà très fragile.

Néanmoins, on oublie de préciser qu'actuellement, il n'est pas obligatoire d'avoir deux jours de repos consécutifs. C'est une pratique courante dans les établissements commerciaux. Si cela permet tout de même de se retrouver en famille le dimanche, le temps de récupération est moindre et la fatigue s'accumule plus rapidement et plus profondément. En prenant en compte tous ces facteurs, on pourrait légiférer sur une solution intermédiaire, à savoir : autoriser le travail dominical pour toutes les activités commerciales et de services (UNIQUEMENT), tout en conservant une rémunération plus importante, ET en obligeant d'avoir deux jours de repos consécutifs incluant le samedi et/ou le dimanche. Amenant ainsi les entreprises à créer des roulements et même des embauches pour subvenir à la charge supplémentaire SI elles décident une ouverture le dimanche.

N.B. : D'après l'INSEE le commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles, compte 1 637 100 employés (ref 2010) sur les 22 775 000 de salariés (ref 2011) (ne sont pas concernés : les artisans, chefs d'entreprises et professions libérales), tandis que le nombre de chômeurs s'établit à 2 612 000 (ref 2011).