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Sunday, 19 September 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

Mon nouveau joujou est arrivé ! Après 6 années (oui 6) de loyaux services, j'ai décidé de mettre mon ancien PC portable à la retraite. Bien qu'il soit encore très fonctionnel pour son age et son matériel, le disque dur devient de plus en plus faiblard, parfois certains fichiers ne sont pas affichés lors d'un simple ls. Bref ça craint pour les données qui sont dessus (bien qu'il y ait une sauvegarde). C'est aussi par crainte que mon disque ne lâche que j'ai investit dans le SheevaPlug.

Donc il a fallu choisir une nouvelle bête (c'est rare d'avoir du matériel dernière génération pour moi, ce qui est plutôt paradoxal). Quel choix : fixe ? portable ? ultra portable ? Les ultra portables c'est non tout de suite, trop petit, trop faibles capacités. Reste le choix entre fixe et portable : fixe plus puissant et un peu moins cher mais beaucoup de fils, d'encombrement et pas de possibilité de transport. Bon, va pour un portable, les capacités de ces engins ont grandement augmentées ces dernières années. Encore un petit soucis : mac ou PC ? Il faut bien le reconnaître autant d'un point de vue matériel que logiciel les macs sont de très bonne qualité mais MacOS ne m'intéresse pas et apparemment ce n'est pas trivial d'installer un GNU/Linux sur leurs matériel ... tant pis, peut être plus tard.

Budget : entre 700€ et 1000€ (en dessous ça ne vaut rien, en dessus c'est un peu trop). Mais quitte à investir, autant que ça dure un minimum de temps (6 ans c'est pas mal). Donc le minimum requis c'était :
- Core i5 : préféré à AMD pour la conso
- Carte graphique nVidia : jamais eu de problèmes avec les pilotes propriétaires nVidia (même si c'est LE MAL)
- Écran > 15" à LED : TRÈS important, et puis niveau conso c'est important
- Poids < 4kg : parce qu'il ne faut pas déconner
L'ensemble de ces éléments doivent avoir une consommation réduite pour limiter l'utilisation du ventilateur.

Bref j'ai trouvé mon bonheur avec le Samsung r780 E7P-C5450 :
- Core i5 450M 2,4Ghz (double cœur)
- 4Go DDR3 1066Mhz
- 640 Go de disque dur 5400tr/min : la vitesse est un peu faible, mais c'est partout pareil :(
- nVidia GeForce 330M 1Go
- Ecran 17,6" LED
- Look sympa
- 2,8kg
- 850€ avec frais de port sur Amazone

Pour information l'ancien PC était un Gericom Hummer 30680 :
- Pentium 4 3Ghz
- 512Mo de RAM
- nVidia Geforce FX5500 64Mo de mémoire partagée
- 80Go de disque dur
- Écran 15" LCD (max 1024x768)

Bref c'est pile ce qu'il fallait ! Bon France Express ont du mal à gérer leurs livreur du coup j'ai dû attendre 4 jours au lieu de 2 max (12€ de frais de port quand même), mais il est arrivé c'est l'essentiel. Le package de Samsung est un peu léger (juste du carton avec quelques protections), on essais de réduire les coûts au maximum et puis ça fait écolo... Il y a quand même un petit  chiffon fournis avec.

Les ennuis commencent maintenant : premier démarrage (histoire d'activer Windows 7 64 bits pour ne pas perdre la licence), il y a un outils de restauration de Samsung qui se lance ... 30 minutes plus tard ... Point positif : il me propose de partitionner le disque, ils ont fait pas mal de progrès (système et données séparées). Bon entre Samsung, l'activation, la configuration, la mise à jour, la mise à jour de live messenger (qui ne fonctionne pas ...) : 3h !! Pour un système censé fonctionner "out-of-the-box" c'est pas terrible. On sent aussi le résultat de la décision de la cours Européenne envers Microsoft : Windows me demande de choisir un navigateur et va même le chercher pour l'installer !!
Autre point positif : le PC est silencieux et ne chauffe quasiment pas. L'écran rend vraiment très bien.

Windows c'est fait ! Passons maintenant sur un vrai système d'exploitation : Debian/GNU/Linux. Il faut faire les choses bien avec un système 64 bits. Première erreur : ia64 c'est l'architecture Itanium 64 bits (le flop d'Intel), en fait amd64 est équivalent à EMT64 qui est équivalent à x86_64. Étant donné qu'AMD s'était déjà positionné sur le marché du 64 bits, Intel a suivi. Le nom d'amd64 doit être là pour la compatibilité (quand il n'y avait qu'AMD en 64 bits).

Deuxième problème : j'ai l'habitude d'installer la version testing en netinstall (donc qui nécessite le réseau pour télécharger les paquets), donc comme d'hab j'utilise l'interface ethernet sachant que le Wifi est difficilement supporté nativement et la *PAF* c'est un chipset Marvell qui n'est pas inclus dans le noyau !! Heureusement qu'il y a un installateur depuis Windows sur la version stable (toujours en netinstall) ... mais qui ne prend pas en charge Windows 7 ! Bref téléchargement du premier iso de la version testing en mode normal (elle contient tout le nécessaire) ... le CD-RW utilisé foire légèrement (il passe pourtant la vérification) du coup changement de CD, téléchargement et compilation des pilotes réseaux et installation plus complète du système ... ouf. Mon ancien PC ne veut vraiment pas partir à la retraite.

Compilation des pilotes nVidia ... c'est beaucoup mieux le 1600*900 ! Copie du répertoire /home de l'ancien PC vers le nouveau (en ethernet). C'est magnifique Linux/UNIX, tous les fichiers de configuration des programmes se trouvent dans son répertoire personnel, donc c'est comme si on n'avait pas reformaté (comparé à la base de registre de Windows qui est une immondice).

Je note quand même que le pilote de la carte ethernet provoque d'importants ralentissements, le pilote Wifi n'a pas l'air terrible non plus (déjà que je me plaignais de l'ancien ...). Les touches fn ne fonctionnent pas non plus :( Il y a aussi un léger sifflement venant du ventilateur qui est assez désagréable.

Globalement ça marche bien, il est beaucoup plus rapide, surtout au niveau du disque dur (c'est important pour la sensation de fluidité), l'écran est beaucoup plus agréable. Il faut juste s'habituer à la nouvelle disposition du clavier (qui est au passage assez agréable au touché).

 

Pour ceux que ça intéresse :

Pilote Ethernet Marvell sk98lin
Pilote Wifi Realtek 8192e

Sunday, 19 September 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé



Inspiré d'une histoire vraie, le film raconte la vie de 8 moines Chrétiens dans un monastère en Algérie dans les années 1990. Ces moines vivent en paix avec le village qui a grandit en compagnie du monastère, monastère qui fait aussi office de dispensaire. Mais c'est une période trouble pour l'Algérie, des groupuscules extrêmistes massacrent les étrangers jusqu'aux portes du village. Que faire alors pour ces moines : rester pour accomplir leurs mission de soutiens auprès des villageois ou céder à la peur et partir ? C'est dans la foi envers Dieux qu'ils décident de rester.

Ce film a été primé au festival de Cannes, il n'est donc pas fait pour le grand public. Emprunt de religion on y partage beaucoup de scènes de prières, de réflexion. Non pas mou mais calme, il laisse le spectateur observer sans forcément le guider ce qui donne cette impression de lenteur parfois extrême, de plus il n'y a pas beaucoup de dialogues. Quelques scènes assez violentes sont déconseillées aux enfants. Le jeu des acteurs comporte quelques faiblesses mais la réalisation est digne d'un grand film, l'image est superbe et on découvre le paysage Algérien grâce à de très beaux plans.

Des hommes et des Dieux est un film plutôt austère, reflet du choix de vie de ces moines Cisterciens et à moins d'être pratiquant il ne sera pas rare de s'ennuyer.

Saturday, 11 September 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

 

France Telecom/Orange premier fournisseur d'accès Internet/téléphonique en France ou comment avoir tous les défauts d'une grosse société :

  • Offres moins compétitives
  • Temps de réaction long
  • Externalisation du savoir faire
  • Volonté de garder le contrôle de la chaîne de bout en bout

Si on pourrait excuser les deux premiers points en compensant par une qualité de service plus importante, mais non on se contente de beaucoup de marketing pour faire passer la pillule.

C'est surtout les deux derniers point qui amènent aujourd'hui cet article. Deux points qui font que le matériel est vérouillé mais qu'en plus il est de mauvaise qualité ! (Mal)Heureux possesseur d'une Livebox Sagem F@st3202 j'ai été confronté à deux problèmes importants.



 

Internet lent sous GNU/Linux

Arf il me semblait avoir déjà résolu le problème par le passé, mais la Livebox a changé de place et l'accès en Wifi à Internet est devenu très lent. Au début je pensais que ce n'était qu'un simple problème de Wifi. En fait les symptômes sont plus sournois que ça, c'est la connexion qui était lente mais une fois établie je bénéficiais d'une bande passante normale. Attendre 3 secondes avant de commencer le chargement c'est une étérnité !!
Bref le problème vient de la résolution de noms (transformer une adresse internet comme http://blog.soutade.fr en adresse IP). GNU/Linux est un système trop avancé pour son temps, en effet il va d'abord essayer une résolution d'adresse IPv6 qui ne va jamais aboutir avec la Livebox jusqu'à arriver au timeout. Que faire ?

  1. Jeter la Livebox par la fenêtre et prendre un vrai routeur ADSL
  2. Désactiver l'IPv6, mais c'est dommage et compliqué
  3. Modifier les paramètres DHCP

La méthode la plus propre est bien sûr la 3., on garde la compatibilité (future) avec IPv6 sans trop toucher au système. On va donc utiliser un serveur de nom par défaut autre que celui de la Livebox, il faut éditer le fichier :

/etc/dhcp3/dhclient.conf

Et rajouter la ligne suivante en début du fichier:

prepend domain-name-servers 8.8.8.8;

Un petit coup de /etc/init.d/networking restart pour redémarrer les interfaces réseau et *magie* enfin un Internet pas trop lent ! (ça change du tout au tout). En fait on aura toujours la Livebox comme serveur DNS, mais uniquement si la requête sur le premier échoue. Ici j'ai choisis le DNS de Google, mais vous pouvez choisir n'importe lequel.


Développer un site web derrière une Livebox

Second problème : au nom de l'expérience d'Internet, si vous vous connectez sur le site d'Orange, vous serez automatiquement loggué (pratique si on vous pirate la connexion, surtout qu'il n'y a pas de WPA2 sur mon modèle). Mais surtout si on tente d'accéder à l'IP externe de la Livebox en étant à l'intérieur du réseau, on arrive sur la page de configuration de la Livebox ... Pas forcément pratique quand on veut tester le rendu de son site auto hébergé via son nom de domaine.

Une des solutions consiste à utiliser directement l'adresse IP de la machine qui héberge le site (192.168.1.12 par exemple), mais ce n'est pas très pratique si l'on a des hôtes virtuels (http://blog.soutade.fr, http://indefereo.soutade.fr par exemple) ou si on fait de la ré écriture d'URL. Cette fois ci on va encore jouer avec la résolution de nom, pour cela on va ajouter une entrée fixe dans le fichier /etc/hosts (C:\Windows\System32\drivers\etc\hosts pour Windows) :

192.168.1.12 www.soutade.fr blog.soutade.fr indefero.soutade.fr

Ainsi lorsqu'un programme essaira d'accéder à une de ces adresses, le système n'effectuera pas de requête DNS mais renverra l'adresse IP qui nous intéresse.


Conclusion

Le bilan n'est pas terrible pour Orange, mais ils possèdent toute l'infrastructure en France et au niveau qualité de service sont équivalents aux autres opérateurs, donc si on se contente des services qu'ils proposent c'est suffisant mais il ne faut pas en demander plus !

Wednesday, 08 September 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

Salt

 

Nul ... Tout simplement. C'était le seul film qui correspondait aux horraires. Bref, film Américain de base où les gros méchants Russes veulent détruire les Etats Unis (il y a aussi les Coréens, mais juste au début). Beaucoup de scènes d'action, la plupart sont des reprises de ce qu'on a déjà vu, beaucoup de combats au corps à corps et de fusillades avec des agents de la CIA sur entraînés (si si). L'intrigue pourra être démêlée au milieu du film. A réserver uniquement pour ceux qui voudraient voir Angélina Jolie (qui n'est pas forcément à son avantage). Le seul point positif est la bonne utilisation des effets sonores et une B.O pas trop dégueulasse.

Sunday, 29 August 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

 

Reclu dans sa grande demeure de campagne, entouré de sa servante et de sa très jeune femme Russe, un écrivain célèbre (Jean Dujardin) a depuis longtemps sombré dans l'alcool (le blanc exactement). Après le départ de sa femme et de son fils de 8 ans, à cause de ses problèmes d'alcool, il n'est plus arrivé à écrire une seule ligne et se contente de boire toute la journée. Débarque à l'improviste son cancer (Albert Dupontel), il ne lui reste donc plus longtemps à vivre, mais le bougre s'accroche !

L'histoire s'articule donc autour de ce cancer (physique) qui va bientôt survenir. Seules les personnes qui en son atteint ou les personnes qui aiment leurs proche, malades, peuvent le voir. C'est bien sûr un moment pour faire le bilan de ce qu'on est devenu et de ce qu'il nous reste à réaliser pendant le peu de temps restant. Mais le film ne s'aventure pas trop profondément dans cette voie et c'est beaucoup mieux ainsi, il se distingue des films complètement dramatiques (voir pathétiques) du même genre laissant place à quelque chose d'un peu plus léger et drôle.

On avait l'habitude de voir Dujardin dans des rôles plus comiques, mais c'est un acteur complet et il le prouve, ainsi que ses partenaires qui jouent parfaitement. Malgré la lourdeur du sujet, il y a quelques passages assez drôle. Les dialogues sont tout simplement splendides. Les effets de flash back, d'apparition ou non du cancer, sont parfaitement orchestrés, ils donnent une réelle profondeur. La réalisation reste très française. Le grand public pourra reprocher un enchaînement un peu lent de quelques scènes. "Le bruit des glaçons" est donc plus un film d'auteur qu'un Blockbuster, et même s'il est très bon, il ne plaira pas à tout le monde. Seul petit bémol concernant la bande originale qui n'est pas terrible.

Personnellement j'attendais beaucoup de Jean Dujardin depuis la série des OSS et je ne suis pas déçu !