Archives 2010
Sunday, 22 August 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

 

Intelligence, psychologie, manipulation, ambition ... Jusqu'où peut mener ce cocktail ? Nous avons d'un côté un jeune femme gentille, compétente, fragile et de l'autre sa supérieure hiérarchique. Leurs collaboration est très efficace, mais leurs relation est pour le moins ambiguë, étrange, privée, professionnelle, qu'est ce qui peut bien se cacher dans la tête et le cœur des gens ? Un dossier, un homme, un changement ... de quoi bouleverser le fragile équilibre, pourtant solide en apparence, de ce petit monde.

Les acteurs jouent juste et même si la seconde partie est un peu moins intéressante que la première, "Crime d'Amour" est vraiment très plaisant à regarder.

Sunday, 15 August 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

Stone Sour

 

Stone Sour est un groupe peu connu malgré tout leurs talent. Ils viennent tout droit de l'Iowa, comme ... Slipknot. En effet on retrouve trois membres de Slipknot : Corey Taylor, James Root et Sid Wilson pour les samples (mais qui ne fait pas de concerts). On ne peut pas les classifier dans une sous catégorie particulière, c'est simplement du métal à l'état pur. Mais ils ne se limitent pas qu'à un seul style il y a clairement une alternance dans leurs albums avec des morceaux simplement beaux (bon ça reste du métal) et des plus agressifs. Ils font ce qui leurs plaisent et c'est tout. La puissance de Corey apporte un punch incomparable, il est moins noyé dans la musique comme pour Slipknot.

Stone Sour

Stone Sour

 

Premier album éponyme sorti en 2002, alors que le groupe existe depuis 1992 ! En pleine vague de nuMetal, cet album pose les bases de ce qu'est Stone Sour, un son rythmique pour les couplets chantés en clair quant aux refrains ils sont plus mélodiques, puissants au niveau du chant. La présence de quelques samples reste discrète et agréable (même effets que dans Slipknot).

Premier morceau et première claque : "Get Inside" ne reflète pas le reste de l'album, mais c'est un petit bijoux. Le refrain est tout simplement dévastateur. C'est un morceau à écouter avec le son à fond !

Les morceaux 2 à 6 sont le fond de commerce de Stone Sour, un peu sombres mais puissants dans leurs composition. On arrive sur "Inhale", une merveille, très mélodique bien que les passages saturés du début et de la fin sont superbes. Dans le même style "Bother" tout à la sèche est le morceau le plus abordable qui montre bien la pluralité du groupe. Corey démontre sa capacité à monter haut dans le chant clair, comme il peut le faire pour le chant saturé.

On revient aux bases avec "Blue Study" et "Take a number" pour finir par les deux vrais derniers morceaux "Idle Hands" et "Tumult", plus énergiques et moins lourd que le reste de l'album. Le dernier titre est "Omega", c'est un long monologue de Corey. J'ai la chance de posséder des morceaux bonus qui auraient largement mérités de figurer sur l'album car ils sont vraiment sympas : "Rules of Evidence", "The Wicked", "Inside the Cynic", "Kill Everybody" et "Road Hogs".


Come what(ever) may

Come what(ever) may

 

Second album sorti 4 ans plus tard, il faut dire que Slipknot a connus un succès considérable et donc qu'il n'y a pas eu de quoi chômer ! Nouvel album, nouveau batteur. Cet album est plus mélodique (mature ?), plus énergique mais toujours aussi bon !

On attaque fort avec "30/30-150" et "Come What(ever) May" qui donnent le ton. Puis on tombe sur "Sillyworld" qui est le pendant de "Inhale" de l'album précédent, un morceau vraiment sympa même pour les non initiés. Rapidement arrive sur "Made Of Scars" et surtout "Reborn" qui comme "Get Inside" est le morceau le plus violent (donc le meilleur). La technique de chant de Corey a évoluée, on dirait qu'il est compressé, c'est un peu dommage, mais il n'en reste pas moins très puissant surtout sur le final qui est extraordinaire.

Petite transition par "Your God" qui est bien péchu lui aussi avant d'arriver au plus grand succès commercial "Through Glass", on prend la même recette que "Bother", c'est ce morceau qui a donné une certaine visibilité au groupe. Son clip bénéficie d'une réalisation particulièrement soignée. Les deux titres suivants sont dans le style de l'abum. "Cardiff" est plutôt mélancolique. L'album se termine par un superbe "Zzyxz Rd." tout au piano, de quoi reposer ce qui nous reste d'oreille.


En conclusion Stone Sour est vraiment un groupe au top, du très bon métal capable d'alterner le brutal et le très doux. Dommage que leur reconnaissance ne soit pas à la hauteur de leurs talent. Leurs prochain album sort le 7 septembre 2010, j'espère qu'il sera d'aussi bonne qualité que les deux précédents. A noter que leurs démo de 1994, même si elle est dans un autre style (plus rock que métal), est vraiment excellente, malgré la qualité démo (quoi que assez pro).

Sunday, 08 August 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

 

L'inception ou le fait de pouvoir implanter une idée dans l'esprit d'une personne. Le film repose sur le fait que nos rêves puissent être partagés et modifiés par des personnes tierces appelées "extracteurs". Ces "extracteurs" ont alors plusieurs possibilités : soit juste observer ce qui se passe, soit modifier certains détails afin de contrôler nos rêves et subtiliser des informations soit, la technique la plus complexe, implanter une idée dans notre subconscient. Dom Cobb alias Leonardo Di Caprio, extracteurs et voleur renommé, acception cette dernière mission en échange de quoi il pourra chez lui.

D'abord dubitatif en voyant la bande annonce, j'ai finalement accepté d'aller le voir. On retrouve certes quelques éléments de film à gros budget et certains passages classiques de sauveurs du monde. Mais "Inception" repose réellement sur un scénario poussé, ingénieux et cohérent. Scénario qu'on pourrait même qualifier de complexe, il faut prêter une attention toute particulière à chaque détails. Aller le voir deux fois n'est pas de trop. La réalisation ainsi que les effets spéciaux sont parmi les meilleurs du moment. La première idée qui vient à l'esprit est bien sûr la référence dans le genre, à savoir "Matrix", néanmoins il arrive à se dégager de se rapprochement trop rapide en apportant peut être un peu plus de cohérence et surtout un scénario vraiment original

Quant au jeu des acteurs, il est sans fausse note. Il n'y a aucun temps mort durant les 2h28. Leonardo Di Caprio, dont la voix française a changé, est à la hauteur de sa prestation dans Shutter Island. Marion Cotillard est splendide, pour ne citer que les acteurs principaux. Bref un bon film à aller voir réveillé de préférence et surtout dans un cinéma pour être complètement immergé dans l'ambiance.

Sunday, 08 August 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

 

On connaissait Pierre Perret en tant qu'auteur/compositeur/interprète de chanson française, moins en tant qu'écrivain. En 2004 il sort un livre intitulé "Le café du pont" dans lequel il raconte ses souvenirs, de sa naissance en 1934 jusqu'à son adolescence marquée par la guerre et l'occupation Allemande.

"Le café du pont" version 2010 est l'adaptation de l'oeuvre de Perret. Ce film est une fresque descriptive démarrant en 1947 (toute fin de l'occupation) jusqu'après la libération. La vie du jeune enfant et de ses parents y est décrite avec comme pièce centrale ce fameux café.

Loin de l'action permanente du "Soldat Ryan", on passe 1h35 plongé dans les souvenirs de Pierre, une vie relativement calme, trop calme ... Le niveau des acteurs est très moyen (surtout les enfants) et la présence de Bernard Campin ne relève pas vraiment le niveau. L'ambiance des années 50 a du mal a faire vraie. On y voit néanmoins une mère courageuse et travailleuse qui offre quelques scènes d'émotion intéressantes, c'est le seul personnage qui sort un peu du lot.

Ce film, pourtant prometteur, pêche par sa réalisation et le temps se fait long malgré une durée plutôt courte. C'est dommage, le roman apporte peut être plus d'éléments et une meilleure construction pour ceux qui auraient du temps de s'y consacrer.

Wednesday, 04 August 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

SheevaPlug

 

Après plusieurs années de silence, il est de retour ! Et oui j'ai craqué, je viens de remonter un petit serveur, "cybelle" de son prénom. C'est désormais ce petit engin qui trône à côté du PC principal et qui est chargé de répondre aux requêtes de l'Internet.

Petit ? Tout à fait mon cher ami, 10cmx6cmx4cm mais pas en reste pour autant. En effet pour ceux qui ne le connaissent pas encore le SheevaPlug est un "plug computer", c'est à dire un ordinateur que l'on branche sur une prise de courant. Ceci est rendu possible grâce au SoC (System on Chip) Marvell à base d'ARM. Pour ceux qui seraient perdus il s'agit de mettre un ordinateur complet dans une seule puce. Ce système n'est pas nouveau, on le retrouve dans des appareils du quotidien (smartphone, GPS ...) mais en plus puissant.

Au niveau caractéristiques techniques on a donc :

  • Un processeur ARM v5 (ARM9) cadencé à 1,2 Ghz
  • 512Mo de RAM
  • 512Mo de Flash NAND
  • 1 port USB
  • 1 port ethernet
  • 1 port eSata
  • 1 port pour carte SD

La puissance du processeur peut sembler faible, mais en réalité elle est largement suffisante pour un serveur web à faible charge, et puis nous sommes sur ARM donc plus performant que les processeurs x86 à fréquence égale. Quant à la connectique elle se suffit à elle même, l'administration se fait grâce au port ethernet (et au port USB supplémentaire pour accéder à la séquence de démarrage). Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, ce petit joujou tourne sous GNU/Linux, sur une Debian pour être plus précis. Dans cette configuration tout (ou presque) se fait via ssh en ligne de commande.

!!! Attention !!! Le SheevaPlug n'est pas capable de délivrer beaucoup de puissance sur son port USB. C'est à dire que tout va bien pour une clé USB, mais dès qu'on commence à rajouter un hub (avec plusieurs périphériques) ou un disque dur il faut que ceux-ci soient auto-alimenté (reliés à une prise de courant).

Pourquoi un serveur ? Je détaillerai dans un autre article les avantages d'avoir un serveur chez soi. Dans mon cas la première motivation était de pouvoir faire tourner une instance de inDefero accessible depuis Internet. En effet je trouve un peu cher l'offre payante et pas forcément adaptée à mes besoins, quant à l'offre gratuite ... elle est un peu trop réduite à mon goût. Je suis donc parti en quête d'un serveur ultra basse consommation compatible avec ma distribution préférée. Et là le SheevaPlug détrône tous ses concurrents (notamment ceux à base d'Atom ou de Geode), consommation annoncée : 5 watts soit 50 fois moins que pour un PC moyenne gamme. Petit calcul rapide : 1h d'utilisation d'un PC = 2 jours de connexion pour le SheevaPlug, dégagement de chaleur et encombrement en moins, le miens est planqué derrière l'écran du PC principal et même s'il chauffe un peu ce n'est rien en comparaison d'un écran.

Bref j'ai craqué, cette petite bête ne coûte "que" 130€ (frais de port compris) (~105£). La commande a été passée un dimanche après midi sur NewIT et reçue le mercredi, j'ai pris la version eSata (surtout parce qu'elle était en stock). Une fois reçu, petite installation d'une Debian sur une clé USB Toshiba 16Go avec les conseils trouvés sur le net :

Le CD d'installation ne contient pas de manuel de démarrage, mais pour information le mot de passe par défaut de root sur l'Ubuntu de base est "nosoup4u", on note tout l'humour des développeurs :)

Les services hébergés sur cybelle sont :

  • Serveur web (apache2)
  • Serveur mail (smtp, pop, imap) (postfix et dovecot)
  • Forge inDefero
  • Serveur MySQL
  • Serveur SSH

Un petit awstats pour les statistiques et Joomla!, accompagné du premier template sympa trouvé, pour la partie web. En effet je ne voulais toucher que le moins possible à la gestion et au contenu web. Un blog me direz vous, et bien oui un blog. Je continu néanmoins à défendre l'idée qu'un blog c'est comme un site web, c'est destiné à mourir, car on arrête rapidement de l'alimenter, mais bon "qui vivra verra". Je vais essayer de le faire vivre le plus longtemps possible. De ce côté là mon cousin m'a donné l'idée de faire une petite section cinéma (qui sera certainement la plus active) étant donné que je m'y retrouve toute les semaines (voir plusieurs fois par semaine), mais pour plus de détails il y a la section dédiée. Et puis qui sait, peut être que mes envies de rédaction reviendront !

"Enfin" me dirait ma tante, un informaticien qui n'a pas de présence sur le web c'est fou non ? C'est un peu comme un garagiste sans voiture !! Je me suis donc honteusement approprié le domaine de toute la famille avec ce magnifique soutade.fr, mais au moins je peux frimer en donnant ma nouvelle adresse gregory sur ce même nom de domaine.

En conclusion on peut monter un petit serveur pour 130€ + 7€ par an pour le nom de domaine (chez OVH). Cela requiert un minimum de connaissance en administration (et beaucoup de recherches sur le net), mais une fois les outils installé tout roule tout seul et on est complètement maître de ses données ! Seule limite la bande passante, ce qui est très correct pour mes 3 visiteurs quotidien (enfin j'exagère, je ne suis pas encore référencé).