Archives 2013
Sunday, 04 August 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Trois ans : le gâteau

Pour parodier Beigbeder "l'Amour dure trois ans" : trois ans que le blog a été mis en place. Si la cadence avait tenue le coup jusqu'à présent, cette année a été l'occasion de quelques bouleversements. Tout d'abord, il y a eu la sortie officielle de Dynastie (en février), même s'il était utilisé depuis août 2012, ce qui implique un changement dans le référencement. En janvier, il y a eu un défaut de l'alimentation du SheevaPlug (il fallait bien que ça arrive un jour...). Finalement après avoir écrit un article sur "Comment écrire un blog ?", c'est le décrochage en juin. Ce décrochage s'explique par le fait que plusieurs articles ont été avortés, que des projets m'ont pris beaucoup de temps pour ne pas forcément aboutir, par une baisse des activités liées à l'informatique. La section cinéma a aussi réduit même si on peut la considérer comme stable (plusieurs films ont été vus trop tard pour en rédiger un compte rendu).

Néanmoins, cette année n'a pas été foncièrement mauvaise : le blog s'enrichit par la diversité des sujets abordés, dont 7 articles écrits en anglais. Les visites sont en conséquence moindres que l'année passée -6000 (-24 000 en comptant le mois de). Ceci est lié à moins d'effet "linuxfr", ainsi qu'à une perte quasi totale de visites sur l'article phare (perte du référencement ?).

Quid de l'avenir ? Comme je le disais précédemment : après un décrochage, il est compliqué de repartir. Donc, si celui-ci n'est qu'une suite de coïncidences (c'est la crise pour tout le monde), tout devrait redémarrer, mais si c'est la motivation qui vient à manquer (comme ça semble être de plus en plus le cas), il risque de sombrer rapidement. En tout cas, il n'est en aucun cas prévu de l'abandonner !

Le bilan en chiffres

  • 50 articles
  • 1/3 (15 articles pour le cinéma)
  • 12 000 visites
  • 2 Go de données envoyées

Les chiffres de l'année dernière en comparaison :

  • 60 articles
  • 33% pour le cinéma
  • 18 000 visites
  • 5.7 Go de données
Sunday, 28 July 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Bart : adding just kidding doesn't make it okay to insult the principal

Créé par Paul Dixon en 2002, pastebin est une application PHP permettant de partager (originellement) rapidement des bouts de codes sources sur internet. Globalement, cela permet de copier coller un texte sur internet afin que d'autres puissent y accéder, le tout sans avoir besoin d'installer un serveur web. N'ayant plus le temps de s'en occuper, Paul a revendu le nom de domaine à Jeroen Vader en février 2010. Ce dernier s'est empressé de créer un pastebin "évolué" (version 2, puis 3), mais au code source fermé (contrairement à la version de Paul). Le spectre originel a rapidement évolué, si bien que tout un tas de contenu est désormais partagé via pastebin. Comme pour youtube ou megaupload, pastebin tombe dans le problème de l'hébergeurs qui met à disposition une plateforme mais ne contrôle pas son contenu, qui peut potentiellement être illégal.

On peut trouver deux utilisations principales à pastebin :

  1. On veut partager des données (un log par exemple) avec des personnes sur internet (question sur un forum).
  2. Au sein d'une entreprise, c'est un bon compromis entre mail et messagerie instantanée (surtout grâce à la coloration syntaxique)


Personnellement, j'ai installé une instance sur mon serveur (sous-domaine pastebin) car j'ai de temps en temps des informations à transférer d'un ordinateur à l'autre (une clé WEP par exemple). Je n'ai pas trouvé d'application online de prise de note simple et open source. La dernière version de pastebin permet même d'utiliser le système de fichiers plutôt qu'une base de données. Étant donné que les "posts" sont publiques, j'ai protégé le tout par une authentification.

Fichage génétique : une simple goutte de salive aurait suffit


À l'heure des révélations sur le programme de surveillance PRISM, la question du contrôle de la vie privée sur internet devient prépondérante. À la manière du nouveau service mega, une variante nommée zerobin, développée par un français "sebsauvage", a vu le jour. Elle permet de chiffrer le contenu du "post". Ainsi, il n'y a que les personnes qui ont l'adresse complète (avec la clé de déchiffrement) qui pourront le lire.

PGP/GPG

2change clé secrète

Toujours pour parler confidentialité, le manque de maîtrise informatique fait qu'encore aujourd'hui, une majorité de mails sensibles transitent en clair sur internet alors qu'il existe depuis 1991 le logiciel PGP (Pretty Good Privacy). Sans rentrer dans les détails techniques, c'est un système qui repose sur un chiffrement asymétrique : seul le destinataire pourra lire le contenu du mail. Il permet aussi de garantir l'authenticité des messages : on est sûr que le message a bien été écrit par M. X. Bien sûr, il faut auparavant s'échanger ses clés publiques (les fameuses clés PGP/GPG que l'on retrouve parfois sur internet). Sa version GNU (gpg pour GNU Privacy Guard), qui n 'est autre que l'implémentation du standard OpenPGP (qui décrit aussi le protocole SSH, ainsi que les connexions web sécurisées TLS), est quant à elle très répandue dans le monde UNIX.

Wednesday, 12 June 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Fenêtre principale de KissCount

Sortie annuelle de KissCount. Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, il s'agit d'un logiciel de comptabilité personnelle dont l'objectif est d'être le plus simple possible : je l'ouvre, je rentre les données (dans une seule fenêtre), je le ferme. Des versions (.deb) pour i386 et amd64 ainsi que pour Windows sont disponibles. Cette version marque une certaine maturité du projet. En effet, les changements sont assez peu nombreux :

  • Ré écriture du composant principal (grille)
  • Export au format CSV
  • Icônes basse résolution
  • Affichage des statistiques dans la recherche
  • Quelques bugs en moins


Quid de la suite ? Probablement une migration vers Qt5. Pour le moment il n'y a pas de nouvelles fonctionnalités de prévu.

Saturday, 25 May 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Coïncidence ? Une semaine après la publication de cet article, le code source de WebKit est disponible (uniquement la partie LGPL). J'avais pourtant remonté l'info chez Bookeen depuis février... Avec autant de mauvaise volonté, on peut donc se demander si cette publication les dérange pas (manquerait-il des choses ?), surtout que le résultat de la compilation est une bibliothèque statique. Quoi qu'il en soit, d'un point de vue extérieur, on ne peut plus reprocher à Bookeen de violer la LGPL concernant WebKit.

Logo Bookeen

Bookeen

Qu'est-ce que Bookeen ? C'est une société Française crée en 2003 qui développe et commercialise les produits : Cybook Gen 3, Opus, Orizon, Odyssey. Précurseur sur le marché des liseuses, le développement logiciel (Bookeen n'est qu'un intégrateur matériel) est réalisé en France tandis que la production reste en Chine (avec des salaires 5 fois moins élevés, on comprend pourquoi !). La dernière née est la Cybook Odyssey HD Frontlight. Sous ce nom barbare, se cache l'évolution de la Cybook Odyssey auquel on rajoute un écran e-ink Pearl HD (1024x758) avec un rétro éclairage intégré. En clair, c'est le fin du fin, capable de rivaliser avec les gros comme Amazon et Sony !!

On remarquera son style élégant jusque dans sa protection (vendue séparément). Les boutons physiques (pour tourner les pages) sont un vrai plus, car ils laissent le choix à l'utilisateur de la manipuler comme il l'entend. La prise en main est parfaite et son poids léger permet de lire pendant des heures sans fatigue. L'interface est simple et accessible, même si certains menus sont un peu cachés. Côté réactivité, elle n'a rien à envier aux autres liseuses. La limitation de l'encre électronique laisse encore entrevoir des écrans noirs, mais on s'y fait très bien. Surtout que le confort de lecture est sans commune mesure avec une tablette. Elle tient parfaitement en autonomie. Finalement le rétro éclairage (à niveau variable) est très bien intégré.

Liseuse Cybook Odyssey
Je suis un VRP de chez Bookeen ? Non, pas vraiment. Si j'affectionne particulièrement leur dernier modèle, il n'en est pas de même de leur philosophie. En effet, Bookeen revendique fièrement l'utilisation de la GPL : indication via l'interface, copie de la licence sur la liseuse et distribution des sources via internet. Sauf que... Au début, Bookeen, c'était cool. On avait accès à leurs système (d'exploitation) simplement. L'application Boo Reader restant pour sa part propriétaire, ce qui est tout à faire normal. Mais, depuis l'arrivée de l'Odyssey, les choses ont changés. Les portes se sont littéralement fermées. Alors, pour respecter un minimum la licence, on continue de fournir les sources, mais uniquement le minimum : aucun fichier de configuration, aucun accès au système depuis l'extérieur. Remballez tout, il n'y a plus rien à voir !

La licence GPL

Petite explication de la licence GPL pour les non informaticiens et les non juristes. Au début de l'informatique moderne (dans les années 80), il y avait des tas de matériels (carte mère, processeur...) propriétaires. C'est à dire, dont les spécifications restent sous le secret industriel. Pour autant de matériel, il fallait autant de logiciel et notamment des systèmes d'exploitation qui étaient eux aussi propriétaires. Mais cela ne plaisait pas à quelques fanas de l'informatique, dont le vénérable Richard Stallman. Alors chercheur en intelligence artificielle dans les laboratoires du MIT (Massachuset Institute of Technology), il décida de créer le projet GNU.

GNU ? Oui GNU pour GNU is Not UNIX (UNIX étant le système d'exploitation à la mode de l'époque). Il voulait réaliser un système d'exploitation complet (noyau + applications) complètement libre et ouvert. Afin de donner une base juridique à son projet, il écrivit avec Eben Moglen la licence GPL : GNU Public Licence. Cette licence garantie à l'utilisateur d'un programme informatique :
- La liberté d'exécuter le logiciel, pour n'importe quel usage
- La liberté d'étudier le fonctionnement d'un programme et de l'adapter à ses besoins, ce qui passe par l'accès au code source
- La liberté de redistribuer des copies du programme
- La liberté de faire bénéficier à la communauté des versions modifiées

gnu.png

Avec cette licence, on a donc le droit de voir ce que fait le voisin, de le modifier et de le mettre à disposition de tous. C'est ce qu'on appelle des logiciels "libres". Cette licence a permis l'expansion de milliers de logiciels libres. Les plus connus étant Firefox, Chrome, le noyau Linux, Androïd, EMACS, GCC, GDB... On associe généralement un logiciel libre à un logiciel gratuit, CE QUI EST FAUX ! En effet, il existe tout autant de logiciel propriétaires et gratuit (notamment hors de l'éco système GNU/BSD comme Windows ou MacOS), ce qu'on appelle des Freeware. Un autre aspect trompeur est que, selon les termes de la licence, il n'est obligatoire de distribuer le code source d'un logiciel qu'à ses utilisateurs. Utilisateurs à qui on a pu vendre le-dit logiciel.

C'est ainsi que commencent à pousser des SSLL, c'est l'équivalent des SSII (l'intérim de l'informatique), mais spécialisé dans l'utilisation et la réalisation de logiciels libres. D'autres initiatives comme le crowd funding (financement participatif) permet de financer les développeurs sur leurs temps libre pour le développement d'un logiciel ou d'une fonctionnalité. Petit aparté : comment fait-on de l'argent avec du logiciel libre ? En se faisant payer pour le développement, en vendant du support ou encore en louant la plateforme d'exécution du service développé.

L'aspect central est donc la distribution du code source du logiciel (c'est à dire la suite d'instructions humainement compréhensible). Sans cette distribution, on ne peut pas étudier et modifier le programme. Si l'utilisateur lambda est peu affecté par cet aspect dans son utilisation personelle de l'informatique car il ne souhaite qu'exécuter des programmes, il n'en est pas de même pour les entreprises. Ces dernières peuvent, en effet, utiliser des bouts de logiciel existants pour créer ET VENDRE un nouveau produit !

La licence GPL, n'est pas la seule licence logicielle. Il en existe une petite dizaine. Il y a notamment la licence CeCILL crée par le CEA, le CNRS et l'INRIA, mais aussi des licences plus permissives (qui n'imposent pas la distribution du code source) comme la licence BSD, la licence Apache... Un problème majeur (pour les industriels) de la licence GPL est qu'elle est virale. C'est à dire que si un bout de logiciel sous GPL est intégré à un projet, celui-ci devient entièrement GPL. L'auteur (ou la société) est alors obligé de distribuer les sources du produit complet à ses clients/utilisateurs.

Le viol

Ce soir, j'ai une grosse envie d'accomplir mon devoir conjugual
Revenons un instant sur l'Odyssey. Afin d'augmenter l'attractivité du produit, et surtout pour que l'utilisateur puisse acheter simplement et rapidement des livres électroniques (dont Bookeen a un storemagasin en ligne), la Cybook Odyssey intègre un navigateur basé sur WebKit. WebKit, c'est le fameux moteur de rendu HTML développé par Apple (qui s'est basé sur KHTML) et que l'on retrouve notamment dans les célèbres navigateurs Safari et Chrome. Si Apple a pu reprendre et améliorer le code de KHTML, c'est parce qu'il était sous licence LGPL ! Ils ont donc continué à délivrer le coeur du produit (WebCore) sous licence LGPL tout en gardant une partie propriétaire (Safari) sous licence BSD.

La licence LGPL (Lesser GPL) n'est pas virale à condition que le logiciel (qui est souvent une bibliothèque) soit liée dynamiquement au produit (c'est à dire chargée au moment du démarrage de l'application). Ceci permet de s'appuyer sur du logiciel libre (et d'y contribuer) tout en gardant un partie propriétaire, qui est le coeur de métier de l'entreprise. C'est ce que ne respecte pas (à l'heure actuelle) Bookeen en ne délivrant pas les sources de la partie WebCore de leur navigateur ou du navigateur complet si WebCore est lié statiquement (intégré directement dans le code source).

Conclusion

La tentation est trop grande pour ne pas y succomber. Bookeen n'est pas la seule société à outrepasser les licences logicielles, ce qui n'excuse en rien un tel comportement. Je trouve vraiment dommage de s'être ainsi écarté de l'esprit originel de start up innovante pour entrer dans le monde du marketing intensif. Surtout que tous les concurrents, hromis Amazon, proposent un accès facile au système des liseuses. Néanmoins, je recommande d'acheter la Cybook Odyssey qui est au niveau, sinon dépasse, toute ses concurrentes. Et puis soyons un peu fier de ce que nous sommes capables de concevoir ici en France !

Wednesday, 15 May 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Joueurs en action

Je parlais récemment de la course à pied. S'il est bon pour le corps et l'esprit de faire du sport, il est vrai que courir pour courir, au-delà de la ballade, est un peu rébarbatif. Le tag rugby quant à lui, constitue un parfait complément pour garder la forme. On pourrait dire que c'est comme du Canada Dry : "Ça a la couleur de l’alcool, le goût de l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool" puisqu'il s'agit de rugby sans contact. Pourtant, le tag est un sport à part entière. En effet, l'énergie qui n'est pas utilisée dans les chocs est transférée dans la vitesse d'exécution, il y a beaucoup de rythme et de mouvement. On passe son temps à attaquer, défendre et se re positioner.

Les règles sont un mélange de rugby à XIII et de rugby à 7 :

  • Pas de mêlée
  • Pas de plaquage
  • Pas de coup de pied haut
  • Pas de raffut
  • 5 touches avant de rendre le ballon à l'adversaire
  • Le ballon change de main s'il sort du terrain ou lors d'un en-avant
  • Quand un joueur est taggé, il passe la balle à un relayeur tandis qu'un défenseur de l'équipe adversaire se tient devant lui
  • L'équipe qui marque renvoie la balle


On peut y jouer de 6 à 13 par équipe (7 idéalement), sur un terrain de 50m de long (un demi terrain dans le sens de la largeur). On attribue généralement 6m de large par joueur. Le matériel est basique : 26 paires de tags, 10 plots et un ballon de rugby. Cela en fait un sport très ludique et ouvert à tous, où le fair play est la règle principale. Nul besoin de compétence particulière, si ce n'est de savoir courir !

Malgrès tout, il reste assez peu développé en France, terre de rugby, qui comporte déjà plusieurs variantes plus ou moins populaires : à 7, à 13, à 15... Il y a quand même quelques clubs qui se développent petit à petit, notamment celui de Sophia-Antipolis. Ouvert à tous et toutes. Les entraînements se déroulent tout au long de l'année le lundi soir (19h30-21h30) à Biot et le vendredi midi (12h30-13h30) à Valbonne.

Pour les Sophiapolitains (et les autres) qui souhaitent découvrir le tag, il y aura un stand pour l'ouverture des jeux de Sophia le samedi 1 juin 2013 et le tournoi (amical) le dimanche 23 juin 2013.

Petite vidéo qui montre les différentes phases de jeux (in English, sorry) :