Articles
Friday, 07 June 2019
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Thym en fleur

Quoi de mieux pour occuper un vendredi de l'ascension qu'une petite balade sur les hauteurs de Grasse ? Comme en Décembre dernier, l'objectif est le radar de l'aviation civile (Haut-Montet) situé à 1335m d'altitude. Cette fois, il n'est plus question de suivre la conduite de gaz, mais de faire le détour par le col du Clapier. Autre changement : le point de départ qui se fait désormais à partir des terrains de tennis, juste au dessus d'altitude 500. Le parcours est donc porté à un peu plus de 10km aller et autant pour le retour.

Fleur

Début de la randonnée sur les coups de 10h afin de profiter encore un peu de la fraîcheur matinale (~20°C). Le départ est le même que pour le tour de la Marbrière, autant dire que l'on grimpe pas mal sur les premiers kilomètres.

Une fois arrivé tout en haut, il ne faut pas bifurquer vers la Marbrière, mais suivre le chemin principal qui débouche sur le vallon de St Christophe.

Ne pas bifurquer vers la Marbrière

La partie suivante est moins intéressante puisqu'il faut suivre la route sur 1km avant de prendre le chemin forestier en direction du col du Clapier.

Bifurquer vers le col du Clapier Chemin forestier

C'est alors que l'on rejoint la conduite de gaz. Attention à bien poursuivre sur le sentier balisé blanc et rouge et non sur le chemin de la conduite.

Vers la conduite de gaz Les antennes

Vallon St Christophe Continuer sur le chemin balisé

La sortie se fait juste avant la GAEC de la Malle. Poursuivre dans cette direction et prendre le sentier qui la contourne (sur la droite) avant le portail principal sans trop prêter attention aux panneaux d'interdiction d'entrée.

Le plateau de la Malle, d'en bas

Un peu plus loin, il faut tourner sur la gauche en direction du col du Clapier.

Ascension du col du Clapier Ascension du col du Clapier

Vue sur la mer

Au fur et à mesure de l'ascension, le superbe plateau de la Malle se dévoile et même à une centaine de mètres, l'odeur des ovins picote le nez.

Plateau de la Malle

Herbes sèches battues par le vent, thym en fleur. Le comité d'accueil du Clapier est splendide.

Herbes sèches et thym Fleur

Depuis les 1257m d'altitude, on a une vue époustouflante sur le plateau de la Malle, celui de Caussols et celui (au loin) de Calern. Ce détour se révèle au final plus intéressant que le chemin de la conduite de gaz ! On pourra aller explorer les quelques bergeries en ruine.

Plateau de Caussol et Calern

La suite se fait en direction du Haut-Montet, soit par la gauche (chemin balisé en jaune), soit en suivant le bord de la falaise sur la droite. L'idéal est de passer par le second à l'aller même s'il est moins évident.

Traverse du col du Clapier

Retour sur le chemin principal de la conduite. Cette fois, c'est tout droit.

Sans traîner, mais sans courir non plus, il faut bien compter ~2h30 pour atteindre le radar. Après quelques photos, il est temps de faire une pause bien méritée avec un bon casse-croûte.

Le radar du Haut-Montet

Le temps est assez brumeux sur la côte, dommage.

Depuis le Haut-Montet

Le retour suit le même chemin (sauf traverse depuis le col du Clapier), mais est plus rapide (~2h10).

Chemin balisé jaune

Pour l'anecdote, la semelle de ma chaussure droite, sûrement sous le charme du paysage, a décidé de rester sur place à mi-chemin, autant dire que les descentes dans les cailloux avec seulement une mini-semelle s'est révélée plutôt désagréable !

Tuesday, 21 May 2019
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Parapluie rose

Couleurs des îles, parfums exotiques. Voilà la promesse de cette édition 2019. D'un point de vue décoration de la ville, le thème a visiblement moins inspiré le comité d'organisation que lors des deux éditions précédentes. Néanmoins, en ce qui concerne les animations, le public n'était pas en reste avec (entre autres) du théâtre, de la danse, un défilé de mode ainsi que ses traditionnels stands sur le cours Honoré Cresp. D'autant plus que le temps, certes changeant, aura été clément.

Une fois passé les portes de la villa Fragonard, l'émerveillement est toujours au rendez-vous devant cette capacité des rosiéristes à créer chaque année de nouveaux styles et couleurs ! J'ai été hélas un peu déçu par l'objectif de mon Canon EOS M10 qui n'a pas réussit à rendre des photos aussi belles que la réalité, il a eu beaucoup de mal à gérer la forte luminosité de la journée.

Sur le cours :

Rose blanche, col rouge

Rose orange, Grasse en arrière plan

Rose violette Roses violet clair

Rose moutarde

Rose blanche, liseret rose Rose jaune, liseret rouge

Rose jaune, liseret rouge

Rose blanche, coeur rosé

Quelques clichés du concours :

Roses roses Rose jaune, liseret orange

Roses blanche, liseret rose Roses blanches et roses

Rose blanche, coeur saumon Rose blanche, coeur rose

Roses rouges Roses rouges

Roses roses Roses roses

Roses tachetées Roses roses

Roses blanches, coeur rose Roses blanches, coeur rose

Rosier de la villa Fragonard

Rose blanche, col rouge Rose blanche, col rouge, abeille

Rose jaune

Statue de la place aux Aires

Monday, 31 December 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Départ depuis le col du Pilon

C'est une boule blanche qui trône au dessus du plateau de la Malle. Beaucoup la prennent pour un télescope (du fait de la proximité du plateau de Caussols). Il s'agit en réalité d'un radar de l'aviation civile ! C'est également l'objectif du jour.

Pour s'y rendre, deux options s'offrent à nous : commencer le tour de la marbrière, puis tourner vers St Christophe, ou démarrer à partir du col du Pilon. C'est la deuxième option (plus courte) qui a été choisie. Autant le dire de suite, il s'agit d'une randonnée difficile (distance et dénivelé importants).

Il faut donc se rendre au col du pilon, à l'entrée de St Vallier-de-Thiez, peu après la maison d'arrêt de Grasse. L'objectif est de suivre le chemin tracé à travers la montagne. C'est une canalisation de gaz à haute pression. Elle est symbolisée par des nichoirs jaunes.

La randonnée commence tranquillement avec un beau parcours forestier.

Dans les bois Dans les bois, contre jour

Puis, la pente se fait plus forte, le sol est instable (beaucoup de cailloux).

Chemin qui suit la canalisation panorama à mi côte

Une fois arrivé au sommet, on aperçoit le second objectif : les antennes !

Aperçu des antennes

Si le chemin semble tout tracé, il faudra pourtant contourner par la gauche une propriété privée et clôturée afin de rejoindre une route. À 11h du matin, elle est encore gelée. Pourtant, le temps est idéal pour se promener.

Chemin encore gelé

C'est à ce moment qu'il faut être vigilant et bifurquer sur le GR4 signalé en rouge, sous peine de faire un grand détour ! Il faut bien penser aux nichoirs jaunes qui "balisent" le chemin.

Bifurcation du GR4

Une fois passé les antennes, on n'entend plus le bruit de la route, l'air est pur, le soleil nous réchauffe généreusement, c'est un vrai régal.

Au loin, une maison Cabane en pierre

Il va falloir attaquer la descente, le radar en ligne de mire. Un peu moins raide que la précédente, elle n'en reste pas moins instable par endroit.

Descente vers le plateau de la Malle

Au loin on aperçoit un château. On n'imagine pas, du fait que l'endroit est reculé, mais il y a plusieurs maisons sur le plateau et quasiment toutes sont habitées (même en hiver).

Au loin un château

En regardant plus près, un chamois a coupé le chemin en deux bonds. Trop rapide pour prendre une photo ! Une fois au bas de la pente, il faut être de nouveau vigilant et tourner sur la gauche pour suivre le GR4 qu'il faudra laisser de côté un peu plus tard et poursuivre sur l'arrête de la montagne en direction du radar.

Malheureusement la randonnée s'est arrêtée devant la clôture des maisons bordants la route (au pied de l'ascension finale !!), il n'y avait à priori pas de chemin pour la contourner et l'information du GR4 n'a été connue que lors du retour en discutant avec un autre randonneur. C'est rageant, surtout que le détour par le GR4 fait quand même 2km.

Autre déception : les nuages sur le littoral qui ont gâché le panorama.

Panorama brumeux

Attention à la descente finale, le dénivelé est important et les pierres toujours aussi roulantes. Malgré tout ce fut une très belle journée de décembre.

Tuesday, 27 November 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Parlons peu, parlons chats ! Je voudrais mettre en lumière un phénomène qui n'est certes pas nouveau, mais peu connu du grand public et surtout contre intuitif : la lipidose hépatique. Commençons par décomposer ce nom barbare : lipidose vient de lipide (les graisses) et hépatique : du foie. La lipidose hépatique est donc une hépatite causée par l'arrivée massive de triglycérides (un élément de la classe des lipides) dans le foie.

Jusque là rien d'anormal étant donné que le foie est (entre autres) un organe de stockage et de transformation des graisses (miam, le bon foie gras dont on se délecte les jours de fête). Le problème intervient quand il y a un excès de graisses qui provoque une hépatite, donc une destruction des cellules du foie : il est "innondé".

Quel rapport avec les chats me direz-vous ? Mécanisme de survie primaire, lorsque nos chères petites bêtes à poils arrêtent de s'alimenter (initialement à cause d'un manque de proies sauvages, comme en hiver par exemple), le foie va récupérer un maximum de graisses stockées dans le corps pour permettre la redistribution aux organes et donc de poursuivre une activité normale. Ce genre d'anorexie peut également être causé par un stress important (changement d'environnement, nouvel arrivant dans le foyer...). Tandis que chez l'humain, et pour les mêmes causes, cette gestion des graisses continue à être régulée "normalement". D'un point de vue extérieur, l'hépatite se manifeste par un jaunissement progressif : muqueuses, yeux, peau.

Petit problème : ce phénomène intervient également lorsque les chats arrêtent de s'alimenter pour une cause autre telle qu'une maladie et plus particulièrement une maladie liée à l'alimentation/digestion : problème d'oesophage, de pancréas, d'estomac, de côlon...

Ce mécanisme normal à l'état naturel devient hélas mortel pour un animal domestiqué. Pourquoi ? À cause du surpoids ! Manque d'activité, vie confortable, nourriture à volonté et surtout stérilisation qui fait chuter le taux d'hormones et donc ralentit le métabolisme entraînant une élimination plus lente des graisses absorbées. Même un chat qui paraît "normal" est déjà en surpoids par rapport à ce qu'il devrait être à l'état sauvage.

La conclusion est simple : lorsqu'un chat arrête de s'alimenter, c'est qu'il est malade et il faut l'emmener d'urgence chez un vétérinaire avec prise de sang OBLIGATOIRE pour trouver la cause de la maladie et la traiter rapidement avant que cela ne provoque une hépatite qui peut rapidement devenir irréversible. Si le vétérinaire ne trouve rien ou est trop léger, ne pas hésiter à en consulter un autre, même si ce n'est pas le vétérinaire habituel, même s'il est plus loin, même s'il est plus cher. Car Une fois que ce mécanisme est enclenché, les chances de survie sont faibles et il faut alors recourir à des traitements invasifs dont l'issue est incertaine. Pire encore, l'anorexie du chat est un cercle vicieux, car elle provoque des vomissements répétés qui ne lui donnent pas envie de reprendre son alimentation normale. Le chat se meurt à petit feu. D'où l'intérêt d'une prise en charge rapide.

C'est malheureusement l'expérience qui parle...

Tuesday, 16 October 2018
|
Écrit par
Grégory Soutadé

Le compostage domestique revient à la mode ! Et il n'y a que des avantages à cette pratique : réduction des déchets domestiques, aération et enrichissement du sol, production de terreau. Bon, pour cela il faut évidemment un petit carré d'herbe disponible, la version "en appartement" étant quand même moins sympa.

Petit hic, la plupart des composteurs sur le marché sont énormes : 200l ou plus. Pas très pratique quand il n'y a pas beaucoup de personnes dans le foyer et/ou que la place que l'on peut allouer au composteur est réduite. En me baladant à Gamm'vert, j'ai trouvé une jardinière qui, avec un peu d'imagination, est devenu un parfait (modeste) composteur !

Pour 25€, on peut y trouver une jardinière de 40cm x 40cm x 39cm pour un volume de 44l. L'avantage est qu'elle est en bois (un composteur en plastique, quelle hérésie !) et qu'il est déjà traité pour l'extérieur (même si on peut rajouter une couche de lasure pour la déco).

Jardinière Gamm'vert

En la retournant, on s'aperçoit que la partie basse est simplement vissée. Pas très droit d'ailleurs...

Fond de la jardinière

Avec un peu d'huile de coude (ou une bonne visseuse/dévisseuse), il faut retirer les 4 vis. On obtient ainsi un cube sans fond qui sera parfait pour faire le lien avec la terre.

Fond de la jardinière, zoom sur les vis

Mais ce n'est pas fini ! Il faut maintenant remettre les vis dans le SENS OPPOSÉ à leur position d'origine, en les laissant dépasser de moitié. Et voilà un couvercle amovible sur les 4 côtés !

Fond de la jardinière avec les vis inversés

Si notre belle réalisation ne pose pas de problème au quotidien, elle offre cependant un peu moins d'ouvertures pratiques pour l'aération du compost et la récupération de ce dernier en fin de saison comparé à ceux que l'on peut trouver dans le commerce.

Résultat final

Est-ce que ça marche ? Après plusieurs semaines d'utilisation, rien à redire. Le compost ne dégage aucune odeur (même une fois ouvert), on l'oublie simplement au fond du jardin. Naturellement, pour arriver à ce résultat, il faut respecter les règles de base du compostage, autrement dit : bien positionner le bac (exposition, humidité, vent, niveau du sol) et ne pas y mettre tout et n'importe quoi, ce qui n'est pas forcément le cas de beaucoup de personnes qui ont par la suite une image assez négative de cette pratique.