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Friday, 27 January 2017
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Écrit par
Grégory Soutadé

Canon EOS M10

Le père noël m'a gâté cette année (ou plutôt le pré père noël, mais ceci est une autre histoire) : un canon EOS M10 blanc. Il faut dire que ma famille en avait marre que je squatte leur appareil photo lors des randos !

Habituellement, je photographie avec un reflex Pentax K3 qui a le bon goût d'être tropicalisé. Autant dire que ce n'est pas le plus pratique à transporter. Il est "lourd" et encombrant, d'autant plus que 95% de mes photos sont des paysages (ou monuments). Pendant la rando, je ne peux pas non plus me permettre de passer plusieurs minutes à régler les paramètres pour prendre une photo, je suis donc la plupart du temps en mode automatique (j'ai une grande confiance dans la bête). D'ailleurs, je ne retouche aucun de mes clichés ! J'utilise seulement le logiciel Hugin pour créer des panoramas. J'entends déjà les puristes crier au scandale, mais c'est ainsi.

Du coup, à chaque passage dans un magasin de techno (style fnac, darty...) je lorgnais sur ces grosses bêtes qui ont connu un sacré boom il y a quelques années. Mais le trio prix/encombrement/nombre d'utilisation ne m'a jamais fait céder. Surtout que ma volonté est de faire de belles photos et non pas forcément de la Photographie. Déformation professionnelle oblige, j'étais encore plus attiré par ces fameux compacts experts. Néanmoins, le trio sus-cité reste quand même un frein.

Le père noël est venu à ma rescousse ! Conclusions pour les plus pressés : Après un premier test grandeur nature, le canon EOS M10 est équivalent POUR MON USAGE au pentax K3 auquel je suis habitué.

Ce modèle est sorti il y a un peu plus d'un an maintenant (octobre 2015). C'est l'avant dernier né de la gamme M de Canon. Il est équipé de base avec l'objectif EF-M 15-45mm f/3.5-6.3 IS STM et du SoC Digic 6 pour le traitement de l'image.

Optique

L'objectif de base est réellement bluffant. Si (à vue de nez), l'auto focus (on peut régler le point de focus directement sur l'écran) est un peu plus lent que celui du pentax (mais tout à fait correct), l'objectif est tout aussi performant en ce qui concerne la qualité de l'optique (ouverture, focale, aberrations) tout en étant (beaucoup) plus petit et plus léger. Le bokeh est un peu moins élégant, mais tout à fait correct.

D'après les spécifications techniques, la sensibilité ISO peut monter jusqu'à 12 800. Disons le clairement, au-delà de 3200 la qualité est vraiment sale (restons poli). La balance des blancs est bien calibrée de base et le capteur CMOS 18M de pixels fait des merveilles.

Le flash est intégré, ce qui est une bonne chose. Il semble un peu fragile avec son bras frêle (pur ressenti), je n'ai pas l'habitude de l'enclencher.

Il est également possible d'utiliser les objectifs standards de Canon via une bague d'ajustement (vendue séparément). Vu le prix de l'ensemble et mon utilisation, je reste avec l'objectif fourni de base, plus pratique à transporter.

Boîtier

Le boîtier est de bonne qualité : beaucoup mieux qu'un compact, mais moins bien qu'un reflex (je pense qu'à utilisation égale, il s’abîmera plus vite). La prise en main est forcément un peu moins bonne. Pour autant, ce n'est pas réellement gênant (avec des mains moyennes). L'écran tactile capacitif est réactif. La luminosité y est fixe, mais réglable (une luminosité variable aurait été appréciable). L'écran peut pivoter à 180°C et ON S'EN FOUT, je ne suis vraiment pas amateur de selfies. Le boîtier dispose d'une molette pour ajuster l'ouverture. De mon point de vue, il en manque une deuxième pour la vitesse d'obturation. Quelques touches sont personnalisables, mais un peu limité tout de même (on ne peut pas leurs attribuer toutes les fonctions).

Je regrette sincèrement de ne pas avoir de viseur. L'utilisation de l'écran pour cadrer n'est tout simplement pas pratique, surtout qu'il faut pousser la luminosité au maximum en extérieur !

Côté connectique, nous avons droit à de l'USB, du HDMI, du Wifi et du NFC. Ce dernier ne servant qu'à transmettre les paramètres Wifi à un téléphone. Il me semble que l'USB ne permet pas de recharger la batterie (à confirmer, j'utilise le chargeur fourni). Outre le classique transfert de photo, le Wifi permet (fonctionnalité intéressante) de contrôler son appareil à distance ! Il est également possible d'imprimer directement les photos sans passer par un ordinateur. Il n'y a pas de module GPS intégré, ce qui n'a rien de catastrophique (et permet d'économiser de la batterie).

Vidéo

L'appareil est capable de filmer en full HD (1080p à 30 images/secondes). Je n'ai pas testé ce mode, ce n'est pas un critère pour l'achat d'un appareil photo.

Interface

L'interface est simple et plutôt bien conçue. On arrive généralement à trouver ce que l'on cherche après quelques minutes.

Bilan

je dois faire une confidence. La première fois que j'ai manipulé l'appareil, j'ai été extrêmement déçu du résultat. La faute en revient à Canon qui veut adresser un public amateur, alors que l'appareil dispose de ressources formidables. Pour exploiter tout son potentiel, il faut apprendre à le maîtriser en profondeur (alors que c'est beaucoup plus simple avec un reflex). La première chose à faire est donc de modifier absolument TOUS les paramètres par défaut et en premier lieu limiter la montée en ISO.

Autre point négatif : le temps nécessaire pour déclencher la prise de vue, que ce soit à l'initialisation ou entre deux photos. En effet, même si l'auto focus est relativement rapide, il faut attendre la fin de l'affichage de la photo en cours pour reprendre la main. Paramétré par défaut à deux secondes, c'est parfait dans la plupart des cas, mais peut être très gênant quand on est plus pressé, là où ce processus est instantané pour un reflex. Problème également, le M10 refuse de déclencher tant qu'il n'a pas fait le point. Pour pallier à ce problème (et à un auto focus parfois un peu capricieux), il faut le passer en mode "auto+manuel" puis bouger légèrement la bague du focus pour reprendre la main et pouvoir déclencher.

L'EOS M10 est donc presque parfait. De part sa très bonne conception, son faible encombrement, ses fonctions avancées et son prix abordable, il ravira petits et grands. Pour ma part, le tout récent EOS M5 semble répondre aux quelques défauts que je trouve sur le M10, mis à part qu'il coûte quatre fois plus cher...

Quelques photos

Retour sur le chemin du paradis. La randonnée a été effectuée fin décembre, on ne peut donc pas trop comparer avec la précédente réalisée en mai (la luminosité étant différente). Si les courants d'air étaient relativement froids, le dénivelé combiné au soleil généreux de cette fin d'année permettait tout de même de se promener en t-shirt (uniquement au soleil). Le résultat correspond à mes attentes en matière de photo : mon petit EOS M10 égale le Pentax K3. Pour avoir une comparaison un peu plus juste (mais pas parfaite), il faut regarder les photos de la randonnée du baou de la Gaude de décembre dernier.

Chemin du paradis Point de vue

Le focus peut être capricieux dans certains cas (il faudra passer en manuel)

Le focus est fait sur le coin de la fleur et non les pétales

Le contre-jour est parfaitement géré (mode automatique).

Contre-jour

Le bokeh est un peu léger.

Test de bokeh sur une table dressée

Photo prise sans flash dans un contexte de faible luminosité. Le résultat est vraiment bon, mais le sujet ne doit pas trop bouger sous peine de rendre la photo floue.

Faible luminosité

Pixum

Faire de belles photos, c'est bien. Garder une trace de nos événements, voyages... c'est chouet. Avec l'avènement du numérique, on mitraille à foison et on stocke, on stocke, des photos qui, même superbes, resteront dans un dossier de l'ordinateur parmi tant d'autres. Ce qui est quand même fort dommage. Une photo n'est belle que quand on la voit et nous avons perdu l'obligation le réflexe du tirage !

Pourtant, il existe des services qui permettent de réaliser des livres photos avec nos meilleurs clichés. Bien sûr, la qualité est un peu inférieure au développement classique sur papier photo, mais elle est suffisamment bien pour garder un souvenir ou (idée cadeau) l'offrir à nos proches.

Pour ces fêtes de fin d'année (et avec l'aide de l'EOS), j'ai utilisé le service proposé par Pixum sur conseil du comparatif de tomsguide. Je dois dire que la qualité est au rendez-vous. Le prix est quant-à-lui très raisonnable (~30€) et les délais très courts (4 jours ouvrés pour l'avoir en main propre). De plus, il offre un logiciel hors ligne pour réaliser son livre, ce qui est beaucoup plus rapide et performant que les versions web. Cerise sur le gâteau, c'est un logiciel multi plateforme (attention aux bibliothèques partagées qui peuvent être un peu anciennes, notamment gstreamer...) qui offre plein de possibilités et de cadres pour mettre en valeurs nos photos. Il n'est pas forcément simple à prendre en main au premier abord (notamment, il n'y a pas de redimensionnement des photos à la taille du cadre), mais une fois cette première phase passée, on déroule rapidement.

Thursday, 15 December 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo Innocent

La marque innocent commence comme une belle histoire. Une petite start-up créée par trois jeunes diplômés anglais. Les premières années sont difficiles, mais finalement les smoothies de la marque, et bientôt les jus de fruits, deviennent une vraie multinationale avec l'appui de The Coca-Cola Company qui acquiert 18% en 2008 avant de l'engloutir complètement cinq ans plus tard. Une croissance continue, des produits de bonne qualité et une bonne image de marque. Le plus dur reste de se maintenir au sommet !

Pour y parvenir, innocent essaies de garder cet esprit sympathique de start-up (au moins en apparence). Si elle adhère au programme "1% pour la planète", elle se démarque surtout de ses concurrents par un marquage de ses emballages légers et plaisants. Ainsi, on retrouve sur les différentes bouteilles des blagues, des anecdotes, des récits...

Récemment, on pouvait (peut ?) lire ce texte sur les bouteilles de jus d'orange :

Horoscope du jour

Avec un jus innocent

Vous vous levez à 5h du matin, du 1er coup.
Les oiseaux chantent et vous servent le petit-déj.
Au moment de partir au travail, le bus vous attend.
Il est vide. Une fois arrivé(e), votre patron vous annonce qu'il vous offre 2 ans de vacances.
Pour vous remercier d'être vous, simplement vous.

Vous vous rendez donc à l'aéroport où vous découvrez un vieux parchemin :
c'est le secret de l'immortalité. La vie est belle, non ?

Sans un jus innocent

Le réveil sonne avec 54 min de retard.
Vous courez à la douche.
Plus d'eau chaude.
Vous partez au travail.
Sur la route vous croisez votre belle-mère qui vous invite à déjeuner chez elle dimanche.

Arrivé(e) au bureau, on vous annonce qu'il y aura des choux de Bruxelles à la cantine.
Vous jetez un regard à la fenêtre, une météorite se dirige vers la Terre.
On dirait que la prophétie maya disait vrai.
Désolé.

C'est un petit texte amusant qui fera sourire de bon matin. Néanmoins, les conclusions des deux récits m'ont interpellées. D'un côté, le bonheur absolu symbolisé par la vie éternelle et de l'autre, le malheur symbolisé par la mort. Maintenant, amusons nous à écrire la suite de ces histoires.

...
Vous vous rendez donc à l'aéroport où vous découvrez un vieux parchemin :

c'est le secret de l'immortalité. La vie est belle, non ?

Vous prenez votre avion pour Bali afin de profiter de vos vacances en famille.
Après deux mois passés sur l'île à surfer, vous faire dorer la pilule et écumer les bars de l'île,
vous tournez en rond et décidez de rentrer sur Paris.
Toujours parce que c'est vous, votre patron vous offre des vacances à vie.
La vie reprend son cours normal pour votre famille et vos amis.
Vous restez seul toute la journée en attendant qu'ils reviennent.
Pour tromper l'ennui, vous commencez à fumer.
L'idée d'un quatrième tour du monde ne vous excite plus.
Mais le plus dur reste encore le décès de votre conjoint(e) à l'âge de 85 ans.
Difficile également de ne pas pleurer à l'enterrement de votre meilleur ami.

Vos enfants sont partis aux quatre coins du monde.
Difficile de se partager pour aller garder les petits enfants.
Le temps passe, les modes, les gens changent.
Ce que vous aviez connus auparavant n'existe plus.
Vous êtes un peu perdu dans ce nouveau monde.
Tout va bien, vous êtes immortel.

...
On dirait que la prophétie maya disait vrai.

Désolé.

La météorite s'écrase sur la Terre créant un épais nuage de poussière.
Vous vous réfugiez dans les abris construits à cet effet.
Le temps et long, les distractions sont rares, la nourriture est fade.
Il faut sans-cesse travailler pour maintenir la centrale en état de marche.
La moitié de la population mondiale décède rapidement.
Trois ans plus tard, la poussière est retombée.
Il faut dire que tout le monde a travaillé d'arrache pied pour permettre le renouvellement de l'atmosphère.
Heureusement que beaucoup d'espères ont pu être préservées dans l'arche souterraine.
La vie ne reprendra que très doucement.
Cette terrible épreuve où toute forme de vie a failli disparaitre sur Terre.
Cette épreuve où chacun a dû donner du siens a rapproché les peuples.
Il n'est désormais plus établi de frontières.
Chacun est libre de se déplacer comme il le souhaite.
Chacun travaille pour la communauté.
Les humains ont décidé de ne plus sur exploiter les maigres ressources qui restent.
Ils vivent désormais en harmonie avec leur environnement.
Ils connaissent une période de paix et de prospérité pour les cent prochaines années.

Alors, vous le prenez ce jus d'orange ?

Wednesday, 23 November 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Profitons du redoux automnal pour faire une petite balade au Gué du Malvan. Il s'agit d'une randonnée facile (~1h10 aller) dont le départ se situe à Tourrettes-sur-Loup (au niveau de l'école, en direction de Vence).

Le premier kilomètre est très urbanisé, l'on passe devant les villas cossues de la commune (comme quoi, il n'y a pas que le bord de mer qui attire l'argent).

Il s'agit alors de s'enfoncer dans un sous-bois (non loin des habitations) pour enfin retrouver des chemins plus au calme. Une alternative est de commencer à Notre Dame des Fleurs.

L'idéal est d'y aller peu après midi afin de profiter des quelques rayons de soleil (qui se couche tôt en cette saison). Les jeux de lumière sont ravissants en cette saison.

La première étape (et la plus intéressante), est l'arrivée à la chapelle St Raphaël. Enfin, l'arrivée à la nouvelle chapelle (1860). L'ancienne étant en ruine, construite sur un rocher fissuré de toutes parts et à moitié écroulé. Elle n'est ouverte qu'un soir par an : le 24 juin pour la St Jean-baptiste.

On peut ensuite poursuivre jusqu'au gué, qui permet de traverser la rivière du Malvan.

Il y a quelques ruines un peu plus en hauteur, mais elles ne semblent pas accessible.

Une fois arrivé, trois solutions s'offrent à nous : rebrousser chemin, continuer par le GR51 ou faire la boucle du "Circuit du Malvan" qui mène en direction de Vence. La première option est choisie après avoir longuement profité du calme qu'offre ce poste reculé. On entend malgré tout quelques motos trop bruyantes plusieurs kilomètres en contre bas, ainsi que les avions qui se dirigent vers Nice.

Sans être la plus extraordinaire, cette promenade tranquille est parfaite pour un dimanche de novembre.

Friday, 28 October 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

J'ai changé ! Ah non, ça c'est moi

On nous avait promis un choc de simplification en 2013. Le gouvernement tient un décompte des mesures annoncées sur un site conçu pour l'occasion. Seulement voilà, dans les faits, le citoyen ne voit pas vraiment de changement. Et pour cause, la simplification telle que pratiquée à l'heure actuelle ne consiste qu'à rajouter une couche et des exceptions sur les dizaines de mesures déjà présentes (ou à passer par le numérique). La France est connue pour la lourdeur de son administration, lourdeur qui provient en partie de la fiscalité. Le choix politique de notre système fiscal s'est originellement tourné vers le cas particulier. Chaque mesure, chaque taxe correspond à un cas particulier : une taxe correspond au financement d'une mesure et elle n'est appliquée qu'aux personnes concernées. Le tout est couplé à un système de progressivité : celui qui gagne plus est plus taxé, et parfois à un mécanisme d'incitation : pour une (bonne) action donnée, il y a un allègement de taxe.

Si à la base, ce système se veut le plus juste possible, il en résulte une énorme usine à gaz que personne ne peut aborder dans sa totalité. Système qui, à la fois s'alourdit d'année en année, mais qui est aussi très volatile (ce qui est mauvais pour une vision et des investissements à long terme). Ce deuxième point intéresse particulièrement les politiques. En effet, plus il y a de taxes différentes, plus il y a de leviers disponibles ! On peut augmenter les revenus de l'état de manière quasi transparente pour les citoyens. De plus, si on veut créer une nouvelle réforme, on peut l'associer à une taxe idoine qui sera payée par la tranche visée. Autant dire que c'est l'"enfer" pour ceux qui doivent le gérer (voire la complexité des systèmes d'information de l'administration fiscale et l'incompatibilité de ceux-ci entre les différentes caisses), pour ceux qui en bénéficie (le fisc vient rarement vous voir pour vous dire que vous n'avez pas usé de vos droits pour telle ou telle prime) et pour ceux qui le finance (qui doivent connaître la myriade de taxe auxquelles ils sont assujettis), particulièrement quand on ne se trouve pas dans le moule.

Pour sa campagne à l'investiture des Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet propose un taux d'imposition unique (de l'ordre de 22.5% comme c'est le cas actuellement pour les auto-entrepreneurs). Fini donc les effets de seuil, mais aussi fini la progressivité. Voilà l'égalité de tous face à l'impôt. C'est donc une position plutôt libérale qu'elle adopte. Position qui suscitera de fortes réactions réfractaires si elle est mise en œuvre. Néanmoins, si l'on combine la base de cette réforme avec une volonté de simplification, l'on pourrait aller beaucoup plus loin ! Quelques idées qui se basent sur un monde utopiste et sûrement beaucoup trop simpliste : la fusion de toutes les taxes et de tous les impôts.

C'est la pauvreté qu'il faudrait taxer, ça inciterait les gens à devenir riche

Salariés

Si on regarde les taxes et impôts en détail pour un salarié standard, on peut compter au moins : charges patronales, charges salariales, impôt sur le revenu, TVA(s), impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière, taxe d'ordures ménagère, taxe sur l'audiovisuel...). Ce qui nous amène à un taux d'imposition global de l'ordre de 50%/60% (à la louche). L'objectif ici est d'avoir un seul impôt, prélevé à la source, de l'ordre de 50%. Ensuite, plus aucune taxe, ni impôt supplémentaire : adieu TVA, impôts locaux, frais de succession, plus valus immobilière... Cela vaut pour les traitements et salaires, mais aussi pour tous les autres revenus. Charge au gouvernement de répartir ce budget fixe. Ce dernier devra tenir compte de la nature des revenus pour l'affecter aux canaux appropriés. Particulièrement ce qui concerne les cotisations retraite, chômage et sécurité sociale. Les communes se verront affecté un budget dépendant directement de leur taille.

Non, l'objectif n'est pas de ruiner les bas salaires. Aujourd'hui, le gouvernement redistribue en utilisant plusieurs canaux selon sa situation familiale (nombre d'enfants à charge, parent isolé), fiscale (revenu) et patrimoniale (niches fiscales) : des canaux fiscaux avec un allègement de taxe, un crédit ou une exonération des différents impôts (revenu, locaux), des primes (prime à la casse) et des allocations (allocations familiales). Le but serait de regrouper tous ces mécanismes en une seule allocation mensuelle prenant en compte l'ensemble des paramètres du foyer fiscal. Le tout, calculé automatiquement à partir de la situation déclarée du citoyen.

Régimes spéciaux

Dans la continuité d'une réforme égalitaire, il ne devrait plus exister de régime spécial, ni de différence entre employés de la fonction publique et du privé. Deux seuls types de contrats seraient disponibles : CDD et CDI. Concernant le calcul de la retraite, plutôt que des formules compliquées favorisant certaines classes ou populations, il faudrait réaliser une moyenne des cotisations indexées (comprenant plancher et plafond) afin que le système soit à l'équilibre. Contrairement au régime actuel qui fait peser le poids des retraites sur les actifs (et que se passe-t-il en cas de papy boom ??).

Entreprises et indépendants

Je voudrais placer plus de trois millions... N'importe où, en moins de 8 secondes

Comme pour les personnes physiques, les personnes morales devraient voir leurs bénéfices imposé à 50% sans autre forme de taxe ou d'impôt. Car, plus encore que les citoyens, elles sont sujettes à des dizaines de taxes en tout genre. Résultat, si une entreprise est en difficulté ou ne réalise pas de bénéfice, elle n'est pas sur taxée sur ce qu'elle n'a pas gagné. Concernant les formes, il serait là aussi plus simple de n'en retenir qu'une seule : la société par actions à responsabilité limitée. Libre au(x) fondateur(s) de choisir le mode de gérance, la répartition des actions, l'entrée ou sortie de nouveaux actionnaires, tout en gardant obligatoire la soumission des comptes annuels au tribunal de commerce ainsi que la déclaration de la masse salariale à l'URSSAF. Les dividendes perçues par les actionnaires entrent directement dans l'impôt sur le revenu. Les indépendants, artisans, agriculteurs, devront ainsi créer leur société afin de supporter légalement l'activité. Ce qui n'empêche pas d'avoir des frais de gestion liés à l'immatriculation d'une nouvelle entité. Comme pour les citoyens, les sociétés qui bénéficient d'avantages fiscaux se verraient créer un guichet unique afin de récupérer leur dû.

Conclusion

Cette on se partage le cochon

Ce nouveau système (simpliste), bien que moralement fondé, est utopique. Il empêche l'état de multiplier les taxes à foison (et la tentation de rajouter des taxes exceptionnelles serait grande). Il l'empêche également de jouer finement sur la fiscalité pour augmenter les revenus de l'état (ou faire des cadeaux fiscaux à l'approche des échéances électorales). Il empêche les taxes incitatives par bonus/malus (qui sont censées s'auto-financer). Il oblige l'ensemble des personnes morales et physiques à être imposé pour des biens et services qu'elles ne consomment pas forcément (TVA obligatoire). Autant dire, qu'aucun politique n'aura jamais l'audace de le proposer. Pourtant, les bons côtés seraient : une égalité de tous face à l'impôt, un guichet unique tant en perception qu'en rétribution, ainsi qu'une simplification des démarches administratives. L'ensemble des points positifs semblent dérisoires. Pourtant, faciliter la création et la gestion des entreprises/foyers revient à donner un coup d'accélérateur à l'économie en supprimant des millions d'heures que perdent chaque année les Français dans de la paperasse administrative inutile.

Thursday, 29 September 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Drapeau du Portugal flottant au château St Jorge

Ce qui manque le plus en revenant en France, ce sont les Portugais ! Il y a au Portugal cette douceur de vivre que partage un peuple chaleureux. Si on y a ajoute un climat doux (bien que le mercure s'amuse parfois à flirter avec les 40°C), ainsi que des prix bas, il n'est pas étonnant qu'il soit devenu un lieu de villégiature privilégié pour nos retraités. Le Maghreb offrait les mêmes prestations (avec la langue française en plus !), mais le printemps Arabe et l'instabilité politique de toute la région a ruiné ce levier économique. Espérons que la chute des dictateurs profitera rapidement au peuple. Néanmoins, la barrière de la langue n'en est pas vraiment une. Les Portugais (surtout les jeunes) sont très à l'aise avec l'anglais, et, souvent, parlent quelques mots de français. Sinon, des bases d'espagnol suffisent pour comprendre l'écrit.

Si en tant que touriste, on ressent bien cette douceur de vivre, il ne faut pas croire que les locaux se la coulent douce. Bien au contraire, c'est un peuple qui ne rechigne pas à la tâche ! Et même sous 40°C, en uniforme, un agent de la police municipale fait la circulation sans sourciller, des ouvriers de la voirie refont le pavage des trottoirs. Les commerces, s'ils ouvrent plus tard que chez nous (10h en général), ferment aussi plus tard (20h/21h). Les restaurants et les bars sont ouverts tard le soir.

Car, oui, tous les trottoirs sont pavés ! Avec des petits pavés blancs quasi rectangulaires, parfois intercalés par des pavés noirs afin d'imprimer des motifs. C'est un travail énorme qui offre un résultat authentique. Attention cependant, si les portugais connaissent l'art du pavage, il n'en est rien concernant celui du terrassement ! Sans de bonnes chaussures, les promenades deviennent vite usantes pour les membres inférieurs (mollets, chevilles, pieds). Cet art du pavage se retrouve également sur les murs avec les fameux Azulejos qui font partie de la caricature classique des Portugais (bien qu'ils furent importé par les Maures). Ce sont des carreaux ou des faïences marqués par des motifs plus ou moins élaborés, mono ou polychrome, que l'on retrouve sur les murs (tant intérieurs, qu'extérieurs) des maisons traditionnelles.

Autre anecdote de voyage : celle d'une employée d'un hôtel qui parcourt tout le village en courant parce que j'avais payé 10€ de trop sur la note. D'ailleurs, pour ceux qui prennent un hôtel, il ne faut surtout pas souscrire à un petit déjeuner ! Certains établissements, peu chers, offrent de l'oasis comme jus d'orange (...). La plupart n'ont rien d'extraordinaire (petit déjeuner continental classique). Il est en réalité beaucoup plus intéressant d'aller dans une des nombreuses pastelarias. C'est l'équivalent de nos boulangeries/pâtisseries qui proposent un petit déjeuner complet pour quelques euros seulement (entre 3€ et 5€). Concernant la nourriture justement, les prix sont divisés par deux ou trois (compter 7€ à 15€ pour un plat principal, l'eau en sus). Attention : il faut absolument éviter les zones touristiques ! Là encore, le Portugal regorge de petits restaurants et snacks/bars qui, s'ils n'offrent pas un grand standing (on hésite souvent à y rentrer), proposent des plats typiques, préparés sur place, à base de produits frais et permettent en plus de soutenir l'économie locale. Rien n'empêche pour autant de faire quelques restaurants un peu plus haut de gamme. De toutes façons, du nord au sud, la carte est quasi identique : poissons grillés, variantes autour de la morue, quelques viandes. Pour autant, une semaine ne suffira pas à tout goûter. On trouve également des spécialités propres à chaque ville : francesinha à Porto, ovos moles à Aveiro, ginjinha à Óbidos, pastéis de nata dans le quartier de Belém (Lisbonne), queijada et travesseiros à Sintra... Par contre, je déconseille de suivre les suggestions du guide du routard en matière gastronomique. Les adresses données n'ont rien d'extraordinaire (voir sont décevantes) pour, au moins, les quatre cinquième. Pour autant, il s'agit d'un très bon guide concernant les informations générales et les bons plans.

En parcourant un peu le Portugal, on se rend compte que la société est en pleine mutation. Nostalgique de ses heures de gloire portées par le commerce maritime, elle semble s'être endormie et a raté l'ère industrielle pour ne se réveiller qu'après la chute de la dictature de Salazar dans les années 70. Ainsi, le Portugal assume un retard technologique important et s'est trouvé contraint d'acheter leurs savoir-faire aux autres puissances Européennes. Deux mondes y cohabitent actuellement : une société traditionnelle, pauvre, mais auto-suffisante, faite de petits villages, de pêcheurs, d'agriculteurs, d'oléiculteurs, de viticulteurs, de bâtisseurs, et une société moderne, plus dynamique, ouverte sur le monde, tournée vers les arts, les langues et le tourisme. C'est dans cette seconde voie que le gouvernement souhaite s'engager, même si c'est une voie coûteuse (et Bruxelles le lui rappelle régulièrement). L'exemple le plus flagrant de ce fossé est l'image de quelques bouts de terres encore cultivées aux pieds de grandes barres d'immeubles de la périphérie Lisboète. L'attrait touristique qui profite aujourd'hui au pays (et qui ne sera pas éternel), est parfaitement exploité : la plupart du patrimoine historique requiert un droit d'entrée (pas forcément élevé). Espérons simplement que le gouvernement profitera de ces rentrées d'argent pour faire les bons investissements. Personnellement, je trouve que l'attraction touristique (tant national qu'international), y est même trop forte : les rues sont encore bondées en septembre, certaines bourgades ne ressemblent plus qu'à un grand parc à touriste, loin de l'aspect typique et de la quiétude qu'ils inspirent.

Porto

Porto, la capitale du Nord, seconde ville du pays après Lisbonne. Port originel de la région du Douro, qui prête son nom au fameux "vin de Porto" abrégé en "Porto", bien que le raisin soit cultivé 100km plus au nord. C'est une grande ville très typique de la société Portugaise (beaucoup plus que Lisbonne), avec ses façades entières recouvertes d'azulejos. Elle semble malgré tout assez pauvre (sans pour autant que l'on se sente en insécurité). La plupart des immeubles sont dans un état de délabrement avancé, mais aussi, beaucoup sont en rénovation. De l'autre côté du Douro, Vila Nova de Gaia abrite les caves des grands noms du Porto : Cruz, Cálem, Ferreira, Grahams, Dow's, Barros...

Pâté d'immeubles de Porto Façade d'une église couverte d'Azulejos

Vue sur la ville de Porto 1 Vue sur la ville de Porto 2

Une rue à Porto

Aveiro

Rue pavée d'Aveiro

La vieille ville, cernée d'immeubles modernes, a su conserver l'aspect typique d'un petit port charmant où les pêcheurs partaient tôt le matin. Il y a également une exploitation de marais salants. Aujourd'hui, ce petit coin est quasi exclusivement tourné vers le tourisme. Pour les voyageurs de passage et les curieux, il existe une spécialité pâtissière : les "ovos moles" ou "œufs mous" en français : 1kg de sucre, 60 jaunes d'œufs... il faut aimer le goût de l’œuf et ne surtout pas être diabétique ! En réalité, ce n'est pas un dessert qui présente un grand intérêt. Il ne faudra pas non plus manquer la gare traditionnelle dont la façade est une œuvre d'art, ainsi que les rues pavées qui ont fait la réputation de la ville.

Marché aux poissons d'Aveiro Canal Aveiro

Gare Aveiro

 Fátima

La vierge Marie y serait apparu à trois jeunes bergers au début du siècle dernier. On y a donc construit une immense basilique (plutôt petite à l'intérieur) en face d'une esplanade de 28 hectares pour accueillir les pèlerins, mais aussi des hôtels à foison, des commerces ésotériques à n'en plus finir et pas moins de 13 immenses parkings. Sa dimension s'approche de Lourdes pour les Portugais. Beaucoup parcourent une partie de la place à genou en espérant un miracle. Messes à toute heure et brasier permanent pour les cierges. Un peu "too much"... Les promeneurs égarés auront remarqué qu'un bout du mur de Berlin y est exposé.

Grande esplanade de Fátima Mur de Berlin à Fátima

 Nazaré

Une rue de la vieille ville de Nazaré

Ancien petit port de pêcheur autrefois très typique. Aujourd'hui, station balnéaire très prisée. La vieille ville aux rues étroites reste un peu préservée devant l'urbanisation galopante. Le seul intérêt réside dans la proximité de plage (surveillée).

Nazaré aujourd'hui

Óbidos

Autre parc à touriste au charme fou. Il est peu conseillé d'y rester dormir tant tout est tourné vers le tourisme (qui doit représenter 90% du bassin de l'emploi local), donc cher ! Une demi-journée suffit amplement. Pour les plus fortunés ou pour un week-end dépaysement, il est possible de dormir/se restaurer dans la pusada du château (300€/nuit), classée monument historique. La spécialité d'Óbidos est la ginjinha, une liqueur de griotte que l'on consomme dans une petite coupe en chocolat. On en vend à tous les coins de rue. Loin de la pagaille de ses rues étroites, il ne faut pas hésiter à aller voir le sanctuaire qui se situe à l'extérieur de la ville (~500m, accessible à pieds), malheureusement presque en ruine. Néanmoins, les restaurants qu'il cache sont les meilleurs du coin (penser à réserver avant).

Rue d'Óbidos 1 Les toits d'Óbidos

Rue d'Óbidos 2 Rue d'Óbidos 3

Le sanctuaire d'Óbidos

 Sintra

Palais de la Regaleira 1

Loin de l'agitation Lisboète, elle fut prisée des bourgeois de l'époque qui n'ont pas hésité à y construire des maisons et palais extraordinaires. Particulièrement la quinta de Regaleira de la famille Monteiro (sur les plans de Luigi Manini) dont les 4 hectares du domaine valent vraiment le détour. Les plus courageux pourront monter à pied jusqu'aux remparts (entrée 8€ au-delà), sinon il faudra prendre le bus pour les découvrir.

Coline de Sintra 1 Palais de la Regaleira 2

Coline de Sintra 2

Lisbonne

Tour de Belém

La ville aux 7 collines. Non, Lisbonne, malgré sa proximité avec la mer, n'est pas plate ! Pour atteindre certaines parties (dont le château Saint Jorge, fief du premier roi du Portugal Afonso Henriques dit Alphonse 1er), il est recommandé d'emprunter le vieux tramway de 1901 ! Ce ne sont que quelques unes des merveilles qu'elle renferme. Les Portugais revenant de voyages à l'autre bout du monde autant que les locaux éprouvent ce plaisir immense lorsqu'ils passent la tour de Belém, chef d’œuvre posé sur le Tage, à la fois signe de fierté et de puissance. Pourtant, au delà de ses sites historiques et culturels majeurs, la ville, qui fut quasiment rasée par le tremblement de terre de 1755, apparaît plutôt policée. En s'y promenant, il n'y a rien de plus que ce que l'on pourrait trouver dans une autre capitale Européenne. Si elle laisse un très bon souvenir au voyageur occasionnel, il ne faudra pas trop s'y attarder (2/3 jours maximum) et plutôt s'aventurer dans la campagne (ou Porto, voire même Coimbra) pour découvrir la véritable culture Portugaise. Dans tous les cas, un saut dans le quartier de Belém (toujours en tramway !) est essentiel. On pourra y déguster les fameux pastéis de nata accompagnés d'une bonne caïpirinha rafraîchissante (venue du petit frère Brésilien).

Lisbonne de haut

Place du commerce Lisbonne Tramway 1901 château St Jorge

Tour de l'exposition universelle Une façade Lisboète

Lisbonne depuis le château St Jorge Un couple dans Lisbonne

Tramway 1901 Belém Monastère des Hiéronymites