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Wednesday, 13 March 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Tourettes sur Loup

C'est début mars que commencent à apparaître les premières violettes. La culture de cette fleur fragile est la fierté des Tourrettans depuis le début du siècle dernier, même s'il n'y a plus aujourd'hui que 6 producteurs. L'occasion est belle d'organiser une fête en son honneur. Au menu : marché artisanal, décorations dans le village et défilé (avec bataille de fleur) le dimanche.

Mais Tourrettes est victime de son succès ! Dans ses rues étroites se bousculent deux mille personnes, difficile donc de circuler. Le dimanche, l'organisation a essayé de prévoir le coup en mettant en place des navettes à partir de la Sine (Vence) et a réservé le parking principal aux bus de tourisme. Sauf que, d'une part, il n'y avait pas vraiment de parking à la Sine et, d'autre part, les navettes font une pause pendant toute la durée du défilé et de la bataille de fleur.

Ce qui fait que la cinquantaine de bus (dont la moitié Italiens, mais aussi des Japonais !) se retrouvent à faire le défilé EN MÊME TEMPS sur une route où ils se croisent à peine. Et quand un bus reste stationné sur une des deux voies, que la route est ré ouverte à la circulation et qu'il n'y a personne (malgré la présence de la gendarmerie) pour faire la circulation, on se retrouve dans un gros bordel...

Violette

Si le défilé est plutôt sympathique, la violette n'est pas réellement mise en avant (outre la bastide aux violettes, mal indiquée en temps normal). Les problèmes d'organisation (ou le succès) viennent gâcher la fête. Comble de l'histoire : pour réellement apprécier tous les charmes de Tourrettes-sur-loup, il est conseillé de venir en dehors de la fête de la violette !

Thursday, 03 January 2013
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Écrit par
Grégory Soutadé

Moi je suis pour le travail le dimanche, mais que le dimanche alors !

Il y a quelque temps, un ami qui a séjourné à Londres s'est émerveillé de voir que le dimanche tous les magasins sont ouverts, et a appelé à faire la même chose dans nos contrées. Héritage du Christianisme, le dimanche est traditionnellement chômé en France, mais contrairement à ce que l'on pense il y a beaucoup d'exceptions à cette règle. En Europe la situation est disparate : certains pays autorisent tout, d'autres rien, mais la plupart ont des règles similaires à la France (ou l'inverse).

Cette page donne un très bon aperçu de la législation en cours. Pour résumer : un employé ne peut travailler plus de 6 jours par semaines et doit avoir un repos quotidien d'au moins 11h. La durée légale du travail (concernant les employés) est de 35h, ou 37.5h avec les RTT et même plus pour les cadres. Concernant les exceptions, on dénombre :

  • Les établissements "dont le fonctionnement ou l’ouverture est rendue nécessaire par les contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public" (hôpitaux, cliniques, industrie, restaurants, cafés, ...)
  • Les commerces de détail alimentaire (autorisation d'ouverture jusqu'à 13h)
  • Les zones touristiques ou les grandes agglomérations (>= 1 000 000 d'habitants) par autorisation préfectorale pour les établissements de vente au détail
  • Les établissement sous couvert d'un arrêté préfectoral permanent ou temporaire

À cela s'ajoute la règle des "5 dimanches par an" qui permet aux grandes surfaces d'ouvrir exceptionnellement (en période de fêtes et de soldes généralement). Naturellement, le travail le dimanche peut être refusé par un salarié sans qu'il ne puisse y avoir des mesures discriminatoires à son encontre (enfin sur le papier). Le barème horaire est, lui aussi, plus important que pour un jour travaillé en semaine.

travFaut absolument qu'on se booke un truc. Dites-moi vos disponibilités


Le dimanche chômé est un acquis ardemment défendu par les syndicats. D'un point de vue économique, l'autorisation dominicale apporterait 47 jours de recettes supplémentaires à l'état. Ce qui correspond, à la louche, à plusieurs milliards d'euros par an. Ce serait un petit coup de pouce pour la relance économique et la création d'emplois.

D'un point de vue pratique, il est agréable de pouvoir faire ses courses ce jour là (logique, puisqu'on ne travaille pas), on évite ainsi les rues désertes, même s'il est aussi agréable de les faire en semaine quand l'affluence est moindre. D'un point de vue social (et c'est ce qui est défendu par les syndicats) c'est une catastrophe, car cela brise l'unité familiale déjà très fragile.

Néanmoins, on oublie de préciser qu'actuellement, il n'est pas obligatoire d'avoir deux jours de repos consécutifs. C'est une pratique courante dans les établissements commerciaux. Si cela permet tout de même de se retrouver en famille le dimanche, le temps de récupération est moindre et la fatigue s'accumule plus rapidement et plus profondément. En prenant en compte tous ces facteurs, on pourrait légiférer sur une solution intermédiaire, à savoir : autoriser le travail dominical pour toutes les activités commerciales et de services (UNIQUEMENT), tout en conservant une rémunération plus importante, ET en obligeant d'avoir deux jours de repos consécutifs incluant le samedi et/ou le dimanche. Amenant ainsi les entreprises à créer des roulements et même des embauches pour subvenir à la charge supplémentaire SI elles décident une ouverture le dimanche.

N.B. : D'après l'INSEE le commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles, compte 1 637 100 employés (ref 2010) sur les 22 775 000 de salariés (ref 2011) (ne sont pas concernés : les artisans, chefs d'entreprises et professions libérales), tandis que le nombre de chômeurs s'établit à 2 612 000 (ref 2011).

Monday, 17 December 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

le bonheur c'est simple comme une saucisse de Francfort

Le constat

Régulièrement, des études montrent que les pays "riches" jettent une quantité importante de nourriture non consommée (en France, de l'ordre de 90kg par an et par habitant). Si on peut contester les critères de calculs (ménages uniquement, entreprises, restaurateurs...), le fait qu'une certaine partie des produits finissent à la poubelle est une réalité. Les causes sont multiples, mais ce n'est pas le sujet du jour. De l'autre côté on a des millions de personnes dans le monde qui n'ont pas assez à manger. Les utopistes pensent qu'il suffit de partager équitablement la nourriture entre tous les consommateurs pour que le problème soit résolu. Sauf que dans la réalité, ça ne se passe pas comme ça. Ce que l'on fabrique à un point A ne peut pas forcément être transporté vers un point B, et ce n'est pas forcément souhaitable (régimes alimentaires différents). Il faut privilégier les circuits courts. Si on regarde rapidement une carte du monde présentant les zones où l'on souffre le plus de la faim : Afrique centrale, Amérique du Sud (régions très pauvres) et Asie (région très peuplée). On est donc face à d'importants problèmes de logistique.

Mais plutôt que de regarder la misère à l'autre bout du monde, essayons de régler les problèmes que nous avons juste devant nos yeux. Il y a 26 ans, Coluche lançait un pavé dans la marre : les restos du coeur. Chaque année, des milliers de bénévoles distribuent des denrées alimentaires aux plus démunis. La popularité de Coluche a permis au mouvement de prendre de l'ampleur, même si l'idée n'était pas nouvelle : le secours populaire, par exemple, le faisait depuis 40 ans déjà. Ce n'est pas pour autant que la pauvreté a disparu... Le besoin est encore réel et vital pour des milliers de personnes en France en 2012. Alors, quand on entend que les grandes surfaces jettent de l'acide sur les produits périmés, on se lève, on crie au scandale et on retourne au chaud.

Coluche

L'idée

Si ces denrées sont sciemment détruites, c'est uniquement un problème d'hygiène. Tout le monde sait que malgré la date de péremption, les produits sont encore consommables pendant plusieurs jours, néanmoins il serait indécent de les donner, même aux plus démunis. Alors que faire ? Le principe de base est simple : obliger légalement les grandes surfaces à les céder à l'état une fois arrivé à la date de péremption - 1 jour. Ce dernier prendrait en charge le coût de récupération et les distribuerait gratuitement dans des restaurants locaux, les restaurants publiques, où ils seraient préparées et consommées dès le lendemain ou détruits si ce n'est pas le cas.

Les problèmes techniques

Pour les grandes surfaces, le manque à gagner est en partie compensé par le coût de destruction et de stockage. Le reste, c'est le bon coeur. Pour l'état, l'investissement n'est pas négligeable : logistique de transport respectant la chaîne du froid, création de cuisines publiques, embauche de fonctionnaires. Une partie de cette logistique existe déjà et est utilisée dans le cadre des communes pour leurs besoins personnels (écoles, administrations, maisons de retraites...).

Conclusion

Il est facile d'émettre ce genre d'idée, plus difficile de les réaliser. Tout d'abord : le coût de cette mesure est important : plusieurs dizaines de millions d'euros par an pour l'état. Ensuite : est-ce que les produits collectés se suffiraient à eux-même ou bien faudrait-il en acheter d'autre pour compléter ? (On ne peut se contenter uniquement de produits frais). Le gouvernement est dans une optique de réduction du nombre de fonctionnaire, il faudrait peut-être sous-traiter à une association ou une entreprise ? Néanmoins, l'essentiel serait préservé : apporter une aide au plus démunis sans discrimination. Comme qui dirait : le changement c'est maintenant (ou pas).