Informatique
Saturday, 11 September 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

 

France Telecom/Orange premier fournisseur d'accès Internet/téléphonique en France ou comment avoir tous les défauts d'une grosse société :

  • Offres moins compétitives
  • Temps de réaction long
  • Externalisation du savoir faire
  • Volonté de garder le contrôle de la chaîne de bout en bout

Si on pourrait excuser les deux premiers points en compensant par une qualité de service plus importante, mais non on se contente de beaucoup de marketing pour faire passer la pillule.

C'est surtout les deux derniers point qui amènent aujourd'hui cet article. Deux points qui font que le matériel est vérouillé mais qu'en plus il est de mauvaise qualité ! (Mal)Heureux possesseur d'une Livebox Sagem F@st3202 j'ai été confronté à deux problèmes importants.



 

Internet lent sous GNU/Linux

Arf il me semblait avoir déjà résolu le problème par le passé, mais la Livebox a changé de place et l'accès en Wifi à Internet est devenu très lent. Au début je pensais que ce n'était qu'un simple problème de Wifi. En fait les symptômes sont plus sournois que ça, c'est la connexion qui était lente mais une fois établie je bénéficiais d'une bande passante normale. Attendre 3 secondes avant de commencer le chargement c'est une étérnité !!
Bref le problème vient de la résolution de noms (transformer une adresse internet comme http://blog.soutade.fr en adresse IP). GNU/Linux est un système trop avancé pour son temps, en effet il va d'abord essayer une résolution d'adresse IPv6 qui ne va jamais aboutir avec la Livebox jusqu'à arriver au timeout. Que faire ?

  1. Jeter la Livebox par la fenêtre et prendre un vrai routeur ADSL
  2. Désactiver l'IPv6, mais c'est dommage et compliqué
  3. Modifier les paramètres DHCP

La méthode la plus propre est bien sûr la 3., on garde la compatibilité (future) avec IPv6 sans trop toucher au système. On va donc utiliser un serveur de nom par défaut autre que celui de la Livebox, il faut éditer le fichier :

/etc/dhcp3/dhclient.conf

Et rajouter la ligne suivante en début du fichier:

prepend domain-name-servers 8.8.8.8;

Un petit coup de /etc/init.d/networking restart pour redémarrer les interfaces réseau et *magie* enfin un Internet pas trop lent ! (ça change du tout au tout). En fait on aura toujours la Livebox comme serveur DNS, mais uniquement si la requête sur le premier échoue. Ici j'ai choisis le DNS de Google, mais vous pouvez choisir n'importe lequel.


Développer un site web derrière une Livebox

Second problème : au nom de l'expérience d'Internet, si vous vous connectez sur le site d'Orange, vous serez automatiquement loggué (pratique si on vous pirate la connexion, surtout qu'il n'y a pas de WPA2 sur mon modèle). Mais surtout si on tente d'accéder à l'IP externe de la Livebox en étant à l'intérieur du réseau, on arrive sur la page de configuration de la Livebox ... Pas forcément pratique quand on veut tester le rendu de son site auto hébergé via son nom de domaine.

Une des solutions consiste à utiliser directement l'adresse IP de la machine qui héberge le site (192.168.1.12 par exemple), mais ce n'est pas très pratique si l'on a des hôtes virtuels (http://blog.soutade.fr, http://indefereo.soutade.fr par exemple) ou si on fait de la ré écriture d'URL. Cette fois ci on va encore jouer avec la résolution de nom, pour cela on va ajouter une entrée fixe dans le fichier /etc/hosts (C:\Windows\System32\drivers\etc\hosts pour Windows) :

192.168.1.12 www.soutade.fr blog.soutade.fr indefero.soutade.fr

Ainsi lorsqu'un programme essaira d'accéder à une de ces adresses, le système n'effectuera pas de requête DNS mais renverra l'adresse IP qui nous intéresse.


Conclusion

Le bilan n'est pas terrible pour Orange, mais ils possèdent toute l'infrastructure en France et au niveau qualité de service sont équivalents aux autres opérateurs, donc si on se contente des services qu'ils proposent c'est suffisant mais il ne faut pas en demander plus !

Wednesday, 04 August 2010
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Écrit par
Grégory Soutadé

SheevaPlug

 

Après plusieurs années de silence, il est de retour ! Et oui j'ai craqué, je viens de remonter un petit serveur, "cybelle" de son prénom. C'est désormais ce petit engin qui trône à côté du PC principal et qui est chargé de répondre aux requêtes de l'Internet.

Petit ? Tout à fait mon cher ami, 10cmx6cmx4cm mais pas en reste pour autant. En effet pour ceux qui ne le connaissent pas encore le SheevaPlug est un "plug computer", c'est à dire un ordinateur que l'on branche sur une prise de courant. Ceci est rendu possible grâce au SoC (System on Chip) Marvell à base d'ARM. Pour ceux qui seraient perdus il s'agit de mettre un ordinateur complet dans une seule puce. Ce système n'est pas nouveau, on le retrouve dans des appareils du quotidien (smartphone, GPS ...) mais en plus puissant.

Au niveau caractéristiques techniques on a donc :

  • Un processeur ARM v5 (ARM9) cadencé à 1,2 Ghz
  • 512Mo de RAM
  • 512Mo de Flash NAND
  • 1 port USB
  • 1 port ethernet
  • 1 port eSata
  • 1 port pour carte SD

La puissance du processeur peut sembler faible, mais en réalité elle est largement suffisante pour un serveur web à faible charge, et puis nous sommes sur ARM donc plus performant que les processeurs x86 à fréquence égale. Quant à la connectique elle se suffit à elle même, l'administration se fait grâce au port ethernet (et au port USB supplémentaire pour accéder à la séquence de démarrage). Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, ce petit joujou tourne sous GNU/Linux, sur une Debian pour être plus précis. Dans cette configuration tout (ou presque) se fait via ssh en ligne de commande.

!!! Attention !!! Le SheevaPlug n'est pas capable de délivrer beaucoup de puissance sur son port USB. C'est à dire que tout va bien pour une clé USB, mais dès qu'on commence à rajouter un hub (avec plusieurs périphériques) ou un disque dur il faut que ceux-ci soient auto-alimenté (reliés à une prise de courant).

Pourquoi un serveur ? Je détaillerai dans un autre article les avantages d'avoir un serveur chez soi. Dans mon cas la première motivation était de pouvoir faire tourner une instance de inDefero accessible depuis Internet. En effet je trouve un peu cher l'offre payante et pas forcément adaptée à mes besoins, quant à l'offre gratuite ... elle est un peu trop réduite à mon goût. Je suis donc parti en quête d'un serveur ultra basse consommation compatible avec ma distribution préférée. Et là le SheevaPlug détrône tous ses concurrents (notamment ceux à base d'Atom ou de Geode), consommation annoncée : 5 watts soit 50 fois moins que pour un PC moyenne gamme. Petit calcul rapide : 1h d'utilisation d'un PC = 2 jours de connexion pour le SheevaPlug, dégagement de chaleur et encombrement en moins, le miens est planqué derrière l'écran du PC principal et même s'il chauffe un peu ce n'est rien en comparaison d'un écran.

Bref j'ai craqué, cette petite bête ne coûte "que" 130€ (frais de port compris) (~105£). La commande a été passée un dimanche après midi sur NewIT et reçue le mercredi, j'ai pris la version eSata (surtout parce qu'elle était en stock). Une fois reçu, petite installation d'une Debian sur une clé USB Toshiba 16Go avec les conseils trouvés sur le net :

Le CD d'installation ne contient pas de manuel de démarrage, mais pour information le mot de passe par défaut de root sur l'Ubuntu de base est "nosoup4u", on note tout l'humour des développeurs :)

Les services hébergés sur cybelle sont :

  • Serveur web (apache2)
  • Serveur mail (smtp, pop, imap) (postfix et dovecot)
  • Forge inDefero
  • Serveur MySQL
  • Serveur SSH

Un petit awstats pour les statistiques et Joomla!, accompagné du premier template sympa trouvé, pour la partie web. En effet je ne voulais toucher que le moins possible à la gestion et au contenu web. Un blog me direz vous, et bien oui un blog. Je continu néanmoins à défendre l'idée qu'un blog c'est comme un site web, c'est destiné à mourir, car on arrête rapidement de l'alimenter, mais bon "qui vivra verra". Je vais essayer de le faire vivre le plus longtemps possible. De ce côté là mon cousin m'a donné l'idée de faire une petite section cinéma (qui sera certainement la plus active) étant donné que je m'y retrouve toute les semaines (voir plusieurs fois par semaine), mais pour plus de détails il y a la section dédiée. Et puis qui sait, peut être que mes envies de rédaction reviendront !

"Enfin" me dirait ma tante, un informaticien qui n'a pas de présence sur le web c'est fou non ? C'est un peu comme un garagiste sans voiture !! Je me suis donc honteusement approprié le domaine de toute la famille avec ce magnifique soutade.fr, mais au moins je peux frimer en donnant ma nouvelle adresse gregory sur ce même nom de domaine.

En conclusion on peut monter un petit serveur pour 130€ + 7€ par an pour le nom de domaine (chez OVH). Cela requiert un minimum de connaissance en administration (et beaucoup de recherches sur le net), mais une fois les outils installé tout roule tout seul et on est complètement maître de ses données ! Seule limite la bande passante, ce qui est très correct pour mes 3 visiteurs quotidien (enfin j'exagère, je ne suis pas encore référencé).