Archives 2012
Monday, 21 May 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Git is great, it's true. I don't wanna enhance this scm but introduce a little tip. In git, local branches are cheap, thus a common work flow is to create branches for everything. But you cannot switch from one branch to another if there are some modifications on your code and the first thing you does when a colleague ask you to test quickly something is to stash your work and do a checkout. The problem appears when you come back to your original branch two days later (because this silly bug was hard to fix) and you've forgotten that there is something in the stash list !

The tip of the day is a post-checkout's hook script that will show stashes pending to current branch after a checkout. Here I used a hook script because stashes are implemented by a bash script, so there is no API to properly access in C language. Plus, a modification in internals git code must be maintained by hand.

The first thing is to create a template repository. As described in this question on stack overflow, we'll create a global hook directory in our home, so every git repository will have access to it :

git config --global init.templatedir '~/.git_template' mkdir -p ~/.git_template/hooks touch ~/.git_template/hooks/post-checkout chmod a+x ~/.git_template/hooks/post-checkout

Then you can edit post-checkout with :

#!/bin/sh # # Git post checkout hook # Parameters # cur_branch=`git branch | grep '\*' | awk '{print $2}'` git stash list | GREP_OPTIONS="" \grep "[oO]n $cur_branch:"

Now after each "git checkout" you'll be noticed if there are pending stashes in the current branch !

Thursday, 17 May 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Malgré ses 1h45, "Barbara" se trouve être loooooooooooooooooooooooooooooooooong. L'action se déroule en 1980 en Allemagne de l'est, Barbara, chirurgien-pédiatre est muté dans un hôpital de province suite à son incarcération à Berlin pour tentative d'évasion vers l'ouest. Primé aux Berlinales 2012, le réalisateur tente de reconstituer le climat si particulier de l'époque communiste : l'état dirige les destins, il décide des possessions de chacun, le bonheur est artificiel, les soupçons sont omniprésents, en particulier pour ceux qui tentent de passer à l'ouest. Le cadre est donc très froid, les interactions entre les personnages sont passionnées, mais il y a beaucoup de silence, ce qui donne cet effet de lenteur extrême, même si le réalisateur compense par des changements d'angle réguliers. On appréciera toutefois la photographie qui est absolument superbe, surtout lors des phases nocturnes. Comme la plupart des films lauréats, Barbara est à réserver à un public cinéphile...

Tuesday, 15 May 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

The CNK

Quatre gars qui font du métal indus' déguisés en pseudo nazis, cela ressemble furieusement à la référence du genre : Rammstein. Néanmoins la comparaison s'arrête là ! The CNK (Cosa Nostra Klub) propose quelque chose de beaucoup plus brutal et rapide. Si le style est clairement du métal industriel, on retrouve un chant qui alterne black et death, et pas n'importe quel chant, puisqu'il s'agit de Mr Hreidmarr, figure du métal underground très appréciée pour sa participation dans Anorexia Nervosa. Bref, CNK est un des rares groupes Français à avoir pris la direction du métal indus, et ça envoie du lourd. Ils ne proposent hélàs pas de clip :( Je les ai découverts grâce à ce blog (confiture & cake). Globalement je ne suis pas fan de ce que demi propose Guillaume, mais à côté de CNK, il y a également "The Cat's Pajamas" de iwrestledabearonce qui est aussi une très bonne surprise.

Ultraviolence Über Alles (2002)

Album Ultraviolence Über Alles

Après deux démos datant de 1996 et 1998, le Count Nosferatu Kommando sort son premier album "Ultraviolence Über Alles" en 2002. Le groupe arbore des sujets très politisés sur des riffs puissants avec une rythmique quasi militaire (du métal indus' quoi) tout en incluant ça et là quelques samples electro. Cet album est "une bonne petite fête d'ultraviolence" et durant 40 minutes l'intensité ne baisse pas d'un iota. 40 minutes pour seulement 8 morceaux, c'est la grande force de CNK : la qualité plutôt que la quantité. Le groupe pousse à fond les univers de leurs morceaux, il y a un gros travail de composition pour arriver à cette moyenne de 5 minutes/morceau là où d'autres peinent à dépasser les 3 minutes. Autre point caractéristique : ils n'hésitent pas à changer brutalement de thème en plein milieu d'un morceau (ce sont des bouchers). Si ça peut paraître déroutant au début on s'y fait rapidement (surtout que ce n'est pas si fréquent). Trois morceaux à écouter absolument : "Political Police" qui donne le ton d'entrée de jeu (l'intro est particulièrement réussie), "Get A Gun, Shoot A Random" et "Love Game Over".

L'album (difficile à trouver dans le commerce) a été réédité en 2007 et contient un remix de chaque morceau par 8 groupes différents. Il faut écouter cette partie au moins une fois car elle contraste avec les morceaux originaux, ce qui permet parfois de mieux apprécier certains détails que l'on a n'a pas entendu parce qu'on sautait partout.


L'hymne à la joie (2007)

Album l'hymne à la joie

Après un détour par Anorexia Nervosa, Mr Hreidmarr revient se consacrer au Cosa Nostra Klub. Cet album (censuré pour sa pochette) marque le pas avec ce qui a été fait 5 ans plus tôt, c'est pourquoi beaucoup de fans du Kommando et d'Anorexia sont déçus. S'il est moins brutal que le premier, "L'hymne à la joie" montre encore une fois tout le travail de composition du groupe. En effet, CNK pousse le vice jusqu'à détourner des pans entiers de classique pour les incorporer dans leur univers de métalleux. Certains groupes ont déjà tenté l'expérience avec un résultat très moyen car, c'est soit le classique qui s'adapte au métal, soit l'inverse, alors que dans cet opus les membres ont vraiment re travaillé chaque sample afin qu'il soit parfaitement intégré, ce qui donne un résultat très cohérent. On le remarque très bien dans "C[osa] N[ostra] K[lub]" où les choeurs reprennent le refrain du morceau. Bien sûr cela diminue l'intensité (violence et rythme) et donc déçoit les fans, comme avait pu le faire "Vol. 3: (The Subliminal Verses)" en son temps, mais il n'en reste pas moins très agréable à écouter. Comme pour le précédent album : un set réduit de 9 morceaux pour un total de 40:40 (soit 4 minutes 52 en moyenne). L'immanquable titre étant "C[osa] N[ostra] K[lub]", suivi de "Dinner Is Ready". Les fans de black seront séduit par "The Doomsday" (qui ne colle pas vraiment avec le reste).

Le prochain album devrait sortir incessament sous peu (ils se consacrent beaucoup à la scène). Il est attendu avec impatiente ! Pour ceux qui veulent découvrir un peu plus le monde de CNK, il y a une interview de Radio Métal réalisée peu après la sortie de "L'hymne à la joie".


Révisionnisme (2012)

Album Révisionnisme

Les premiers enregistrements datent du début 2011, mais ce n'est que le 19 octobre 2012 que sort Révisionnisme, un album uniquement composé de reprises. Valnoir ayant cédé sa place à Zoé, ce dernier s'occupe de la basse, des samples et d'une partie de l'enregistrement. Pour ce nouvel album les CNK ont invité leurs potes : Snowy Shaw vient tenir la gueulante auprès de Mr Hreidmarr, mais aussi Pills des Prime Sinister ainsi que Swan des BlackRain. L'objectif est de retrouver l'essence du métal, à savoir une bonne dose de violence. Le son devient donc un peu plus lourd. On gagne en volume, mais on perd un peu en intensité. Autre point marquant, principalement dû aux guests, est l'exploration de sonorités heavy et glam.

Encore une fois, CNK livre une oeuvre aussi bien travaillée sur le fond que sur la forme. Sur la forme, on a droit à un album au format digipack A5 tournant en dérision l'univers de la mode : c'est sobre, beau et caricatural. Tour de force du groupe : la face avant du CD est quasiment vierge tandis que la face arrière est noire (comme les CD de playstation). C'est dans ce soucis du détail que l'on reconnait les grands groupes. Sur le fond, on voit encore un gros travail musical, ne serait-ce que par la durée : 50 minutes 34 secondes pour seulement 11 morceaux.


Comme à l'accoutumée, l'album commence fort avec un "Gadd ist Gott" où on a le plaisir de (re)découvrir la voix de Snowy. "Sabotage" des Beastie boys, bien pêchu, n'est pas réellement une surprise dans le sens où elle était disponible sur internet depuis quasiment deux ans. C'est finalement ce morceau qui adopte le plus la philosophie de CNK : Ultra Violence. Dans le plus pur style heavy, Pills réalise un superbe solo à l'entrée de "You Could Be Mine", l'expérience de Snowy fait le reste. "Everybody Knows" était, elle aussi, disponible depuis longtemps sur la toile. Néanmoins cette version est plus lourde avec les guitares en fond. "Blood Is Thicker Than Water" est, de mon point de vue, le morceau le plus réussit de l'album. Il aurait pu être entièrement composé par le groupe. Tandis que "Seasons In The Abyss" propose un interlude sombre avec une pointe de heavy. Swan intervient pour la reprise de "Too Fast For Love", du glam ! Puis vient "Weißes Fleisch", un des succès de Rammstein. Cette version est proche de l'originale. Fait rare, mais fort sympathique, "Where The Wild Roses Grow" est une ballade. Pour (presque) finir, le groupe reprend "I Am The Black Wizards". L'album conclut sur une version plus calme de "Blood Is Thicker Than Snow" avec (encore) Snowy Shaw.


7 ans ce sont écoulés depuis leur dernier album et le résultat est très bon. Personnellement je n'aime du tout les voix du heavy ni du glam, donc je passe sur un tiers de l'album. Pour ce qui est du reste, CNK a réussi la difficile épreuve des reprises : non pas refaire ce qui a déjà été fait, mais réellement s'approprier chaque morceau pour pouvoir imprégner sa marque, au-delà du fait que les reprises soient meilleures ou mien bonnes que les originales. Comparé aux précédents, l'album perd en cohérence du fait des différents univers explorés. Étrangement le groupe, préférant communiquer via Facebook, a mis longtemps à mettre à jour son site (un mois après la sortie de l'album), il n'avait de toutes façons pas été mis à jour depuis mars 2011, mais le résultat est à la hauteur de l'attente. Il ne reste plus qu'à attendre le prochain comme qui dirait, et d'aller les voir lorsqu'ils passent pas loin de chez vous !

Paris brûle-t-il ? (2015)

Jaquette du DVD

Je sais, je suis en retard... Sorti trois ans plus tard, ce live est celui du divan qui date du 1er mars 2012. De ce que j'ai compris, le DVD a surtout été poussé par Dooweet Records, mais, comme d'habitude, The CNK ne fait pas les choses à moitié : bien qu'un peu épileptique, tant le son que l'image sont parfaits. Trois bonus (dont deux lives exclusifs) complètent le DVD.

L'épreuve du DVD musical est toujours complexe : arriver à faire ressentir les émotions d'un concert au travers d'une vidéo (qui a tendance à aplatir les choses), tout en fournissant une prestation de qualité (stress du tournage). Même s'il y a du travail en studio pour peaufiner le live, le challenge est réussi. Il faut avouer que les 1h16 de projection donnent vraiment envie. Tout le concert est agrémenté de vidéos projetées sur écran géant. De plus, le spectacle regorge de pleins de surprises, de guests... Un point noir ? En cherchant bien, on pourrait trouver qu'Hreidmarr est un peu sur la retenue afin d'économiser sa voix. Le public est quant-à lui plutôt calme, si ce n'est quelques slams, la base de fans n'étant, hélas, pas très grande. On ne peut d'ailleurs que regretter de ne pas avoir plus de prestations de leurs part !

The CNK nous emmènent ce soir dans l'Afrique des années 50 : un petit film d'introduction sur l'écran géant, entrée sur scène, costume, maquillage avant d'entamer "Dinner Is Ready" pour se mettre dans l'ambiance. Puis vient "Vote For Winners". Pour se détendre un peu, on écoute "Blood Is Thicker Than Water".

Les chemises tombent lors de "Jim Beamed Ahnenerbe TV". La voix off annonce le prochain titre "Total Eclipse Of Dead Europa". Vient le premier live de "Bunkermoon Khaos 3", puis le moment le plus chaud du DVD (il faut bien vendre ;)) avec "Cosa Nostra Klub" où le groupe joue son morceau mythique entouré de deux hôtesses. Alors que Zoé se requinque au Jack Dianel's, ils entament "I Am The Black Wizards" puis "The Doomsday". Un guest monte sur scène à la rescousse pour "Kommando '96 Übercharged". On enchaîne avec le très populaire "Political Police". Trois guests pour "Too Fast For Love", dont seulement un qui était prévu ! La dernière étant "Sabotage", mais tout le monde sait que ce n'est pas le final de The CNK. Cette fois Hreidmarr tombe la chemise pour "Gadd Ist Gott" avant de conclure par "Get A Gun Shoot At random".

La conclusion est comme l'introduction : une belle réussite, que je regrette de ne pas avoir acquis plus tôt ! La liste des morceaux est vraiment bien équilibrée sur tous les albums, sans faux rythme et avec des transitions rapides. S'il fallait une seule raison pour l'acheter ? La reprise absolument géniale de "You Spin Me Round" (Dead Or Alive) en bonus. En plus, Findie propose une remise de 25% sur l'album. Il est aussi possible de n'acheter que la bande son du concert sur bandcamp.

Thursday, 03 May 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

L'année fiscale étant terminée, Neotion vient de publier le rapport du commissaire aux comptes pour l'année 2011 (publication obligatoire car la société est côté sur Alternext). Pour la seconde année consécutive (et malgré la crise), l'entreprise renoue avec les bénéfices ! Le cours de l'action a même gagné 42,5% sur un an.

En résumé :

  • Chiffre d'affaire 37,3 millions € (+ 9,8 millions €)
  • Résultat avant impôts : 2 millions € (+ 1,69 millions €)
  • Crédit impôt recherche : 1,83 million € (+ 100k €)
  • Bénéfice net : 3,4 millions € (+ 1,65 millions €)


Ces bons résultats sont le fruit d'une progression des ventes dans tous les secteurs, et l'année prochaine devrait être encore meilleure avec la mulitplication des partenariats, l'ouverture de nouveaux marchés et le lancement de nouveaux produits !

Friday, 27 April 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Vincent, Anna, Élisabeth et Pierre se retrouvent avec Claude, leurs amis de toujours, pour un repas de famille. Trois clans existent, à droite : Vincent et Anna à droite, il est agent immobilier, elle est chef d'entreprise. À gauche, Pierre et Élisabeth tous deux professeurs, l'un à la Sorbonne, l'autre dans un lycée de banlieue. Au milieu, Claude, tromboniste à Radio France, Suisse, neutre. La soirée s'annonçait bien : Vincent et Anna attendent un enfant, mais une première dispute commence quand on soumet le prénom choisi à l'auditoire. Cette frustration, en apparence minime, réveille les petites rancœurs que l'on garde au fond de soi, les petits défauts des uns et des autres, les choix et les idéaux politiques. On vogue ainsi de dispute en dispute alternant avec brio les passages comiques et dramatiques.

L'interprétation de chacun des personnages est d'une justesse rare et, diras-t-on, presque normale, car le film est l'adaptation de la pièce de théâtre éponyme dont font partie la plupart des comédiens. Par contre la réalisation est mauvaise. Comme au théâtre, l'action se déroule uniquement dans le salon et arriver à trouver les bons angles, même si ce n'est qu'un décor, est un exercice difficile. Au théâtre, le spectateur choisit de fixer son attention sur tel ou tel partie de la scène, même si elle n'est pas au cœur de l'action. Au cinéma on ne peut plus imposer un plan large et fixe trop longtemps, ce qui a d'ailleurs été réalisée par la palme d'or du festival de Cannes 2007 "4 mois, 3 semaines, 2 jours", car c'est beaucoup trop lourd, le spectateur a besoin de mouvement. Les réalisateurs ont donc choisis d'imposer, plutôt maladroitement, des angles de vue et certaines scènes perdent ainsi de leurs superbe. On manque certaines réactions collectives, ou alors elles sont hachées : action puis réaction.

Malgré quelques problèmes de réalisation, "le prénom" est un très bon film !