Archives 2014
Tuesday, 18 February 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo Silent Night

Voilà ma première application Android : Silent Night*. Enfin presque... En réalité, je n'ai fais que reprendre une application déjà existante pour l'améliorer. Et c'est toute la force du logiciel libre : pouvoir analyser, adapter, corriger et améliorer l'existant pour nos propres besoins. Le cas de Silent Night est typique : l'application n'est plus compatible avec la dernière version d'Android, l'auteur n'a pas envie de s'y replonger. Pourtant, c'est une application simple, efficace et qui ne demande pas de lire vos SMS... Ni une, ni deux, je dégaine eclipse et met à jour l'application.

Même sans sortie officielle, je m'étais déjà penché sur le SDK d'Android. Personnellement, je trouve que c'est du bon gros bricolage. J'avoue n'avoir lu les tutoriaux que rapidement, mais j'ai quand même l'habitude de réaliser des applications pour PC. Les concepts pour mobile sont peut être différents, néanmoins, je trouve que l'API est une horreur à prendre en main (même si la documentation est très jolie). Rien ne semble clair (Intent, Fragment, Services...), surtout quand on rajoute la lourdeur des constructeurs à la Java. Pire encore : les applications sont incompatibles d'une version sur l'autre ! Le tout saupoudré d'un eclipse bien lourd (avec des bibliothèques qui ne sont compilées qu'en 32 bits !).

En 9 ans, Google n'a pas su redresser la barre pour proposer quelque chose de propre. Comme Microsoft avec Windows, le produit est trop répandu sur le marché pour changer radicalement. Même si le système en lui même est "beau", stable et performant (à grand coup d'optimisations), créer une application est un vrai calvaire (pour un débutant du moins). De plus, malgré qu'il soit open source, c'est un système assez fermé où l'utilisateur est régulièrement piégé entre le tout Google et le racket d'informations de la part des applications (lire vos SMS et accéder à Facebook est absolument indispensable pour une application qui allume le flash de l'appareil photo !). À ce propos, je ne peux que conseiller d'installer f-droid qui ne contient que des applications open source (comme Silent Night). Elles ne sont pas forcément de meilleure qualité, mais au moins on évite d'alimenter un carnet d'informations personnelles qui sera revendu plus tard par l'éditeur.

Mais que fait la concurrence ?

Propriétaires

  • iOS : tout le monde connait. C'est du Apple, fermé au possible.
  • WindowsPhone : peu utilisé, mais l'interface semble particulièrement bien adapté (et n'est pas une simple copie du premier).
  • OS 10.2 de BlackBerry : il faut un BlackBerry.

Libres

  • Firefox OS : comme ChromeOS, il est basé autour d'un navigateur. L'idée est intéressante, mais limité aux téléphones bas de gamme (pour le moment?). Faire des applications en HTML5/JavaScript, ce n'est pas trop mon truc.
  • Sailfish OS : Peut être le meilleur futur concurrent d'Android. Enfin un SDK en Qt ! Mais pour le moment, rien ne pointe à l'horizon.
  • Ubuntu Touch : Grosse déception pour ce dernier. Les performances et la qualité générale sont décevantes (test de novembre). Il y a eu beaucoup de promesses et pas grand chose au final...

En attendant, il y a Android... Jusqu'à ce, qu'un jour, peut être, Samsung décide de migrer l'ensemble de ses appareils vers un autre système... Le seul avantage, est que la réalisation d'applications sur mobile donne à manger à plein de développeurs.

*Silent Night permet de couper le son et/ou de passer en mode avion pendant une période donnée (configurable). C'est le mode avion qui était cassé sur les versions récentes d'Android. Pour l'activer, il faudra quand même avoir un téléphone rooté (merci Google).

Friday, 07 February 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo GNOME

Un système informatique, c'est comme une voiture : avant tout du visuel. GNOME est avec KDE un des deux environnements de bureau majeurs qui ont permit l'essor de GNU/Linux. D'abord en rattrapant leur retard sur les systèmes existants (Windows, Mac, BeOS...), puis en devenant innovant. Pour GNOME, dans sa troisième version, il s'agit de GNOME Shell et de son concurrent Unity chez Ubuntu. Comme souvent, une nouvelle version apporte son lot de bugs, mais aussi un changement de philosophie, ce qui a amené la communauté à se diviser et pester autant que possible sur ce nouvel environnement.

Forcément, au bout de 3 ans de développement, le bureau a gagné en maturité et fait maintenant partie de l'installation par défaut chez Debian. S'il est parfaitement utilisable et même agréable au jour le jour, il y a pourtant quelques détails passablement énervants, dont la gestion (par défaut) de alt-tab. Les développeurs de GNOME 3 ont introduit le concept de bureau "par application" et non plus "par fenêtres" : un bureau contient une seule application en plein écran. Résultat : alt-tab permet de naviguer entre les applications et non plus entre les fenêtres (qui sont groupées). Sauf que, la majorité des applications sont encore multi fenêtrées et qu'on aj'ai souvent plusieurs fenêtres de la même application lancées en même temps. Bref, de quoi se casser la tête à chaque alt-tab.

Pour revenir au comportement par défaut, il faut lancer l'utilitaire dconf-editor, puis naviguer dans l'arbre :

org -> gnome -> desktop -> wm -> keybindings

Il faut ensuite copier les valeurs de switch-applications dans switch-windows.

Autre astuce : le triage des dossiers/fichiers dans nautilus. Pour activer/désactiver l'affichage des dossiers en premier, il faut modifier :

org -> gnome -> nautilus -> preferences -> sort-directories-first

Voilà de quoi retrouver un peu de sérénité avec GNOME 3 !

Friday, 31 January 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

The Inspector Cluzo

En ayant marre de se retrouver régulièrement à deux aux répétitions (et après avoir ... le bassiste), Laurent Lacrouts alias "Malcolm" et Mathieu Jourdain alias "Phil" décident de fonder The Inspector Cluzo (TIC). Mais TIC, c'est avant tout deux Gascons amoureux de leurs racines : la bonne bouffe, l'armagnac, le rugby, la course landaise et surtout, surtout un groove du tonnerre. Les deux potes sont connus mondialement et paradoxalement très peu médiatisé en France. Ces amateurs du Fais-Le-Toi-Même (DIY) sortent depuis 2008 des petites merveilles et tournent à l'international où ils produisent un rock dans la plus pure tradition. Il ne s'agit pas du rock moderne, qui n'est autre que du pop-rock, mais d'un rock des origines : dynamique, agressif, fort afin (d'essayer) de faire passer un message, souvent traité de façon humoristique (comme peut l'attester l'ensemble des clips du groupe, qui tirent parfois sur le gore...), car, oui, le groupe est clairement politisé. Mais, The Inspector Cluzo sait aussi sortir des sentiers battus avec le support des cuivres qui donnent une touche funky vraiment sympa. De plus, l'amplitude vocale de Laurent est vraiment impressionnante (quand il n'en abuse pas).

The Inspector Cluzo ne sort pas des albums, mais des œuvres complètes. Chaque album œuvre bénéficie d'un travail esthétique remarquable, qui en font un objet unique. Je conseille fortement de les commander directement sur leur site afin d'en profiter, car ça vaut vraiment le coup.

The Inspector Cluzo (2008)

Album The Inspector Cluzo

Premier album pour les deux compères. Personnellement, je trouve qu'ils cherchent encore leurs marques, le concept de TIC n'est pas aussi net que sur les suivant. Le style de la pochette est d'ailleurs assez sobre, plutôt commun en fait.

On commence par une petite introduction (normal, personne ne les connaît). Puis, le second morceau un peu plus rock, mais toujours en alternant des passages tranquilles, à l'image de la première partie de l'album très funky. Le quatrième titre est l'occasion de montrer tout l'amour qu'ils portent aux bassistes. Le tournant vient assurément de "Two days" : un son qui déchire tout, même s'il y a de l'abus dans les aigus. Deuxième partie donc plus rock avec pour commencer un "Yourself". "Us Food" montre tout le style humoristique de TIC. On finit en douceur avec "Change N°2".

The French Bastards (2010)

Album French Bastards

Deux ans plus tard, sort le deuxième album de The Inspector Cluzo. Plus mûr, il fait presque passer le premier pour une "démo". Le concept est en place : on a droit à une pochette qui s'ouvre pour laisser place à plusieurs fiches style cartoon (une par titre). La jaquette du CD est elle aussi très cartoonesque. On est loin de ce qu'on trouve normalement dans le commerce ! N'ayons pas peur des mots : cet album est une tuerie. Ils ont même corrigé le problème des aigus qui sont beaucoup plus juste et introduits plus de gueulante, le tout sans oublier le côté funky qui fait tout le charme du groupe.

Dès le début on remarque que le son est plus propre et encore plus rock, les cuivres ne sont pas en reste pour autant ! Le deuxième titre éponyme a droit à son cartoon : c'est bon, on a trouvé ce qu'était TIC ! Le titre s'est très bien placé dans les charts étrangers même s'il est inconnu en France... "Empathy Blues" est une autre merveille de l'album : agressif à souhait et doux quand c'est nécessaire. La suivante à la AC/DC est très entraînante. Après un "hommage" à Michael Jackson, on enchaîne sur un "hommage" aux traders, pour arriver sur la troisième pépite de l'album : "Zombies DJ's Killers" qui montre tout le potentiel d'innovation de The Inspector Cluzo. On retrouve du gros son sur le neuvième titre. Dernière merveille avec "He's not the man". TIC n'aime pas vraiment le foot, pourtant il rend hommage (et un vrai cette fois) à Lilian Thuram, ou alors il s'agit d'un pamphlet sur les supporters, chacun se fera son opinion. L'album termine sur un titre étrange "The French Bastards #2" : un monologue en Anglais qui n'apporte rien d'intéressant. C'est dommage de finir sur une note négative.

The 2 Mousquetaires (2012)

Pochette album "The 2 Mousquetaires"

The Inspector Cluzo revient et il n'est pas content ! Les deux mousquetaires de Gascogne veulent défendre leur terre, leur peuple et leurs traditions face à une mondialisation grandissante. Cet album est aussi une occasion d'inaugurer le format BD pour la pochette. Pour chaque morceau, on a droit à une ou deux pages d'illustration. Si c'est une bonne idée, on y perd au passage les paroles. Côté musical, cet opus fait la part belle aux cuivres, ce qui le rend moins agressif que les premiers, même s'il conserve toute la patate des Cluzos ! On trouve aussi des intros/fins en Gascon qui viennent ponctuer l'album. La voix a elle aussi évolué dans les graves. On a du mal à se dire que c'est la même personne que sur les deux premiers.

L'album part sur les chapeaux de roues avec deux premiers morceaux très percutants. Le troisième est un délice de cuivres. TIC nous offre encore une fois une pépite musicale avec la parodie de "Téléfoot", à voir et à ré écouter tellement le clip est génial ! "Why a vulgar french band cannot play shitty" est l'occasion de revenir sur quelque chose de plus agressif toujours avec une déferlante de cuivres. Si l'inspecteur n'aime pas Sarko, il n'en est pas de même pour sa seconde épouse... Petit délire du groupe qui a préparé ce "Fuck The Bobo" spécialement pour la scène. Le suivant est un extrait arrangé du premier titre du premier album, il aurait tout à fait sa place en introduction. On alterne ensuite entre funk et rock puissant. Enfin, depuis que TIC dit défendre ses racines, on n'avait aucune chanson en Gascon ! Ils concluent donc cet album en réparant cette boulette.

Gasconha Rocks (2013)

Pochette album "Gasconha Rocks"

Il n'aura fallu qu'un an à TIC pour sortir un nouvel album. Nouvel album, nouvelle inspiration. Celui-ci est très rock'n roll et délaisse un peu les cuivres (ce qui donne moins de volume à l'ensemble). C'est néanmoins un très bon cru, mais avec seulement 25 minutes tout mouillé, on reste un peu sur notre faim... Il aurait peut être fallu un an de maturation supplémentaire (mais on ne va pas s'en plaindre !). Comme le précédent, il s'accompagne d'une pochette au format BD avec une illustration et/ou un cliché (superbe) par morceau, ainsi que les paroles cette fois ! C'est ce qui rend le groupe différent et génial à la fois.

The Inspector Cluzo étant principalement un groupe de scène, on a droit en top bonus moumoute à un reportage vidéo ("A fight for independance") d'une heure qui retrace la tournée précédente. Ce reportage fait un gros point sur les personnes (producteurs, programmateurs de festival, amis...) qui ont découvert Cluzo ces dernières années (l'occasion de s'envoyer quelques fleurs !!). Il y a aussi un gros passage sur le DIY (Do It Yourself) des Cluzos pour finalement terminer sur les limites du modèle actuel (petite séance d'auto critique). C'est dommage de ne pas avoir montré plus de parties de concerts. En effet, on n'a souvent droit qu'à des intros ou fins, forcément explosives. En tout cas, on peut voir l'énorme travail qu'abat le groupe dans et en dehors des concerts !

Le premier morceau nous met l'eau à la bouche. Les 4 titres suivants sont sympa, mais moins percutants que sur les albums précédents. Après un interlude musical fort intéressant et qui signe le retour des cuivres, on attaque les choses sérieuses par un excellent "The duck guit blues", ça sonne blues, ça sonne fort, ça sonne bon ! Puis, ils reviennent sur des bases plus agressives (qui a dit Mosanto ?). À la "DJ zombies killer", "Better Off in Afghanistan" sort de nulle part pour notre plus grand bonheur. Comme souvent, on fini sur un morceau plus calme et très émouvant pour le coup.

Rockfarmers (2016)

Pochette RockFarmers

Pour reprendre la présentation officielle, Rockfarmers a été écrit et composé durant la tournée Gasconha Rocks (2013-2015), c'est-à-dire aux quatre coins du monde ! Pour cet opus, les Gascons ont eu la chance d'être mixés par Vance Powell à Nashville dans le Tenessee. Ce dernier a travaillé avec (entre autres) The Raconteurs, The White Stripes et les Arctic Monkeys. Le mixage a, comme l'enregistrement, été effectué avec du matériel 100% analogique, qui donne ce fameux grain à certains morceaux.

Côté visuel, c'est encore une fois une grosse claque. Abu, le dessinateur a pu passer un mois à la ferme Lou Casse. Les croquis semi colorisés ressortent superbement à côté des photos du livre de 40 pages au format 24cmx24cm d'une qualité irréprochable. De quoi balancer à la poubelle les miteuses pochettes carton ainsi que les boîtes CD plastiques au format standard qui se font traditionnellement.

Outre les paroles, le livre contient deux CD audio (pour 1h05 de musique) à l’effigie de Laurent et Mathieu, ainsi qu'un documentaire réalisé, lui aussi, lors de la tournée mondiale. Seul regret, ils sont insérés dans des pochettes carton (on y revient !) collées, ce qui les rend assez fragiles et difficile à manipuler (faites des sauvegardes !). À noter que les morceaux sont assez longs (4-5 minutes en moyenne).

Le tout est sorti officiellement en février 2016, mais des lots (avec du foie gras) étaient disponibles durant la période de noël. Et parce que ça n'apporte rien, mais que c'est à la modeclasse, une version vinyle existe également.

Voilà, tout est dit... Gasconha Rocks était déjà un peu plus sombre que les précédents opus, ici on abandonne complètement les cuivres. Pour innover, il y a quelques instruments acoustiques (guitare, banjo, harmonica...), une chorale d'enfants, mais l'esprit originel et original, sympa, agressif, fou, vitaminé, festif de The Inspector Cluzo se noie dans un rock lent et souvent dépressif. Laurent retrouve aussi son principal défaut : une montée dans les aigus tout à fait désagréable, bien que le tout soit compressé pour ne pas faire exploser les enceintes.

Seuls quelques titres méritent le détour : l'introduction très oisive ;) qui entame sur du bon rock, le second morceau avec un refrain accrocheur. "Lost In Traditions" annonçait pourtant un blues sympa, mais aurait mérité d'être amputé d'une bonne minute. On sautera directement au second titre du deuxième disque pour entendre un rock plutôt sympathique gâché par les chœurs. Dans un registre plus classique, "Quit The Rat Race" propose du bon rock à l'ancienne (un des rares titres qui sauve l'album). L'hommage à leur dessinateur de toujours, Abu, est un long solo avec des choeurs tristesspirituels. Pour terminer, on fera abstraction du chant sur "Romana" pour écouter une compo jazzy très fraîche.

Grosse déception donc pour cet opus. TIC a voulu faire les choses en grand, mais a oublié les fondamentaux comme qui dirait. Il ne reste qu'à se rabattre sur le foie gras d'oie de Lou Casse pour se consoler !

Tuesday, 21 January 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Mon Samsung r780 vient de fêter ses 4 ans. 4 ans en informatique, c'est entre 2 et 4 générations. Autant dire qu'on pourrait presque le voir comme obsolète. Pourtant, il n'a pas à rougir avec ses 4Go de RAM et son double cœur i5.

J'utilise clavier, souris et écran externe, l'intérieur est donc quasi neufs. La batterie aussi étant donné qu'elle n'est pas connectée. Néanmoins, avec le temps, il commence à chauffer énormément, en été comme en hiver provoquant des coupures de sécurité intempestives. Ce point là a été réglé avec une bombe d'air (5€-8€) : un coup à chaque entrée/sortie d'air disponible et c'est reparti ! Il faut cependant faire attention à bien garder la bombe à la verticale, sinon le gaz se liquéfie ! (obligé de passer un coup de séchoir avant la remise sous tension).

Samsung r780

Autre point très Très TRÈS désagréable : le wifi. Sa gestion est catastrophique sous Linux. Deux murs fins suffisent pour avoir des déconnexions et un débit plus que réduit, alors que c'est à peu près correct sous Windows (et parfait via un smartphone)... Les derniers firmware de Debian (firmware-realtek dans non-free) semblent plus stables, mais le débit est toujours anémique.

Dernier goulot d'étranglement : le disque dur. À 5400tr/min, il fait pâle figure face à la dernière génération de SSD. Plusieurs options d'amélioration sont possibles :

  • Acheter un disque 2.5" à 7200tr/min ou 10000tr/min : pas facile à trouver et consomme plus.
  • Utiliser uniquement un SSD : la fiabilité d'un SSD dans le temps est encore à prouver. De plus, les gros SSD sont chers.
  • Coupler un SSD (pour le système) avec un disque externe (pour les données) : ça prend de la place, une alimentation et un port USB (il n'en reste qu'un de libre), ou utiliser le port eSata.
  • Coupler le disque avec un SSD en cache (intégré ou via une carte d'extension).

C'est la dernière solution que j'ai retenue. Les SSD au format ExpressCard ne sont quasiment plus fabriqués, j'ai donc opté pour la solution du SSHD (Seagate Momentus Laptop thin). Pour 60€, j'ai 500Go de disque (contre 640Go) avec un cache SSD de 8Go. Vous allez me dire : 8Go, c'est rien. Le minimum du minimum chez les SSD c'est 64Go. Certes, mais la vraie question est : est-ce que le système + les logiciels utilisés fréquemment tiennent dans ces 8Go ? Si on ne joue pas, la réponse est oui ! Bien sûr, les accès hors cache (directement depuis le disque) seront toujours aussi lent, mais 80% de mon utilisation passera par le cache SSD !

Pour préserver la licence de Windows, je choisis de faire un simple dd et là, c'est le drame : le nouveau disque est plus petit que l'ancien, donc la table des partitions a des références hors disque. Les mauvais BIOS bloqueront à cette étape. En passant par un live USB, je rétabli la table des partitions. Une fois passé cette longue copie, c'est au tour de la ré installation de GNU/Linux. La dernière fois, c'était il y a 4 ans, je ne suis donc pas forcément au fait de ce qui s'est passé depuis. Alors, quand on me parle de LVM, des VG, des PV et des LV, je suis complètement perdu !

En fait LVM (Logical Volume Manager) n'a rien de très compliqué. Il permet d'abstraire des Volumes Physiques (PV) au sein de Groupes de Volumes (VG), pour en exporter un ou des Volumes Logiques (LV). C'est une "vieille" technologie héritée des serveurs qui, eux, manipulent de multiples espaces de stockage. On ne travaille plus qu'avec des volumes virtuels auxquels on peut ajouter/retirer des volumes physiques, faire des sauvegardes, faire du RAID... Les deux points qui m'intéressent particulièrement sont de 1) Chiffrer le volume et 2) Avoir du RAID. J'aurais aussi pu utiliser BTRFS qui intègre toutes ces fonctionnalités dans son cœur, mais je trouve plus élégant d'utiliser des couches séparées (stabilité, portabilité...). Pour l'anecdote, la première implémentation pour Linux date de 1998, mais sa popularité sur les machines personnelles est toute récente.

LVM

Chiffrer le disque est surtout utile en cas de perte/vol de l'ordinateur ou si on pratique des activités illégales et qu'on s'attend à recevoir la police pour dîner (ce qui n'est pas mon cas). Le RAID, quant à lui, permettra (dans l'avenir) de monter un serveur de sauvegarde en utilisant le SheevaPlug (ou une CuBox ?) ! En effet, les NAS sont hors de prix alors qu'on peut faire du RAID logiciel qui ne requiert pas un très gros débit pour juste de la sauvegarde.

Bref, je configure un groupe de volumes de 100Go qui va exporter les volumes logiques "system" et "swap" ainsi qu'un groupe de 250Go qui exportera home. "system" sera chiffré avec un mot de passe (au démarrage), "swap" avec une clé aléatoire et "home" avec une clé dans un fichier (/etc/luks-keys/home). Fichier qui sera lui même sauvegardé dans un autre endroit (après avoir été chiffré avec GPG) afin de pouvoir récupérer les données en cas de problème avec le volume "system". Cette configuration a l'avantage de ne demander le mot de passe qu'une seule fois tout en permettant de monter "home" depuis un autre système (si on possède le fichier de clés).

/boot sera (pour la première fois) une partition à part et non chiffrée (n'ayant pas de BIOS UEFI qui supporte une table des partitions GPT...). Petite blague : le noyau a pris de l'embonpoint et il est nécessaire d'augmenter la taille de la partition (200Mo), là où 20Mo suffisaient jadis.

Pour toutes les manipulations, il y a une procédure très bien expliquée sur le wiki d'ArchLinux. J'ai quand même dû rajouter l'option "rootdelay=1" à la ligne de commande au démarrage (il faudra vraiment que je règle le problème sans passer par ce bidouillage).

Dernier point : les systèmes de fichier utilisés. Comme on a un SSD, il faut éviter de trop écrire dans le cache, donc éviter autant que possible les systèmes de fichier journalisés, surtout sur /boot et / (qui risquent fortement de se retrouver dans le cache), ajouter les options "noatime" et "nodiratime" lors du montage des partitions, utiliser un maximum de parties du système en RAM (/tmp, /var...), ainsi que mettre le swappiness à 0 ("vm.swappiness = 0" dans /etc/sysctl.conf) afin de réduire au maximum l'utilisation du swap (qui risque aussi de se retrouver rapidement dans le cache SSD).

À vue de nez, l'utilisation courante semble deux à trois fois plus rapide (pari gagné). Je pense qu'on pourrait gagner encore sans LVM ni chiffrage (le noyau implémente un algorithme AES générique : pas d'accélération/optimisation matérielle). C'est aussi l'occasion de passer à Nouveau : il est un peu plus lent que les pilotes NVIDIA, mais il fait le job. Pour mon utilisation il suffit amplement.

Conclusion : pour ~70€, j'ai retrouvé un ordinateur qui tient tout à fait la route, au moins pour quelques années !

Saturday, 04 January 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Ventoline

Régulièrement il m'arrive avant d'aller me coucher de penser à une chose à faire le lendemain. La méthode classique pour s'en souvenir est de le noter sur un bout de papier. Les plus modernes utiliseront leur smartphone. À ce propos, l'application de prise de note Google Keep est vraiment géniale de par son ergonomie et sa simplicité (il n'est même pas besoin d'activer la synchronisation !). Hélas, les choses se compliquent quand on se réveille dans la nuit et qu'on doit réaliser la même manipulation (qui a envie d'allumer une lumière violente à 3h du matin ??).

Au lieu d'utiliser ces techniques "traditionnelles" de notation, j'adopte le système du symbole. Il s'agit ici de mettre un objet (le symbole) dans une certaine position et de lui associer une idée. Ainsi le lendemain, à la vue de l'objet, on fait l'association inverse avec l'idée de la veille. On peut bien sûr associer plusieurs idées à l'objet.

Alors pourquoi la ventoline ? Bien que je n'en ai quasiment plus besoin, j'ai toujours mon spray de ventoline sur la table de chevet. Sa position normale est couché et, lorsque je dois me souvenir de quelque chose, je la mets en position debout (et retourné). C'est pratique car on la remarque immédiatement le lendemain !