Archives 2014
Tuesday, 15 July 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

36 heures d'interruptions, ce sont les joies de l'auto hébergement... Tout commence par une (je suppose) mise à jour de la livebox. Chouet, une nouvelle interface eye candy, mais toujours pas de support de l'IPv6 et moins de contrôle de la livebox... S'ensuit naturellement une déconnexion intempestive. On débranche tout, on rebranche, on fait un reset (non !!!!!!!!!!!).

Bref, il faut vingt-quatre heures pour que je puisse intervenir physiquement sur la box, puis encore deux heures pour retrouver ce satané mot de passe de connexion (heureusement enregistré dans un ancien profil de Firefox). À priori tout est OK, pourtant le serveur n'est pas accessible depuis l'extérieur. Sûrement les DNS qui n'ont pas encore été mis à jour. En fait non, le reset avait aussi effacé les règles NAT. Cinq heures pour m'en rendre compte !

Maintenant tout est redevenu normal (sauf erreur que je n'aurais pas encore rencontrée). Tout ceci souligne (mais je le savais) la fragilité de l'installation :

  • Pas de serveur de secours
  • Pas d'IP fixe (donc coupures régulières de DNS, merci Orange)
  • Pas de carte d'accès à distance style DRAC

Vivement la réplication sur un autre site physique avec un fournisseur d'accès internet indépendant comme FDN et un vrai modem routeur (pas de services inutiles comme le téléphone, la télévision...). Le tout relié à un serveur un peu plus musclé comme l'alléchante Cubox-i2eX. L'idéal serait même un modem sous *BSD pour limiter les backdoors de la NSA/DGSE !

Tuesday, 08 July 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

C'est quoi toutes ces aventures extraconjugales dont tu te vantes sur ton blog ? Enfin chérie ! Tu ne vas tout de même pas croire tout ce qui circule sur internet ?!

Internet ? Ça a commencé il y a dix ans. Un ensemble de machines inter connectées entre elles au niveau mondial. La possibilité d'être en relation avec des gens à l'autre bout de la planète. Le partage de la connaissance pour tous. À l'époque, débit et technologie oblige, il n'y avait que du texte sur Internet. Vinrent ensuite les images, puis les images animées (gif) et maintenant des vidéos HD.

Tout ça pour dire que notre façon de consommer du web a évoluée de manière phénoménale en seulement 10 ans. Oui, je parle bien de "consommer", car si le web offre un degré d’interactivité important, le pourcentage de personnes qui créent du contenu est stable (donc croissant avec le nombre d'internautes) mais, ne nous voilons pas la face, faible. Tout simplement parce que les gens n'ont rien d'intéressant à dire. Les réseaux sociaux ne sont pas un moyen d'expression, juste un moyen de communication, un grand chat en quelque sorte avec partage de photos et vidéos en sus.

Mon hamster ! Mon blog !

Mais sortons de ce constat morose pour proposer quelque chose de positif. On a tous nos sites web préférés, que l'on suit plus ou moins assidûment. La technique empirique pour savoir s'il y a du contenu neuf est d'aller simplement visiter le site en question. Pourtant, il existe un fonctionnalité implémentée quasiment partout et qui répond à ce besoin de manière beaucoup plus efficace : il s'agit des flux de syndication. Plus communément appelés flux RSS ou encore flux Atom (pour les plus modernes). Leur rôle est de condenser dans un fichier standardisé et compréhensible par une machine l'ensemble des nouveautés d'un site (nouveaux articles, nouveaux commentaires, nouvelles vidéos...). Cette idée, c'était le sujet de mon introduction, bien que peu utilisée est pourtant née au début de l'Internet (~1999).

"Oui, mais je ne suis pas une machine !". Certes, la définition de "compréhensible par une machine" est surtout une notion destinée à assurer l'interopérabilité du format. Ce qui nous intéresse en tant qu'humain, c'est surtout d'avoir une interface de présentation. Pour cela, il faut se tourner vers des lecteurs (agrégateurs) de flux RSS/Atom. Le format étant assez simple, il y a des dizaines d'outils disponibles, que ce soit des programmes sur PC, des applications web ou encore des applications mobiles.

Comme pour les chaînes Youtube, il faut "s'abonner" au flux (vous savez, chaque zinzin qui fait une vidéo ne manque pas de le rappeler, alors qu'il y a un flux RSS disponible sur Youtube !) en rentrant l'adresse du flux dans le logiciel (souvent "monsite.fr/feed", "monsite.fr/rss.xml" ou encore "monsite.fr/atom.xml"). L’agrégateur va alors consulter périodiquement le flux et présenter les nouveautés à l'utilisateur. Suite à l'arrêt de Google Reader, cnetfrance donne une liste de 10 logiciels pour le remplacer, même s'il manque les logiciels auto hébergeable tels que FreshRSS ou encore TinyTinyRSS.

Pour ma part, adepte du mail, j'utilise rss2email sur mon serveur. Il convertit une fois par jour les flux auxquels je suis abonnés en emails. Mon lecteur est alors mon webmail. On ne peut, certes, pas trier par catégorie, intérêt ou autres, mais ... je m'en fous.

"C'est chouet, mais je ne vois pas les mentions RSS ou Atom sur mon site web préféré". Un flux RSS contient une "copie" des nouveaux articles. Certains lecteurs téléchargent aussi les images, mais pas tous. Du coup, les statistiques d'un site web sont faussées car les gens ne prennent plus la peine d'y aller, ils lisent simplement le flux. Conséquence : pas de visites = pas de pub, ce qui est un frein pour beaucoup d'éditeurs. Pour contourner cela, certains utilisent un proxy (feedproxy de Google) afin d'identifier les sources et/ou ne mettent qu'une partie de l'article dans le flux pour forcer la visite. Bref, autant dire que le web commercial aimerait bien se séparer de ce bon ami. C'est pourquoi les flux sont de moins en moins mis en avant. Même dans Firefox, pour des raisons de soit disant ergonomie, il n'y a plus la fameuse icône qui indique la présence d'un flux dans la page. Pour la retrouver il faut passer par un addon.

Icône RSS

"Et s'il n'y a pas de flux RSS sur mon site web préféré ?" Dans ce cas, il faut espérer que le site mette à disposition une "API" externe afin de récupérer les informations et de les afficher avec un logiciel tiers. Pour facebook par exemple, j'ai créé f2email qui permet d'envoyer les dernières news par email, parce que oui, j'aime bien les emails :)

Bien évidemment, les flux RSS et Atom sont disponibles pour ce blog. Il y a même les deux icônes en bas du menu de droite.

Thursday, 03 July 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Tas de pierres

Anciennes terres agricoles, le plan des Noves est une plaine surplombant Vence. La ballade démarre au début du col de Vence comme pour le circuit des Blaquières, sauf qu'ici le parcours est beaucoup plus plat et adapté à tout types de promeneurs (~7km, moins de 3h en y allant tranquillement). Seuls le début et la fin du circuit nécessiteront un petit effort.

Départ du circuit Première côte

Une fois passé la première difficulté, on découvre les quelques murs en pierre et surtout une première vue fort agréable.

Murs de pierres Vue sur la mer

Le circuit dernier étant facile, il offre moins de spectacle pur, mais compense par de magnifiques panorama qu'il faut prendre le temps d'apprécier.

Premier panorama

Surtout qu'il est moins usité que celui des Blaquières, on se retrouve souvent seul et au calme dans un cadre magnifique. Un vrai délice quand on sait que la côte est à moins d'une heure de route !

Un arbre au milieu des pierres Tas de pierre recouvert de mousse à l'ombre d'un arbre

Paysage typique de la ballade

Orchidées sauvages, thym et lavande sauvage seront de la partie tout au long de la ballade.

Orchidée sauvage Fleur violette

Lavande savage Marguerites

Sans oublier la faune environnante : beaucoup de papillons, des chevaux par ci, quelques ruches par là.

Orchidée sauvage avec un papillon Chevaux

Second panorama

La majorité du parcours est plat.

Chemin plat

Il reste quelques terres agricoles encore exploitées.

Champ de culture

Il faut ensuite grimper un peu.

Ça monte !

Pour arriver à une bergerie en ruine.

Bergerie en ruine Suite du chemin

On peut aussi apercevoir le Baou de St Jeannet et son Castellet (ancienne bergerie).

Baou de St Jeannet Le Castellet

Profitons encore du panorama.

Un arbre au sommet Petite pause à l'ombre d'un arbre

Troisième panorama

Il est intéressant de continuer sur le chemin des Blaquières pour arriver au sommet afin d'apprécier un panorama encore plus impressionnant (et faire une pause déjeuner).

Troisième panorama

Même s'il traîne quelques nuages, le paysage reste superbe.

Paysage Paysage avec trois arbres

Finalement, retour à la maison. On aimerait pouvoir rester encore un peu !

Un mur en pierres plus récent Chemin du retour

Comme pour le chemin du Paradis, je conseille de faire le plein d'eau dans une des fontaines de Vence (l'eau vient directement de la source de la Foux), il n'y a pas de ravitaillement possible cette fois ! Il est aussi conseillé de ne pas partir trop tard à cause du soleil.

Wednesday, 25 June 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Logo gPass

Petit rappel : gPass est un gestionnaire de mot de passes en ligne. C'est une alternative libre à lastpass. Il permet d'héberger un serveur de mot de passe, qui stockera un mot de passe fort et unique pour chaque site web. Les mots de passes sont chiffrés par une "clé maître" que seul l'utilisateur connaît et sont remplacés à la volée dans le formulaire d'authentification.

La modification de code est minime mais importante, car elle rajoute le préfix "@_" en sus de "@@".

Pour s'authentifier, il faudra toujours rentrer son nom d'utilisateur, puis comme mot de passe :

  • @@masterkey pour remplacer sa clé maître par le vrai mot de passe et soumettre automatiquement le formulaire au site web
  • @_masterkey pour remplacer sa clé maître par le vrai mot de passe sans soumettre le formulaire au site web, puis soumission manuelle dans un second temps

Cela permet de contourner le surplus de JavaScript de certains sites qui ne prennent pas en compte la transformation "clé maître" -> "mot de passe".

Le serveur et le module pour Firefox sont téléchargeables sur la page du projet ou directement sur le site de Firefox (addon uniquement).

PS : D'après les statistiques le nombre d'utilisateurs a doublé \o/

Wednesday, 18 June 2014
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Écrit par
Grégory Soutadé

Nexus 4

Nexus 4

Heureux possesseur d'un Nexus 4 depuis 6 mois (sortie officielle novembre 2012), je me suis demandé : "Et si je devais changer de téléphone, lequel prendrais-je ?". Le marché du téléphone intelligent (smartphone) est saturé, toutes les gammes sont couvertes : de 50€ à 800€ (à la louche). Pourtant, il n'y a plus de réelles innovations depuis un certain temps et, la pression du marché qui veut un nouveau modèle chaque année bride un peu l'impulsion créatrice des constructeurs.

Les principaux axes novateurs sont logiciels avec, d'une part les applications disponibles (mais non lié à un constructeur) et, d'autre part, le système d'exploitation, mais ça reste le plus souvent cosmétique. Côté matériel, c'est la course à la puissance (processeur, mémoire...), à l'affichage haute définition (et/ou taille de l'écran) et au capteur photo. Apple a introduit le lecteur d'empreinte, mais c'est plus un outil de fichage qu'une réelle innovation...

Néanmoins, le Nexus 4 (fabriqué par LG) se distingue dans sa catégorie par deux innovations qu'on ne retrouve pas (ou peu) ailleurs :

  • Une petite LED multicolore en bas de l'écran. Gérée avec des applications comme "Light Flow lite", elle permet de connaître l'état du téléphone (batterie faible, appel manqué, nouveau SMS...) sans avoir à allumer l'écran, ce qui offre un gain de temps et d'énergie incroyable.
  • Il est compatible Qi. Qi est une norme de transmission d'énergie sans fil. Dans notre cas, il s'agit de pouvoir recharger son téléphone par induction. De multiples supports Qi sont disponibles, ils vont en général de 20€ à 80€. La charge complète dure un peu plus de 3h.

C'est deux fonctionnalités ont été reportées dans le Nexus 5, mais je trouve l'écran trop grand. Le reste, c'est Android qui le fournit, et particulièrement le mode glissé (swype) de l'application SMS que j'adore !

Côté batterie, elle tient entre 7 et 10 jours pour mon utilisation (faible). Cerise sur le gâteau : le téléphone est nu de toute surcouche logicielle et c'est le premier (et le mieux supporté) à recevoir les mises à jour pour Android !

Finalement, son prix attractif (< 400€) en fait (de mon point de vue) le meilleur téléphone. Ce qui ne cache pas non plus certains défauts :

  • Pas de tuner radio
  • Bords de l'écran fragiles (dont nécessité ABSOLUE d'avoir une coque)
  • Capteur photo médiocre

Mon chargeur Qi: Chargeur Qi Google

Obsolescence programmée

On parle souvent d'obsolescence programmée, de non réparation des matériels modernes... Pourtant, après une chute d'un petit mètre, l'afficheur LCD s'est cassé (mais pas la vitre). Suite à ce choc, les deux tiers des pixels sont morts. Pour 160€ pièces et main d’œuvre (ça fait mal par rapport au prix du téléphone neuf...), j'ai pu le faire changer (en réalité il faut changer tout le bloc écran).

L'obsolescence programmée est un concept biaisé, une sorte de théorie du complot. Il s'agirait d'introduire volontairement un défaut dans le produit afin que le consommateur le renouvelle régulièrement. Si certaines techniques ont pu être utilisées, voir le sont encore, cela reste assez marginal de nos jours. Ce mythe comme propagé par ce site résulte d'une incompréhension des effets pervers de la société de consommation et d'une progression technologique hyper rapide. Gageons que l'article Wikipediesque est beaucoup plus raisonné.

On la divise en deux causes majeures : causes psychologiques et causes matérielles.

Causes psychologiques

Le consommateur est toujours poussé vers des produits nouveaux. Particulièrement les produits ou gadgets avec une dimension esthétique forte. La cause est le marketing et le matraquage publicitaire. Il est alors opportun de parler de "con sommateur" car, si on regarde précisément les faits, personne ne nous oblige à rester scotché devant la télévision, personne ne nous oblige à renouveler nos appareils fonctionnels. D'un autre côté, le marché (donc les consommateurs) est très friands de nouveauté, toujours, tout le temps. Si, dans un autre monde, la population tentait de faire durer ses produits le plus longtemps possible (marché de l'occasion, réparations...), ce qui est le cas en Afrique, les industriels ne feraient pas cette course effrénée à la nouveauté.

Mais la mode et la jalousie sont des sentiments intrinsèques à l'humain. Le seul reproche que l'on peut adresser à la société est un manque d'éducation par rapport à ces notions. Paradoxalement, la succession des crises économiques et politiques commencent à freiner le mouvement consumériste débuté à la sortie de la dernière guerre mondiale.

I've got an iPhone, an iPad, iPhoto and an iBook... Now I just have to get an iLife...

Causes matérielles

Miniaturisation, réparations à prix exorbitant, manque de pièces de rechange, incompatibilité, pièces de mauvaise qualité. Commençons par les vrais arguments. Les pièces de rechange sont peu ou pas disponibles et les réparations sont chères. C'est vrai, le marché de l'occasion et de la réparation s'est perdu avec l'hyper industrialisation. On considère les biens (quels qu'ils soient) comme des "consommables".

Incompatibilité et miniaturisation ? Désolé de vous apprendre quelque chose, mais le monde évolue et, en tant qu'ingénieur, je suis bien placé pour le voir. Les techniques s'affinent, les outils et les process que l'on met en place permettent d'être toujours plus efficace. C'est le cercle vertueux de la technologie : chaque outil permet de fabriquer un outil encore plus performant. On ne peut hélas pas sauter les étapes pour créer le produit parfait du premier coup. Cela entraîne des incompatibilités : mon lecteur CD ne lit pas les cassettes audio...

La miniaturisation rend les appareils plus performants, mais aussi plus difficile à réparer. C'est mal ? alors, qui de nos jours souhaiterait se balader avec un téléphone "portable" des années 90 ? On ne peut pas demander à un humain d'intervenir sur des composants de taille inférieure au millimètre.

Phone bloks

Des gens ont lancé l'idée d'un téléphone en "blocs", l'idée est bonne, mais la compacité (et l'esthétisme) d'un téléphone vient du fait que tout est intégré, intégration complexe pour assurer des performances maximales (la batterie fait la taille de l'écran par exemple), chose que l'on ne peut pas à l'heure actuelle assurer en séparant les blocs. C'est un peu comme pour une maison, on ne peut pas changer de toit du jour au lendemain, on ne peut pas changer de dimensions de fenêtres à la volée. On la construit d'un bloc.

Les pièces sont de mauvaise qualité ? Comme dans mon article précédent, c'est plus un problème de coûts de fabrication et d'acceptation du marché que de l'obsolescence. Une mauvaise qualité influe sur l'image de marque des sociétés, ce qui n'est pas négligeable (cf Apple).

Conclusion

Réelle ou imaginaire, l'obsolescence programmée cache surtout la surconsommation catastrophique et irréversible de notre société... Il est urgent de n'apprendre à consommer que ce qui est nécessaire !

J'admire les pauvres, ils génèrent tellement moins de déchets que nous !