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Thursday, 29 September 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Drapeau du Portugal flottant au château St Jorge

Ce qui manque le plus en revenant en France, ce sont les Portugais ! Il y a au Portugal cette douceur de vivre que partage un peuple chaleureux. Si on y a ajoute un climat doux (bien que le mercure s'amuse parfois à flirter avec les 40°C), ainsi que des prix bas, il n'est pas étonnant qu'il soit devenu un lieu de villégiature privilégié pour nos retraités. Le Maghreb offrait les mêmes prestations (avec la langue française en plus !), mais le printemps Arabe et l'instabilité politique de toute la région a ruiné ce levier économique. Espérons que la chute des dictateurs profitera rapidement au peuple. Néanmoins, la barrière de la langue n'en est pas vraiment une. Les Portugais (surtout les jeunes) sont très à l'aise avec l'anglais, et, souvent, parlent quelques mots de français. Sinon, des bases d'espagnol suffisent pour comprendre l'écrit.

Si en tant que touriste, on ressent bien cette douceur de vivre, il ne faut pas croire que les locaux se la coulent douce. Bien au contraire, c'est un peuple qui ne rechigne pas à la tâche ! Et même sous 40°C, en uniforme, un agent de la police municipale fait la circulation sans sourciller, des ouvriers de la voirie refont le pavage des trottoirs. Les commerces, s'ils ouvrent plus tard que chez nous (10h en général), ferment aussi plus tard (20h/21h). Les restaurants et les bars sont ouverts tard le soir.

Car, oui, tous les trottoirs sont pavés ! Avec des petits pavés blancs quasi rectangulaires, parfois intercalés par des pavés noirs afin d'imprimer des motifs. C'est un travail énorme qui offre un résultat authentique. Attention cependant, si les portugais connaissent l'art du pavage, il n'en est rien concernant celui du terrassement ! Sans de bonnes chaussures, les promenades deviennent vite usantes pour les membres inférieurs (mollets, chevilles, pieds). Cet art du pavage se retrouve également sur les murs avec les fameux Azulejos qui font partie de la caricature classique des Portugais (bien qu'ils furent importé par les Maures). Ce sont des carreaux ou des faïences marqués par des motifs plus ou moins élaborés, mono ou polychrome, que l'on retrouve sur les murs (tant intérieurs, qu'extérieurs) des maisons traditionnelles.

Autre anecdote de voyage : celle d'une employée d'un hôtel qui parcourt tout le village en courant parce que j'avais payé 10€ de trop sur la note. D'ailleurs, pour ceux qui prennent un hôtel, il ne faut surtout pas souscrire à un petit déjeuner ! Certains établissements, peu chers, offrent de l'oasis comme jus d'orange (...). La plupart n'ont rien d'extraordinaire (petit déjeuner continental classique). Il est en réalité beaucoup plus intéressant d'aller dans une des nombreuses pastelarias. C'est l'équivalent de nos boulangeries/pâtisseries qui proposent un petit déjeuner complet pour quelques euros seulement (entre 3€ et 5€). Concernant la nourriture justement, les prix sont divisés par deux ou trois (compter 7€ à 15€ pour un plat principal, l'eau en sus). Attention : il faut absolument éviter les zones touristiques ! Là encore, le Portugal regorge de petits restaurants et snacks/bars qui, s'ils n'offrent pas un grand standing (on hésite souvent à y rentrer), proposent des plats typiques, préparés sur place, à base de produits frais et permettent en plus de soutenir l'économie locale. Rien n'empêche pour autant de faire quelques restaurants un peu plus haut de gamme. De toutes façons, du nord au sud, la carte est quasi identique : poissons grillés, variantes autour de la morue, quelques viandes. Pour autant, une semaine ne suffira pas à tout goûter. On trouve également des spécialités propres à chaque ville : francesinha à Porto, ovos moles à Aveiro, ginjinha à Óbidos, pastéis de nata dans le quartier de Belém (Lisbonne), queijada et travesseiros à Sintra... Par contre, je déconseille de suivre les suggestions du guide du routard en matière gastronomique. Les adresses données n'ont rien d'extraordinaire (voir sont décevantes) pour, au moins, les quatre cinquième. Pour autant, il s'agit d'un très bon guide concernant les informations générales et les bons plans.

En parcourant un peu le Portugal, on se rend compte que la société est en pleine mutation. Nostalgique de ses heures de gloire portées par le commerce maritime, elle semble s'être endormie et a raté l'ère industrielle pour ne se réveiller qu'après la chute de la dictature de Salazar dans les années 70. Ainsi, le Portugal assume un retard technologique important et s'est trouvé contraint d'acheter leurs savoir-faire aux autres puissances Européennes. Deux mondes y cohabitent actuellement : une société traditionnelle, pauvre, mais auto-suffisante, faite de petits villages, de pêcheurs, d'agriculteurs, d'oléiculteurs, de viticulteurs, de bâtisseurs, et une société moderne, plus dynamique, ouverte sur le monde, tournée vers les arts, les langues et le tourisme. C'est dans cette seconde voie que le gouvernement souhaite s'engager, même si c'est une voie coûteuse (et Bruxelles le lui rappelle régulièrement). L'exemple le plus flagrant de ce fossé est l'image de quelques bouts de terres encore cultivées aux pieds de grandes barres d'immeubles de la périphérie Lisboète. L'attrait touristique qui profite aujourd'hui au pays (et qui ne sera pas éternel), est parfaitement exploité : la plupart du patrimoine historique requiert un droit d'entrée (pas forcément élevé). Espérons simplement que le gouvernement profitera de ces rentrées d'argent pour faire les bons investissements. Personnellement, je trouve que l'attraction touristique (tant national qu'international), y est même trop forte : les rues sont encore bondées en septembre, certaines bourgades ne ressemblent plus qu'à un grand parc à touriste, loin de l'aspect typique et de la quiétude qu'ils inspirent.

Porto

Porto, la capitale du Nord, seconde ville du pays après Lisbonne. Port originel de la région du Douro, qui prête son nom au fameux "vin de Porto" abrégé en "Porto", bien que le raisin soit cultivé 100km plus au nord. C'est une grande ville très typique de la société Portugaise (beaucoup plus que Lisbonne), avec ses façades entières recouvertes d'azulejos. Elle semble malgré tout assez pauvre (sans pour autant que l'on se sente en insécurité). La plupart des immeubles sont dans un état de délabrement avancé, mais aussi, beaucoup sont en rénovation. De l'autre côté du Douro, Vila Nova de Gaia abrite les caves des grands noms du Porto : Cruz, Cálem, Ferreira, Grahams, Dow's, Barros...

Pâté d'immeubles de Porto Façade d'une église couverte d'Azulejos

Vue sur la ville de Porto 1 Vue sur la ville de Porto 2

Une rue à Porto

Aveiro

Rue pavée d'Aveiro

La vieille ville, cernée d'immeubles modernes, a su conserver l'aspect typique d'un petit port charmant où les pêcheurs partaient tôt le matin. Il y a également une exploitation de marais salants. Aujourd'hui, ce petit coin est quasi exclusivement tourné vers le tourisme. Pour les voyageurs de passage et les curieux, il existe une spécialité pâtissière : les "ovos moles" ou "œufs mous" en français : 1kg de sucre, 60 jaunes d'œufs... il faut aimer le goût de l’œuf et ne surtout pas être diabétique ! En réalité, ce n'est pas un dessert qui présente un grand intérêt. Il ne faudra pas non plus manquer la gare traditionnelle dont la façade est une œuvre d'art, ainsi que les rues pavées qui ont fait la réputation de la ville.

Marché aux poissons d'Aveiro Canal Aveiro

Gare Aveiro

 Fátima

La vierge Marie y serait apparu à trois jeunes bergers au début du siècle dernier. On y a donc construit une immense basilique (plutôt petite à l'intérieur) en face d'une esplanade de 28 hectares pour accueillir les pèlerins, mais aussi des hôtels à foison, des commerces ésotériques à n'en plus finir et pas moins de 13 immenses parkings. Sa dimension s'approche de Lourdes pour les Portugais. Beaucoup parcourent une partie de la place à genou en espérant un miracle. Messes à toute heure et brasier permanent pour les cierges. Un peu "too much"... Les promeneurs égarés auront remarqué qu'un bout du mur de Berlin y est exposé.

Grande esplanade de Fátima Mur de Berlin à Fátima

 Nazaré

Une rue de la vieille ville de Nazaré

Ancien petit port de pêcheur autrefois très typique. Aujourd'hui, station balnéaire très prisée. La vieille ville aux rues étroites reste un peu préservée devant l'urbanisation galopante. Le seul intérêt réside dans la proximité de plage (surveillée).

Nazaré aujourd'hui

Óbidos

Autre parc à touriste au charme fou. Il est peu conseillé d'y rester dormir tant tout est tourné vers le tourisme (qui doit représenter 90% du bassin de l'emploi local), donc cher ! Une demi-journée suffit amplement. Pour les plus fortunés ou pour un week-end dépaysement, il est possible de dormir/se restaurer dans la pusada du château (300€/nuit), classée monument historique. La spécialité d'Óbidos est la ginjinha, une liqueur de griotte que l'on consomme dans une petite coupe en chocolat. On en vend à tous les coins de rue. Loin de la pagaille de ses rues étroites, il ne faut pas hésiter à aller voir le sanctuaire qui se situe à l'extérieur de la ville (~500m, accessible à pieds), malheureusement presque en ruine. Néanmoins, les restaurants qu'il cache sont les meilleurs du coin (penser à réserver avant).

Rue d'Óbidos 1 Les toits d'Óbidos

Rue d'Óbidos 2 Rue d'Óbidos 3

Le sanctuaire d'Óbidos

 Sintra

Palais de la Regaleira 1

Loin de l'agitation Lisboète, elle fut prisée des bourgeois de l'époque qui n'ont pas hésité à y construire des maisons et palais extraordinaires. Particulièrement la quinta de Regaleira de la famille Monteiro (sur les plans de Luigi Manini) dont les 4 hectares du domaine valent vraiment le détour. Les plus courageux pourront monter à pied jusqu'aux remparts (entrée 8€ au-delà), sinon il faudra prendre le bus pour les découvrir.

Coline de Sintra 1 Palais de la Regaleira 2

Coline de Sintra 2

Lisbonne

Tour de Belém

La ville aux 7 collines. Non, Lisbonne, malgré sa proximité avec la mer, n'est pas plate ! Pour atteindre certaines parties (dont le château Saint Jorge, fief du premier roi du Portugal Afonso Henriques dit Alphonse 1er), il est recommandé d'emprunter le vieux tramway de 1901 ! Ce ne sont que quelques unes des merveilles qu'elle renferme. Les Portugais revenant de voyages à l'autre bout du monde autant que les locaux éprouvent ce plaisir immense lorsqu'ils passent la tour de Belém, chef d’œuvre posé sur le Tage, à la fois signe de fierté et de puissance. Pourtant, au delà de ses sites historiques et culturels majeurs, la ville, qui fut quasiment rasée par le tremblement de terre de 1755, apparaît plutôt policée. En s'y promenant, il n'y a rien de plus que ce que l'on pourrait trouver dans une autre capitale Européenne. Si elle laisse un très bon souvenir au voyageur occasionnel, il ne faudra pas trop s'y attarder (2/3 jours maximum) et plutôt s'aventurer dans la campagne (ou Porto, voire même Coimbra) pour découvrir la véritable culture Portugaise. Dans tous les cas, un saut dans le quartier de Belém (toujours en tramway !) est essentiel. On pourra y déguster les fameux pastéis de nata accompagnés d'une bonne caïpirinha rafraîchissante (venue du petit frère Brésilien).

Lisbonne de haut

Place du commerce Lisbonne Tramway 1901 château St Jorge

Tour de l'exposition universelle Une façade Lisboète

Lisbonne depuis le château St Jorge Un couple dans Lisbonne

Tramway 1901 Belém Monastère des Hiéronymites

Friday, 26 August 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Affiche courir pour le coeur

Cette année, pas de course Odyssea à Cannes. Néanmoins, l'AC Cannes propose une remplaçante, dont les bénéfices iront à la Fédération Française de Cardiologie.

Le parcours est identique (départ au square Carnot), les horaires le sont également :

  • 9h00 pour le 1km enfant (5€)
  • 9h45 pour le 4km marche/course (au choix) (12€/15€ sur place)
  • 10h30 pour le 10km (14€/17€ sur place)

La course se déroulera le dimanche 25 septembre 2016. Les inscriptions en ligne sont possibles ici. Un certificat médical est nécessaire.

D'après mes informations, Odyssea réfléchirait à un nouveau parcours sur Cannes pour l'année prochaine, à suivre...

Friday, 26 August 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Une fois n'est pas coutume : une petite astuce WINDOWS, ou comment éviter de perdre 4h. Parce que oui, ce problème m'a donné du fil à retordre.

Résumé du contexte :

Un PC sous Windows 7 fonctionne parfaitement. Son utilisateur, ravi, utilise quotidiennement le logiciel Corel Paint Shop Pro x2 qu'il a acquis il y a plus d'une dizaine d'années (donc pas envie de re payer une licence). Un jour, alors qu'il n'avait rien fait de particulier, le logiciel ne démarre plus quand il double-clique sur l'icône associée.

Gestionnaire des tâches

Je parle ici de PSPx2, mais la réflexion est valable pour n'importe quel autre logiciel. Commence alors le diagnostique :

  • Le chemin que pointe l'icône est valide
  • Pas de message quand on le lance dans un terminal
  • Le processus apparaît dans la liste des processus (mais pas dans la liste des tâches) : il fonctionne, mais aucune interface graphique n'est affichée.
  • Rien de probant sur les forums
  • Processus de réinstallation : résultat identique
  • Mise à jour de Windows : idem
  • Lancement du logiciel en mode sans-échec : pas mieux
  • Analyse anti-virus complète via malwarebytes : le PC est propre (mis à part la barre d'outils "ASK", autant dire, rien du tout)

Visiblement, il y a quelque chose dans l'environnement système qui empêche le logiciel de se lancer complètement. C'est alors que je pense à un super outils disponible sous Linux : strace. Après une petite recherche rapide, il semble que Microsoft mette à disposition équivalent pour Windows : Process Monitor.

Lancement de Process Monitor, je configure un filtre pour les applications dont le nom commence par "Corel" :

Process Manager

On voit que Corel essaie de charger en boucle une DLL de DropBox ! Petit test rapide : renommer le dossier parent de "bin" en "bin2" et ... miracle, le logiciel se lance ! À ce moment, trouver une solution propre n'est pas forcément chose aisée (on est tenté de laisser ce vilain hack). Toujours est-il que, mettre à jour DropBox de la version 2.4.18 à 2.4.20 aura finalement résolu le problème. Ouf !

En conclusion, on aura beau critiquer Microsoft (à tort et à raison), ils fournissent quand même tout un tas d'outils de gestion système très très pratiques (comme le super WinDBG) et ce, de manière totalement gratuite.

Thursday, 18 August 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Leo Moracchioli

Leo Moracchioli

Il existe des êtres doués d'une intelligence supra normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d'assumer n'importe quelle identité. En 1963, les chercheurs d'une entreprise appelée « Le Centre » ont mis en isolement un de ces êtres, un jeune garçon nommé Jarod et exploitèrent son génie pour des recherches secrètes. Mais un jour le « Caméléon » leur échappa...

Le Caméléon (The pretender)

C'est ainsi que je pourrais introduire cet article. Ce norvégien (dont le nom a une consonance très latine) est un véritable génie de la musique. En effet, être un bon chanteur de métal n'est pas si fréquent que ça. Être un chanteur guitariste l'est encore moins (hors pop-rock). Savoir jouer de la basse quand on maîtrise déjà la guitare, soit. Mais, en plus, maîtriser la batterie, c'est carrément exceptionnel.

Exceptionnel ? Plus encore, puisque Leo réalise lui-même ses enregistrements audio ET vidéo. Mais pas que, il est aussi capable de re créer une mélodie connue et de l'adapter en métal ! On pourrait aller jusqu'à dire qu'il a l'oreille absolue tant d'un point de vue théorique que pratique. Une sorte de Mozart des temps modernes.

Le créneau de M. Moracchioli est donc les reprises (covers) de morceaux connus en (nu-)métal (genre qui se prête parfaitement à l'exercice). Ce qu'il fait très bien d'une manière générale. Si certaines sont assez proches de l'original, d'autres donnent droit à une véritable interprétation. Il publie une reprise hebdomadaire sur sa chaîne Youtube Frog Leap Studios, qui en compte 128 à ce jour.

C'est justement grâce à Youtube qu'il a pu se faire connaître. Comme quoi, quand on utilise les réseaux interrnetsociaux de la bonne façon, on peut voir émerger des perles. La génération Youtube sera également rassasiée avec les vlogs hebdomadaires, bien qu'ils ne représentent pas, à mes yeux, un contenu très intéressant (il parle de sa vie/matériel musical).

Si on devait caractériser le style de le Leo, on pourrait le classifier très clairement dans le nu-métal. Ses reprises regorgent d'une énergie impressionnante qu'il met parfaitement en valeur dans ses clips. Il n'a pas une voix très puissante et ne cherche pas à aller au-delà de ses limites (comme dans Rolling In The Deep), ce qui montre une maîtrise technique avancée. Bref, c'est un artiste complet que chacun pourra adopter rapidement !

Mon top 5 :

Patreon

Vivre de sa passion, particulièrement quand on est artiste, est un privilège assez rare. L'économie numérique le permet dans certains cas. Ainsi, Leo propose via des plateformes audio numérique (Loudr, Amazon, Google et Apple) ses morceaux (actuellement les trois quarts sont disponibles).

Un autre concept à la kickstart est également disponible. Il s'agit de la plateforme Patreon, qui propose de devenir un mécène en finançant automatiquement un artiste lorsqu'il produit quelque chose (ici une reprise) ou mensuellement.

Il est fascinant de voir comment, grâce à l'Internet, les gens commencent à se ré approprier des biens et des services autrefois uniquement délivrés par des entreprises ou des services d'état. Néanmoins, ma référence à kickstarter n'est pas anodine. Les plateformes qui proposent ce genre de service touchent une commission. Si cela n'est pas aberrant puisqu'elles proposent un réel service, il ne faut pas l'oublier. C'est le nouveau filon qui fait rêver tout entrepreneur web. Même si le concept de financement participatif est largement détourné pour devenir une plateforme de pré vente.

D'un autre côté, les utilisateurs sont de plus en plus réticents à sortir le porte monnaie. L'exemple le plus flagrant étant la mise à disposition des contenus audio/vidéo sur les réseaux pair-à-pair. Pour couronner le tout, en plus de la gratuité du produit, l'utilisateur réclame constamment du contenu nouveau, ce qui peut être un frein à la réelle création ou implique de sortir quelque chose de mauvais pour tenir le rythme.

Et si le service semble gratuit, c'est souvent que la plateforme souhaite augmenter le plus possible sa base d'utilisateur afin :

  • D'être racheté
  • De vendre les données personnelles (préférences utilisateur)
  • De proposer de la publicité (ciblée ou non)

C'est donc un mélange assez subtil qui s'opère et qu'il n'est pas toujours évident de suivre.

En plus de son activité de Youtubeur, Leo propose également la prestation de ses talents d'ingénieur de son (enregistrement, mixage) via son studio Frog Leap Studios, ainsi que la réalisation de concerts privés.

Ten Masked Men

Petit aparté concernant Ten Masked Men. Les groupes de reprise ne sont pas une idée nouvelle. 20 ans plus tôt, les britanniques de Ten Masked Men sortaient un album éponyme. Contrairement à Leo, ils jouent du death métal, ce qui donne une certaine lourdeur aux morceaux, mais nécessite des prouesses vocales pour arriver à tenir le débit, comme on peut l'entendre sur Gangster's Paradise. Hélas pour leur notoriété, ils ne s'appuient pas sur la vidéo pour propager leur musique. Leur dernier album est paru en 2014.

Bonus

Un petit bonus, qui n'a rien à voir, pour les courageux qui sont arrivés jusqu'ici : Pretty Fly (for a White Guy) mis en vidéo à partir d'un mashup de 230 films. Le résultat est bluffant.

Monday, 08 August 2016
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Écrit par
Grégory Soutadé

Après avoir ouvert le champomy pour les 6 ans du blog, je reviens rapidement sur IWLA car j'aime m'auto extasier sur ce petit outil. L'idée de base était de remplacer AWSTATS par quelque chose de plus facilement "hackable", ce qui est chose faite. Si on rajoute la concision du langage Python par dessus, on obtient un script du genre :

#!/usr/bin/env python
# -*- coding: utf-8 -*-

import argparse
import gzip
import pickle
import re
import operator

if __name__ == '__main__':
    parser = argparse.ArgumentParser(description='Statistics extraction')

    parser.add_argument('-f', '--file', dest='file',
                        help='Comma separated IWLA databases')

    args = parser.parse_args()

    blog_re = re.compile(r'^.*blog\.soutade\.fr\/post\/.*$')

    big_stats = {}

    for filename in args.file.split(','):
        with gzip.open(filename, 'r') as f:
            print 'open %s' % (filename)
            stats = pickle.load(f)
            print 'unzipped %s' % (filename)
            top_pages = stats['month_stats']['top_pages']
            for (uri, count) in top_pages.items():
                if not blog_re.match(uri):
                    continue
                big_stats[uri] = big_stats.get(uri,0) + count
            print 'analyzed %s' % (filename)

    print '\n\nResults\n\n'

    for (uri, count) in sorted(big_stats.items(), key=operator.itemgetter(1), reverse=True)[:10]:
        print '%s => %d' % (uri, count)

Que fait-il ? Il va tout simplement appliquer un filtre sur les pages du blog qui concernent les articles pour en extraire les 10 les plus consultées. Ce qui me fait gagner du temps pour mon bilan annuel !

Bien sûr, on peut créer des tas d'outil indépendants qui vont extraire et manipuler les données pour les mettre en forme, le tout avec une facilité déconcertante. Mieux encore, créer un plugin pour l'intégrer directement dans la sortie HTML quand ceci est nécessaire !