Cinéma
Tuesday, 25 September 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Affiche Les saveurs du palais

Le Président de la République souhaite retrouver le goût des choses simples, la cuisine de sa grand-mère. La cuisine centrale de l'Elysée perd donc la réalisation des repas du Président au profit de la réputée Hortense Laborie, tenant un restaurant dans le Périgord. C'est un grand honneur pour Hortense, néanmoins elle ne se doute pas des embûches qui vont parsemer son chemin.

Inspiré de faits réels (Danièle Delpeuch, cuisinière de François Mitterrand), le film passe... Le peu de rebondissements ne suffisent pas à capter l'attention du spectateur qui s'ennuie malgré l'attente des révélations finales. Le seul point positif est que Catherine Frot réussit à nous mettre l'eau à la bouche (ne pas regarder avant l'heure du repas).

Monday, 17 September 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

affiche de David et madame Hansen

David, jeune ergothérapeuthe, récemment arrivé dans une clinique en Suisse, se voit confier une patiente pour l'après-midi (madame Hansen), dont il ne connait rien. Madame Hansen souffre de lésions post traumatique (perte de mémoire, blocages, blanchiment des cheveux...). Cette après-midi là, il doit l'emmener en ville pour qu'elle s'achète des chaussures, alors que David avait prévu de fêter l'anniversaire du frère de sa fiancée. Au-delà de cette activité en apparence banale, il va peu à peu plonger, parfois contre son gré, dans le monde de madame Hansen.

C'est son bébé que nous sort Alexandre Astier. Dans "David et madame Hansen", il est à la fois co-producteur, réalisateur, scénariste, acteur, compositeur et interprète. Et que cela n'en déplaise à Delon, tant pis ! On se passera de lui, il y à Adjani ! Monsieur Karlsson (titre original écrit pour Delon) devient alors madame Hansen. Au début, on a droit à une madame Hansen un peu plate, Adjani n'a pas le caractère assez tranché pour les répliques cinglantes qui ont été composées pour elle. Côté réalisation l'image est propre, mais les coupures brutales et à répétition des plans sont gerbantes. On distingue clairement le style d'Astier dans la musique. Puis, vers le milieu du film, se produit une montée en puissance. Adjani, dans un rôle plus dramatique est splendide, on a droit à de très beaux plans et jeux de lumière. La musique évolue en harmonie avec l'histoire.

Après le succès de Kaamelott, Astier s'est positionné là où on ne l'attendait pas. Pourtant, l'ambiance qui se dégage du film correspond (pour les connaisseurs) à ce qui a été fait dans la seconde partie du livre V de Kaamelott. Comme David, on essaie au fur et à mesure du déroulement de l'histoire de comprendre, de savoir ce qui est arrivé à cette madame Hansen et ce qu'elle cache. Mais là où Astier fait fort, c'est qu'il n'y a pas de détails précis, de tentative d'explication à tout prix. Il se contente de faire des choses simples, profondes, mais simples. Susciter un sentiment de mélancolie, de la douce tristesse, de détresse, d'attente et un brin de curiosité, c'est la force du film. Hélas, si le spectateur n'emprunte pas le chemin vers lequel Astier nous emmène, il s'ennuiera profondément.

Tuesday, 14 August 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

John et Michael sont les deux seuls chirurgiens de la clinique familiale dirigée par leur père. Tout se passait bien jusqu'à ce que Michael se marie avec Priscilla, une femme dont John est amoureux depuis les premiers instants. Au bord de la dépression, John, décide de partir en mission humanitaire. Ce départ marque le début d'une longue agonie pour la clinique Marshal. Après que son père tombe dans le coma, John revient à la clinique et décide de redresser la barre, mais le chemin est parsemé d'embûches plus terribles les unes que les autres !

On retrouve un Artus de Penguern omniprésent : co-scénariste, réalisateur, acteur, co-producteur dans un film totalement loufoque où s'enchaînent les péripéties plus grosses et improbables les unes que les autres. Comme pour le marsupilami, c'est un film qui n'a de limite que l'imagination des auteurs : se battre avec un ours, anesthésier quelqu'un avec un batte de baseball, se réjouir d'un accident d'autocar... La bande annonce ne reflète pas la chronologie du film, mais est très bien construite. La réalisation, classique, offre quelques plans vraiment très sympa lors de scènes plus sérieuses. Sans être le film de l'année, c'est une comédie agréable.

Sunday, 15 July 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Des armes de guerre de l'OTAN ont été subtilisées en Serbie. Elles servent maintenant pour des braquages en France. L'inspecteur Skali, et son équipe, est chargé de l'affaire. À cela se mêle la drogue et une fille abandonnée il y a longtemps, devenue flic. Dans l'ensemble le film se laisse regarder, l'intrigue est intéressante. Néanmoins, il s'essouffle un peu aux trois quarts. On se perd dans une certaine description des faits, dans un boulot de longue haleine pour remonter incessamment cette piste jusqu'au chef, alors qu'il faudrait un peu plus d'action. L'histoire du père et de la fille amène elle aussi un ralentissement du rythme global. La réalisation est classique pour un film policier français. Côté acteurs, ils n'ont pas à rougir de l'interprétation vraiment bonne qu'ils donnent. le plus populaire étant sûrement Marc Lavoine qui s'en sort très bien (comme dans "Les Meilleurs amis du monde ").

Thursday, 28 June 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Bienvenue dans le monde merveilleux des Podalydès. Un monde emplit de mélancolie, d'une certaine poésie, d'un peu de folie, d'un soupçon de philosophie, parfois drôle, laissant les êtres ici bas se battre dans un monde en perpétuelle mouvance en les regardant avec un petit sourire au coin des lèvres. Les deux frères (à la fois scénaristes, réalisateurs et acteurs) mettent en scène leur personnage favoris : un homme de la quarantaine, un peu perdu. Il vient d'apprendre la mort de sa grand-mère dont il ne s'est jamais soucié et va devoir organiser les funérailles de celle-ci. Autour de lui gravitent sa femme dont il se lasse, son garçon qu'il n'a pas vu grandir, sa belle-mère exécrable à souhaits et sa nouvelle maîtresse.

On voit pendant 1h40 tout ce petit monde se débattre en conflit d'intérêt pour s'apercevoir à la fin de l'histoire que l'on n'a pas parlé du sujet principal, à savoir Berthe. C'est un film dans la plus pure tradition des films d'auteurs français, passablement long et ennuyeux pour les béotiens. Il arbore hélàs peu de profondeur, c'est un "essai", que l'on regardera de préférence devant son poste de télévision plutôt qu'au cinéma. D'un point de vue réalisation la scène des pompes funèbres est particulièrement réussit, le reste est classique.