Cinéma
Friday, 22 June 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Politiquement incorrect. Quand on s'appelle Aladeen est qu'on est dictateur de la République du Wadiya, en Afrique du Nord, on peut tout se permettre ! C'est sur cette base quasi illimitée que les scénaristes, comme pour Borat, mettent en scène un dictateur imbu de lui-même, machiste à souhait et dont le seul objectif est de se satisfaire lui même. Le fond de l'histoire commence quand Aladeen doit s'expliquer devant l'ONU sur ses agissements militaires (et notamment sur une potentielle bombe nucléaire), il est alors convié aux États-Unis, mais se retrouve au petit matin dans la rue sans soutien, ni argent. Il va alors devoir reconquérir sa place.

L'objectif du film est un gag toutes les deux minutes. Dans l'ensemble c'est plutôt réussit, même si c'est parfois très limites (certains propos ou faits peuvent choquer les plus jeunes). Il se permet même de rendre hommage à Kim Jong-il avant le début du film. Plus qu'une critique de l'occident, c'est un délire total de Sacha Baron Cohen et ses amis !

Thursday, 17 May 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Malgré ses 1h45, "Barbara" se trouve être loooooooooooooooooooooooooooooooooong. L'action se déroule en 1980 en Allemagne de l'est, Barbara, chirurgien-pédiatre est muté dans un hôpital de province suite à son incarcération à Berlin pour tentative d'évasion vers l'ouest. Primé aux Berlinales 2012, le réalisateur tente de reconstituer le climat si particulier de l'époque communiste : l'état dirige les destins, il décide des possessions de chacun, le bonheur est artificiel, les soupçons sont omniprésents, en particulier pour ceux qui tentent de passer à l'ouest. Le cadre est donc très froid, les interactions entre les personnages sont passionnées, mais il y a beaucoup de silence, ce qui donne cet effet de lenteur extrême, même si le réalisateur compense par des changements d'angle réguliers. On appréciera toutefois la photographie qui est absolument superbe, surtout lors des phases nocturnes. Comme la plupart des films lauréats, Barbara est à réserver à un public cinéphile...

Friday, 27 April 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Vincent, Anna, Élisabeth et Pierre se retrouvent avec Claude, leurs amis de toujours, pour un repas de famille. Trois clans existent, à droite : Vincent et Anna à droite, il est agent immobilier, elle est chef d'entreprise. À gauche, Pierre et Élisabeth tous deux professeurs, l'un à la Sorbonne, l'autre dans un lycée de banlieue. Au milieu, Claude, tromboniste à Radio France, Suisse, neutre. La soirée s'annonçait bien : Vincent et Anna attendent un enfant, mais une première dispute commence quand on soumet le prénom choisi à l'auditoire. Cette frustration, en apparence minime, réveille les petites rancœurs que l'on garde au fond de soi, les petits défauts des uns et des autres, les choix et les idéaux politiques. On vogue ainsi de dispute en dispute alternant avec brio les passages comiques et dramatiques.

L'interprétation de chacun des personnages est d'une justesse rare et, diras-t-on, presque normale, car le film est l'adaptation de la pièce de théâtre éponyme dont font partie la plupart des comédiens. Par contre la réalisation est mauvaise. Comme au théâtre, l'action se déroule uniquement dans le salon et arriver à trouver les bons angles, même si ce n'est qu'un décor, est un exercice difficile. Au théâtre, le spectateur choisit de fixer son attention sur tel ou tel partie de la scène, même si elle n'est pas au cœur de l'action. Au cinéma on ne peut plus imposer un plan large et fixe trop longtemps, ce qui a d'ailleurs été réalisée par la palme d'or du festival de Cannes 2007 "4 mois, 3 semaines, 2 jours", car c'est beaucoup trop lourd, le spectateur a besoin de mouvement. Les réalisateurs ont donc choisis d'imposer, plutôt maladroitement, des angles de vue et certaines scènes perdent ainsi de leurs superbe. On manque certaines réactions collectives, ou alors elles sont hachées : action puis réaction.

Malgré quelques problèmes de réalisation, "le prénom" est un très bon film !

Sunday, 08 April 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Dan Geraldo (Alain Chabat), journaliste sur la sellete, doit faire un reportage en Palombie, état totalitaire d'Amérique du Sud, s'il veut conserver sa place. Son contact sur place est Pablito (Jamel Debbouze), vétérinaire, mais surtout endetté. Au milieu de tout ça un marsupilami, une Orchidée de jouvence et une prophétie.

Alain Chabat s'est construit un rôle sur mesure ! Producteur, co-scénariste et acteur. Il faut dire qu'avec un budget de 40 millions d'euros il pouvait se lâcher. On retrouve d'ailleurs beaucoup de stars : Jamel Debbouze, Fred Testot Géraldine Nakache, Lambert Wilson, Patrick Timsit ... Le film reprend l'oeuvre de Franquin saupoudré d'un humour Chabalien très efficace, il s'adresse néanmoins à un public jeune. Il laisse en effet plus de place à la partie conte de fée que ce que l'on avait pu voir dans "Asterix mission Cléopâtre" et, sans être extraordinaire, c'est un bon film à regarder en famille.

Saturday, 24 March 2012
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Écrit par
Grégory Soutadé

Adaptation cinématographique du roman de Frédérique Deghelt, "La vie d'une autre" raconte l'histoire de Marie, 26 ans, prête à être recruté dans un grand cabinet d'investissement Parisien et amoureuse du fils du patron, qui se réveille 15 ans plus tard devenue femme d'affaire riche, mais aussi crainte. Le problème est qu'elle ne se souvient pas de ce qui s'est passé durant ces 15 dernières années, elle va donc découvrir par petit morceaux la vie de cette femme de 41 ans avec ses yeux de 26 ans. Cette approche scénaristique très prometteuse s'arrête, hélas, très rapidement. Le film ne propose rien de plus qu'un regard partiel, souvent attendu, de cette jeune fille.

On se consolera toutefois avec une réalisation sobre, mais sympathique ainsi qu'une très bonne interprétation de Juliette Binoche et Mathieu Kassovitz.